Soixante-neuvième séanceJeudi

Richard était venu à la rencontre de Mme K. presque en bas de chez elle ; c’était la première fois qu’il le faisait et il le reconnut lui-même. Au premier croisement, il regarda attentivement pour voir si M. Smith ne passait pas à ce moment-là. Une fois dans la salle de jeu, il annonça qu’on avait organisé autrement son séjour à « X ». Puis il ajouta que Mme K. serait sûrement intéressée de savoir que la flotte était dans une boîte plus solide ; mais il l’avait laissée chez les Wilson.

Mme K. lui demanda pourquoi.

Richard répondit que la flotte n’avait pas voulu venir, de peur de faire mal à Mme K… Un camion passa dans la rue, Richard tendit l’oreille et déclara qu’on aurait dit qu’il grognait.

Mme K. lui demanda ce que ce grognement lui rappelait.

Richard répliqua qu’il lui faisait penser à un ours ; à l’ours russe qui était gentil, mais pas à l’ours allemand. Puis il déclara que les Russes se défendaient bien et qu’il en était content.

Mme K. lui rappela qu’il avait imaginé qu’un ours se trouvait dans l’un des paquets. Il s’était également méfié du père-ours dangereux infestant l’intérieur de Mme K., celui de sa mère et le sien. D’autre part, il avait très souvent exprimé sa défiance envers les Russes.

Richard demanda à Mme K. si elle avait rencontré M. Smith, et, regardant par la fenêtre, il vit venir un homme et s’écria : « C’est M. Smith. » L’homme s’approcha, ce n’était pas M. Smith, mais un vieillard. Richard déclara alors, sans conviction, qu’il s’agissait d’un petit vieux très gentil.

Mme K. interpréta : Richard semblait préférer les hommes vieux aux plus jeunes ; il en avait moins peur (Note I). L’analyste rappela à l’enfant qu’il n’aimait pas qu’elle se rende chez l’épicier mais qu’un jour (Soixantième séance), il avait dit que le père de l’épicier était gentil.

Richard répondit que c’était la vérité. Pourquoi cette distinction ? demanda-t-il.

Mme K. interpréta : les hommes jeunes symbolisaient peut-être son père lorsqu’il était fort, en bonne santé et possédait alors le pénis puissant, dangereux comme un explosif.

Richard raconta alors qu’il avait vu une photographie de Hitler, de Goebbels et d’autres chefs nazis, et qu’il détestait Goebbels encore plus que Hitler parce qu’il ressemblait à un gros rat. Puis il demanda à Mme K. si elle avait entendu Hitler à la radio et il se mit à imiter le Führer, hurlant, grimaçant et saluant, « heil », en claquant des talons.

Mme K. interpréta : Richard pensait que le père-Hitler bruyant et franchement méchant était moins dangereux parce qu’il ne cachait pas son jeu. Le mauvais père trompeur-Goebbels – le rat – était beaucoup plus redoutable ; c’était l’ambassadeur chinois, le « gardien », le jovial M. Smith et même son gentil papa que sa mère et Mme K. aimaient, bien qu’il risquât de leur faire du mal. Mme K. rappela à l’enfant qu’il avait l’impression d’être lui-même un gredin (Cinquante-cinquième séance).

Richard interrompit Mme K. : M. Smith était gentil, puisqu’il lui avait vendu de belles graines de radis.

Mme K. interpréta : malgré tout, il croyait un peu en la bonté et la puissance de son père qui pouvait donner des bébés à sa femme et qui accepterait peut-être de partager sa puissance avec son fils – les graines. Néanmoins il doutait fort de la bonté de son père, comme il l’avait souvent montré, et c’était pour cette raison qu’il était jaloux et inquiet et qu’il avait peur que Mme K. ne rencontre M. Smith. Il s’attendait à ce que cet homme soit toujours avec elle, même aujourd’hui. Pourtant, il savait qu’elle ne l’avait pas vu puisqu’il était avec elle au moment où elle avait croisé la route qu’il empruntait d’habitude ; et s’il était passé devant la salle de jeu, Richard l’aurait vu.

Richard déclara que M. Smith était peut-être allé plus près de chez elle que lui-même.

Mme K. lui fit remarquer que, dans ce cas, M. Smith serait venu la chercher. Or, quand Richard l’avait rencontrée, elle était seule ; comment M. Smith aurait-il pu se rendre à son magasin sans que Richard le voie ? Mme K. interpréta : dans l’esprit de Richard, M. Smith représentait de nouveau M. K. que Richard croyait toujours vivant à l’intérieur de Mme K. et à l’intérieur de lui (puisque M. K. symbolisait aussi son papa). Il voulait que Mme K. aille au cinéma le soir, parce que pendant ce temps, elle ne serait pas avec M. Smith. La peur qu’il avait que M. Smith soit mort et dangereux, à l’intérieur de Mme K., était renforcée par la maladie de son père. Il était inquiet à cause de la santé de son père, mais s’imaginait également que celui-ci s’était transformé en un méchant fantôme qui hantait l’intérieur de sa mère (Note II).

Peu après le début de la séance, Richard avait réclamé le bloc de papier ; il l’avait demandé sur le ton impérieux et suppliant qu’il avait adopté depuis peu, attendant de Mme K. qu’elle lui tende le papier. D’autre part, voilà quelque temps qu’il demandait à Mme K. de lui passer le crayon jaune au bout métallique qu’il mettait dans sa bouche et suçait parfois pendant un long moment. Au cours de la présente séance, il ne retira pas ce crayon de la bouche, même pour parler et le suça sans arrêt – comme un bébé son biberon… Il demanda à Mme K. si elle avait un bloc de papier en réserve et si c’était le même que celui dont il se servait maintenant.

Mme K. déclara que c’était un bloc de papier un peu différent de celui-ci, mais pas le jaune. Puis elle interpréta : il souhaitait avoir une provision de papier inépuisable à sa disposition, c’est-à-dire qu’il désirait que le bon sein de sa mère (et maintenant celui de Mme K.) demeure bon, intarissable et intact. C’était pour cette raison qu’il n’avait cessé de sucer le crayon jaune, représentant le sein maternel (Note III).

Richard posa de nouveau une série de questions concernant les Patients de Mme K. Il demandait toujours les mêmes renseignements sans attendre la réponse : ne soignait-elle que des hommes ? Ou bien des hommes et des femmes ? Quel âge avaient-ils ? Quand les recevait-elle ?, etc. Mais il voulait surtout savoir s’il était le plus jeune de ses patients de « X » et combien d’enfants elle traiterait à Londres.

Mme K. interpréta : Richard désirait être le préféré. Bien que jaloux de Paul et de son père parce qu’ils étaient adultes, il pensait qu’être le plus jeune, le bébé, présentait certains avantages : on lui accordait plus d’attention et d’affection. D’autre part, Richard souhaitait peut-être que Mme K. ait de jeunes patients, de même qu’il désirait que sa mère ait des bébés, parce que ceux-ci lui permettraient de rester vivante, la rendraient heureuse et étaient moins dangereux que les hommes.

Richard se mit à dessiner la gare « Blueing » mais s’arrêta aussitôt, disant que ce n’était pas bien, et la gribouilla. Puis il prit une autre feuille de papier et dessina des pièces de monnaie. Comme la veille, il exprima alors sa peur de ne pas avoir assez d’argent. Il compara la pièce d’un penny à celle d’un shilling. Il gribouilla le penny qu’il avait dessiné et demanda à Mme K. si c’était ennuyeux.

Mme K. interpréta : Richard craignait de ne pas avoir assez de bon sein et de bonne « grosse commission » à l’intérieur de lui, et par conséquent, de ne pas pouvoir donner de bons bébés à Mme K. et à sa mère. Il avait peur de salir le penny parce qu’il avait l’impression qu’il finirait par souiller le bon sein. « Blueing » symbolisait le bon sein bleu clair enduit d’encre (Soixante-septième séance) ; il avait l’impression de faire subir cette souillure aussi bien à la mère et à la Mme K. extérieures, qu’au sein qui se trouvait à l’intérieur de lui. Il avait cessé de dessiner « Blueing » déclarant que ce n’était pas bon parce qu’il craignait de ne pas pouvoir garantir la sécurité de sa mère et plus particulièrement celle de Mme K.

Richard pria Mme K. de l’accompagner au jardin. Une fois sorti, il regarda autour de lui. Le vieux monsieur (l’« ours ») qui demeurait en face échangea quelques mots avec Mme K. qui lui répondit ; alors, Richard voulut retourner dans la salle de jeu. Il déclara avec sérieux, mais sans paraître effrayé, que cet homme les dérangeait et semblait ignorer ce qu’était une séance de psychanalyse. Un peu plus tard, il ressortit avec Mme K. et contempla les montagnes avec un plaisir non dissimulé.

Mme K. interpréta : il éprouvait de la joie à regarder les montagnes parce qu’il avait le sentiment que la bonne mère était vivante et intacte.

De retour dans la maison, Richard fit le 63e dessin –, il commença par les deux petits personnages dont les organes génitaux se touchaient. Puis il fit différents gribouillis parmi lesquels son nom figurait166.

Richard expliqua alors qu’il avait mis ses organes génitaux avec ceux de Mme K. et il écrivit son nom et celui de l’analyste au sommet de la page. (Mme K. était munie d’un pénis qui était beaucoup plus gros que celui de Richard.)

Mme K. demanda à l’enfant à quoi lui faisait penser la lettre initiale de son surnom qui débordait un peu sur le visage de Mme K. Richard dit qu’elle ressemblait à une banane avec un tortillon au milieu.

Mme K. interpréta : il avait un pénis plus petit que celui de Mme K., mais la lettre en forme de banane qui dépassait sur la tête de celle-ci représentait également son pénis. Le tortillon signifiait quelque chose qui n’allait pas bien dans son pénis.

Richard admit qu’il avait l’impression que quelque chose n’allait pas.

Mme K. lui rappela sa circoncision et interpréta : il avait placé son grand pénis près de la tête de Mme K. D’autre part, lui fit-elle remarquer, il avait sucé avidement son crayon pendant cette dernière interprétation ; il désirait donc sucer le sein de Mme K. et le grand pénis-banane ou – fraise de son père. Il espérait ainsi avoir le grand pénis à l’intérieur de lui et pouvoir l’utiliser avec Mme K. L’analyste rappela à l’enfant qu’un peu plus tôt, il avait dit que la qualité de M. Smith, c’était ses belles graines de radis. Mme K. demanda à Richard ce qu’il pensait d’une autre figure de ce dessin.

Richard répondit que c’était une banane à queue.

Mme K. désigna le « G » majuscule qui se trouvait au bas de la page et rappela à l’enfant que, le jour précédent, cette lettre avait été l’initiale de Dieu (God).

Richard, effrayé, déclara que les paroles de Mme K. l’inquiétaient.

Mme K. lui demanda s’il avait peur que Dieu le punisse.

Richard répondit que oui.

Mme K. interpréta : il avait peur du père puissant qui savait et voyait tout et qui, par conséquent, le punirait de ce qu’il désirait faire avec Mme K. et sa mère ; en outre, il craignait que ce père redoutable ne se venge parce que Richard lui avait dérobé sa femme et son pénis puissant, ce qui risquait de le rendre impuissant et malade.

Richard dessina le visage de Mickey Mouse, puis, écrivant son propre nom au sommet de la page, déclara que c’était lui. Il dessina ensuite la tête de Minnie Mouse et dit qu’elle représentait Mme K.

Mme K. lui fit observer que le visage de Minnie était gras, aussi représentait-il peut-être le ventre de Mme K.

Richard rit et dit que c’était exact.

Mme K. interpréta : il s’imaginait que si Mme K. était grosse c’était qu’elle était pleine de bébés, ou des graines de M. Smith que Richard croyait avoir introduits en elle.

Richard fit le 64e dessin. Il prit un plaisir évident à se servir de nouveau des crayons de couleur. Sa peur de Dieu avait disparu. Il désigna le haut et le bas du dessin et expliqua que les deux grandes sections rouges se trouvaient en bas.

Mme K. dit que ces sections représentaient ses organes génitaux et Richard acquiesça.

Mme K. lui demanda ce que représentaient les sections bleu clair. Richard hésita, puis répondit que c’étaient sa maman et Mme K. Quand il eut terminé, il demanda à l’analyste de quoi elle allait parler avec sa mère, car celle-ci devait venir la voir dans quelques jours. Allait-elle envisager une prolongation de l’analyse ? Que se passerait-il cet automne ? L’enfant paraissait fort soucieux.

Mme K. lui demanda si l’avenir l’inquiétait parce qu’il allait être privé de psychanalyse.

Richard répondit qu’il avait peur de voir resurgir toutes ses craintes et ses angoisses.

Quelles étaient donc d’après lui les craintes qui s’étaient dissipées ?

Richard répliqua qu’il avait beaucoup moins peur des enfants. Il se tut, puis au bout d’un moment, ajouta qu’il ne pouvait pas dire que ses autres craintes avaient disparu ; néanmoins, il se sentait beaucoup mieux.

Était-ce à dire qu’il était plus heureux qu’auparavant, moins tourmenté ? questionna Mme K.

Richard acquiesça et redemanda de quoi sa mère et elle allaient s’entretenir.

Pouvait-il expliquer pourquoi cette entrevue l’inquiétait tant ? s’enquit Mme K.

Richard répondit en hésitant qu’il se demandait si Mme K. conseillerait à sa mère de l’envoyer à l’école des grands. Il ne pourrait le supporter, ajouta-t-il, car il redoutait toujours les grands garçons et serait malade de peur. (L’enfant était devenu très angoissé.) Mme K. encouragerait-elle sa mère à une pareille chose ?

Mme K. lui demanda ce qu’il souhaiterait qu’elle dise à sa mère à propos de l’école.

Richard répondit qu’elle devrait lui conseiller d’engager un précepteur – mais pas un homme, une femme. Il avait déjà eu un horrible précepteur et une femme professeur très gentille.

Mme K. lui demanda s’il serait capable d’aller à la petite école.

Richard répondit qu’il préférerait un précepteur. Puis il ajouta avec un sourire triste, essayant d’être franc, qu’en réalité, il aimerait mieux ne pas étudier du tout.

Qu’aurait-il voulu faire, à la place ? demanda Mme K.

« Rien, juste un peu de lecture, lire les journaux » répondit l’enfant. (Il lisait fort peu de livres sauf le soir, dans son lit, ce qui du reste était rare.) Il fit promettre à Mme K. de ne pas conseiller qu’on l’envoie à la « grande école ».

Mme K. lui dit de ne pas s’inquiéter, elle n’engagerait jamais sa mère à l’envoyer à l’école des grands, puisqu’il en avait peur.

Pendant toute la conversation, Richard était pâle d’inquiétude, cette promesse de Mme K. le soulagea et son visage s’éclaira. Il demanda alors à Mme K. si elle croyait vraiment qu’il valait mieux qu’il ne fréquentât pas la grande école.

Mme K. répéta qu’à son avis, ce n’était guère souhaitable.

Était-il préférable d’aller à l’école des petits plutôt que d’avoir un professeur particulier ? questionna Richard.

Mme K. répliqua que sa mère préférait sans doute la solution de l’école parce qu’il serait moins seul et apprendrait en compagnie d’autres enfants.

Et Mme K., qu’en pensait-elle, demanda Richard.

Mme K. répondit qu’elle était en faveur de l’école.

Combien de temps resterait-il dans cette école s’enquit l’enfant, deux ans ? L’inquiétude l’avait de nouveau envahi.

Mme K. lui expliqua qu’il était inquiet parce qu’il pensait qu’au bout d’un certain temps, il faudrait fréquenter l’école qui correspondait à son âge.

Richard admit que plus tard, il devrait aller à l’école normalement. Mme K. pensait-elle qu’il en serait capable dans un an ou deux ?

Mme K. lui dit qu’il verrait bien comment il s’en sortirait, l’année prochaine. Peut-être apprécierait-il la compagnie des autres enfants.

Elle essayerait de reprendre l’analyse l’été prochain, si toutefois c’était possible. De toute façon, elle parlerait à sa mère d’une poursuite éventuelle du traitement.

Richard posa alors une série de questions : à quel endroit de Londres habiterait-elle ?… Il était extrêmement anxieux.

Mme K. répondit qu’elle demeurerait à l’extérieur de Londres et travaillerait dans la ville. Ses paroles semblèrent réconforter l’enfant.

Mme K. demanda à Richard pourquoi il ne lui avait pas fait part de ces préoccupations plus tôt et pourquoi il croyait qu’elle proposerait à sa mère ce qu’il redoutait le plus. Puis elle interpréta : il se méfiait d’elle parce qu’elle allait s’entretenir avec sa mère sans lui ; il s’imaginait donc qu’elle devenait le mauvais père complotant avec sa mère.

Richard parut embarrassé, mais répliqua qu’elle ne redeviendrait pas le mauvais père mais la mère – « sale-brute ».

Mme K. interpréta : Richard avait l’impression que Mme K. se transformerait en mère – « sale-brute » parce qu’elle partait et risquait de se faire bombarder par le mauvais père-Hitler. D’autre part, la mère – « sale-brute » s’était révélée être la mère contenant le mauvais père (Vingt-troisième séance).

Pendant cette conversation, Richard écrivit ce que Mme K. devrait conseiller à sa mère : c’est-à-dire qu’il avait besoin d’un précepteur. Puis il remplaça « précepteur » par « petite école ». L’expression amère qu’on lisait sur son visage montrait qu’il avait conscience de la gravité de ses inhibitions et de leur incidence sur son avenir. Il partageait avec un sérieux de grande personne les soucis que ses parents se faisaient pour lui.

Avant de quitter la salle de jeu, Richard, soulagé, répéta qu’il était heureux d’avoir discuté de tout ça et que cette conversation lui avait fait du bien.

Notes de la soixante-neuvième séance

I. Si j’en crois mes notes, Richard n’avait jamais parlé de son désir d’avoir un grand-père. Je n’ai jamais cherché à savoir s’il avait jamais eu des relations avec l’un ou l’autre de ses grands-pères. Tous deux étaient morts. Cependant, il était possible qu’il conservât un souvenir inconscient de l’un d’eux et désirât le faire revivre.

II. À mon avis, l’un des éléments fondamentaux de la jalousie paranoïde est que la jalousie la plus violente se rapporte au père intériorisé. Même s’il est mort, celui-ci continue, dans l’esprit de l’enfant, à vivre à l’intérieur de la mère et risque à tout moment d’influencer celle-ci contre son fils.

III. J’ai déjà signalé, dans une note antérieure (Note VII, Soixante-septième séance), le changement intervenu dans l’attitude de Richard, c’est-à-dire la neutralisation de la haine par l’amour. Son violent désir de posséder éternellement le bon sein est à la base de cette modification. Je pense que la condition préalable au succès de la lutte contre les pulsions destructrices et contre l’angoisse qu’elles provoquent est l’espoir que le sein reste intact et puisse être sauvegardé dans son existence comme objet interne.


166 J’ai barré son nom.