Lexique sommaire

Anamnese    interrogatoire.

Anorexie    ne pas avoir envie de manger, refuser.

Castration    frustration de possibilités hédoniques ; cf. p. 17,

74 et la suite.

Enurésie    pipi    au lit.

Encoprésie    caca    dans sa    culotte.

Gonades    glandes génitales (testicules, ovaires).

Intercurrentes    occasionnelles.

Hédonisme    recherche du plaisir ; cf. p. 27.

Homosexualité, latente,    sublimée    :    cf.    note    p.    91.

Homosexualité féminine    : cf. note    p.    89 et    p.    110.

'Libido    « besoin de plaisir », cf. p. 21 « la libido    est à la

sexualité ce que la faim est à la nutrition ». Masochisme    cf.    note 1, p. 33.

Narcissisme    ici    au sens de « sentiment    d’intégrité    du corps    ».

Onirique    de    rêve.

Sadisme    cf.    note p. 34.

Scotomiser    ne    pas voir ; par exemple,    au    sens    de    «    ...    ils    ont

des yeux et ne voient pas... ».

Symptôme    manifestation (de comportement ou de    pensée)

retenue pour maladive.

Symptomatologie ensemble des symptômes.

1

Voir p. 147.

2

Cf. Lagache, la Psychanalyse, P.U.F. ; Berge, Education sexuelle et affective, Scarabée ; Favez, la Psychothérapie, in C.P.M., Bourrelier.

3

Répétons qu’il s’agit d’un schéma ; ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’en somme l’inconscient, source de la force affective, est très tôt « divisé contre lui-même » (Ça — et Sur-Moi).

4

Par exemple, un sujet ouvrant son parapluie en pleine réunion, suivant l’ordre qu’il en avait reçu sous hypnose, répondait aux questions de l’entourage : « Je veux voir si mon parapluie est en bon état. »

5

Un peu comme dans le jeu savant et apparemment paradoxal de certaines corrélations endocriniennes ou biochimiques.

Autrement dit, comme le notent Jury et Fraenkel, « si l’analyste évoque un refoulement pour amener le défoulement, il peut renforcer justement le refoulement visé ».

6

Et encore actuellement de ceux qui, armés de notions de psychanalyse, aiment à interpréter autour d’eux les symptômes et les rêves, ce qui peut avoir un intérêt anecdotique, mais aussi entraîner, vis-à-vis de sujets névrosés, des effets pénibles, néfastes et même dangereux.

7

C’était particulièrement vrai en 1939. Depuis, la technique a évolué, et si on ne néglige pas d’analyser les résistances, l’interprétation porte davantage sur les pulsions dont l’expression claire par le désir est interdite du fait des résistances et qui sont dès lors travesties en demandes.

8

On pourrait dire aussi « stade buccal » à condition de retenir qu’il s’agit de tout le carrefour aéro-digestif (préhension, labiale, dentaire, gustation, déglutition, émission de sons, aspiration et expiration de l’air...).

9

   Par le mot « amour » qui, dans la langue française, qualifie toutes les possibilités libidinales (on aime un plat, on aime l’argent, on aime un être, on aime « aimer »), on désigne aussi « l’intérêt affectif en lui-même », sous toutes ses formes, ce que nous appellerons : « aimance ».

10

« Masochique », en première approximation, peut être entendu comme de l’ordre du « fais-moi quelque chose », « plaisir à ressentir des applications passives sur le corps » (la progression générale du boudin fécal, son

Apparition à l’ampoule rectale, ne sont pas en effet des actes volontaires et onnent par conséquent des sensations ressenties passivement).

11

Il est probable que la libido anale est plus qu’orificielle, une libido diffuse « à tout l’intérieur » allant à la rencontre de la libido orale, l’auto-érotisme narcissisant de se sentir « maître de sa nutrition et de sa croissance » de bout en bout, c’est peut-être le cas de le dire.

z. De même, « sadique » peut être entendu en gros comme de l’ordre du « je te fais quelque chose avec mon corps », « je veux avoir droit de vie et de mort sur des objets, du vivant, toi—comme je le voulais sur mes excréments ».

12

Dans Totem // Tabou, Freud a traité de la question du totémisme non pas au sens clinique où nous l’entendons en ce moment, mais dans le « en* historique ou religieux.

13

Une fillette de 1 ans et demi disait un jour : « Les gâçons, y sont foôl » d’un air admiratif, les mains jointes, en regardant se battre des garçonnet » ensemble.

14

Nous tiendrons pour extérieur au cadre de cette étude le cas du célibat de vocation commun à tant de règles religieuses et qui, dans ses modalités humainement réussies, peut s’exprimer en langage psychanalytique comme une réussite du sujet dans la symbolisation de sa personne et de sa fécondité libidinale.

15

Le vrai père n’est castrateur que du fait de sa possession sexuelle de la mère dont il interdit définitivement la concupiscence au fils. L’inceste interdit ouvre la voie au désir valable pour les femmes extra-familiales.

Tout célibataire par fonction est inconsciemment ressenti par l’enfant comme eunuque par infirmité ou par destin malheureux. Il est difficile, sinon impossible, avant l’âge adulte, d admettre que le célibat soit le fait d’une vocation de sublimation génitale, c’est-à-dire compatible avec la valorisation éthique des émois et satisfactions de la vie de couple hétérosexuel ; aussi toutes restrictions sexuelles conseillées par les éducateurs et éducatrices célibataires sont-elles reçues comme des stimulations de l’érotique prégénitale venues de l’autorité reconnue. Ce n’est évidemment pas le but recherché !

16

Sans psychanalyse.

17

Pour la compréhension de ce qui va itre la partie la plus difficile de l’exposé, il est important que le lecteur ait distinctement à l’esprit, chaque fois qu’elle se présentera, la différence entre l'angoisse (consciente) et le complexe (inconscient).

18

Alias la mire, et une mère phallique.

19

Entretenir doit être entendu au sens large du terme. Il est son compagnon de vie même si la mère travaille.

20

Remarquons que dans bien des cas, le complexe d’Œdipe se « joue » sur une tante, sœur de la mère ou une grande sœur, afin d’évitçr le danger de la rivalité avec le père ; ce danger n’en est pas moins là, car l’enfant a beau « jouer » son complexe d’Œdipe sur une autre, c’est à sa mère possédée par son rival qu’il pense, et il réagit vis-à-vis de l’autre femme « comme si papa la défendait ».

21

z. « Projeter » signifie « attribuer inconsciemment à quelqu’un d’autre ce que l’on éprouve « oi-même ».

22

Séparer le* parents pour l’inconscient équivaut i « tuer son père ».

23

Là réside, nous le verrons, une grande différence avec la structure de la femme ; elle découle du fait que celle-ci a pour tout premier objet d’amour un être du même sexe ; nous verrons que cela ne sera pas sans comporter d’autres difficultés : la fréquence de l’homosexualité féminine latente.

24

Psychanalytiquement, on parle d’homosexualité « latente » (inconsciente ou refoulée) pour la différencier de l’homosexualité « manifeste », celle des pédérastes, actifs ou passifs, et de l’homosexualité « sublimée », celle qui régit les rapports amicaux entre individus du même sexe sans composante inconsciente affective autre que des composantes oblatives du stade génital objectif, c’est-à-dire sans ambivalence et sans jalousie.

25

Voir p. 80.

26

danger la libido du garçon, il épanouit celle de la fille ». Ou encore, autrement dit, si on veut : « Le complexe de castration, le garçon n’en a que faire ; 1a fille, au contraire, c’est ce qui la pose comme femme. »

27

A condition que le couple parental ne soit pas névrotiquement inversé : pire faible, annihilé à la maison par sa femme. Dans ce cas la sexualité masculine (qui n’est pas qu’une question de morphologie génitale pour l’enfant mais une question de supériorité agressive dans le comportement) restera attribuée à « a mire, alors même qu’elle connaîtra plus tard l’anatomie objective.

28

   Poupées fétiches ressortissant à l’investissehient anal et uréttal excrémentiel déplacé.

29

C’est précisément parce que la fille « attend » que la rivalité œdipienne va être pour elle moins dramatique que pour le garçon. Elle trouve au fond d’elle-même une bien moindre initiative à l'hostilité, donc à l'angoisse et à la culpabilité, vis-à-vis du parent du même sexe.

30

Actuellement, je préfère parler d’angoisse de viol éviscérateur. Voir « Rapport pour les journées d’Amsterdam sur le destin féminin de la libido génitale » septembre i960, in la Psychanalyse, P.U.F.

31

Voir note p. 55.

Ainsi s’expriment des jeunes filles même très jolies et enviées pour leur beauté. Elles se trouvent un défaut esthétique quelconque dont elle » sont obsédées.

Plus tard ce sont, si elles se marient, des femmes frigides victimes revendicatrices ou sacrifiées face à l’homme, et plus encore dans leur maternité, avec leurs enfants des mères castratrices, engendreuses de névroses familiales.

32

Les mères à complexe de virilité provoquent chez les filles des infantilités affectives. Ces dernières, si elles deviennent mères, provoquent chez leurs enfants des névroses d’angoisse précoces responsables de désordres somatiques ou psychique* ou les deux.

33

C’est pour ce motif (« qu’elles n’ont pas de Sur-Moi » — quand elles arrivent à ne pas en avoir) qu’elles sont si aimables pour l’homme. « On peut tout y mettre » — « ça portera ». Inversement la femme est fascinée par ce que le Sur-Moi évoque de civilisation indéfinie. Cette bipolarité est sans doute une des données du couple, sorte de dialectique du « rien » et du « tout », qui marche d’autant mieux qu’ils sont mieux... découplés.

C’est parce qu’elle n’a pas de Sur-Moi — parce qu’elle en a moins — que la femme apparaît « pleine de grâce », c’est-à-dire de présence. Remarquer comment l’enfant qui n’a pas de Sur-Moi est lui aussi plein de grâce.

34

De vieillir, qui alimente le commerce des instituts de beauté.

35

Il s’en trouve parmi des femmes mariées à des époux tutélaires et qui, devenues mère ou non, sont restées frigides et infantiles.

36

   Cf. cas de Gérard..Cas de Claudine.

37

   Cf. cas de Roland.

38

Cf. cas de Bernard.

39

i. Une poussée d’angoisse plusieurs mois après la guérison peut faire réapparaître le symptôme énurésie à la faveur du « point de fixation » auquel l'enfant reste sensibilisé jusqu’à la liquidation de l'Œdipe.

40

Il faut vraiment avoir vu en traitement beaucoup d’enfants, garçons et filles, pour être persuadé de la profondeur de leur adhésion à ce genre de symbolisme (« poteau arraché ») qui nous paraît, à nous adultes, un trait d’esprit superficiel, et encore un mauvais trait d’esprit, risible.

« Cette petite chanson me remplissait d’une effroyable tristesse :

Nous n’irons plus au bois,

Les lauriers sont coupés.

expliquez donc ces bizarreries de l’enfance I » dit George S and (cité par

H. Deutsch).

41

   C’est « cela » qui a « constitué » l’événement hautement et spéciüque-ment traumatisant.

42

   N’oublions pas que le sentiment de culpabilité est, à l’origine, un méca

43

nisme de défense mental contre l’adulte et le monde extérieur conçus comme

44

« tout-puissants » et « omnisexués ».

45

Ajoutons que la soi-disant maladie de cœur du père, occasion de sa réforme au service militaire, rendait le symptôme hypocondriaque à la fois valable comme moyen d’identification au père et voué à la survalorisation masochique érotique passive pour désarmer l’agressivité réelle de la mère.

46

   Le docteur Edouard Pichon, animateur du Mouvement psychanalytique en France avant la guerre de 39 et président de la Société psychanalytique de Paris est mort au début de la guerre de 59-45.

47

Retenons-le auasil

48

Voir p. 9.

49

Anna Freud a soutenu contre Mélanie Klein la légitimité de cette action éducative.

50

Nous ne parlons pas des psychanalystes non médecins, car, outre la thérapeutique médico-psychiatrique, la psychanalyse est une science qui intéresse à divers titres l’éducateur, le sociologue, le criminologue, l’historien et en général tous ceux qui s’intéressent aux faits humains.

51

C’est pourquoi il faut bien connaître les adultes et leurs réactions affectives par la pratique de la psychanalyse classique des adultes pour essayer de prévenir les réactions nuisibles des parents ou d’y parer le plus possible afin de préserver nos petits malades, leurs enfants, de leurs réactions inconscientes souvent néfastes derrière leurs bonnes intentions conscientes.

52

De son traitement psychanalytique qui a duré une année scolaire à raison de deux fois par semaine, j*ai extrait les dessins i, 2, 3, 4 et 5 (p. 173 et la suite).

53

Depuis cet enfant a conduit une scolarité normale, a fait son service militaire, s’est marié, est père de famille et réussit professionnellement (note de 1971).

54

Que l’on mesure en 1971 le chemin parcouru depuis la parution de ce livre en 1959, livre qui était ma thèse de médecine.

55

Sic !

56

Qui, nous l’apprendrons ultérieurement, n’est que le père adoptif de Bernard, pour qui il est moins indulgent — bien qu’il 1 aime beaucoup — que

57

Le nom de jeune fille de Françoise Dolto. C’est en 1942 que le docteur Françoise Marette épousa le docteur Boris Dolto ; ce travaU date de 1959.

58

Etre inférieure en beauté capillaire, en comparaison d’un garçon, telle est la rationalisation choisie par l’inconscient ; l’envie des boucles symbolise l’envie « d’un autre ornement » caractéristique de Mimi et de Bernard.

59

Voir dessins p. 181.

60

L’envahissement de la Tchécoslovaquie. Munich.

61

   Noter que « réalité » n’est pas synonyme de « réel ».