Dédicace

Je crois que les dédicaces sont des déclarations importantes et non de pures formalités. Je ne dédierai donc pas ce livre à Ronald Laing à qui je dois plus qu’à aucun autre homme sur, ou sous, terre. Pas plus qu’à Juliet Mitchell avec qui je vivais et faisais l’amour pendant que j’écrivais ce livre. Ils connaissent de toute manière mes sentiments.

Vers la fin de la rédaction de ce livre contre la famille, j’ai traversé une crise spirituelle et physique très profonde. Elle s’est terminée par les expériences de mort et de re-naissance que j’ai décrites dans ces pages. Ceux qui furent à mes côtés aux plus durs moments, qui m’entourèrent d’une gentillesse et d’un intérêt immenses sont mon frère Peter, ma belle-sœur Carol et leurs fillettes. Exactement ce que devrait être une vraie famille. J’ai enseigné à Heidi le langage de l’eau, je lui ai appris à serrer la main des chênes, à leur dire bonjour et à écouter les réponses étonnamment diverses que donnent les arbres. Ce qu’elle m’a appris va beaucoup plus loin.