IV. Le totémisme infantile, source de la phobie du soleil et des fantômes

Au cours de nos investigations, nous avons rencontré deux symboles auxquels nous avons dû reconnaître une signification paternelle : le soleil et le fantôme. Nous avons vu certains névrosés craindre de voir la lumière du soleil ou réagir d’une façon particulière, différant du comportement normal, par une opposition, un refus entêté. Il se révéla que chacun de ces névrosés avait des sentiments ambivalents à l’égard du soleil ; qu’il aimait (vénérait) le soleil et en avait peur à la fois. J’ai pu parler d’une véritable phobie du soleil. Parmi ceux qui ont tendance à ruminer, nous avons relevé un intérêt particulier pour l’apparition des fantômes. Le fantôme, le fait de se le représenter, suscitait également une réaction ambivalente – le désir de le voir et simultanément la peur de son apparition, qu’on peut appeler une phobie des fantômes. Si le soleil et le fantôme nous apparaissent comme symboles du père, et si nous connaissons l’ambivalence du névrosé vis-à-vis du père, le caractère contradictoire des sentiments portés aux symboles représentatifs du père ne nous étonne pas. Mais la psychanalyse ne saurait se satisfaire de cette reconnaissance. En tant que théorie du développement tentant de prouver la détermination étroite de tout ce qui est psychique, elle doit poursuivre sa recherche de l’origine des phénomènes. Pour accéder aux origines des symboles qui nous intéressent, nous avons besoin de la clé que Freud nous a donnée par ses considérations dans Totem et Tabou.

Chez certaines peuplades de culture primitive, nous trouvons encore aujourd’hui une organisation qui règle la vie religieuse et sociale : le totémisme. Il s’agit d’une forme de culte des ancêtres. Le centre de ce culte est un totem presque toujours animal considéré comme le père primitif de la dynastie (« clan ») en question. Nous devons à Freud d’avoir découvert que ces primitifs ont une disposition ambivalente à l’égard de leur totem ; c’est-à-dire qu’ils ne chassent, ni ne tuent, ni ne consomment, ni même ne touchent l’animal totémique ; ils l’épargnent en général, mais ils le tuent et le consomment cependant dans certaines circonstances particulières au cours d’un cérémonial de fête. Le totem est à la fois objet d’amour et de crainte. Certains usages permettent de reconnaître clairement la dualité (ou bivalence) des sentiments portés au totem.

L’investigation psychanalytique a établi ce fait étrange que dans nos conditions culturelles actuelles, le totémisme réapparaît toujours de nouveau dans l’âme de l’enfant et qu’il laisse des traces reconnaissables dans l’inconscient de l’individu (voir les sources citées par Freud, op. cit.). Certaines imaginations infantiles ressemblent extraordinairement au système totémique des primitifs. L’enfant qui éprouve vis-à-vis de son père ou de sa mère des sentiments ambivalents souvent très nets les déplace du père ou de la mère à un certain animal, respectivement à une espèce, parfois à plusieurs. Pour cet animal, ayant très exactement la valeur d’un totem, l’enfant montre un intérêt affectueux, mais par ailleurs, il est l’animal effrayant des rêves diurnes et nocturnes. Si, comme souvent dans l’enfance, il s’ensuit la formation d’une phobie, c’est presque toujours ce même animal qui est l’objet de la peur. Dans bien des cas, il garde sa signification par la suite, pour apparaître dans les phobies et les rêves des névrosés adultes tout à fait comme dans l’enfance.

Je dispose d’un nombre appréciable d’observations évidentes. Ce n’est toutefois pas le lieu ici de m’y étendre. Je ne ferai que suivre quelques données qui me serviront de base.

Je soulignerai d’abord que l’ambivalence de leur attachement au totem (animal objet de crainte) frappe parfois les patients eux-mêmes. L’un de mes patients atteint d’une hébéphrénie à évolution larvée m’a donné, avec la désinhibition propre à ce genre de patients, le meilleur aperçu sur le totémisme individuel. La mouche jouait le rôle d’animal effrayant. Le patient exprima une fois spontanément qu’il était « plein d’amour » pour la mouche, mais aussi poussé à tuer l’insecte.

Pour la compréhension de ce qui suivra il est important de savoir qu’un certain animal (particulièrement dans les rêves du patient) ne représente pas seulement son père (ou sa mère), mais aussi le rêveur lui-même. Je dispose d’un rêve intéressant de ce type où le père du rêveur, le rêveur lui-même et son fils – c’est-à-dire trois générations – sont désignés par le même animal symbolique. Cela correspond parfaitement à l’appartenance héréditaire des primitifs à un même totem.

Je mentionne parallèlement le totémisme végétal observé occasionnellement chez les primitifs (plus rare que le totémisme animal). Un névrosé, pour ainsi dire constamment en fuite devant l’inceste avec sa mère, montre tous les signes d’un totémisme de l’arbre au cours de ses fantasmes et dans ses rêves. Enfant, il regardait avec une crainte religieuse un arbre très grand et très vieux dans le jardin du petit château habité par ses parents48. La défense contre les désirs incestueux était liée chez ce patient à une peur intense : comme nous le disions, il est tourmenté par une inquiétude permanente et ne peut se fixer nulle part. Dans ses rêves éveillés, il est arbre, entouré d’autres arbres (les autres membres de la famille) au jardin des parents proche de l’arbre-oracle (= père), et il est fortement enraciné. Il m’a semblé que dans ce cas, le refoulement de l’inceste a exigé des mesures extraordinaires, aussi aucun être animal ne pouvait convenir pour symboliser les parents, sinon un arbre, sexuellement indifférent. Cela jette peut-être quelque lumière sur le totémisme de certaines tribus primitives non centré sur un animal – comme dans la plupart des cas – mais sur une plante.

Dans les phobies animales de l’enfant et les manifestations totémiques un fait nous frappe. Pour une partie des cas, le totem est figuré comme susdit, par un animal à quatre pattes dont la taille et la force nous permettent de saisir sans plus qu’il soit identifié avec le père puissant. Dans un nombre considérable de cas, nous trouvons par contre comme « animaux effrayants » primordiaux les plus petits des animaux connus de l’enfant : mouche, guêpe, papillon, chenille, etc. ; il en est de même pour un certain nombre de névrosés. Le danger objectif représenté par de tels animaux ne peut pas être une explication suffisante de cette forme de totémisme enfantin car il n’est réel que pour certains d’entre eux ; d’autres sont au contraire inoffensifs de sorte que l’enfant peut les tuer sans risque. D’après mes psychanalyses de névrosés, une autre explication me semble plus valable. Ces animaux ont la particularité de surgir brusquement. Ils s’approchent rapidement et à notre insu, et touchent inopinément le corps ; ils disparaissent aussi vite qu'ils sont venus. D'autres raisons individuelles apparaissent pour chaque cas particulier. Pour une de mes patientes, la guêpe remplaçait un autre animal, la tigre. La couleur et le dessin de la guêpe lui rappelaient le tigre. Le bourdonnement de la guêpe pouvait représenter le hurlement du tigre. Cette crainte était en relation avec la peur de l’enfant au son de la voix profonde et menaçante de son père irrité. Comme la patiente le dit spontanément, l’impression que lui faisait la guêpe au bourdonnement menaçant s’associait à la représentation de la rage de son père. Mes résultats analytiques me font supposer qu’une signification multiple revient à ces petits animaux. Ils représentent le père qui surprend l’enfant en apparaissant brusquement à sa proximité ou en l’effrayant d’une voix menaçante. À cela s’ajoute la disparition rapide de ces animaux et le fait qu’on peut les tuer plus facilement que les gros animaux. Ces petits animaux ailés49 sont à la fois la reconnaissance du dangereux pouvoir du père et aussi l’expression du fantasme de s’en débarrasser. Nous rencontrons les mêmes animaux dans les mythologies des « Animaux-âmes ».

Le patient E que j’ai cité à plusieurs reprises et qui m’apporta sans réticence un grand nombre de données infantiles qu’il conservait, et particulièrement sa position ambivalente à l’égard de la mouche, prenait plaisir à tuer mouches et guêpe pendant son enfance. Je dois insérer à ce sujet quelques détails d’une psychanalyse ; certains phénomènes retrouvés chez d’autres patients s’exprimaient ici sous une forme directe.

Lorsque ce patient avait tué une mouche ou une guêpe, il était régulièrement saisi par la peur que la mouche morte ne se vengeât.

Ces remarques spontanées du patient ont une grande portée. Il s’agit en effet là d’un déroulement au niveau de la psychologie individuelle coïncidant parfaitement avec la peur que les primitifs ont de leurs défunts. Freud analysa cette crainte50 énigmatique dans ses élucidations du tabou des morts. Les sentiments hostiles qu’on a portés à un être du temps de sa vie sont refoulés, après sa mort, par les sentiments opposés (deuil). De plus, la projection permet de les attribuer au mort lui-même. Ainsi, c’est lui qui est dangereux pour les vivants ; il pourrait pour ainsi dire les entraîner avec lui. Chez le patient, il y avait également un sentiment « affectueux » pour l’animal qu’il avait tué ; mais simultanément, l’intention de tuer était attribuée à l’animal mort de sorte qu’il en résultait une peur de sa vengeance.

Ce même patient eut, au cours de son traitement, un rêve ou il tentait de poignarder un tigre avec une tige. Enjambant tous les autres détails du rêve, j’ajoute que l’animal fut brusquement transporté au ciel. Dans le rêve, le patient ne parvint pas à tuer l’animal.

Nous rencontrons ici l’apparition si importante du déplacement au ciel ; il concerne un objet vis-à-vis duquel le rêveur est ambivalent. Cela ne nous est pas étranger. Je ne ferai que rappeler le patient B qui dans un fantasme frisant le délire hissait son père mort au ciel, à côté du soleil. La conclusion s’impose, que la symbolisation du père par le soleil correspond à un tel déplacement au ciel. Sa motivation ne nous donne plus de difficultés, désormais. Nous sommes en mesure de l’expliquer par la position ambivalente du fils à l’égard du père.

Ici encore, je suivrai les données spontanées apportées sous forme d’idées décousues par le patient E : le déplacement du père (tigre, guêpe), au ciel, est d’abord motivé par le fait que cela l’éloigne au maximum de l’animal dangereux. L’idée suivante consolidait cette justification. Le patient rapporta comment il procédait, enfant, à la plus grande distance possible pour tuer guêpes et mouches. Trop craintif pour s’attaquer directement à l’animal, il fixait une bougie à l’extrémité d’une tige, l’allumait et l’approchait d’un insecte posé sur la vitre : l’animal tombait mort ou sans défense51.

Plus l’animal, c’est-à-dire le totem ou père, est éloigné, moins il est dangereux. Simultanément, le totem s’en trouve élevé, il est haussé au-dessus du niveau terrestre. Nous allons suivre le détail de ce qui se passe.

L’exemple suivant illustrera de façon particulièrement instructive la signification ambivalente du déplacement du totem au ciel. Deux enfants, à forte propension imaginative, observent les nuages et s’habituent à les nommer. Dans ces noms, que la discrétion médicale m’empêche de livrer, il fut possible de démontrer la condensation de deux éléments. Ils étaient faits des mots « papa » et « maman » fondus avec le mot « animal ». De façon naïve, père et mère sont ici représentés comme animaux, puis placés au ciel comme formations extra-terrestres (nuages). Cet exemple est encore plus intéressant lorsqu’on sait que ces enfants avaient une attitude visiblement ambivalente à l’égard des parents, qu’ils étaient tendres et pleins de vénération. Mais avaient tendance à les tourner en ridicule, le père en particulier.

Je trouvai récemment dans le rêve d’une névrosée une vénération admirative du père (sublimation d’une fixation érotique importante) et des désirs de morts exprimés de façon caractéristique. Au ciel, un énorme lustre fait d’étoiles représentait le père ; l’apparition du lustre était entourée d’un grand nombre de symboles phalliques.

Toutes ces productions de l’imagination individuelle, pensées ludiques des enfants, rêves des adultes, craintes des névrosés, nous offrent la même réalité psychique que celle qui en psychologie collective est à la base de la formation de la religion. Je me contenterai de signaler les constructions mythologiques dans lesquelles le déplacement du totem au ciel est clairement exprimé ; dans la mythologie hindoue, l’oiseau – éclaire, dans l’égyptienne, la vache solaire, et dans l’indo-européenne, l’arbre à nuages.

Les effets du déplacement du père (et de la mère) au ciel sont multiples. Je n’envisage ici que la représentation du père par le symbole solaire. Compte tenu de l’ambivalence de ce processus que nous connaissons on peut diviser ses effets en deux groupes.

Au premier appartiennent les sentiments et les émotions aimables, affectueuses, concernant le père et la reconnaissance de son pouvoir.

Lorsqu’il est représenté par le soleil, cela signifie manifestement un rehaussement marqué de son pouvoir. Du soleil dépend toute vie. Par identification avec le soleil, le père est élevé au rang de principe de toute vie, ce qui met l’accent sur la reconnaissance de la puissance du père à concevoir. Mais de plus, le soleil a la propriété de survivre aux êtres terrestres ; ainsi par identification au soleil, le père a une vie éternelle, l’immortalité. En tant que soleil situé au ciel, le père peut tout voir, tandis que l’éblouissement de sa lumière le dérobe au regard du fils. Pareillement le père au ciel est à l’abri des tendances agressives du fils : il est inaccessible, comme dans le proverbe où la lune n’a cure de l’aboiement du chien.

Mais cette plénitude de puissance n’est que leurre. Comme Freud l’a montré de façon convaincante dans son étude sur le totémisme, ce déplacement au ciel, cette élévation au rang de divinité est attribuée au père mort (rectius : qui a été tué). Les données de la psychanalyse individuelle justifient une conception analogue : que c’est le père pensé comme mort (c’est-à-dire souhaité mort) qui est l’objet de l’élévation au rang de divinité solaire. Les fantasmes de mort expriment les sentiments de haine, d’hostilité, de jalousie. Ils privent le père de son pouvoir, le rendant impuissant, inerte. Par compensation, on lui ménage ensuite le toute-puissance.

C’est le lieu de remarquer que les peuples déplacent au ciel, non seulement leurs divinités et d’autres êtres supérieurs, mais que d’après une représentation toujours en vigueur, les êtres humains eux-mêmes « vont au ciel » après leur mort. L’individu a des sensations semblables. Un exemple onirique va nous permettre de le montrer.

L’un des de mes patients m’apporte pendant une période de sa cure de nombreux rêves exprimant ses émotions incestueuses inconscientes. Après qu’il se fut en rêve emparé violemment et à plusieurs reprises de sa belle-mère, suivit un rêve dont le contenu différait apparemment des précédents, mais qui, en réalité, en était le complément. Dans ce rêve, le patient montait au ciel à l’aide d’une échelle. Il y trouvait Dieu trônant. Les traits de son visage étaient ceux-là mêmes de son père. En ce qui nous concerne, ici, je note que le patient avait placé son père au ciel, c’est-à-dire qu’il l’avait rayé de la liste des vivants. Simultanément il éleva le père au rang de Dieu. Mais ce n’est qu’apparemment que la puissance paternelle s’en trouve majorée. Car ce patient s’élève lui-même à la hauteur du père. Le fait de gravir une échelle est un symbole du coït fréquemment rencontré et qui est utilisé ici dans le sens du désir œdipien. Le patient s’empare symboliquement de sa belle-mère, car le père n’est plus en vie. Le pouvoir divin du père est inefficace ; il ne peut pas l’empêcher de réaliser son projet.

En regard de ce rêve – où le fils se saisit des droits du père élevé au rang de Dieu – il me semble nécessaire de souligner que toute élévation du père par le fils profite à ce dernier, lui permet donc d'être égal en pouvoir. Il suffit de rappeler les dynasties de monarques et de prêtres qui pour augmenter leur puissance personnelle s’intitulent fils du soleil52.

La compréhension de la phobie du soleil permet de saisir la phobie des fantômes. Le fantôme, c’est le père mort (ou pensé mort). Si le soleil représente le père, son aspect est intolérable. S’il est transformé en fantôme, il est généralement invisible. Le voir à l’improviste occasionne une peur très vive. D’après mes observations, qui demandent à être confirmées, certains névrosés éprouvent d’abord une crainte de la lumière du soleil et de la lumière en général, par la suite ils ont également peur des revenants. Au fur et à mesure de la progression du refoulement du voyeurisme, le symbole représentant le père ou la mère devient de plus en plus immatériel.

L’un de mes patients fit successivement deux rêves. Dans l’un, le père apparut comme lumière dans le ciel ; dans le suivant, comme fantôme. Dans le premier des rêves, le patient se trouve à l’école (qu’il a quitté depuis plusieurs années déjà). Le directeur d’école – qui dans d’autres rêves a déjà un rôle paternel précis – entre dans la classe et s’adresse au patient. Celui-ci s’oppose avec opiniâtreté à ses directives, mais est forcé d’obéir, tandis qu’apparaît au-dessus de la tête du directeur une lumière éblouissante, ce qui le fait s’évanouir.

La lumière éblouissante représente ici la puissance paternelle. Il en est de même du fantôme éblouit le rêveur. Il est à noter que la silhouette blanche du fantôme éblouit le rêveur. Les fantômes sont généralement imaginés comme des apparitions blanches, mais ternes, pâles. La phobie des fantômes est surtout marquée chez les douteurs névrotiques. Nous avons vu précédemment leur tendance à remplacer ce qui est sensoriellement perceptible, claire, saisissable par ce qui est indéterminé, flou, immatériel.

Il est bien certain, pour celui qui dispose d’une expérience psychanalytique, que les développements précédents n’épuisent pas un domaine aussi vaste. Il est certes possible d’ajouter bien des choses aux phénomènes analysés ici, mais j’ai tout fait pour être aussi bref que possible dans cette étude. Aussi, bien des points contribuant à l’élucidation des symptômes n’ont pas été mentionnés ; d’autres ont été évoqués seulement. Le caractère fragmentaire de ce travail est peut-être propice à montrer combien les investigations symptomatologiques nous font défaut. Le chemin à suivre est esquissé par la théorie des pulsions partielles et des zones érogènes qui nous sont devenues indispensables. J’ai tenté de le démontrer ci-dessus à propos d’une pulsion partielle et d’une zone érogène.


48 A comparer avec l'oracle de Dodone.

49 Les petits animaux rampants (chenilles, etc.) sont à mettre sur le même plan que ceux qui volent, puisque eux aussi apparaissent brusquement sur le corps de l'enfant et suscite la crainte.

50 N.d.T. Scheu : effarouchement.

51 Cette donnée explique également la « tige » qui doit servir à tuer le tigre au ciel, du rêve précédemment consigné.

52 Je remarque brièvement que pour certains névrosés le père n'est pas représenté par le soleil, mais par l'éclair, c'est-à-dire par une autre manifestation lumineuse. L'éclair représente surtout la puissance punitive (mortelle) du père.