La fente dans la pensée

11 juin 1975

Nous avons vu la dernière fois que l’un des deux complexes nodaux de la psychanalyse, le complexe de castration, ce pilier de la théorie, constituait paradoxalement une Verbe sserun g der Vergangenheit, une amélioration du passé d’une classe assurément particulière. Mais qui satisfait néanmoins à la condition énoncée par Freud dans la lettre à Romain Rolland d’être aussi un prix payé : « Cela me réussit au prix de… », Und es gelang mir auf Ko s t en '… Le prix payé, vous le savez, est un énoncé faux concernant le passé, einer falschen Aussage über die Vergangenheit. Et, de cet énoncé faux concernant le passé, dans le même texte à Romain Rolland, Freud donne encore une autre formulation, c’est la Regung der Pietàt, ce mouvement de piété filiale sur lequel s’achève le travail en 1936. Ce mouvement est aussi un faux énoncé concernant le passé. Encore fallait-il y arriver, et par une démarche qui ne laisse pas ce qui est de l’ordre de la décision hors de ce qui la constitue. Décision bien sûr que nul ne peut prendre à la place du sujet qui en est concerné pour son destin.

Je m’étais attaché devant vous à la marche vers cette décision comme telle dans un premier cycle 415 416, parce qu’elle est le ressort de l’œuvre et son effet à la fois. Mais pourquoi Freud fut ainsi tendu, cela ne pouvait être abordé que dans un second temps. D’autant plus qu’aux tous derniers instants, sur ce point-là, Freud avait encore à dire. C’est là que la plume lui est tombée des mains.

Amélioration du passé paradoxale, en ce sens que le complexe nouveau continue à fendre le discours de l’analyse, comme il le fait des cures. Tristesse ou gaieté, défaite ou triomphe, résistance ou exhortation, toutes voilées qu’en soient les formes, refus ou prise en compte militante, rien n’empêche que ce complexe exprime ce que le sujet veut aussi le moins.

À la dénonciation de l’analyse comme horreur de la castration des hommes et des femmes, dénonciation où les deux sexes ont partie liée – castration du patient, castration des masses – répond dans un aveuglement égal un discours où l’on fait mine d’ « assumer la castration ». Depuis le technique « Où en est-il, ou elle, de sa castration ? L’a-t-il seulement abordée ? » à la carrière nouvelle et il faut dire française de la castration (la rencontre avec l’étranger vierge d’imprégnation française est édifiante à cet égard), tout montre que rien ne peut faire qu’on laisse la castration sans en rien faire.

Car on ne peut laisser sans rien faire cette chose dont Freud fait un fragment du passé, d’un passé qu’il faut améliorer compte tenu de ce qui, selon Freud, guette toujours. Et toute l’affaire est bien qu’à ce jour rien n’indique qu’il ait eu tort sur ce point. Tout l’ensemble de la vie psychique, donc aussi mentale, de l’être humain témoigne du contraire. Et rien n’empêche que ce faux énoncé concernant le passé n’obéisse également à une double condition de l’ensemble de la production freudienne, celle d’être, plus que de son talent, marquée de ce génie particulier qui fait d’elle, comme théorie même, une amélioration du passé au sens où nous pouvons l’entendre maintenant, et simultanément une vérité théorique. C’est ce que j’ai déjà avancé dans une formulation maintenant dépassée : que la théorie analytique et le travail de l’analyse devaient être nécessairement au double service des refoulements et de leur levée, et toujours à l’avantage, même léger, de cette dernière. C’est-à-dire que pratique et théorie doivent être productrices de vérités théoriques.

La construction par Freud du complexe de castration, aussitôt effectuée, est refusée par une génération de dissidents, pour des raisons dont certaines peuvent mieux apparaître quand on mesure, de cette construction, la précarité. Elle est précaire comme le pronostic de certaines cures (voir le travail de 1937), comme en témoigne aussi la longue trajectoire nécessaire à parfaire son échafaudage. Précaire aussi comme le résultat de certaines cures dont Freud donne le bilan en 1937, et comme le montre enfin le travail inachevé sur « Le clivage du Moi ». Ainsi elle est refusée, comme le sont souvent dans le mouvement des idées de la science les propositions dont la nouveauté rencontre chez les élèves la hâte qui leur fait un sort, avant que le maître n’en ait développé l’assise. Mais au début du siècle, dans le vif de l’affaire, à la dénonciation par Freud de toutes les tares chez Steckel et Adler, qu’y avait-il au fond à opposer, sinon la nécessité de l’obéissance au maître vivant ? Obéissance dont j’ai déjà indiqué qu’elle était terriblement impossible (avec son corollaire d’obéissance consentie aux chefs, même aux petits).

Cette construction de Freud, qu’il n’y a guère d’inconvénient à appeler son fantasme, fut pour lui une construction nécessaire. Mais c’est une vérité théorique en ceci qu’elle est aussi nécessaire à la pensée de l’enfant.

Que le développement de la pensée de l’enfant soit l’aventure commune de l’humanité n’empêche pas cette aventure d’être environnée de dangers. La psychose en témoigne. Freud la mentionne, dans son travail sur le clivage, comme solution voisine, au sens où quelque chose de très voisin de la psychose va tout de même se produire. Quelque chose de notable en ceci que cela se produit toujours. C’est la surprise de Freud de s’en être avisé si tard.

Car le prix de castration, le prix à payer pour produire la théorisation du fantasme, pour produire du passé une formule d’énoncé erroné, ne suffit pas à bloquer la voie à quelque chose que pourtant le couvercle jaune maintient déjà. Il y a au début du discours un manque, un blanc. Quelque chose ne se prête pas à être dit là où, comme sans transition ni commentaire, de ce que les petites filles révèlent visiblement sur leur corps, le discours passe au baptême direct de ce qui devient la première différence, la différence des sexes, du nom de « manque de pénis », Penismangel. Entre ce qui se donne là à voir et le manque de pénis, quelque chose ne s’est pas prêté à la linéarité du discours, selon l’expression que m’en a donné Robert Pujol. Quelque chose qui ne se prête qu’à la vue, et à la place de quoi la castration a été théorisée, ne s’est pas prêté à la théorisation. Quelque chose est resté sans histoire mais n’a eu que des représentations diversement cadrées, du texte sur les « Souvenirs » et de celui sur Gradiva jusqu’au retour à l’Acropole en 1936. Et à la place de quoi est venu le phallus imaginaire qui a constitué le pilier central du corpus analytique, malgré les aléas de sa constitution.

C’est même là-dessus que s’arrêtent les lignes de l’article inachevé sur le terrain clinique où il se place. Car malgré le to and fro 417 418, le hin und her4 entre le désaveu et la reconnaissance, dans ce va-et-vient, chez le garçon dont Freud rapporte le passé, c’était tout de même la castration qui avait trouvé son expression la plus claire, doch noch ein deutlichcr Ausdruck. Car le petit garçon avait grande crainte que l’on touche à ses orteils. Les orteils dont Jakob, le père de Freud, disait qu’un seul d’entre ceux des pieds de son fils avait plus d’intelligence que toute sa tête à lui. La castration doit rester clairement représentable, c’est ce qui intéresse Freud, fût-ce avec des représentations qui figurent dans le discours de son destin. Mais, à ce qui ne se dit ni ne se théorise jusque-là, un prix reste encore à payer, que le prix déjà payé ne suffit pas à retenir. Tout doit se payer d’une façon ou d’une autre. But everything bas to be paid for, one way or another, écrit Strachey419. Aber umsonst ist bekanntlich nur der Tod, dit Freud, ce qui est tout à fait autre chose et d’une tout autre gravité420 421. Littéralement : « seule la mort est connaissable gratis ». Seule la mort a une représentation d’une repré-sentabilité qui ne coûterait rien à l’être humain, car elle se charge, si l’on peut dire, de se représenter toute seule, en faisant fi des représentations que la créature humaine ne cesse de chercher à lui donner.

Le reste, ce qui a trait à la vie, à sa conservation et plus précisément à celle que Freud appelle la Seelenleben, vie de l’esprit, se paye d’un prix dont on va enfin connaître la limite. Et sa proximité déjà notée avec la psychose. À ceci près, et c’est la grande surprise, qu’il en va ainsi pour tout le monde. Au point que l’on peut se demander si la nouveauté qu’il y à à le dire ne tient pas au fait que c’était toujours connu. Car ce succès, this success, der Erfolg, ce dernier ou premier succès, se paye pour Freud d’une révision de la représentation du Moi. We are clearly at fault1, nous avons clairement tort, Wir haben offenbar darin XJnrecht, de tenir comme allant de soi {we take for grantedfür etwas

Selbstverstandliches hatten422), la fonction de synthèse du processus du Moi. Et d’avoir ainsi manqué jusque-là de voir son aptitude à devenir le lieu d’une Spaltung, Ichspaltung, clivage du Moi. C’est-à-dire à devenir le lieu théorique de la représentation d’une Spalte, d’une fente. Spalte qui n’a pas eu d’histoire analytique, sauf au dernier chapitre de l’œuvre de Freud, dans ce qu’il appelle le Moi. Malgré la zwies-pàltige Einstellung, l’attitude, la disposition partagée (de la femme, d’ailleurs) face au complexe de castration, dans « La sexualité féminine » (texte de 1931)423, malgré même la Spaltung dans la Seelenleben, vie de l’esprit, activité mentale, du fétichiste et sa zwiespaltige Einstellung, position toujours divisée, zur Frage der Kastration des Weibes 424, par rapport à la question de la castration de la femme (texte de 1927, époque où surgissent les premiers reflets d’une Spaltung qui n’a pas encore trouvé son lieu d’affectation définitif), ce qui était resté non théorisable va trouver là une amorce de théorisation, qui commence par son assertion et sa redécouverte.

Mais, étant donné le lieu où, selon Freud, pour les petits garçons, s’en offre la représentation qui reste la vie durant comme morte-née, étant donné que c’est une représentation qui abolirait le représentable entre-temps – tant en raison du lieu que de la vie même de l’esprit qui n’est qu’une chaîne infinie de représentations –, la fente s’est théorisée dans le contexte représentatif de l’anatomie comme coupure, dont le trait croise celui de la fente.

Cela finira donc par se fendre dans le Moi, dans la vie psychique, dans l’activité de pensée, qui a son siège dans la tête. Tête qui du reste porte enfermé cet organe vital, seul aussi dans son unité à être partagé d’un trait de séparation médian, à savoir l’encéphale, en ses deux hémisphères. Trait qui aligne son plan avec le trait visible sur un organe que Freud ne nomme jamais, sauf une fois (lorsqu’il s’agit d’en parler comme porteur de représentation). Le discours médical restant, sur cet organe, toujours évidemment possible.

Cette fente-là dans l’activité psychique est fente aussi dans l’activité de pensée. Car elle en est pour finir la condition même. Elle est trait, trait d’équilibre mental, cet équilibre où, dès le début de l’œuvre, Freud, comme nous l’avons vu, avait inscrit ce même trait dans le cadre de la symétrie bilatérale. Dont il s’émerveillait que le petit garçon prît garde dans le rêve « Mon fils le myope » et sa suite dans « Geseres et Ungeseres », où comme je vous l’avais montré au début de ce cycle, cette symétrie bilatérale rétablissait l’équilibre nécessaire à ce que Freud appelait « le développement intellectuel ». Quant à la fente féminine et à la relation sexuelle, elles ne se rapportent pas à la même structure. Le domaine des complexes trouvera là les premiers repères de son champ futur.

Tout ce que l’œuvre de Freud a de fendu et de fendant à la fois, tout ce qu’elle partage (à quoi dans la liste Lacan ajoute le sujet et la pensée, le savoir et la vérité) reçoit vers la conclusion de l’œuvre cette marque nouvelle mais seconde d’une fente. Pour cette raison, on peut l’appeler refente, au sens où l’on retrouve ce que l’on n’a pourtant jamais eu.

Quant à cette vérité théorique qu’est le complexe de castration, elle est une notion hétéroclite pour cette raison déjà qu’elle est mise en avant comme le postiche, comme le trompe-l’œil de l’exposition dite burlesque que Freud nomme parodistisch. Mise en avant, en trompe-l’œil, qui dissimule ce qui n’est pas représentable mais qui néanmoins va circuler ailleurs, et trouver une expression dans la Gradiva, Ritz du Rocher, S paît du mur. Ce mur qui est derrière les colonnes, auxquelles il nous faut revenir une dernière fois.

Car enfin, s’il est clair que le jaune venait recouvrir ce qui n’est pas représentable et qui n’était pas théorisable, peut-être avez-vous pensé qu’avec désinvolture j’octroyais au jaune la vertu, que pourtant le texte de Freud illustre, d’être posé au cœur de la découpe ou sur les colonnes qui la cadrent aussi. Mais le génie des langues, s’il peut se transcrire, ne peut cependant se traduire. Or il se fait qu’en allemand Spalt, c’est la fente, comme S pake son féminin ; mais Spalt, c’est aussi la colonne. Ainsi, par exemple, un glacier est Spalten-reich, riche en fentes, crevassé. Et ce qui vient Spaltensatz se présente en colonnes. Ce qui nomme la fente en allemand – la langue de Freud – désigne aussi les colonnes. Autre fil secret et langagier dans l’œuvre et dans ses points d’appui et de relais, entre le souvenir d’après-coup et l’Acropole en passant par Gradiva. Qu’un fil secret fasse ainsi passer quelque chose de la fente à la colonne est très important pour nous. Car nous voilà arrivés au cœur du domaine dunkel, obscur, où résident selon Freud les chances d’avenir du travail analytique. Et il ne s’agit point de l’obscurité comme telle du domaine de la féminité, mais de l’obscurité, de l’incertitude, de la difficulté, de la différence des sexes, c’est-à-dire des limites que rencontre sa reconnaissance. Donc des limites rencontrées par la reconnaissance de la différence comme telle. Et le fil allemand qui de la fente va à la colonne ferait qu’on se pose la question : qu’est-ce qui vraiment apporte la différence, la fente ou le phallus ? Ou, pour retourner les choses et ce faisant les laisser là où précisément elles sont dans le langage commun, un organe peut-il être différent, et alors de quoi ? Est-ce le phallus imaginaire par sa proéminence, ou la fente par sa structure sans représentation ?

C’est là peut-être que le génie d’une autre langue est venu, tard, dans la courte histoire du mouvement analytique, prendre en relais peut-être secrètement ce que Freud avait, en 1938, laissé. Ce fut peut-être le génie de la langue française, lieu indiscutable d’une reprise de quelque chose dont on doit dire à tout le moins qu’aucune autre langue ne l’a à ce jour repris. Mais reprise ambiguë et d’autant plus secrète que son ressort s’abrite totalement tel qu’il est à découvert en plein milieu du champ.

Le français qui familièrement, dans certaines régions, appelle ce que l’on voit dans l’entrejambe des femmes « le fendu » a dans son génie d’appeler le même lieu : défendu.

Ironie du signifiant : effet d’une décision. La décision ne protège pas la fente, mais protège d’elle. La décision qui dé-fend, qui libère aussi (de la fente). Comme Entscheidung, mot allemand qui à lui seul, au secret de la langue allemande, réalise la même opération. Ent privatif. Scheide, Scheidung, à la fois fourreau et séparation. Il y a donc le fendu et le défendu, qui est le décidé. Là se trouve aussi l’hymen. L’indécidable.

La décision, Entscheidung, délivre de la logique indéci-dable, la logique séparatrice du voile. Qui peut être porte-fente : c’est ce qu’est, parmi les espèces, la femelle humaine, seule à n’être pas porte-trou. Etre défendue ramène le regard entre les colonnes, séparation discontinue où se restaurent toutes les possibilités, celles de la pensée et celles du désir.

Le défendu français fit de la castration, en raison peut-être du travail secret de la fente dans un mot de la langue de tous les jours, une notion dont Lacan développa la logique au-delà de Freud, comme caution et garantie des possibles, trouvant là une pente que l’on pourrait dire naturelle de la langue. Ce qui permet de dire aussi que l’analyse est le discours qui fit science des interdits qui sont dans l’intervalle, dans l’entre-deux-pieux ou colonnes jaunes, discours qui s’élève de ce lieu comme la théorie du complexe de castration. Et là il n’est pas faux de dire que, si rien n’est dit entre ces deux pieux, si là rien n’est interdit, rien n’est plus possible.

De tout cela, la charge est mise au compte du père. Au nom du père, plus précisément, dont le docteur de la menace féminine n’a été, comme dans la vie, entre femme et homme, qu’un go between, un messager possible. C’est au nom du père qu’est en définitive attribuée la charge de porter, et dans la réalité même, le poids de l’affrontement à la différence des sexes.

En premier lieu pour le garçon. Car la logique de la solution fendue du fétichiste, où la femme conserve son pénis mais est néanmoins châtrée par le père, se retrouve intégralement dans la solution du sujet dit normal ou névrosé. En effet, quelques mois plus tard, dans cette même année 1938, dans 1’ « Abriss » où Freud reprend sa dernière découverte dans le cadre général d’un abrégé, nous apprenons que cette Spaltung, loin d’être un trait distinctif de la structure en jeu dans le fétichisme, est au contraire un trait du Moi, observable dans certaines circonstances chez tous les sujets. Et quelque chose semble avoir joué déjà, l’on pourrait dire encore, qui fait qu’à la première surprise succède un énoncé qui au contraire précise que ce qui avait paru surprenant ne l’est en réalité pas tant qu’on avait pu le croire. Est-ce l’économie générale de ce court ouvrage qui donne à cette Spaltung le cadre d’une théorie générale ? Est-ce le travail du fruit de l’écrit inachevé qui en quelques mois met en perspective, après coup, une conception du Moi ?

^ À ces questions, Freud ne sera plus là pour donner sa réponse. Car à 1’ « à-côté » objectivé de la solution fétichiste (l’objet d’à côté dans une topographie que l’on pourrait dire de lieux, ou d’à-côté, dans une autre langue), le sujet normal ou névrosé sait trouver la ressource d’autres « à-côtés ». Depuis celui d’un jaune qui viendra par-dessus jusqu’à celui d’une théorie qui prendra son essor de ce point là. Des « à-côté-de-contrepartie », qui viennent vers nous. Seule différence d’avec la solution fétichiste qui donnait depuis dix ans déjà à la théorie freudienne le modèle structural de la solution perverse. Que son affinité avec l’activation de l’intelligence et de l’activité intellectuelle ait été notée ne fait que donner acte des modalités de sa constitution 425. Rien n’empêche pourtant l’activation perverse de toujours tourner court quelque part, du fait même que, dans cette structure, c’est le sujet qui joue dans une réalité qu’il suscite comme pour s’y loger et faire en elle se dissoudre ce dont il est en vérité le siège et qui ne peut s’évanouir. C’est ce que Freud fait se réfléchir au niveau du Moi, à savoir une S paît un g, une fente.

Là en effet, vers la fin de l’œuvre, se joue un épisode déterminant, brutalement et rapidement. Et dont, au point où j’en suis de mon rapport à ces choses, je ne puis rendre compte que de cette même façon marquée du lieu où je le trouve. Là, par une nécessité qui pourra vous apparaître, je ne puis faire autrement que d’énoncer des opinions, les miennes, de façon avouée. Car si je connais les questions qui se posent en ce lieu du texte freudien, et si je crois les connaître de façon sûre, comment pourrais-je me dire sûr des réponses ? Est-ce là, pour finir, quelque chose à quoi ma limite est de n’avoir pas su me laisser prendre ? Quitte à avoir tenté le plus pour la reconnaître…

Avec ce travail inachevé, l’œuvre arrive en effet à la croisée des chemins qui restent à parcourir à la postérité de Freud. Croisée des chemins, où s’imposent de nouvelles décisions. Le sort du courant analytique est que précisément elles aient été laissées aux successeurs.

La première des décisions possibles est évidente aujourd’hui. Elle fait du fruit de ce dernier travail freudien un ajout à la liste des mécanismes de défense du Moi, dont, à l’émerveillement paternel, Anna Freud avait déjà fait une recension. Bien que le titre du travail n’y engage guère, non plus que la suite qui fait du clivage quelque chose qui surgit dans un processus sans pour autant être du même ordre que les aspects inventoriés du processus, il a pu néanmoins se lire de cette façon-là. Le reste suit dans la foulée. D’autant plus qu’incontestablement progressait alors la psychologie du Moi de l’époque freudienne, fille de la deuxième topique qui cependant préfigurait déjà ce sur quoi le dernier travail fait s’abattre cette Spaltung dernière. Mais l’histoire des peuples fit que le cercle où cette décision fut prise se fit anglo-saxon. De cette combinaison provint, avec ses conséquences, l’Ego-psychology de l’après-guerre jusqu’à nos jours.

Mais, plus que le titre de ce travail, à cette lecture et à la décision qu’elle produit, s’opposent ses premières lignes. « Je me trouve à présent dans la situation intéressante de ne pas savoir si ce que j’ai à dire est depuis longtemps familier et évident, ou au contraire entièrement neuf et étonnant. Je suis cependant enclin à croire à la seconde éventualité. »

Non, il ne s’agit pas d’une rubrique de plus à ce qui a déjà été répertorié. Il s’agit de quelque chose qui peut, dans sa totale nouveauté, remanier entièrement le terrain de ce qu’alors on appelle la connaissance du Moi. Mais la question, le doute, signalent que cet « entièrement neuf » est porteur aussi de l’écho d’un Vàngst bekannt, d’un « depuis longtemps, depuis toujours connu », qui ne fait là aussi qu’opérer un foudroyant retour.

C’est je crois ce qu’ici nous avons su démontrer. Mais ce retour reçoit, si l’on peut dire, une affectation. Le lieu de cette affectation est pour Freud le Moi.

Le fractionnement de toute visée totalisante de la personne, préparé par la première division en conscient, préconscient, inconscient, continué et définitivement assis dans la deuxième topique, ne laisse à l’analyse de sujet autre que celui qui s’appelle le Moi. À cela l’Égo-psychology à sa façon est restée fidèle, au sens de l’erreur que Lacan dit être de toutes la pire, l’erreur de bonne foi. Le fait capital est bien que Freud fasse d’emblée porter sa dernière découverte sur cette sorte de sujet que le Moi représente dans son texte. Le sujet est une catégorie que Freud ne manie pas. Dans son œuvre, c’est la personne ou le Moi. C’est là que vient la Spaltung.

Et, fait à noter, c’est pour Freud un événement. Du fait que cet événement n’est pas un ajout, aussi important soit-il, mais un retour de ce qui poussait dès les origines, les lignes introductives sont justifiées. Tout comme l’est alors la question de savoir si, à la lumière de l’événement et comme tout dans la méthode jusque-là y invite, il ne faut pas après coup reconsidérer et ré-inscrire le tout dans l’après-coup de l’événement. Exactement comme dans la lettre à Romain Rolland où s’esquisse, en 1936 déjà, une Spaltung repérée au niveau du sujet qui parle. C’est-à-dire au niveau de ce qu’il nomme « la personne », ce à quoi il n’a nulle raison d’échapper plus qu’un autre, à ceci près qu’il le fait au moment où il donne l’impulsion décisive à ce qui sera son abolition. Personne deux fois nommée comme telle ! Die Person (…) sonderte sich iveit scharfer426…, « la personne se singularisait davantage, se scindait davantage, d’une autre qui… », etc. ; puis dans la correction qu’il apporte au français « double conscience », qu’il cite 427 pour la nommer « plus justement », dit-il : Persônlichkeitsspaltung, « clivage de la personnalité ».

En 1936, la lettre à Romain Rolland donne le récit de l’épisode de 1904, du premier événement où Freud ne sait que penser, ne sait ce qu’il pense et longtemps n’a pas su qu’en penser. Du second événement, en 1938, il ne sait que penser, sur le point précis de savoir si le nouveau n’est pas le plus ancien. Mais il sait déjà quoi en faire, à savoir noter qu’il était erroné de voir tendu vers la préservation d’une unité sans faille ce qui en vérité était divisé. Et même que la rupture de cette unité, la possibilité d’une telle Spaltung, est comme l’ultime, mais peut-être aussi le premier trait du Moi : celui qui préserve l’intégrité de quelque chose dans la vie psychique même, valant ainsi à cette Spaltung d’apparaître dans la rubrique générale des fonctions défensives du Moi. Pour Freud, tout s’arrête à l’époque de cet événement, puisque c’est presque la fin de sa vie.

Cependant, ce qui pour Freud fut événement est déjà pour d’autres un donné d’emblée. Mais néanmoins tardif, car c’est après la mort de Freud en 1940, dans le Zeitschrift, en 1941 dans les Gesammelte Werke et l’International Journal, en 1950 seulement dans les Collected Papers, que la traduction en arrive à l’ensemble du monde anglo-saxon, et aux Français qui pratiquent l’anglais. À cette époque déjà, les choses avançaient vite du côté de l’Ego-psychology. Le conflit mondial, le sort affectant plus précisément le milieu où s’effectue l’éclosion de YEgo-psychology au sein d’une culture et surtout d’une société d’adoption, l’ascension de ce milieu dans cette société sortie victorieuse du conflit, tout cela ne peut manquer d’être évoqué. Quoi dire de plus, sinon constater que la question de savoir quoi faire de cette re-découverte d’une fente qui fut toujours là, et que Freud assène soudain comme découverte scientifique de dernier instant, se posait d’une façon dont les conditions se détérioraient rapidement.

Que faire et quelle décision prendre ? Ou bien cette découverte ne change pas grand-chose, c’est une simple addition, et oublions l’étonnement de Freud qui pourtant en avait vu d’autres. Ou alors cela change quelque chose, et alors quoi et jusqu’à où ? On peut conjecturer que ceux qui trouvent cela dans les écrits posthumes, comme le Nachlass, « suite d’après », supplément à un corpus pour eux déjà constitué, sont peu portés à remettre en cause, au nom de quelques lignes marquées d’un étonnement, l’héritage qu’ils reçoivent et le capital sur lequel ils tirent largement (ou ils tiraient) des effets qui trouvent des preneurs empressés dans une société dynamique et pléthorique. Le tassement observable du phénomène, dans cette même société a été diversement commenté, fort justement parfois, mais il ne semble pas avoir été envisagé sous l’angle de cette interaction. Un autre avenir de cette dernière découverte, une autre évolution du courant de la pensée analytique dans un contexte social et culturel même seulement partiellement différent, comme le contexte français, pourraient aussi trouver là un supplément d’éclairage. Toujours est-il que ceux qui dans le Nachlass trouvèrent cette Spaltung surprenante furent moins portés à reconsidérer le capital que ne l’aurait été peut-être, s’il avait vécu, celui qui supporta le choc de l’événement… Et puis, quoi, des clivages, les psychiatres en avaient vu d’autres, avec la schizophrénie déjà ! Alors, la surprise d’un défunt, aussi expérimenté lui-même et aussi prestigieux fût-il… C’est là que joue, à mon avis, un phénomène dont on peut dire que, si sa théorie est implicite à toute réflexion théorique d’ensemble sur ce que l’on peut appeler l’histoire du mouvement analytique, ou le développement de la théorie analytique à travers le temps, il n’engendre pas d’énoncés particuliers au niveau de points spécifiques dans la théorie. Même si, en contraste frappant, ces énoncés foisonnent et surtout à l’époque actuelle, mais pris dans la polémique et le réseau croisé des excommunications entre ce que l’on peut appeler les « générations de compréhension » d’une œuvre, les puînés accusant les aînés de n’avoir pas compris, les aînés accusant les cadets d’extrapolation abusive.

La question se recoupe dans ce que l’histoire inscrit de traits communs, et différents aussi, du rapport de l’adepte à l’homme et de l’adepte de la théorie.

Freud a eu des adeptes. Puis la théorie eut des adeptes. Qu’est-ce qui chez les adeptes d’une théorie se relâche, qui fait nécessité d’un retour à l’homme ? Retour à Freud en France par où s’annonce Lacan. Qui fit aussi des adeptes et qui précisément trouva, dans le bagage qu’il ouvrait après la guerre, la théorie analytique s’achevant sur cette Spaltung. Où faisait retour au plan de la théorie ce qui depuis le début de l’œuvre (et au sens de sa vérité théorique depuis le début de la vie psychique des garçons) défiait non seulement toute figuration, mais la représentabilité elle-même, comme telle. Il trouve cela dans le bagage à l’ouverture du coffre. Tout ce qui est rangé en dernier, c’est-à-dire par-dessus, s’offre à la vue en premier. Et, dessous, il trouve le père mort. Déjà mort, car Freud l’avait tué pour lui. Freud, c’est au père vivant qu’il s’était dramatiquement affronté, c’était lui qu’il devait tuer.

Dans l’écrit sur Moïse, il l’a avoué, après l’avoir, dans Totem et tabou, énoncé. Il l’a avoué en faisant la remarque qu’en refusant de faire cet aveu, les Juifs avaient bien compliqué la suite de leur existence, l’aveu comme tel offrant les avantages inhérents aux virtualités de tout énoncé, et notamment celui de permettre de déplacer sur le fils ce qui avait été perpétré sur le père. Que Freud l’ait avoué, et qu’ainsi, après l’avoir tué, à faire contrairement aux Juifs cet aveu, il l’ait sauvé, n’empêche nullement que celui qui sous la Spaltung trouvait un père mort était aussi, et par l’histoire même qui le fit non-juif, racheté dès avant…

Avec le Nom du Père et la Spaltung, il fit ce qu’il en a fait. Qui commence par la division signifiante. À quoi fit suite un discours dans le rapport auquel joue déjà à plein la question des « générations de sa compréhension ». C’est ainsi que devant soi l’on poussa son discours avec ce que l’on croit avoir. Avoir ce que l’on trouve quand on ouvre un coffre.

Je n’ai pas fait autre chose. Sous les yeux je trouvais cette œuvre de Freud, sa fin et ce qui à partir de cette fin en a été fait. Ici et là. L’étude des rapports tissés entre le texte de Freud, sa fin, ce qui en a été fait, pourrait se faire dans la perspective où je me suis placé, mais dans un temps séparé, ou un autre cycle. Ceux que je vous ai présentés, et dont le second s’achève ici, ne traitent que de ce que j’ai trouvé déjà énoncé lorsqu’à mon tour j’y ai trouvé l’accès.

Depuis deux ans, je donne devant vous à haute voix une lecture faite entièrement à partir de la fin du discours de Freud, point de reprise aussi du discours qui suivit. À partir de la Spaltung, donc de cette Spalte, cette fente, terme dernier qu’il nous faut, sous le jaune, ajouter à l’insu de Freud, comme le reste, au lexique de ce que j’ai appelé l’inconscient freudien. Durant deux années nous en avons posé quelques termes que je crois principaux. Cette Spalte a tant défié la représentabilité qu’elle produisit la figurabilité du manque de pénis, dont la conséquence fut, comme Freud l’imprima avec force, non le primat du génital, mais le primat du phallus. De celui-ci, le statut fut dans le texte freudien si précaire qu’il reste en plus d’un point du texte difficile à distinguer du pénis imaginaire. Faire valoir cette distinction dans le texte freudien fut laissé peut-être à sa seule emphase. C’est l’hameçon que Freud nous a laissé, afin que l’on s’y prenne. Hameçon aussi d’une vérité théorique à laquelle on s’est pris. C’est ce que très tôt un certain discours qui se veut féminin se prit à dénoncer. Discours qui de nos jours n’a fait que s’étendre, gagnant de ce fait en minceur, et manquant aussi cette articulation d’où surgit dans l’analyse la nécessité de la recherche qui lui est inhérente, et son produit nécessaire qui est un énoncé nouveau.

Se prendre à cet hameçon ne se peut hors du temps. C’est une histoire passée toujours ouverte sur sa suite. Et c’est dans la mesure où, pris, on manque toujours de s’y prendre entièrement, que se produit, à l’insu de ce qui le fait se produire, pour Freud et pour chacun de ceux qui lui firent suite, tout travail analytique.

Le moment est arrivé où doit faire halte le propos que je vous tiens depuis deux ans. Vous savez à présent en quoi mes exposés de la première année 428 ne furent qu’une préparation et un premier temps de ce que j’avais à dire durant la seconde. Vous voyez à quel point aussi ne pouvait que prêter à un malentendu inévitable toute interpellation de l’outrance où je semblais, comme sans répondant ni contrepartie, pousser l’exposition du Vaterkomplex. Mais la contrepartie était bien là. Car c’est la structure du complexe de castration, axe du Vaterkomplex, qui est elle-même produite à partir d’une contrepartie qui commence par le jaune. Et, profitant du répit qu’apporte ce couvercle, elle devient contrepartie elle-même, corpus analytique dressé en face de ce à quoi le Weibliche a affronté.

Je ne sais ce qu’il en fut pour vous. Mais, pour moi, cette série d’exposés a marqué une aventure commencée dans un constat qui prenait acte d’un fait. Garder le silence comme je l’ai fait obstinément durant dix ans ne témoignait plus de rien. Puis, au fil des semaines, à tenter d’apprivoiser des oreilles qui ne furent pas celles que je pensais, j’en rencontrais d’autres qu’à préparer ainsi à entendre une voix pour elles inconnue je me retrouvais me préparant moi-même à la pratique, nouvelle pour moi, d’une exposition systématique et prolongée. À vous dont la présence fut si constante et grâce à qui cette aventure fut possible va ma reconnaissance entière. Et ma gratitude, car votre présence suffit à ce que ne se soit pas épaissie autour de moi la vanité imbécile, quand une mégalomanie ne la rend pas odieuse, d’une illusion. Celle qui sans vous m’eût fait croire peut-être que je faisais une auto-analyse. C’est impossible depuis Freud qui fit la première et la seule digne de porter ce nom.

Quant à moi, j’ai parlé ainsi que je l’annonçais le jour où je décidais de rendre ce travail public. Mais je n’ai pas fait déjà le plan de reprendre la parole. Je n’ai d’ailleurs ni moyens ni vocation de tenir un discours public au fil des ans. Si j’avais une représentation de ce que j’avais à dire, je n’avais pas celle du temps qu’il me faudrait pour y parvenir. Et ce n’est qu’à la même saison l’année passée que se précisa pour moi l’évidence que, de ce que j’avais à dire, je n’avais énoncé que la moitié. Je n’ai donc parlé que le temps qu’il a fallu.

Si aujourd’hui je sais que ces deux ans se sont inscrits dans mon histoire et celle d’un certain nombre d’entre vous, si je sais également qu’une trace en restera sur le papier, je ne sais encore quelles en seront les suites. Et tout cela, dont je garde pour moi le reste de ce que je pourrais en dire, n’est qu’une façon d’exprimer sans le voiler le regret de perdre, pour un temps au moins, le soutien que vous m’avez donné, et de vous remercier pour l’attention avec laquelle vous m’avez écouté.

1

Sigmund Freud-C. G. Jung, Briefwechsel, S. Fischer Verlag, 1974. The Freud-Jung Letters, Princeton University Press, 1974. Sigmund Freud-C. G. Jung, Correspondance, Gallimard, 1975.

2

L. Irigaray, SpéculumDe Vautre femme, Minuit, 1974.

3

S. Freud, « Formulierungen über die zwei Prinzipien des p^ychisçhen Geschehens », G. W. VIII, p. 230. (Nous ne pouvons rien au fait que le Geschehen est ce qui est arrivé, l’événement. Quant au terme '.dé fonctionnement, c’est Wirkung, entre autres, qui l’exprimerait /en allemand.)

4

Ibidem p. 238.

5

Ibidem, p. 238.

6

S. Viderman, La construction de l’espace analytique, Denoël, 1970.

7

J. Chasseguet-Smirgel, « Brèves réflexions critiques sur la construction en analyse vue dans la perspective de Serge Viderman », Revue française de psychanalyse, 2-3, XXXVIII, 1974.

8

S. Freud, Aus den Anfàngen der Psychoanalyse 1887-1902. Briefe an Wilhelm Fliess, S. Fischer Verlag, 1962, p. 191. The Origins of Psycho-analysis. Letters to W. Fliess, Drafts and Notes 1887-1902, Imago Publi-shing Company Ltd., 1950, p. 221.

9

Aus den Anfàngen…, p. 196.

10

Ibidem, p. 196.

11

Ibidem, p. 194.

12

Ibidem, p. 287.

13

Ibidem, p. 289.

14

Ibidem, p. 289.

15

S. Freud, « Zur Psychopathologie des Alltagslebens », G. W. IV,

p. 160.

16

Aus den Anfàngen…, p. 290.

17

Ibidem, p. 290.

18

J’anticiperai quelque peu sur mon propos, mais sans le desservir, en rappelant que ce n’est pas par hasard si en 1954, devançant de beaucoup un mouvement, mais d’une façon qui lui permettait d’espérer en garder la maîtrise, Lacan a invité un philosophe, Jean Hippolyte, à faire à Sainte-Anne dans le cadre de son séminaire un commentaire sur la « Dénégation » (la Verneinung). Choix significatif.

19

S. Freud-C. G. Jung, Briefwechsel…, p. 390. The Freud-Jung Let-iers…, p. 353.

20

S. Freud-C. G. Jung, Briefwechsel…, p. 572.

21

Ibidem, p. 573.

22

Ibidem, p. 584… « meine helvetische Klotzhaftigkeit… »

23

Ibidem, p. 594.

24

Disque portant des fragments d’enregistrement de médecins illustres diffusé par une firme de produits pharmaceutiques dans le cadre de sa publicité.

25

S. Freud-C. G. Jung, Briefwechsel…, p. 595.

26

Ibidem, p. 599.

27

S. Freud, Zur Psychopathologie des Alltagslebens…, p. 160.

28

S. Freud, « Ein Kind wird geschlagen », G. W. XII, p. 197.

29

Ibidem, p. 222.

30

S. Freud, « Die endliche und die unendliche Analyse », G. W. XVI, p. 98.

31

S. Freud, « Analysis terminable and interminable », S. E. XXIII, p. 251 et n. 2.

32

S. Freud, Das Unbehagen in der Kultur, G. W. XIV, p. 465-6, n. 2. S. Freud, Civilization and its Discontents, S.E. XXI, p. 105-6, n. 3.

33

S. Freud, Abris s der Psycboanalyse, G. W. XVII, p. 115.

34

S. Freud, Aus den Anfangen…, p. 208.

35

Ibidem, p. 208. S. Freud, The Origins…, p. 242-243.

36

Ibidem, p. 243.

37

Aus den Anfangen…, p. 209.

38

S. Freud, La naissance de la psychanalyse, P. U. F., 1973, p. 215.

39

The Origins…, p. 243.

40

Aus den Anfangen…, p. 209.

41

S. Freud, « Hysterische Phantasien und ihre Beziehung zur Bisexualité », G.W. VII, p. 191.

42

S. Freud, Der Witz und seine Beziehung zum Unbewussten, G. W. VI.

43

S. Freud, Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse. G. W. XI, p. 393. Cité dans W. Granoff. Filiations. Minuit. 1975, p. 410 et 429.

44

S. Freud, « Konstruktionen in der Analyse », G. W. XVT, p. 43.

45

S. Freud, Drei Abhandlungeti zur Sexualtheorie, G. W. V, p. 120. S. Freud, Three Essays on sexuality, S.E. VII, p. 219.

46

S. Freud, Aus deti Anf'àngen…, p. 175.

47

Ibidem, p. 176.

48

S. Freud, Briefe 1873-1939, Fischer, 1960, p. 313.

49

Ibidem, p. 313.

50

Ibidem, p. 314.

51

S. Freud, Die Traumdeutung, G. W. II/III, p. 211.

52

Ibidem, p. 211.

53

« Du bist der Natur einen Tod schuldig », ibidem, p. 211.

54

S. Freud-C. G. Jung, Briefwechsel…, p. 379.

55

Ibidem, p. 390.

56

S. Freud, Briefe…, p. 298.

57

Ibidem, p. 197.

58

S. Freud, Das Unbebagen in der Kultur, p. 462.

59

J. Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Seuil, 1973, p. 17.

60

S. Freud, Das Unbehagen…, p. 462.

61

S. Freud, The Origins…, p. 302.

62

S. Freud-Karl Abraham, Correspondance 1907-1926, Gallimard, 1969, p. 106-7.

63

Ibidem, p. 107-8.

64

John Klauber, « Notes on the psychical roots of religion, with parti-cular reference to the development of Western Christianity », The International Journal of Psycho-analysis, vol. 55, 1974, part. 2.

65

… à propos de Lacan.

66

W. Granofï, Filiations, p. 536 et suivantes.

67

S. Freud, « Die “kulturelle” Sexualmoral und die moderne Nervosi-tât », G. W. VII, p. 143.

68

Ibidem, p. 157.

69

S. Freud, « “Civilized” sexual morality and modem nervous illness », S.E. IX, p. 194.

70

S. Freud, « La morale sexuelle civilisée », in La vie sexuelle, P. U. F., 1969, p. 39.

71

S. Freud, « Die kulturelle Sexualmoral… », p. 157.

72

S. Freud, « “Civilized” sexual morality… », p. 194.

73

S. Freud, « La morale sexuelle civilisée… », p. 39.

74

S. Freud, Neue Folge der Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse, G. W. XV, p. 15.

75

S. Freud, New Introductory Lectures on Psycho-Analysis, S. E. XXII, p. 15.

76

S. Freud, Nouvelles conférences sur la psychanalyse, Gallimard, Les Essais, 1936, p. 23.

77

S. Freud, Neue Folge…, p. 28.

78

S. Freud, New Introductory Lectures…, p. 27.

79

S. Freud, Nouvelles conférences…, p. 40.

80

S. Freud, Totem und Tahu, G. W. IX, p. 180.

81

W. Granoff, FMations, p. 536 et suivantes.

82

S. Freud, Vorlesungen zur Einführung in die Psychoanalyse, p. 393.

83

Ma traduction.

84

S. Freud, The Future of an Illusion, S.E. XXI, p. 21.

85

S. Freud, Die Zukunft einer Illusion, G. W. XIV, p. 342.

86

Ma traduction du texte anglais, S. Freud, The Future…, p. 22.

87

S. Freud, Die Zukunft…, p. 344. La traduction française se défait de la singularité de la question par un recours à la banalité des opérations financières. « Vous transfère/: à la détresse… » in S. Freud, L’Avenir d’une illusion, P. U. F., 1971, p. 31.

88

S. Freud, Die Zukunft…, p. 343.

89

S. Freud, ibidem, p. 351.

90

S. Freud, ibidem, p. 356.

91

S. Freud, ibidem, p. 351, n. 1.

92

Que cet essai attribué à Goethe ait eu un autre auteur ne change rien à ses effets sur Freud.

93

S. Freud, Die Traumdeutung…, p. 443. S. Freud, The Interprétations oj Dreams, S.E. IV/V, p. 441.

94

Depuis a fort heureusement paru un numéro de la revue Critique qui comble certaines lacunes. Critique, août-septembre 1975, Vienne, début d’un siècle.

95

Là encore des lacunes se comblent, grâce à Mme Gicklhorn notamment. Voir par exemple R. Gicklhorn. « Eine Episode aus S. Freuds Mittelschulzeit », Utisere Heimat, NR. 1/3, 1965.

96

Dans la table des matières de l’édition française. Le texte s’en trouve in S. Freud, L’interprétation des rêves, P. U. F., 1967, p. 373 et S. Freud, Die Traumdeutung, p. 440.

97

S. Freud, The Interprétation of Dreams, p. 663.

98

S. Freud, Die Traumdeutung…, p. 442.

99

Ibidem, p. 443.

100

Ibidem, p. 446.

101

Ibidem, p. 446.

102

S. Freud, L’interprétation des rêves, p. 378.

103

Ibidem, p. 378 et Vie Traumdeutung, p. 446.

104

Le passage dont j’ai donné cet énoncé condensé se trouve dans S. Freud, Correspondance 1873-1939, Gallimard, 1966, p. 370. Pour le texte original, voir S. Freud, Briefe 1873-1938, p. 357.

105

Nata Minor, « Capitales de non-lieu : Vienne, Freud, Schnitzler », Critique, Vienne, début d’un siècle, p. 836-845.

106

S. Freud, The Origins…, p. 276.

107

S. Freud, The Interprétation…, p. 205, n. 2.

108

S. Freud, Aus den Anfàngen…, p. 83. S. Freud, The Origins…, p. 245.

109

Ibidem, p. 257 et S. Freud, Aus den Anfàngen…, p. 222.

110

Goethe, Faust II. Ed p. 54-55.

111

Ce qui a fait l’objet d’une correction lors de la réécriture du chapitre précédent.

112

S. Freud, Traumdeutung…, p. 416.

113

S. Freud, « Das Medusenhaupt », G. W. XVII, p. 47. Voir aussi « Das Unheimliche », G. W. XII, p. 247.

114

S. Freud, « Das Unheimliche », p. 247. S. Freud, « The “Uncanny” »,

S.E. XVII, p. 235.

115

Ibidem, G.W., p. 247, S.E., p. 235.

116

S. Freud, « Das Medusenhaupt », p. 47.

117

S. Freud, Briefe…, p. 358.

118

Goethe, Faust II, v. 6287, p. 55.

119

Ibidem, v. 6428 et 6429, p. 60.

120

Ibidem, v. 6290, p. 55.

121

Ibidem, v. 6564 et 6565, p. 66.

122

S. Freud, Die Traumdeutung…, p. 443.

123

S. Freud, L’interprétation des rêves, p. 375.

124

Goethe, Faust II, p. 256.

125

Ibidem, v. 12100-12103, p. 258.

126

Ibidem, v. 12104-12111, p. 258.

127

« Diese Tatsache auch der psychologischen Bisexualitât belastet aile unsere Ermittlungen, erschwert ihre Beschreibung. » S. Freud, Abriss der Psychoanalyse, p. 115.

128

S. Freud, Die Zukunft…, p. 350-351 et Der Mann Moses und die monotkeistische Religion, G. W. XVI, p. 120-226.

129

S. Freud, « Die endliche und die unendliche Analyse », p. 94.

130

S. Freud, Briefe…, p. 427.

131

« In diesem Moment batte er den Schlüssel in der Hand, der den Weg zu den Müttern geoffnet batte… » L’allusion est au passage de Faust dont il a été question au chapitre précédent. « Der Schlüssel tvird die rechte S telle wittern Fol g ihm hinab, er führt dich zu den Müttern. » (In Faust II, v. 6263, 6264, p. 54.) La traduction française de la lettre inscrit entre des guillemets d’origine inconnue « les portes des Mères ». Cette traduction est d’autant plus regrettable qu’elle donne à penser que, dans le texte de référence, la clé serait pour une serrure… Ce qui va au-delà du faux sens, car la clé est pour toucher un trépied. On trouvera cette singularité dans S. Freud, Correspondance…, p. 448.

132

« In konventionellen Entsetzen ergriff er die Flucbt. » S. Freud, Briefe…, p. 428. Ce que la traduction française rend d’une façon dont on voit mal le rapport avec l’original allemand. « Epouvanté comme tout médecin non psychanalyste l’aurait été en pareil cas » (S. Freud, Correspondance, p. 448). Non seulement cette traduction prête à Freud un mépris général pour les médecins, dont il n’y a pas trace dans sa lettre, et une opinion sur les analystes qu’il n’exprime pas davantage, mais encore elle déplace complètement le sens de la panique. Et la référence à Faust en est alors écrasée et sans motif.

133

Roy Schafer, « Problems in Freud’s Psychology of Women », in Journal of the American Psychoanalytic Association, vol. 22, 1974, n° 3.

134

B. Grunberger, « De la technique active à la confusion des langues ». in Revue française de psychanalyse, tome XXXVIII, vol. 4.

135

Goethe, Faust II, dans l’importante et dense introduction de H. Lichtenberger, voir p. CLXIV.

136

J. Klauber, « Notes on the psychical roots of religion, with parti-cular reference to the development of Western Christianity », in International Journal of Psycho-Analysis, vol. 56, 1974, part. 2.

137

W. Granofï, Filiations, p. 518 et suivantes.

138

S. Freud, Aus den Anfângen…, p. 210.

139

Ibidem, p. 48.

140

S. Freud, « Das Motiv… », p. 37.

141

S. Freud « The Theme of the Three Caskets », S. E. XII, p. 296-297.

142

Ibidem, p. 417.

143

S. Freud, The Interprétation…, p. 413.

144

S. Freud, « Konstruktionen in der Analyse », p. 53.

145

S. Freud, Die Traumdeutung…, p. 417.

146

S. Freud, Aus den Anf 'àngen…, p. 277.

147

« Letzterer Name [des Ammocoetes] war im Bilderrâtsel offenbar gar nicht zu gebrauchen. » S. Freud, Traumdeutung…, p. 417.

148

S. Freud, « Selbstdarstellung », p. 35.

149

S. B. Akad. Wiss. Wien (Math-Naturwiss. Kl), III Abt 75, 15.

150

Ibidem, III Abt 78, 81.

151

Ibidem, I Abt 75, 419.

152

« Ich unterwerje mich ; ich bitte Sie, tun Sie es auch. » S. Freud, XXXIII Vorlesung, « Die Weiblichkeit », G. W. XV, p. 120.

153

« Die Weiblichkeit… », p. 140.

154

j. B. Pontalis, « À partir du contre-transfert. Le mort et le vif entrelacés ». Conférence prononcée à l’A. P. F. en janvier 1975, reprise ensuite dans Psyché. Nouvelle revue de psychanalyse, n° 12, automne 1975.

155

S. Freud, Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie, p. 88, n. 1.

156

S. Freud, Three Essays on Sexuality, p. 187, n. 1.

157

S. Freud, « Die Disposition zur Zwangsneurose », G. W. VIII, p. 452.

158

S. Freud, « Aus der Geschichte einer infantilen Neurose », G. W. XII, p. 111. S. Freud, « From the History of an infantile neurosis », S. E. XVII, p. 79.

159

S. Freud, « Uber Triebumsetzungen, insbesondere der Analerotik », G. W. X, p. 409. S. Freud, « On Transformations of instinct as exempli-fied in anal erotism », S. E. XVII, p. 133.

160

S. Freud, « Uber den Gegensinn der Urworte », G. W. X, p. 214-221. S. Freud, « The Antithetical meaning of primai words », S. E. XI, p. 155.

161

S. Freud, « Notiz über den Wunderblock », G. W. XIV, p. 3-8.

S. Freud, « A note upon the “Mystic writing-pad” », S. E. XIX, p. 227-232.

162

Ibidem, p. 226.

163

S. Freud, « Notiz über… », p. 6.

164

S. Freud, « A note… », p. 229.

165

J. Derrida, La dissémination, Seuil, 1972, p. 207.

166

Mallarmé, Mimique, cité par J. Derrida in La dissémination, p. 200.

167

T – Derrida, La dissémination…, p. 237-238.

168

Ibidem, p. 238-239.

169

Ibidem, p. 240.

170

Ibidem, p. 241.

171

Ibidem, p. 241.

172

Ibidem, p. 241-242.

173

Ibidem, p. 244.

174

L. Laplanche, S. Leclaire, « L’Inconscient : une étude psychanalytique », in L’inconscient, Desclée de Brouwer, Paris, 1966.

175

S. Freud, « Das Unbewusste », G. W. X, p. 273 et S. Freud, « The Unconscious », S. E. XIV, p. 174.

176

Ibidem…, G. W. X, p. 273 et S. E. XIV, p. 175.

177

Ibidem.

178

Marie R. Badaracco « Psychoanalysis and Society : which leads, which follows », American Journal of Psycho-analysis, vol. 34, n° 3, 1974, p. 229-236.

179

John L. Schimel, « Discussion of… », p. 237-240.

180

Entretiens de Vaucresson, décembre 1971.

181

S. Freud, « Jenseits des Lustprinzips », G. W. XIII, p. 25.

182

S. Freud, « Beyond the pleasure principle », S. E. XVIII, p. 26.

183

S. Freud, « Jenseits… », p. 26 et S. Freud, « Beyond… », p. 26.

184

S. Freud, « Das Ich und das Es », G. W. XIII, p. 246. S. Freud, « The Ego and the Id », S.E. XIX, p. 19.

185

Ibidem, G.W. XIII, p. 253.

186

Ibidem, S. E. XIX, p. 26, n. 1.

187

Ibidem.

188

S. Freud, « Einige Nachtrage zum Ganzen der Traumdeutung », G. W. I, p. 568 et S. Freud, « Some additional notes on dream-interpre-tation as a whole », S. E. XIX, p. 133.

189

S. Freud, « Einige Nachtrage…, p. 568.

190

A. Green, ibidem, p. 153.

191

S. Freud, « Eine Kindheitserinnerung des Leonardo da Vinci », G.W. VIII, p. 147.

192

Ibidem.

193

Ibidem.

194

Congrès de l’Association psychanalytique internationale, Londres, 1975.

195

A. Green, « L’analyste, la symbolisation et l’absence dans le cadre analytique », in Revue française de psychanalyse, 5-6, tome XXXVIII, sept.-déc. 1974.

196

En 1966, les 4 et 5 juin, Donald Woods Winnicott fit à l’équipe du C. M. P. de Nanterre, et à ses invités pour la circonstance, l’honneur de leur consacrer son temps et son enthousiasme. Ceux qui furent là pour recueillir un témoignage exceptionnel se souviennent de la générosité de l’homme qui l’offrait. C’est l’entremise amicale de Masud R. Khan qui ouvrit la voie à cette rencontre unique à plus d’un titre, avec des analystes de langue française.

197

J.-L. Nancy, Ph. Lacoue-Labarthe, Le titre de la lettre, Ed. Galilée, 1973.

198

S. Freud, « Entwurf einer Psychologie », in Aus den Anf'àngen…, p. 305.

199

Séminaire des jeudis, 1975.

200

Anika Rifflet-Lemaire, Jacques Lacan, Ch. Dessart, Bruxelles, 1970. Voir l’introduction de J. Lacan, p. 9-20.

201

S. Freud, « Die Verneinung », G. W. XIV, p. 12-13 et « Négation », S.E. XIX, p. 236-237.

202

G. W. XIV, p. 12 et S.E. XIX, p. 236.

203

Ibidem, G. W. XIV, p. 13.

204

S. Freud, « Writing-pad… », p. 231.

205

S. Freud, « Wunderblock… », p. 8.

206

C’est moi qui souligne.

207

S. Freud, « Verneinung… », p. 15.

208

S. Freud, « Négation… », p. 239.

209

« Ah, Sweet Mystery », in Time (Europe), 24 mars 1975.

210

S. Freud, « Das Unheimliche », p. 257.

211

Ibidem, p. 257.

212

S. Freud, « The “Uncanny” », p. 244.

213

S. Freud, « Verneinung »…, p. 15.

214

S. Freud, « L’organisation génitale infantile », in La vie sexuelle,

p. 116.

215

S. Freud, « Infantile génital organization », S.E. XIX, p. 145.

216

S. Freud, « Die infantile Genitalorganisation », G. W. XIII, p. 298

217

M. Moscovici, « Le trajet de la castration dans l’œuvre de Freud », Rapports aux Entretiens de Vaucresson, décembre 1971 (Inédit).

218

Ibidem.

219

Ou est-ce un autre énoncé de la même réponse ?

220

Jeanne Hyvrard peut-être en a depuis lors, dans le domaine des lettres, donné davantage à entendre.

221

M. Moscovici, « Le trajet… ».

222

S. Freud, « L’inquiétante étrangeté », in Essais de psychologie appliquée, Gallimard, p. 199.

223

S. Freud, « Das Unheimliche », p. 258.

224

S. Freud, « The “Uncanny”… », p. 244.

225

S. Freud, « Das Unheimüche… », p. 245.

226

Ibidem, p. 261.

227

Ibidem, p. 263.

228

S. Freud, « L’inquiétante étrangeté… », p. 203.

229

S. Freud, « The “Uncanny”… », p. 248.

230

S. Freud, « Das Unheimliche… », p. 263.

231

Ibidem, p. 266.

232

S. Freud, « The “Uncanny” », p. 251.

233

Ibidem, G.W. XII, p. 261.

234

Ibidem, S.E. XVII, p. 247.

235

Ibidem, G. W. XII, p. 262-263.

236

Ibidem, p. 263. C’est moi qui souligne.

237

Ibidem, Gallimard, p. 164 et G. W. XII, p. 230.

238

Ibidem, p. 258.

239

Ibidem, p. 261.

240

Ibidem, p. 264.

241

C’est moi qui souligne.

242

M. Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique, Gallimard, 1972. Les notes qui suivent renvoient à la réédition dans Folio.

243

M. Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique, 1976, p. 71.

244

Ibidem, p. 72.

245

Ibidem, p. 73.

246

Ibidem.

247

Ibidem, p. 38.

248

Ibidem, p. 49.

249

Ibidem, p. 50.

250

Ibidem, p. 107.

251

Ibidem, p. 114.

252

Ibidem, p. 115.

253

Ibidem, p. 219-220.

254

Entretiens de Vaucresson, décembre 1971.

255

S. Freud, Traurndeutung…, p. 207.

256

Ibidem, p. 208.

257

C’est moi qui souligne.

258

S. Freud, « Einige psychische Folgen des anatomischen Geschlechts-unterschieds », G. W. XIV, p. 24.

259

J. Lacan, Le Séminaire XI, Seuil, 1973, p. 26.

260

Ibidem, p. 28.

261

Dans cette citation, tous les soulignements sont de moi.

262

Samuel Delany, Babel 17, « Dimensions », Calman-Levy, 1973.

263

E. Jones, The Life and Work of Sigmund Freud, vol. 1, Basic Books, New York, 1957, p. 19 (cf. F. Wittels. Sigmund Freud : His Personality, His Teaching and His School, New York, Dodd, Mead, 1924, p. 60).

264

S. Freud, « Aus der Geschichte einer infantilen Neurose », p. 54.

265

Debacker, Pavor nocturnus, thèse, 1881, p. 66 (cité par Freud).

266

S. Freud, Traumdeutung…, p. 592.

267

S. Freud, « Aus der Geschichte… », p. 70, n. 1.

268

Ibidem, p. 71 (suite de la note).

269

S. Freud, « From the history of an infantile neurosis », p. 43-44.

270

Ibidem, G. W. XII, p. 72.

271

Ibidem, S.E. XVII, p. 45.

272

Ibidem, G. W. XII, p. 71.

273

Ibidem, p. 173.

274

S. Freud, « Einige psychische Folgen des anatomischen Geschlechts-unterschieds », p. 19.

275

Ibidem.

276

Ibidem, p. 28.

277

S. Freud, « Some psychical conséquences of the anatomical distinction between the sexes », S. E. XIX, p. 256.

278

J. Lacan, Le Séminaire, Livre XX, Seuil, 1975.

279

S. Freud, « Über die weibliche Sexualitat », p. 519 et « Female sexuality », S. E. XXI, p. 226.

280

S. Freud, « Briefe… », p. 33 (Lettre du 14 août 1882).

281

jIbidem, p. 37 (Lettre du 18 août 1882, écrite au cours de la nuit…).

282

Ibidem, p. 39 (Lettre du 25 septembre 1882).

283

S. Freud, « Über Deckerinnerungen… », G. W. I., p. 546-547.

284

C’est moi qui souligne.

285

S. Freud, « Briefe… », p. 203.

286

Ibidem, p. 202.

287

Nicolas Abraham n’aura pu lire cette transcription de l’hommage que je lui adressais ce soir-là. Il est mort le 18 décembre 1975, avant la parution de ces lignes.

288

S. Freud, « Uber Deckerinnerungen… », p. 543.

289

E. Jones, « The Life and Work… », p. 33, n. e.

290

Ibidem, Jones fait référence à une lettre à Martha du 28 octobre 1883, absente dans le recueil édité. « On looking back he attributed his infatuation to Gisela's black hair and eyes. », etc.

291

S. Freud, Traumdeutung…, p. 341-342 et W. Granoff, Filiations…, p. 453-165.

292

The Wolf-Man hy the Wolf-Man, Basic Books, New York, 1971, p. 49.

293

Ibidem, p. 56.

294

C’est moi qui souligne.

295

S. Freud, Zur Psychopathologie des Alltagslebens, p. 221 et Psycbo-pathology of Everyday Life, S. E. VI, p. 199.

296

S. Freud, « Über Deckerinnerungen… », p. 544.

297

C’est moi qui souligne.

298

S. Freud, « Über Deckerinnerungen… », p. 544.

299

S. Freud, « Aus der Geschichte einer infantilen Neurose », p. 123 et « From the History of an infantile neurosis », p. 89. Ce passage particulièrement connu de l’observation de l’homme aux loups reste cependant marqué d’une équivoque. Freud dit avoir souligné la âhnliche Streifung, la rayure analogue de la robe, l’analogie s’établissant ici avec die gelben Streifen des Schmetterlings, les rayures jaunes (des ailes) du papillon. Est-ce le jaune, comme on le pense habituellement, ou la rayure qui est la représentation dominante dans l’interprétation ? Ou alors, n’est-ce pas que le jaune et la structure rayée dont je propose une élaboration nouvelle constituent un ensemble représentatif indissociable et particulier ?

Accessoirement, un détail doit être souligné. Il est passé inaperçu dans toutes les lectures autorisées de ce texte, y compris celle de Strachey. La faible participation d’analystes pratiquant la langue russe au mouvement analytique depuis une cinquantaine d’années explique le fait. (Pour cette question, voir le travail très documenté paru depuis de Jean Marti : « La psychanalyse en Russie 1909-1930. » Critique, mars 1976, 346.) Contrairement à ce que le texte de Freud donne à entendre, si babouchka en russe veut dire grand-mère, ce terme n’en a pour autant jamais désigné le papillon, qui se dit babotchka. Il y a là dans le texte une erreur simple, •nais totale. Quelle en est l’origine ? On est réduit à deux hypothèses. Soit le patient a dit à Freud cette chose inexacte au sens où elle substitue une identité de mots là où il y a association ; soit Freud a mal entendu, mal compris, ou perdu le fil d’une explication qui a pu lui être donnée. En outre, le pont, bab qui relie les deux termes est la base d’une série qui commence par baba et qui désigne la femme. Suivi de diminutifs et même de « magnificatifs » (comme il en existe en russe), la baba est,

300

S. Freud, Traumdeutung…, p. 208.

301

S. Freud, « Die zukünftigen Chancen der psychoanalytischen Thérapie », G. W. VIII, p. 113.

302

Ibidem, p. 114.

303

S. Freud, « Über Deckerinnerungen… », p. 536-537.

304

S. Freud, « Screen memories… », p. 307.

305

C’est moi qui souligne.

306

C’est moi qui souligne.

307

Ibidem, p. 312.

308

Ibidem, G. W. I, p. 541

309

C’est moi qui souligne.

310

Ibidem, p. 541.

311

S. Freud, « Selbstdarstellung… », p. 90.

312

L’expérience acquise entre-temps m’incite à préciser à l’intention des commentaires parvenus que leur accès à la « culture » (ou sa fraîcheur…) continue à ébahir, surtout lorsqu’elle leur fait franchir les limites de l’hexagone de naissance (ou d’adoption), que je suis suffisamment au fait des manières du monde universitaire, le germanique du siècle passé inclusivement, pour ne pas en méconnaître les tics et les plis lorsqu’on les trouve sous la plume de Freud. Même remarque pour l’ignorance monumentale qui a pu m’être attribuée de l’aspect grammatical des choses sur le même territoire (ceci pour un précédent volume). L’insondable de ce qui m’est ainsi prêté doit se réfléchir chez le prêteur. Que l’on se rassure donc : à ce niveau-là du savoir, ma grand-mère déjà aurait suffi à me garder dans le droit chemin.

313

Vieille en effet. C’est en 1971 qu’avec d’autres j’en apportais la primeur aux analystes qui nous entendaient. L’un d’eux, auteur depuis d’un travail sur un sujet voisin, puisqu’il s’agit de Freud, m’a fait l’amitié, dans une communication privée, de me donner acte de l’avoir « alerté » sur le personnage. Ayant pour règle de citer mes références, j’y obéis donc, fût-ce pour consigner cette forme de remerciement. Avec la réserve du nom, pour ne pas offusquer la discrétion de son auteur.

314

Ibidem, p. 39.

315

S. Freud, Délire et rêves dans la « Gradiva » de Jensen, Idées, Gallimard, 1971. (Les soulignements sont de moi.)

316

Je rappelle que, dans l’élaboration précédente du Vaterkomplex, les trois premières lettres B, E, R, avaient déjà été repérées dans Freiberg et

317

Ibidem, G. W. VII, p. 38.

318

Ibidem, p. 36.

319

Ibidem, p. 101.

320

Ibidem S. E. IX, p. 73.

321

Ibidem, G. W. VII, p. 107.

322

Ibidem, p. 43.

323

Ibidem, p. 44.

324

Ibidem, p. 45.

325

Ibidem, S.E. IX, p. 20.

326

Ibidem, Gallimard, p. 143.

327

Ibidem, G.W. VII, p. 47.

328

Ibidem, p. 47.

329

Ibidem, S. E. VII, p. 22.

330

S. Freud, Ans den Anfangen, p. 193.

331

S. Freud, Ber Wahn und die Traüme, p. 48.

332

Ibidem, S.E. IX, p. 23.

333

Ibidem, G.W. VII, p. 56.

334

Ibidem, p. 94.

335

Ibidem, Gallimard, p. 207.

336

Ibidem, G. W. VII, p. 98.

337

Ibidem, S.E. IX, p. 71.

338

C’est moi qui souligne.

339

Ibidem, p. 104.

340

Enge Spalten, des fentes étroites (…) einen Spalt (…) immerhin breit genug (…) um eine Gestalt von ungewôhnlicher Schlankheit durch-schlüpfen zu lassen (…) une fente (…) juste assez large pour laisser passer un corps d’une sveltesse inaccoutumée, in solchen Spalten, de telles fentes, etc.

Tout le paragraphe est consacré à cette structure.

341

Ibidem, p. 107.

342

Ibidem, S.E. IX, p. 79.

343

Ibidem, Gallimard, p. 224.

344

S. Freud, Vie Zukutift, p. 347.

345

S. Freud, The Future of an Illusion, S. E. XXI, p. 24.

346

Ibidem, G. W. XIV, p. 347.

347

W. GranofE, Filiations, p. 491.

348

S. Freud, « Brief an… », p. 256.

349

Ibidem, p. 252.

350

Ibidem, p. 252.

351

Ibidem, p. 254.

352

Ibidem, p. 254.

353

S. Freud, « A disturbance of memory on the Acropolis », S. E. XXII, p. 244.

354

Ibidem, G. W. XVI, p. 255.

355

W. Granoff, Filiations, p. 482.

356

S. Freud, « Brief an… », p. 256.

357

Ibidem, S.E. XXII, p. 247.

358

Ibidem, G.W., p. 257.

359

C’est moi qui souligne.

360

S. Freud, Der Wahn und die Traüme in W. Jensens « Gradiva », G. W. VII, p. 122.

361

S. Freud, Délire et rêves dans la « Gradiva » de Jensen, Idées, Gallimard, 1971, p. 244.

362

Ibidem, G. W. VII, p. 113.

363

Ibidem, p. 108.

364

Ibidem, p. 108.

365

S. Freud, « Splitting of the ego in the process of defence », p. 276.

366

S. Freud, « Die Ichspaltung im Abwehrvorgang », p. 60.

367

Ibidem, p. 61.

368

Ibidem, S. E. XXIII, p. 277.

369

S. Freud, « Brief an… », p. 250.

370

W. Granofï, Filiations, p. 302, 303, 305, 342.

371

Ibidem, p. 58.

372

Gaudeamus igitur… Manière de renouveler l’assurance déjà donnée que le style de carabins attardés de langue allemande, etc.

373

W. GranofE, Filiations.

374

Ibidem.

375

S. Freud, Au s den Anfàngen…, p. 190.

376

S. Freud, The Origins…, p. 220.

377

Ibidem, Fischer, p. 191.

378

Ibidem, Imago, p. 220.

379

S. Freud, « Spütting of the ego… », p. 276.

380

S. Freud, « Die Ichspaltung… », p. 60.

381

S. Freud, Zur Psychopathologie…, p. 59.

382

S. Freud, Psychopathology of…, p. 51, n. 1.

383

Entretiens de Vaucresson, décembre 1971.

384

S. Freud, Aus den Anfdngen…, p. 192.

385

S. Freud, Zur Psychopathologie…, p. 59.

386

S. Freud, Aus den Anfdngen…, p. 221.

387

S. Freud, Zur Psychopathologie…, p. 43.

388

Ibidem, p. 43.

389

Ibidem, p. 59.

390

S. Freud, The Psychopatbology of Everyday Life, p. 49.

391

S. Freud, Zur Psychopathologie…, p. 58.

392

S. Freud, Die Traumdeutung…, p. 253, n. 1, 272.

393

S. Freud, The Psychopathology…, p. 50.

394

S. Freud, Zur Psychopathologie…, p. 59.

395

S. Freud, « The taboo of virginity », S. E. XI, p. 204.

396

S. Freud. « Das Tabu der Virginitàt », G. W. XII, p. 175.

397

S. Freud, « Der Untergang des üdipuskomplexes », G. W. XIII, p. 402.

398

S. Freud, « Splitting of the Ego in the process of defense », S. E. XXIII, p. 273.

399

Juliet Mitchell, Psychanalyse et féminisme, Edition des Femmes, Paris, 1975. J’avais ce soir-là avant mon exposé donné lecture de quelques extraits de cet ouvrage qui venait de paraître. La fermeté, çà et là, des repères freudiens et la tranquille conviction de l’auteur contraste avec ce^ qui ordinairement provient sous ce patronage. Ces extraits méritaient d’être cités.

400

S. Freud, « Über infantile Sexualtheorien », G. W. VII, p. 177.

401

Ibidem, p. 179.

402

S. Freud, « The sexual théories of children », S. E. IX, p. 217.

403

S. Freud, « Über infantile Sexualtheorien », p. 179.

404

S. Freud, « Die infantile Genitalorganisation », p. 295.

405

S. Freud, « Infantile génital organization », p. 143.

406

S. Freud, « Die infantile… », p. 296.

407

S. Freud, « The Dissolution of the Oedipus », S. E. XIX, p. 175.

408

S. Freud, « Der Untergang… », p. 397.

409

Ibidem, S.E. XIX.

410

Ibidem, G. W. XIII, p. 398 et S.E. XIX, p. 176.

411

S. Freud, « Infantile génital… », p. 142.

412

S. Freud, « Die infantile… », p. 295.

413

Ibidem, p. 295.

414

Ibidem, S. E. XIX, p. 142.

415

S. Freud, « Brief an Romain Rolland », G. W. XVI, p. 254.

416

W. Granofï, Filiations, p. 468-549.

417

S. Freud, « Splitting of the Ego in the process of defence », p. 278.

418

S. Freud, « Die Ichspaltung im Abwehrvorgang », G. W. XVII,. 62.

419

S. Freud, « Splitting… », p. 275-276.

420

S. Freud, « Ichspaltung… », p. 60.

421

Ibidem, S.E. XXIII, p. 276.

422

Ibidem, G. W. XVII, p. 60.

423

S. Freud, « Über die weibliche Sexualitat », p. 522.

424

S. Freud, « Fetischismus », G. W. XIV, p. 316.

425

G. Rosolato, Essais sur le symbolique, Gallimard, 1969, p. 272-275.

426

S. Freud, « Brief an… », p. 251.

427

Ibidem, p. 255.

428

W. Granoff, Filiations.