Sommaire

Voici un plan du livre qui pourra servir de guide général.

Le chapitre 1 renferme une explication préalable des deux termes de fonction et de facteur.

Le chapitre 2 délimite le domaine dans lequel je souhaite utiliser ces termes comme instruments de recherche.

Le chapitre 3 amorce une description stylisée des expériences émotionnelles, des réalisations, auxquelles j’ai participé, qui forment le ressort de tout le livre. J’entends par « stylisée » qu’elle est délibérément sophistiquée parce que la falsification introduite par ce type de méthode est incommensurablement moindre que la falsification produite par toutes les autres méthodes, y compris les enregistrements dits mécaniques. Ces derniers possèdent la vérité qui est propre à une photographie, mais la production de ce type d’enregistrement, malgré l’exactitude superficielle du résultat, n’a fait que repousser plus avant la falsification — au sein même de la séance. La photographie de la « source de vérité » (fountain of truth) peut fort bien être réussie, mais c’est après que la source a été brouillée par le photographe et son appareil ; quoi qu’il en soit, le problème demeure d’interpréter la photographie. La falsification provoquée par l’enregistrement est la plus grande parce qu’elle donne un semblant de vérité à ce qui a déjà été falsifié.

Le chapitre 4 expose brièvement quelques-unes des idées développées au cours du livre.

Les chapitres 5 à 11 décrivent sommairement des phénomènes cliniques qui se rapportent au sujet du livre ; ceux-ci sont connus des analystes mais décrits en des termes qui prendront probablement tout leur sens chez les analystes formés d’après les théories kleiniennes. Cette description met en évidence l’usage que je fais des termes de fonction-alpha et de barrière de contact, et à la fin du chapitre 11 j’attire l’attention sur l’importance du choix entre la modification de la frustration et la fuite de celle-ci.

Le chapitre 12 examine d’abord l’identification projective et son incidence sur la genèse de la pensée. Cette question conduit au rôle joué par l’expérience orale et alimentaire dans la constitution d’un modèle de la pensée. J’attire l’attention sur les graves conséquences qu’entraîne pour le développement de l’enfant une mère incapable de rêverie.

Le chapitre 13 traite du problème de l’enregistrement des séances et des théories utilisées par l’analyste et examine la possibilité de mettre au point une méthode de notation scientifique (chap. 14).

Les chapitres 14 à 16 introduisent les signes A, H et C dont je me servirai dans le courant de la discussion.

Dans les chapitres 17 et 18, je m’appuie de nouveau sur l’abstraction « fonction-alpha » pour étudier la genèse des pensées. J’aborde ensuite les problèmes d’abstraction (ou de généralisation) et de concrétisation (ou de particularisation).

Le chapitre 19 entame la discussion sur l’utilisation des modèles psychanalytiques.

Le chapitre 20 est une investigation de l’abstraction ; je tenterai au moyen de signes abstraits d’élucider quelques-uns des problèmes qu’elle pose dans l’analyse.

Le chapitre 21 introduit la théorie kleinienne de l’alternance des positions dépressive et schizo-paranoïde et étudie sa relation à l’apprentissage et à l’expérience émotionnelle qui est associée aux termes employés dans les théories de la causalité.

Les chapitres 22 et 23 examinent la construction de modèles et l’abstraction dans le contexte de la pratique analytique.

Les chapitres 24 à 27 poursuivent l’explication sous l’angle particulier de l’apprentissage (le lien C). Le chapitre 28 est une élaboration du même, thème mais à partir de moins C (C).