V. Les images et les métaphores

Ce luxe d’images et de métaphores n’est pas le privilège exclusif d’Adrienne. Il est à peu près de règle chez nos malades. Mais tantôt, comme chez Adrienne, images et métaphores ne cessent jamais d’être considérées comme telles, ne se donnent jamais pour l’expression adéquate de la réalité, restent libres de toute association ou transformation délirantes précises ; tantôt, tout en réalisant avec des conceptions délirantes une sorte de symbiose, elles leur demeurent, pour ainsi dire, parallèles et conservent, au moins en partie, leur valeur figurative ; tantôt enfin elles s’incorporent au délire, jusqu’à perdre, comparaison devenant raison, leur propriété spécifique.

Le langage métaphorique est à ce point une forme normale de la pensée discursive qu’il est né avec elle et que la plupart des termes que nous employons sont de vieilles images démonétisées. Nous ne nous faisons point faute d’y recourir, quand les mots précis nous manquent pour traduire ce que nous éprouvons, quand l’expression directe nous paraît incomplètement satisfaire aux exigences particulières de notre pensée, et cet appel à la métaphore est spontané, presque inconscient : l’image jaillit plus ou moins immédiatement du contact de notre expérience antérieure avec des réalités nouvelles. D’où, quand nous entendons les malades user et abuser des images et des métaphores, cette idée toute naturelle que leur situation mentale est tout à fait identique à ce qu’est la nôtre en pareil cas et que, par conséquent, s’ils emploient semblables procédés d’expression, c’est que se trouvent précisément présentes à leur conscience les données objectives qui susciteraient en nous des réactions analogues.

Aussi nombre de cliniciens et de psychologues ont-ils été amenés à faire jouer ici un rôle prépondérant aux troubles de la sensibilité générale : des lamentations si originales des malades sur leur état physique on a conclu qu’ils devaient éprouver, en fait, ce qu’il semble que nous aurions besoin d’éprouver pour formuler les mêmes plaintes. Mais l’examen objectif de la sensibilité viscérale, extrêmement difficile à pratiquer, n’a donné que des résultats négatifs ou sujets à bien des interprétations, et les troubles vaso-moteurs, tels que cyanose des extrémités, ralentissement et faiblesse du pouls, diminution des excrétions glandulaires, qui semblent devoir se traduire à la conscience par une modification des sensations cénesthésiques, se rencontrent en bien d’autres états sans produire les mêmes effets : s’ils sont causes, ils ne sont donc pas seuls en cause. D’autre part ils peuvent se permettre d’être absents : s’ils sont causes quelquefois, ils ne le sont donc pas en tous les cas. Malgré ses prétentions la théorie cénesthésique est donc une hypothèse psychologique et c’est, du reste, de ce point de vue qu’il nous importe de la juger.

Évidemment certaines plaintes de nos malades sont à ce point identiques à celles que nous formulons nous-mêmes qu’il semble difficile de ne pas admettre, derrière elles, des douleurs au moins analogues aux nôtres. Migraines, céphalées, étourdissements, vertiges, étouffements, suffocations, oppressions, embarras, atonie, battements et gonflements gastriques, battements et palpitations de cœur, névralgies intercostales, crampes, fourmillements, picotements, impatiences musculaires, sensations de froid, rhumatismes, douleurs au front, aux gencives, à la nuque, ô la gorge, aux bras, à la poitrine, aux reins, au ventre, aux genoux, aux pieds, aux chevilles, tremblements intérieurs, faiblesse générale, tel est le bilan d’Adrienne, Berthe, Charles, Dorothée et Emma. Sans doute est-il rare d’éprouver autant de douleurs à la fois et leur multiplicité a déjà de quoi nous étonner : ce n’est cependant pas une raison pour méconnaître que, lorsque nous souffrons, nous ne parlons pas autrement de nos souffrances.

Il n’est pas, non plus, de notre intention de prétendre que les métaphores de nos malades soient en général inattendues pour nous : sensation de barre, de pression, de coup de lancette ou de crochet, de tiraillement de cordon (Adrienne), sensation de lourdeur (Berthe), sensation de plaque sur le crâne, de vide et de plomb dans la tête, d’éclairs douloureux à travers le corps, de paralysie (Charles), sensation de casque, de pointes, de picotements d’aiguilles, de glacière (Emma), sensation de détente et de paralysie des fibres nerveuses, de ressort détendu (Fernande) sont, peut-être, quelquefois comparaisons un peu recherchées. Toutes cependant ont été, plus ou moins, employées par des normaux, pour rendre compte de troubles fonctionnels ou organiques. Encore une fois c’est leur multiplicité, beaucoup plus que leur nature qui nous arrête.

Mais souvent ces métaphores, comme Janus, ont deux visages : une face, pour ainsi parler, cénesthésique, qui nous est maintenant familière, et une face délirante. Berthe parle de manque d’élasticité, d’atrophie des chairs ; mais elle est, dit-elle, un beau sujet anatomique, une vraie momie. Les membres d’Emma sont disloqués, ses yeux se retirent, sa cervelle et son corps sont vidés, ses hanches et ses entrailles sont arrachées, elle a peine à marcher, à tourner les yeux et la tête comme autrefois, elle est comme chargée de quelqu’un ; mais toutes ces images n’acquièrent leur véritable valeur qu’à la lumière de son délire de possession. Il semble à Fernande que ses paupières retombent sur des trous, qu’elle n’ait plus de corps, qu’elle soit morte ; mais, à l’en croire, elle est, en fait, une momie, une machine automatique. Images, comparaisons, métaphores se perdent alors dans le délire comme les fleuves dans la mer.

C’est ici véritablement que se pose tout le problème : faut-il admettre que les troubles cénesthésiques, après avoir engendré des plaintes qui nous paraissent si naturelles qu’elles nous sont une preuve de l’objectivité de leur cause, poursuivant la série de leurs effets, aient produit et réalisé les délires, ou faut-il, au contraire, vu la continuité que le jeu des métaphores établit entre les plaintes et les concepts délirants, suspecter que la subjectivité des délires pénètre jusqu’à l’intimité de ces plaintes mêmes et s’interdire de les rattacher a priori aux modifications cénesthésiques qu’elles supposent normalement ? De ces deux opinions nous allons essayer de défendre et de motiver la seconde.

Tout d’abord, quand par hasard l’examen clinique permet de déterminer l’existence de lésions organiques ou de troubles fonctionnels, on constate, non sans surprise, que troubles et lésions ne jouent pas le premier rôle dans les préoccupations ou dans les délires des malades. Le fait est banal, mais vaut cependant d’être retenu. Berthe n’insiste ni sur son entérocolite ni sur l’état de ses organes génitaux, douloureux cependant à l’examen. L’atrophie papillaire gauche de Charles l’inquiète, mais beaucoup moins que tout le reste. Ce n’est pas à son inflammation tubo-ovarienne probable qu’Adrienne s’arrête le plus volontiers, et celles des innombrables douleurs qu’elle dénonce qui pourraient à la rigueur en relever, sont si bizarrement localisées et à ce point dénaturées qu’elles en deviennent presque méconnaissables. Si les troubles cénesthésiques jouaient le rôle qu’on leur attribue, comment comprendre que des malades, dont toute l’évolution morbide manifeste, conformément à la théorie, la prédisposition aux cénesthopathies simples ou délirantes, ne saisissent pas, pour échafauder l’essentiel de leurs préoccupations ou de leurs délires, l’occasion des lésions organiques et des troubles fonctionnels dont ils sont atteints et dont il est bien naturel de conjecturer qu’ils entraînent des modifications de la cénesthésie ?

D’autre part, la théorie cénesthésique suppose que les malades parlent notre langue. En réalité c’est un postulat discutable, car nous sommes souvent dans l’incertitude sur le véritable sens de leurs plaintes. Il semble, par exemple, à Charles qu’il manque quelque chose à ses jambes, au bout de ses doigts : troubles cénesthésiques, conclura-t-on, puisque c’est notre sensibilité qui nous avertirait d’un tel trouble ; ce n’est plus délié comme autrefois : trouble kinesthésique, ajoutera-t-on, puisque la motricité semble maintenant intéressée. Mais y a-t-il lieu, en réalité, de supposer ici des troubles cénesthésiques, centraux ou périphériques ? C’est la question. Si les objets paraissent changés à Charles, c’est, selon lui, qu’il ne saurait plus s’en servir comme autrefois, c’est son aboulie, son impuissance à agir, son manque de courage, qui sont en cause. N’est-ce pas cette aboulie qui se traduit encore par ce défaut de délié et ce manque de quelque chose au bout des doigts, le même trouble recevant ainsi, à la fois, une expression objective et subjective ? Conjecture, dira-t-on, mais conjecture bien plausible, après ce que nos observations nous ont appris des glissements insensibles qui se produisent dans la conscience des malades entre les groupements conceptuels, que la pensée normale tient pour le décalque de la réalité.

Le même Charles parle de l’obstruction, du déplacement de son cerveau qui est comme s’il n’était pas : trouble cénesthésique encore, si nous étions bien sûrs qu’il parle de son état organique et non de son activité morale ; or nous avons vu que rien ne nous permettait d’être aussi affirmatif. L’incertitude et la confusion et le paradoxe sont enfin à leur comble, quand il se dit usé, épuisé, fini, malgré son bon état physique, puisqu’il paraît opposer alors l’intégrité de sa cénesthésie à des métaphores qui semblent précisément nécessiter l’existence de troubles cénesthésiques. Les images matérielles nous sont les plus familières ; d’une manière générale l’organique s’exprime par comparaison à l’inorganique, la pensée par comparaison à la vie : c’est qu’en matérialisant nos sensations, nos sentiments et nos idées nous nous donnons l’illusion de les mieux comprendre. Mais ce serait beaucoup risquer de prendre ces comparaisons à la lettre.

Enfin, dans les cas mêmes où il semblerait qu’on pût construire le syllogisme qui a conduit le malade des troubles cénesthésiques aux conceptions délirantes, il se trouve, le plus souvent, qu’on est dupe d’une apparence et que la réalité, en fait, ne se prête pas à cette interprétation. Gabrielle, dans son délire de grossesse, dénonce des douleurs abdominales, où elle voit autant de preuves du bien-fondé de ses dires. On serait tenté d’en conclure que son délire est né des sensations internes qu’elle éprouve. Il n’en est pas ainsi cependant : de son propre aveu ces sensations n’ont rien de commun avec les malaises d’une grossesse ordinaire et matérielle ; elles ne revêtent donc à ses yeux un tel caractère qu’en vertu de la conception délirante qui lui en démontre la nature. Ainsi les troubles cénesthésiques ne sont pas la cause du délire, puisque c’est de lui qu’ils tiennent toute leur signification, et il est bien difficile d’être sûr que leur signification ne fait pas presque toute leur existence, tant il semble évident que, libérés de l’interprétation qu’ils ont reçue, ils occuperaient peu de place dans la conscience de la malade. Il n’est en tout cas pas contestable que les troubles cénesthésiques ne sont pas ici primitifs.

Or, quand nous faisons abstraction des conceptions délirantes qui les encadrent et que nous écoutons Gabrielle parler de ses douleurs abdominales, se plaindre de frissons, de « fibres », de tiraillements, de tremblements, de l’espèce de rivet qu’elle sent aux reins, comparer ses souffrances aux effets de la foudre et à la pesanteur du plomb, il nous semble entendre Adrienne, à laquelle nous revenons ainsi après un long détour. C’est la même richesse métaphorique, que d’hypothétiques troubles cénesthésiques ne suffisent pas à expliquer chez la première, sans au moins l’appoint de préoccupations délirantes : y suffiront-ils, à nos yeux, chez la seconde, parce qu’au lieu de délire nous ne trouvons chez elle que des préoccupations hypocondriaques diffuses, qui ne forcent point grossièrement les cadres de notre logique et de notre pensée23 ?

Pour admettre cette hypothèse il faudrait faire des troubles cénesthésiques quelque chose de mystérieux, qui bouleverse notre expérience et nécessite naturellement, pour s’exprimer, un effort désespéré d’analyse. Or il semble qu’il n’en soit rien. Des troubles cénesthésiques, nous en avons tous éprouvé : nos céphalées, nos névralgies, nos douleurs vagues et erratiques sont autant d’atteintes à notre cénesthésie. Or comment nous comportons-nous à leur égard ? Nous disons souffrir et souffrir de tel et tel endroit. Pareille détermination de notre état nous satisfait en général. Si la souffrance est inattendue et singulière, nous déclarons ne pas savoir ce que nous avons et nous parlons de douleur indéfinissable. Si elle offre des caractères particuliers, nous allons jusqu’à la comparer à la sensation d’une barre, d’un étau, d’une vrille. Si elle persiste, nous la subissons avec plus ou moins de résignation. Mais nous sommes plus inquiets de ses conséquences et de sa présence même que de sa nature. Du fait qu’elle existe, elle nous paraît bien suffisamment définie ; aussi nous intéressons-nous à toute autre chose qu’à la définir et ne nous épuisons-nous pas dans ce but en images et en métaphores.

Rien de pareil chez nos malades : ils ne paraissent jamais satisfaits de la manière dont ils ont décrit leur état, ils en multiplient à l’infini l’expression. Sans doute ils ont leurs formules favorites, mais elles se renouvellent et s’enrichissent d’interrogatoire en interrogatoire, si bien qu’on n’est jamais sûr d’en posséder toutes les variantes. Il semble se produire chez eux, autour de leurs impressions cénesthésiques, la même débauche de méditations sans cesse poursuivies et de métaphores sans cesse amplifiées qu’autour des représentations obsédantes. Or chez un individu normal, de même que jamais idée, si inattendue soit-elle, n’atteindra aux caractères des représentations obsédantes, jamais trouble cénesthésique, si étrange et si douloureux soit-il, ne donnera lieu à la frénésie interprétative dont tous nos malades, et en particulier Adrienne avec une exceptionnelle intensité, nous ont fourni l’exemple : toujours il trouvera, même en trichant, dans son expérience antérieure quelque cadre où placer son idée ou son impression nouvelles.

Pourquoi, en présence de ces prétendus troubles cénesthésiques, nos malades ne se contentent-ils pas à aussi peu de frais que nous ? Voilà ce que la théorie cénesthésique ne réussit pas à expliquer, sinon en invoquant une prédisposition qui remet tout en question, puisque, sans elle, les troubles cénesthésiques demeureraient sans effets. Et c’est précisément ce qu’il importerait avant tout d’expliquer, puisque ce n’est pas par des troubles cénesthésiques dont nous avons tous l’expérience, mais par la manière dont ils réagissent que les malades diffèrent de nous. Nous sommes donc en droit de conclure que la théorie cénesthésique, issue d’hypothèses psychologiques, succombe dans l’explication psychologique des faits auxquels elle prétend satisfaire.

Peut-être nous rendrons-nous mieux compte du luxe d’images et de métaphores, qui nous est apparu ici, d’une manière toujours plus évidente, comme une des caractéristiques essentielles de nos malades, si en psychologie nous nous résignons à être simplement psychologues ? Plus nos connaissances sont objectives, moins les images et les métaphores trouvent de place dans leur expression ; on ne rencontre pas beaucoup de figures de rhétorique en géométrie. L’image et la métaphore ont, au contraire, leur emploi naturel en littérature et en poésie, partout où ce qui prétend à s’exprimer, pénétré de subjectivité, se montre rebelle à nos procédés discursifs et à la généralité plate de la formulation directe. Elles font appel à l’intuition, à défaut de l’intelligence, quand celle-ci, alourdie par l’armature de ses concepts, se laisse, pour ainsi dire, gagner à la course par la multiplicité fuyante du réel. Parallèlement, images et métaphores révèlent que notre besoin d’analyse s’est heurté à des difficultés que les distributions conceptuelles sont hors d’état de surmonter, et s’essaye à se satisfaire par des comparaisons successives et sans cesse plus approchées, dont l’accumulation même finit, à la limite, par nous fournir le sentiment, sinon l’intelligence, de l’irréductible réalité autour de laquelle elles se pressent.

Ce luxe damages et de métaphores, ce besoin insurmontable d’analyse se rencontrent chez nos malades, comme chez l’artiste et chez le poète. Ne serait-ce pas que les états cénesthésiques, auxquels notre attention ne prête plus semblable dignité, se posent au regard de leur conscience comme un problème aussi difficile à résoudre et aussi digne d’une solution que font, aux yeux d une élite, les plus subtils mouvements de la sensibilité individuelle ? Mais ceci n’est qu’une hypothèse qui aura besoin d être confirmée. Qu’il nous suffise, pour le moment, de nous être rendu compte que les réactions intellectuelles, sous leur forme la plus atténuée, ne sauraient trouver leur explication dans quelque caractère singulier de certains états psychiques, mais au contraire dans l’attitude que prend la conscience à l’égard de ces états.

L’étude de ces premières réactions intellectuelles était, du reste, un acheminement naturel à l’étude des délires, puisque l’objectivation des images, la réalisation des métaphores, comme en témoignent les observations de Berthe, Charles, Emma, Fernande, nous conduisent en plein cœur des conceptions délirantes. Il se fait, comme dirait Kant, une sorte de passage des jugements de perception aux jugements d’expérience, du subjectif à l’objectif. Et, de ce passage, on ne saurait trop souligner 1 importance, car il aboutit à la constitution d’une nouvelle expérience, paradoxale au premier chef, puisque fondée sur des jugements de perception. Mais si ce passage est fréquent, le cas d’Adrienne suffit à démontrer qu’il n’est pas, cliniquement, nécessaire.


23 Sous le nom de cénesthopathes, MM. Dupré et P. Camus {Encéphale, 1907, II, p. 616) ont isolé des hystériques, des neurasthéniques et des hypocondriaques un type de malades caractérisés par l’intensité, la persistance, la spécificité des malaises sensitifs qu’ils dénoncent, généralement à l’exclusion de tout autre symptôme, à grand renfort d’images et de comparaisons : « Les cénesthopathes sont des malades à hérédité tarée et à déséquilibre constitutionnel ; mais chez eux le déséquilibre atteint seulement ou surtout la sphère sensitive. Ce sont des anormaux de la sensibilité, ce ne sont pas des délirants ». M. Dupré a repris récemment [le Mouvement Médical, janvier 1913) cette description des cénesthopathies, « perturbations de la sensibilité centrale des organes, semblant intéresser les territoires centraux de projection », en soulignant toutefois peut-être davantage la fréquence de leurs associations avec des troubles dépressifs, des préoccupations hypocondriaques, des idées de négation et de persécution et la possibilité de leur évolution délirante. La réalité clinique de ce syndrome n’est pas douteuse et nous en avons nous-même publié une observation avec M. P. Camus (Encéphale, 1909,1, p. 595). Seules, son autonomie et l’interprétation qu’en ont fournie MM. Dupré et P. Camus nous paraissent soulever des difficultés que nous avons déjà indiquées ailleurs (XXIe Congrès des Aliénistes et Neurologistes de France, 19Il, p. 51) et sont de nouveau ici, au moins pour une part, l’objet de notre discussion.