Remerciements

Les recherches qui constituent la substance de cet ouvrage ont été rendues possibles par une subvention du National Institute of Mental Health (des États-Unis), grâce à laquelle j’ai pu passer quatre mois en Autriche, en Allemagne, en France et en Suisse, interrogeant de nombreuses personnes et recueillant des documents dans les archives ; j’ai pu également utiliser pendant trois ans les services d’une secrétaire médicale. Une subvention du British Council m’a permis un séjour en Angleterre, et grâce à une subvention de la Direction des services psychiatriques du Québec, j’ai pu passer un deuxième été de recherches à Zurich et à Vienne. J’ai été favorisé aussi par des encouragements de la part de l’université de Montréal.

Des conseils utiles et des renseignements précieux m’ont été prodigués par le professeur Wemer Leibbrand de Munich, le professeur Erwin Ackerknecht de Zurich, et surtout par madame le professeur Ema Lesky de Vienne, qui a bien voulu aussi me prêter son Histoire de l’École de médecine de Vienne, avant même sa publication.

Le vicomte du Boisdulier m’a fourni d’abondantes informations, tirées des archives familiales, sur son illustre ancêtre, le marquis de Puységur. J’ai recueilli des données de première main sur Pierre Janet auprès de ses deux filles, mademoiselle Fanny Janet et madame Hélène Pichon-Janet, ainsi que du professeur Jean Delay et de monsieur Ignace Meyerson. Madame Kâthe Breuer m’a fourni d’abondants renseignements sur son beau-père, le docteur Josef Breuer, et m’a autorisé à utiliser des lettres inédites et d’autres documents, entre autres ceux de la Fondation Breuer.

Monsieur Ernest Freud m’a obligeamment montré le bureau et la bibliothèque de son père, reconstitués dans sa maison de Maresfield Gardens, à Londres, et m’a fourni d’intéressants éclaircissements sur divers points. Le docteur K.R. Eissler, directeur des Archives freudiennes, m’a donné d’utiles conseils et m’a aimablement prêté son étude inédite sur la personnalité de Freud. J’ai surtout recueilli des souvenirs de première main sur Freud et les débuts du mouvement psychanalytique auprès du pasteur Oskar Pfister et du docteur Alphonse Maeder, tous deux de Zurich. Les divergences manifestes entre la version courante de certains événements et le récit qu’en faisaient ces deux militants de la première heure ont été l’une des causes qui m’ont amené à une attitude plus critique dans mes recherches. Dans mes recherches sur Freud, j’ai reçu l’aide extrêmement généreuse de madame Renée Gicklhom, de Vienne, qui m’a prêté le manuscrit inédit de son ouvrage sur le « procès Wagner-Jauregg », ainsi que des photocopies de plusieurs documents précieux.

Le docteur Alexandra Adler et plusieurs personnes de sa famille habitant en Autriche, en Allemagne, en Australie et en Amérique, m’ont communiqué des souvenirs sur Alfred Adler. Le docteur Hans Beckh-Widmanstetter m’a introduit dans le labyrinthe des archives viennoises, m’a aidé de toutes les façons, et après mon départ de Vienne a poursuivi les recherches pour mon compte. Il m’a également autorisé à utiliser son étude inédite sur l’enfance et la jeunesse d’Alfred Adler. J’ai recueilli d’autres renseignements auprès du professeur Viktor Frankl, du pasteur Ernst Jahn, de Berlin-Steglitz, et du professeur et madame Ansbacher, de Burlington (Vermont).

J’avais connu personnellement C.G. Jung et l’avais interrogé sur tous les points qui me paraissaient obscurs dans ses écrits. Après quoi je lui avais envoyé une première rédaction d’un exposé de ses théories, qu’il m’avait renvoyé avec ses annotations. Je dois aussi des remerciements à monsieur et madame Franz Jung, au docteur C.A. Meier, à madame Aniéla Jaffé, et à ceux qui m’ont permis de consulter les cours et les séminaires inédits de Jung.

Les docteurs Charles Baudoin, Ludwig Binswanger, Oscar Diethelm, Henri Floumoy, Eugène Minkowski, Jacob Moreno, Gustav Morrf, madame Olga Ros-chach, le docteur Léopold Szondi et bien d’autres m’ont procuré des données intéressantes sur beaucoup de points importants.

Pour l’aide qu’ils m’ont apportée, j’exprime ici ma reconnaissance aux bibliothécaires de la New York Public Library, de la Bibliothèque du Congrès de Washington, de la Bibliothèque nationale de médecine à Bethesda (Maryland), de la Bibliothèque nationale de Paris, de la Bibliothèque du British Muséum de Londres, de la Bibliothèque nationale suisse de Berne, des bibliothèques universitaires de Strasbourg, Nancy, Bâle, Zurich, Genève, Vienne et Sofia, de la Bibliothèque du Goetheanum de Domach, du département des archives de la Neue Ziircher Zeitung de Zurich, et, last but not least, des bibliothèques de l’université McGill et de l’université de Montréal.

Si longue que soit cette liste, elle reste bien incomplète. Elle devrait inclure, tout au moins, les étudiants dont les questions et les remarques m’ont souvent incité à examiner de plus près certains problèmes, confirmant ainsi la vérité de l’aphorisme de Rabbi Chanuna, dans le Talmud : « J’ai beaucoup appris de mes maîtres, davantage de mes collègues et plus que tout, de mes étudiants. »