III. L’introjection mélancolique. Les deux étapes de la phase orale du développement de la libido

Je ferai précéder d’un exemple particulièrement instructif les considérations suivantes sur l’introjection dans la mélancolie.

Le patient en question avait déjà fait plusieurs épisodes mélancoliques lorsque je le vis. Il était en convalescence lorsque nous commençâmes son analyse. L’épisode grave alors achevé avait débuté dans des circonstances très particulières. Le patient était depuis assez longtemps en relation avec une jeune fille à laquelle il se fiança. Pour des raisons que je n’approfondirai pas ici, son attachement avait fait place à une forte résistance. Il en arriva à un détachement total de son objet d’amour et à une dépression marquée, de forme délirante. L’identification de la fiancée avec la mère devint évidente pendant la psychanalyse. Au cours de la convalescence, il y eut un rapprochement avec la fiancée qui était demeurée attachée au patient. Mais au bout de quelque temps, se manifesta un recul bref dont je pus observer à titre d’analyse l’éclosion et la disparition.

Cette opposition à sa fiancée se manifesta également par « une efflorescence symptomatique passagère ». Au cours des jours ou son humeur se modifiait dans le sens de la dépression, le patient était contraint à contracter les muscles de son sphincter anal. Le symptôme se révéla prédéterminé. Ici nous retiendrons la signification d’une rétention force née du contenu intestinal. Nous savons que ce contenu est pour l’inconscient le prototype de la possession. Cette manifestation passagère était donc à comprendre comme la rétention corporelle de ce qui risquait d’être à nouveau perdu pour lui. Nous ne ferons que mentionner une autre détermination. C’est l’attitude homosexuelle passive, vis-à-vis du père dont le patient se sentait menacé chaque fois qu’il se détournait de sa mère ou de son substitut. L’aspect défensif de ce symptôme concerne donc aussi bien la perte de l’objet que la tendance à l’homosexualité.

Avec Freud, nous avons admis qu’un essai de restitution suit la perte objectale chez le mélancolique. Ce que la paranoïa atteint spécifiquement par voie de projection, la mélancolie y parvient sous une autre forme par voie d’introjection. la formation symptomatique décrite ne résume pas la brève récidive. Après quelques jours, il parla spontanément d’un deuxième symptôme qui semblait en quelque sorte avoir relayé le premier. Dans la rue il avait l’idée obsédante de manger les déjections éparpillées. Cette obsession se révéla être l’expression de la tendance à réincorporer sous forme de déjections l’objet d’amour expulsé comme une selle. Nous avons ici la confirmation littérale de notre supposition que l’inconscient appréhende et valorise la perte objectale comme un processus anal et l’introjection comme un processus oral.

L’impulsion coprophage me semble receler un symbolisme typique de la mélancolie. D’après mon expérience concordante concernant plusieurs patients, l’objet d’amour est la cible de certaines impulsions correspondant à l’étape sadique-anale précoce : les tendances à expulser (anale) et à détruire (assassiner). Le produit de l’assassinat – le cadavre – est identifié avec le produit de l’exonération, la selle. Cela nous permet de comprendre l’impulsion à manger des excréments comme une impulsion cannibalique à dévorer l’objet d’amour assassiné. Chez un de mes patients, la représentation de manger des excréments était associée à celle de la punition d’une faute grave et nous pouvons dire psychologiquement justifiée ; il devait ainsi réparer un méfait dont nous verrons l’identité avec l’acte œdipien9. Au congrès de psychanalyse de 1922, Roheim nous a apporté une remarquable contribution à la nécrophagie. Elle nous permet de considérer que la forme archaïque du deuil s’exprime par la dévoration de celui qui a été tué.

La signification d’exonération et de réincorporation de l’objet d’amour des symptômes mélancoliques n’est pas toujours aussi évidente que dans cet exemple. Une autre observation montrera à quel point ces tendances peuvent être méconnaissables.

Ce patient me dit un jour avoir remarqué chez lui une curieuse tendance lorsqu’il était en dépression. Au début de cet état, il marchait la tête baissée. Lorsque ses yeux allaient ainsi plus au sol qu’aux passants, il cherchait compulsionnellement à y voir des boutons de nacre. S’il en trouvait un il l’empochait. Il justifiait rationnellement ce comportement répétitif en alléguant avoir alors un tel sentiment d’infériorité qu’il devait être content de trouver ne fût–ce qu’un bouton. Il était incertain d’être jamais capable de gagner de l’argent et de pouvoir s’acheter la moindre peccadille. Dans cet état misérable, des objets que d’autres avait perdus devaient lui paraître très utilisables.

Cette explication était contredite par le mépris avec lequel il traitait d’autres objets, en particulier des boutons de provenance autre. Les associations libres conduisirent aux déterminations plus profondes de cette tendance originale. Elle mirent en évidence que les boutons de nacre correspondaient à la représentation « brillant et propre » et étaient conçus comme d’une valeur particulière. Nous étions arrivés à ses intérêts coprophiles refoulés. Il suffit de songer au beau texte de Ferenczi « Zur Ontogenese des Geldinteresses » (De l'ontogenèse de l'intérêt pour l'argent)10. Il nous montre comment le plaisir infantile passe d’une substance molle et malléable à un matériel dur et grenu, puis à des objets petits et consistants ayant une surface propre et brillante. Pour l’inconscient, il y a identité de ces objets et des matières fécales.

Les boutons de nacre signifiaient donc les selles. Le ramassage dans la rue nous rappelle les compulsions du cas précédent qui concernaient directement le ramassage et la consommation des excréments. Une autre identité est à souligner. On perd un bouton de la même façon qu’on laisse tomber une selle11. Dans les deux cas, il s’agit du ramassage et de la conservation d’un objet perdu.

Au cours d’une séance suivante, le patient reprit le fil de l’analyse en m’apprenant que l’impulsion qu’il avait décrite n’était pas seule présente dans ses états dépressifs. Au cours de sa première dépression, il se trouvait à X... dans la clinique du Pr. Y... Un jour, deux membres de sa famille vinrent le chercher pour une promenade. Il ne s’était pas intéressé au pays et aux monuments qu’on voulait lui montrer. Au retour, il était par contre tombé en arrêt devant la vitrine d’un magasin contenant du « pain de raisin ». Il avait vivement désiré s’en procurer et avait cédé à la tentation.

Il associa sur un petit magasin de sa ville natale, face au domicile de ses parents, dont la propriétaire était une veuve. Le fils de cette femme était son compagnon de jeu ; le patient se rappela cette mère lui donnant du « pain de raisin ». À cette période, le malade avait déjà vécu l’événement pénible qui devait inaugurer sa maladie : une déception profonde quant à sa mère. La femme d’en face est opposée à la « mauvaise mère » dans les souvenirs d’enfance du patient. Le désir impulsif d’acheter du « pain de raisin » et de le manger correspond à la nostalgie d’une bonté maternelle, pleine de sollicitude. Le choix du « pain de raisin » comme moyen symbolique d’expression s’explique du fait de sa forme oblongue et de sa couleur brune. Nous arrivons ici encore à l’impulsion à manger des excréments, matérialisation de la nostalgie de l’objet d’amour perdu.

Une autre association du patient appartient également au domaine des souvenirs infantiles. Au cours de l’aménagement d’une rue de sa ville natale, on trouva des coquillages dont un côté était maculé de terre adhérente, l’autre, au contraire, d’un éclat nacré. Nous trouvons un nouveau rapport avec la ville natale du patient indubitablement identifiée à la mère. Les coquillages nacrés d’alors sont les précurseurs des boutons de même matière. Les coquillages constituaient dans l’analyse un moyen de représenter l’ambivalence du fils pour la mère. Le mot nacre « Perlmutter » (perle mère en français), contient la haute estime pour la mère comme « perle » mais le côté brillant, lisse, fait illusion ; l’autre versant de la mère est moins beau. La mère « mauvaise » dont la libido doit se retirer est ravalée au rang d’excrément par identification12.

Ces exemples suffiront, dans l’immédiat, à rendre plus compréhensible psychanalytiquement le déroulement en deux phases du processus mélancolique. Chacune de ces phases nécessite cependant une investigation isolée.

Nous avions déjà expliqué le renoncement à l’objet aimé par fixation libidinale à l’étape sadique-anale précoce. Si le mélancolique tend à aller au-delà de ce niveau, à celui plus primitif de l’organisation orale, nous devons admettre des points de fixation datant de la période où sa vie pulsionnelle était dominée par la zone buccale. Les données psychanalytiques se justifient, quelques exemples le prouveront.

Fréquemment, j’ai trouvé chez les mélancoliques des aspirations perverses marquées où la bouche était utilisée à la place des organes génitaux. Le cunnilingus pouvait en partie satisfaire ces désirs. Mais en général, il s’agissait d'imaginations très animées de sens cannibalique. Les patients se représentent la morsure des parties les plus diverses de leur objet d’amour (seins, pénis, bras, fesses, etc.). les associations libres me révélèrent souvent l’image de la dévoration de la personne aimée ou du « grignotage » de son corps, ou bien le jeu avec des représentations nécrophages ; cela soit de façon infantile désinhibée, soit caché par dégoût et effroi. Par ailleurs nous voyons une vive résistance à l’usage des dents. Un patient m’entretenait de sa « flemme de mâcher » comme du signe particulier de sa dysphorie mélancolique. Il semble que la non-utilisation des dents puisse donner lieu à de véritables maladies des mâchoires. J’avais montré, en 1917, que les refus alimentaires mélancoliques graves étaient l’autopunition des impulsions cannibaliques. Récemment, au cours d’une séance de la British Psychoanalytical Society, le Dr James Glover a mentionné les tendances cannibaliques d’un cas de mélancolie périodique et a analysé plus particulièrement leur transformation en impulsion au suicide13.

Les symptômes morbides, les rêveries et les rêves des mélancoliques nous offrent des tendances sadiques-orales multiples conscientes ou refoulées. Elles sont la source essentielle de la souffrance psychique dans la mélancolie, surtout lorsqu’elles se retournent contre le moi propre du patient sous la forme des tendances à l’autopunition. Nous notons la différence avec certains états névrotiques, comportant des symptômes reconnaissables comme satisfaction substitutives de la zone orale. J’ai décrit de tels cas dans mon travail sur l’étape la plus précoce de l’organisation prégénitale. Enfin, l’érotisme buccal est une source significative de plaisirs pour certaines perversions. Sans négliger la valeur de plaisir masochique des symptômes mélancoliques, nous devons souligner le caractère pénible prévalent de la mélancolie par rapport à d’autres affections. Si l’on suit attentivement le cours de la pensée de ces patients, on voit que ce haut degré de déplaisir est lié à l’étape du développement libidinal à laquelle le mélancolique régresse après la perte de l’objet. Nous remarquons en effet, chez nos malades, la nostalgie curieuse d’une activité orale contrastant avec les fantasmes de morsure et de dévoration déjà décrits.

Un patient me fit part de ses rêveries à une période ou sa dépression s’atténuait. À cette époque, il avait tendance à se représenter son propre corps comme féminin ; par toutes sortes d’artifices, il tendait de se procurer l’illusion de seins de femme et aimait s’imaginer allaitant un nouveau-né. Il jouait le rôle de la mère, mais l’échangeait parfois contre celui du nourrisson. La fixation au sein maternel s’exprima par toutes sortes de symptômes dans le domaine oral mais aussi par son besoin d’appuyer sa tête à quelque chose de doux, au sein maternel. Pendant les séances, il manipulait l’oreiller. au lieu de le laisser en place et de s’y appuyer, il s’en recouvrait la tête. les associations m’apprirent ainsi que l’oreiller représentait le sein maternel s’approchant de lui. La scène répétait une situation agréable de la petite enfance. Par la suite, il avait vu son jeune frère dans cette position et il en avait conçu une jalousie intense.

Un mélancolique exprima un souhait du même genre : pendant les périodes les plus graves de sa dépression, il avait le sentiment qu’une sollicitude maternelle de la part d’une femme pourrait le délivrer de son mal… j’ai eu de nombreuses occasions d’analyser une telle représentation. Je peux m’en référer à la description précédente d’un cas de ce type. Un jeune homme souffrant d’une dépression (non mélancolique) se sentait merveilleusement apaisé par le lait que lui tendait sa mère. Le lait lui apportait des sensations de chaleur, de douceur, de sucre, qui lui rappelaient quelque chose d’indéfini, de naguère connu. La nostalgie du sein maternel est ici indubitable.

Les données psychanalytiques nous permettent de penser que le mélancolique cherche à échapper à ses impulsions sadiques-orales. Celles-ci s’expriment cliniquement mais elles sont sous-tendues par le désir d’une activité de succion qui donne pleine satisfaction.

Nous sommes ainsi conduits à admettre une bipartition dans le domaine orale comme dans le domaine sadique-anal du développement. À l’étape primaire, la libido de l’enfant est liée à l’acte de la succion. C’est un acte d’incorporation qui ne porte cependant pas atteinte à l’existence de la personne nourricière. L’enfant ne distingue pas encore son moi d’un objet extérieur à lui. Les notions de moi et d’objet ne correspondent pas à cette étape. L’enfant qui boit et le sein (ou la mère) qui nourrit ne se distinguent pas l’un de l’autre. Du côté de l’enfant, on ne retrouve aucun mouvement ni de haine, ni d’amour. L’état psychique de l’enfant ne comporte pas, à cette étape, de manifestations d’ambivalence.

La seconde étape se différencie de la précédente par la modification de l’activité orale qui de succion devient mordication. Van Ophuijsen m’a autorisé à utiliser une communication privée qui contribue à la compréhension du processus mélancolique, tout comme un autre article de cet auteur14 explique la relation de la paranoïa avec l’étape sadique-anale. L’observation psychanalytique conduit Van Ophuijsen à considérer que certaines manifestations névrotiques proviennent d’une régression à l’âge de la formation des dents et par ailleurs que le fait de mordre représente la forme primitive de l’impulsion sadique. Indubitablement la dentition est le premier instrument avec lequel l’enfant peut réaliser des destruction du monde des objets, à une période où les mains ne sont encore aptes qu’à saisir et à tenir. Federn a certes considéré à bon droit la constitution du sadisme comme provenant de sensations génitales ; mais il ne peut s’agir là de manifestations aussi précoces que dans le domaine oral. Les impulsions sadiques proviennent de sources différentes, entre autres excrémentielles. La relation étroite entre le sadique et le système musculaire mérite une attention particulière. Il est hors de doute les énergies les plus considérables de l’enfant s’exercent au niveau de la mastication. De plus, les dents sont les seuls organes suffisamment durs pour pouvoir endommager les objets du mondes extérieur.

À l’étape de l’activité buccale de morsure, l’objet est incorporé et subit la destruction. Il n’est que regarder un enfant pour mesurer l’intensité de son besoin de mordre où besoin alimentaire et libido sont mêles. C’est le stade des impulsions cannibaliques. L’enfant succombe-t-il aux charmes de l’objet, il risque, ou est aussitôt obligé, de le détruire. À partir de là, l’ambivalence règne sur la relation du moi à l’objet. L’étape secondaire, sadique-orale, signifie donc, dans le développement libidinal de l’enfant, le début du conflit ambivalentiel tandis que la période précédente primaire de succion peut être désignée comme pré-ambivalente. Le stade auquel la libido du mélancolique régresse dès la perte de l’objet recèle le conflit d’ambivalence sous la forme la plus primitive et par conséquent la plus abrupte et la plus crue. La libido menace l’objet de destruction par dévoration. Ce n’est que progressivement que le conflit d’ambivalence et la relation avec l’objet prennent une forme atténuée. L’ambivalence, cependant, caractérise aussi les mouvements libidinaux des étapes suivantes du développement. Nous avons déjà considéré sa signification à l’étape sadique-anale. Mais les émotions ambivalentes existent également dans la constitution des névroses qui s’organisent au niveau génital. Seul, l’homme normal qui s’est relativement le plus éloigné des manifestations infantiles de la sexualité est pour l’essentiel non ambivalent. Sa libido a en quelque sorte atteint un stade post-ambivalent et acquis la pleine capacité à s'adapter au monde des objets.

Il devient clair qu’il faut distinguer deux étapes dans la phase génitale de l’organisation de même que dans les phases prégénitales. J’aboutis ainsi à une conclusion qui coïncide parfaitement avec les considérations de Freud récemment publiées15 sur une période génitale précoce « phallique ». Nous devrions donc admettre six étapes du développement. Bien entendu, une telle classification ne peut être considérée ni comme définitive ni comme exhaustive. Elle ne fait que survoler l’évolution de l’organisation de la libido humaine, pour autant que les données acquises grâce à la psychanalyse nous permettent des aperçus sur ce déroulement prolongé. Je dois souligner que le passage de l’étape inférieure à l’étape supérieure au sein de chaque phase est loin d’avoir une signification accessoire. Nous connaissons depuis longtemps la signification des changements de zone érogène dominante dans le développement psychosexuel normal et dans la formation du caractère. À chacune des trois périodes, se joue une partie d’importance pour l’accès progressif à l’amour objectal achevé. Dans le cadre de la période orale, l’enfant passe d’une position conflictuelle préambivalente à une position ambivalente et hostile à l’objet. Le passage de l’étape sadique-anale la plus primitive à la plus récente représente une démarche dans le sens de la protection de l’objet. Enfin, à l’intérieur de la période génitale, l’ambivalence est dépassée, ce qui permet un maximum de disponibilité sexuelle et sociale.

Cependant les modifications des relations de l’individu au monde objectal n’ont pas été traitées de façon exhaustive ; elles feront l’objet d’une investigation à venir.


9 D'après une indication du Dr J. Harwik, certaines pierres tombales égyptiennes sont marquées d'une prière attribuée au défunt : que la punition de manger des excréments lui soit épargnée. Voir aussi Erman, « La Religion des Égyptiens » (édit.franç. Payot, Paris).

10 Zeitschrift für Psychoanalyse, 2e année, 1914.

11 À cet égard, voir le cas du premier chapitre.

12 Pour compléter cette analyse, considérons l'utilisation habituelle du coquillage comme symbole féminin dans la vie fantasmatique. Nous devons à Roheim la notion de l'usage comme monnaie des coquillage, courant en bien des lieux. Cet usage est également en relation avec leur signification génitale féminine. Il est à remarquer que ce ne sont pas les coquillages du lieu même qui sont utilisés, qu'ils doivent provenir d'ailleurs. Il faut voir là l'expression d'une crainte marquée de l'inceste, comparable à la prescription de l'exogamie. Une femme du même clan, un coquillage de la rive personnelle, représentent l'organe génital maternel interdit.

Les coquillages, rejetés en mer, comme le corail et les substances du même genre, sont également identifiés aux excréments.

(Ces indications proviennent pour une part d'une discussion au sein de la Société Psychanalytique de Berlin).

13 L'un de mes patients avait tenté un suicide  – manqué de peu – par une incision de son cou. Ce suicide était une rage contre l'objet d'amour introjecté mêlé de tendances autopunitives. Dans son analyse il eut des fantasmes liés à l'histoire biblique du sacrifice d'Isaac. Il s'agit du récit du père qui s'apprête à sacrifier son fils.

14 Internationale Zeitschrift für Psychoanalyse, 6e année, 1920.

15 Internationale Zeitschrift für Psychoanalyse, 9e année, 1923.