I. Mélancolie et névrose obsessionnelle. Deux étapes de la phase sadique-anale du développement de la libido

L’examen comparé du trouble mélancolique et de la névrose obsessionnelle me semble toujours être un point de départ adéquat. La névrose obsessionnelle est en effet apparentée à la mélancolie et la recherche psychanalytique nous a découvert en partie son secret.

Dès 1911, je soulignais les traits communs du tableau clinique et de la constitution de ces deux états : la fréquence des symptômes obsessionnels dans la mélancolie et les dispositions dépressives des obsédés, j’insistais sur l’ambivalence marquée de la vie pulsionnelle globale, s’exprimant plus particulièrement dans le déséquilibre entre les émotions amoureuses et haineuses, entre les aspirations hétérosexuelles et homosexuelles.

Depuis, ces ressemblances ne m’apparaissent plus seulement dans les manifestations accusées des maladies obsessionnelles et mélancoliques, les accalmies de ces affections comportent des points de ressemblance d’importance. En d’autres termes, mon investigation de la mélancolie ne s’appuie pas sur le tableau morbide achevé, mais sur ce qu’on appelle « l’intervalle libre » qui s’insère entre deux épisodes morbides.

Cliniquement, le déroulement des états maniaco-dépressifs apparaît comme intermittent. Par contre, les états obsessionnels évoluent de façon chronique, non sans comporter une tendance nette aux rémissions. Il est même des cas à poussées aiguës, très proches des accès périodiques de la mélancolie. L’observation attentive pendant des périodes prolongées nous montre, ici comme ailleurs, des transitions fluctuantes là où précédemment nous voyons des contrastes abrupts.

L’examen psychologique approfondi renforce notre conception. Le sujet prédisposé aux dépressions et aux exaltations périodiques n’est pas en « bonne santé » pendant « l’intervalle libre ». À l’interrogatoire minutieux, on relève que ces patients subissent des modifications mineures dépressives ou hypomaniaques au cours d'un intervalle libre prolongé. Le psychanalyste accordera une valeur particulière au fait que les malades cycliques ont une structure anormale du caractère ; cette structure se recoupe indubitablement avec celle des obsédés. Mes constatations présentes ne me permettent pas de distinguer le caractère des mélancoliques de ce que nous nommons le « caractère obsessionnel ». Les mêmes particularités concernant l’ordre, la propreté, la même tendance à l’obstination et à l’entêtement alternent avec une tolérance et une bonté excessives, les mêmes anomalies dans la relation avec l'argent et les biens, qui nous sont connues de l’analyse des obsédés, se retrouvent dans « l’intervalle » chez nos patients circulaires. Ces ressemblances constituent des indices importants des relations psychologiques étroites de ces deux états avec la même phase prégénitale du développement de la libido. Si nous admettons une telle conformité de la constitution caractérologique des personnes prédisposées à la mélancolie et à la mélancolie et à la névrose obsessionnelle, le fait que cette même forme de caractère puisse déboucher sur deux types de maladie nous devient totalement incompréhensible. Nous concevons, il est vrai, que le mélancolique perd sa relation psychosexuelle à l’objet, tandis que l’obsédé réussit en fin de compte à esquiver ce danger. Il n’en reste pas moins inexpliqué pourquoi les uns entretiennent des relations objectales beaucoup plus labiles que les autres.

Du point de vue psychanalytique l’étape de l’organisation de la libido atteinte par un sujet, l’étape à laquelle il régresse en cas d’affection névrotique dépendent de points de fixation qui se sont constitués au cours du développement libidinal. Il en est de même de la relation du sujet avec le monde des objets ; les inhibitions du développement, les processus régressifs sont régulièrement déterminés par des fixations précoces dans le domaine de la libido. Malgré leur relation commune à l’étape sadique-anale, la névrose obsessionnelle et la mélancolie présentent des contrastes fondamentaux tant en ce qui concerne la phase à laquelle la libido régresse au début de la maladie qu’en ce qui touche la conduite à l’égard de l’objet auquel le mélancolique a renoncé, et que l’obsédé retient. Si des états pathologiques aussi différents peuvent procéder de l’étape sadique-anale, celle-ci doit comporter des oppositions internes que nous n’avons pas su différencier jusqu’alors. C’est dire l’insuffisance de notre connaissance de cette étape du développement de la libido. Nous avons d’autres raisons de soutenir cette conception.

Nous avons reconnu jusqu’ici trois étapes de l’organisation de la libido, chacune marquée par la primauté d’une zone érogène définie ; chronologiquement, il s’agit des zones orale, anale et génitale. Les émotions appartenant à l’érotisme anal sont étroitement et diversement reliées, à cette étape, avec les pulsions sadiques. J’ai déjà souligné combien souvent, depuis la découverte de Freud, l’observation clinique confirme cette relation, mais sans poser le problème de l’origine de cette conjoncture4.

La psychanalyse des névrosés nous a appris l’usage sadique des fonctions excrétrices ; la psychologie de l’enfant l’a confirmé. Nous savons également  comment un trait de caractère – tel celui de l'entêtement– est issu de sources pulsionnelles tant sadiques qu’anales. Mais cette sorte d’observation ne nous explique pas leur interaction.

Nous avançons d’un pas lorsque nous considérons une autre donnée psychanalytique bien établie que j’ai étudiée dans le travail cité. Selon cette donnée, ce n’est qu’à l’étape génitale du développement de la libido que l’aptitude pleine et entière à l’amour est acquise. La rencontre de manifestations de sadisme, en particulier de mouvements haineux, hostiles, destructeurs de l’objet, et de l’érotisme anal contraste donc avec l’articulation des tendances objectales aimables et de l’érotisme génital.

Mais cela ne fait que nous rapprocher de la solution du problème. Il demeure irrésolu tant que nous ne comprenons pas pourquoi, à une étape définie du développement, les pulsions sadiques ont une affinité particulière avec l’érotisme anal, plutôt qu’avec les érotismes oral ou génital. L’empirisme psychanalytique peut à nouveau nous venir en aide.

Il nous enseigne que :

  1. L’érotisme anal recèle deux modes de jouissance diamétralement opposés.
  2. La même opposition existe dans le domaine des pulsions sadiques.

L’exonération du contenu intestinal suscite une excitation voluptueuse de zone anale. Un plaisir contraire s’associe bientôt à cette forme primitive de plaisir, le plaisir de la rétention des fèces ; or, notre expérience psychanalytique nous montre avec une indiscutable précision que lors de l’étape médiane du développement libidinal, la personne convoitée est ressentie comme un bien à posséder et se trouve ainsi sur le même plan que la forme la plus primitive de la propriété, c’est-à-dire le contenu corporel, la selle5. Alors qu’au niveau génital « amour » signifie transfert d’un sentiment positif sur l’objet et comprend une adaptation psychosexuelle à celui-ci, à la phase précédente l’objet est traité comme un bien.

À cette phase l’ambivalence émotionnelle est encore très marquée de sorte que la relation positive du sujet à l’objet consiste à se l’approprier, en le retenant, la relation négative le refuse. Ainsi la perte de l’objet qui menace l’obsédé et qui est réalisée dans la mélancolie signifie l’expulsion de l’objet, au sens de l’expulsion corporelle des selles.

Je présume que sa pratique permet à tout psychanalyste de confirmer cette identification. J’en ai traité plus précisément dans le travail cité6. Je voudrais souligner ici que certains névrosés réagissent analement à chaque perte, que ce soit un deuil ou un dommage matériel. Au gré de leur position inconsciente – variable selon l’ambivalence de leur vie affective – ils sont constipés ou diarrhéiques. La perte est donc repoussée ou renforcée grâce au « langage des organes » que nous connaissons bien. La nouvelle de la mort d’un proche parent occasionne à certains une sensation intestinale violente comme si l’intestin entier allait se propulser au-dehors ou comme si quelque chose se déchirait à l’intérieur qui voudrait s’évacuer par voie anale.

Sans vouloir négliger la surdétermination d’une telle réaction, je ne voudrais considérer ici que la cause qui nous intéresse. Dans ce comportement, nous reconnaissons une forme archaïque du deuil que l’inconscient a retenue. Elle mérite d’être située à côté d’un rite primitif mentionné par Roheim : les parents du défunt vident leur intestin sur la tombe de celui qui vient d’être enterré.

Il est à remarquer que notre langue contient des traces précises de l’identification de la perte et de l’exonération des selles. Ainsi, en allemand, les fèces animales sont dites « Losung ». La parenté de ce mot avec « los » (détaché) et le « lose » anglais (perdre est facile à reconnaître.

J’avais communiqué le cérémonial curieux d’une névrosée que ceci nous permet de saisir. Une femme qui présentait des traits de caractère anaux particulièrement marqués était généralement incapable de se débarrasser d’objets devenus inutiles. Par intervalles elle éprouvait cependant l’envie d’en finir. Elle avait inventé une méthode consistant en quelque sorte à se leurrer elle-même. Elle quittait alors son domicile, pour la forêt voisine, en introduisant un coin de l’objet à éliminer, un vêtement par exemple, sous la ceinture de son tablier ; en route, elle le « perdait ». Elle revenait par un autre chemin pour ne pas revoir l’objet. pour renoncer à la possession d’un objet, elle devait donc le laisser choir de la face postérieure de son corps.

Mais rien n’est aussi éloquent et démonstratif à notre sens que les manifestations enfantines. Dans une famille de Budapest, un petit garçon menaçait sa bonne en disant : « Si tu me fâche, je te chie jusqu’à Ofen7 » (Ofen est un quartier situé sur l’autre rive du Danube.) Pour l’enfant, on se débarrasse d’un importun par voie de défécation.

Pour nous autres adultes, cette identification originelle : écarter-perdre-déféquer, nous est devenue étrangère, au point que la psychanalyse doit sonder laborieusement les traces de la pensée primitive en encourant une dénégation incrédule. Certaines productions psychologiques cependant, le mythe, le folklore, le langage, permettent de reconnaître l’aspect inconscient très général de ce mode de penser. Je me contenterai de citer une expression très utilisée dans le langage estudiantin. Lorsqu’un manquement donne lieu à l’exclusion des manifestations officielles d’un étudiant par ses camarades, c’est-à-dire à une sorte d’excommunication, l’expression utilisée est :  « Er gerät in Verchiss » (Il est exonéré). L’expulsion d’une personne est manifestement identifiée à l’expulsion corporelle.

La pulsion partielle sadique de la libido infantile nous montre aussi l’opposition entre deux tendances au plaisir. L’une aspire à la destruction, l’autre à la domination de l’objet (ou du monde des objets). Nous verrons par la suite que la tendance conservatrice qui épargne l’objet s’est constituée par refoulement de la direction pulsionnelle originelle destructrice. Qu’il nous suffise ici de mentionner le phénomène et de noter dès maintenant que la psychanalyse nous permet de saisir les stades précoces de l’amour objectal et ceux qui suivront. Nous ne retiendrons pour le moment que la tendance sadique qui s’oppose à l’existence de l’objet. La mise à l’écart, ou la perte d’un objet peut être considérée par l’inconscient aussi bien comme un comportement sadique de destruction que comme un comportement d’expulsion anale. Souvenons-nous du fait mémorable que les différentes langues conçoivent « perdre » de deux façons correspondant parfaitement à notre expérience psychanalytique. L'allemand « verlieren » et l'anglais « lose » correspondent à la conception anale ; de même le latin amiterre. Le grec άπολλύυαι et le latin tardif perdere, par contre, signifient « gâcher, détruire ». Rappelons à ce sujet l’analyse, par Freud, du fait de perdre comme tendance inconsciente à écarter : elle se trouve bel et bien confirmée par les langues qui identifient tout simplement perdre et détruire.

Certains modes d’expression nous montrent également à quel point les tendances au rejet anales et sadiques sont liées dans l’inconscient. Dans différentes langues, on observe la tendance à n’exprimer qu’allusivement les actes en rapport avec le sadisme. Ces allusions sont empruntées à des activités dont l’expérience psychanalytique nous a montré les sources érotiques anales et coprophiles. Il suffit de rappeler le relief qu’elles prirent au cours de la grande guerre récente, dans les bulletins des armées. On y « nettoyait » (saübern) les territoires ennemis et les tranchées. Dans les rapports français il s’agissait de nettoyer, dans les rapports anglais de cleaning up ou de mopping up.

L’analyse des névrosés nous offre les relations multiples et les renforcements réciproques des tendances conservatrices anales et sadiques – à retenir et à dominer. Il en est de même des tendances destructrices issues de ces deux sources, c’est-à-dire des impulsions à écarter violemment et à détruire l’objet. Leur conjugaison est particulièrement nette dans la psychologie de la mélancolie ; nous y reviendrons plus précisément par la suite.

Nous ne considérons que brièvement les aspects des manifestations pulsionnelles anales et sadiques dans le caractère obsessionnel. La recherche exagérée de propreté du caractère obsessionnel s’explique comme formation réactionnelle aux tendances coprophiles, l’amour de l’ordre par des tendances érotiques anales refoulées ou sublimées. Pour juste qu’elle nous paraisse empiriquement, cette conception reste partielle à certains égards. Elle ne tient pas assez compte de la surdétermination des phénomènes psychiques.

Le besoin obsessionnel d’ordre et de propreté de nos patients participe aussi de pulsions sadiques sublimées. Dans le travail déjà mentionné, j’ai tenté de montrer, à l’aide d’exemples, en quoi l’ordre compulsionnel exprime simultanément le désir de domination du névrosé. Il est fait violence aux choses, elles sont pressées dans un certain système méticuleux. Il n’est pas rare que des personnes soient soumises à ce système. Je songe à la compulsion de nettoyage de certaines ménagères. Elles font en sorte qu’aucun objet ne trouve le repos. La maison entière est sens dessus dessous et les autres doivent se plier à ces agissements maladifs. Cette domination apparaît sans déguisement dans le cas de caractère obsessionnel marqué chez les ménagères compulsionnelles et les bureaucrates névrotiques. Soulignons les aspects sadiques du trait anal de l’entêtement et nous reconnaissons les voies de confluence des pulsions anales et sadiques.

Pour expliquer le déroulement psychologique qui préside à l’entrée dans la névrose obsessionnelle et dans la mélancolie, il nous faut revenir encore sur les périodes relativement asymptomatiques de la vie du patients. La « rémission » de l’obsédé, « l’intervalle » du maniaco-dépressif se révèlent des temps de sublimations réussies des pulsions anales et sadiques. Lorsqu’une occasion particulière réveille le danger de la « perte objectale » au sens précédemment élucidé, les patients des deux groupes ont des réactions violentes. Toute la force de la libido à fixation positive s’élève à l’encontre de la suprématie menaçante du courant hostile aux objets. Là ou les tendances conservatrices – garder et soumettre – prédominent, le conflit avec l’objet d’amour donne lieu aux manifestations obsessionnelles. Lorsque, par contre, les tendances sadiques-anales qui visent à détruire et à rejeter l’objet l’emportent, le sujet aboutit à un état de dépression mélancolique.

Nous ne serons pas étonnés de découvrir des composantes obsessionnelles dans la mélancolie et des modifications dépressives de l’humeur dans la névrose obsessionnelle. Dans ces cas, les tendances destructrices ou conservatrices n’ont pas su se manifester à elles seules. Mais l’une des tendances domine nettement dans le tableau clinique. Nous n’avons pas encore de lumières sur ces conduites contrastées.

L’expérience psychanalytique quotidienne, l’observation directe des enfants confirment le point de vue selon lequel les pulsions destructrices et rejetantes de l’objet sont ontogénétiquement les plus anciennes. Le développement psychosexuel normal fait que l’individu acquiert la capacité d’amour objectal. Le chemin qui mène de l’auto-érotisme infantile initial à l’amour objectal achevé nécessite une investigation. Mais il semble acquis que la libido de l’enfant est d’abord sans objet (auto-érotique), qu’elle trouve son premier objet dans le moi et ne se tourne qu’ultérieurement vers les objets. Cette inclination sera encore longtemps marquée d’ambivalence et ce n’est qu’à une période relativement tardive de l’enfance que le sujet est apte à une attitude parfaitement amicale vis-à-vis des objets.

Si nous comparons le destin de la libido dans la névrose obsessionnelle et dans la mélancolie, il est indubitable que l’obsédé, tout incertaine que soit sa relation objectale, ne s’éloigne pas, régressivement, autant du but final du développement que le mélancolique. C’est la rupture des relations objectales qui inaugure la maladie dépressive.

L’expérience psychanalytique nous avait imposé l’hypothèse d’une phase prégénitale, sadique-anale du développement de la libido, elle nous contraint maintenant à postuler deux étapes à l’intérieur de cette phase. À l’étape plus tardive, se situent les tendances conservatrices : retenir-dominer, à l’étape la plus précoce les aspirations hostiles à l’objet : détruire-perdre. La régression à l’étape la plus tardive permet à l’obsédé de maintenir son rapport avec l’objet. Au cours des accalmies, il parvient à une sublimation des pulsions sadiques et anales, en sorte que son comportement à l’égard du monde des objets peut paraître normal à une observation superficielle. Il n’en est pas autrement dans la mélancolie dont la guérison est même affirmée par la psychiatrie clinique. Le maniaco-dépressif réussit des modifications pulsionnelles semblables au cours de périodes asymptomatiques. Mais s’il entre en conflit aigu avec son objet d’amour, il se retire aussitôt de ses relations avec lui. Il devient alors clair que l’ensemble des sublimations et des formations réactionnelles qui le font ressembler au « caractère obsessionnel » tirent leur origine de l’étape la plus profonde de la phase sadique-anale du développement.

La distinction de deux étapes sadique-anales, précoce et plus tardive, semble avoir une signification fondamentale. À la frontière de ces deux stades du développement se produit un renversement décisif de la relation de l’individu au monde objectal. Si nous prenions au sens étroit la notion d' « amour objectal » nous pourrions dire qu’il débute précisément à cette frontière car, dorénavant, c’est la tendance à la conservation de l’objet qui primera.

Cette frontière entre les deux étapes de l’organisation sadique-anale a plus qu’un intérêt théorique. Non seulement cette supposition éclaire une période définie du développement psychosexuel de l’enfant, mais elle nous permet aussi des vues plus profondes concernant les modifications régressives de la libido dans les psycho-névroses. Il nous apparaîtra par la suite que le processus régressif du mélancolique ne s’arrête pas à l’étape sadique-anale précoce mais tend vers les organisations libidinales encore plus primitives. Tous se passe comme si le franchissement de cette frontière était particulièrement gros de conséquences néfastes. La dissolution des relations objectales semble précipiter une chute de la libido d’étape en étape.

En accordant une telle signification à la limite entre les deux étapes sadique-anales, nous sommes en accord avec la position médicale antérieure. Cette séparation née de l’empirisme psychanalytique coïncide avec la délimitation née de l’empirisme psychanalytique coïncide avec la délimitation des névroses par rapport aux psychoses de la médecine clinique. Cependant, nous ne tenterons pas d’établir une distinction figée des troubles nerveux et des troubles psychiques. Nous serons bien plutôt enclins à considérer que la libido d’un être peut franchir la frontière entre les deux étapes sadiques-anales lorsqu’un motif idoine apparaît et que certaines fixations de son développement libidinal en offrent la possibilité.


4 « Complément à la théorie du caractère anal. »

5 Cf. le travail déjà cité : « Complément à la théorie du caractère anal ».

6 Cf. le travail déjà cité : « Complément à la théorie du caractère anal ».

7 Communication de Dr Eisler (Budapest).