Chapitre I – L’Enfant

« Ainsi reste-t-on toujours un enfant de son temps, même pour ce que l’on considère comme le plus intimement personnel. »

S. Freud.

Freud doutait de la possibilité d’une biographie honnête : « On ne peut devenir biographe, écrivait-il, sans se compromettre avec le mensonge, la dissimulation, l’hypocrisie, la flatterie, sans compter l’obligation de masquer sa propre incompréhension. La vérité biographique est inaccessible. Si on y avait accès, on ne pourrait pas en faire état. »

Cette mise en garde n’a pas dissuadé historiens et psychanalystes de partir en quête de cette « vérité biographique » ; ils en ont ramené une riche moisson de faits et d’interprétations, si riche à vrai dire que Freud est vraisemblablement avec Proust le créateur dont la vie nous est la plus familière.

Drapé dans sa légende, il est devenu au fil des années un héros mythique : les psychanalystes, pour mieux défendre la « cause », ont d’une part exagéré l’hostilité de l’accueil qui aurait été fait à ses théories par un monde « non préparé » et d’autre part surestimé son « originalité » en lui attribuant parfois les découvertes de ses prédécesseurs, de ses rivaux ou de ses disciples.

Nous tenterons ici, plus modestement, de replacer Freud dans la culture de son temps, tout en montrant comment il en a subverti les valeurs les mieux établies (particulièrement en refusant la distinction du normal et du pathologique, en prenant en considération la sexualité infantile, ainsi qu’en mettant l’accent sur la puissance du désir autant que sur celle des forces de destruction qui opèrent dans le sujet, souvent à son insu.

Souvenirs d’enfance

Sigmund Freud est né le 6 mai 1856 à Freiberg, en Moravie. La population y était tchèque, mais les juifs parlaient entre eux allemand et étaient, pour une large part, assimilés à la classe dirigeante austro-allemande. Son père, Jacob Freud (1815-1896), était négociant en textiles. Il se maria pour la première fois à 17 ans et eut deux fils : Emmanuel et Philipp. Devenu veuf, il se remaria une seconde fois vers 1851 ou 1852 avec une certaine Rebecca, dont on ignore si elle mourut précocement ou fut répudiée, puis une troisième fois avec une jeune femme de 20 ans, Amalie Nathansohn (1835-1930), dont Sigmund sera le premier enfant. Lui succéderont Julius, qui mourut à 18 mois, Anna, Rosa, Mitzi, Dolfi, Paula et Alexander.

En 1860, à moitié ruiné, Jacob Freud quittera Freiberg avec les siens pour s’installer à Vienne, métropole bruyante et cosmopolite, contrastant péniblement pour le petit Sigmund avec les prairies, les forêts et les montagnes de la Moravie, dont il gardera toujours la nostalgie.

Si l’on en croit Ernest Jones, le fidèle disciple et le scrupuleux biographe de Freud, ce dernier tenait de son père le sens de l’humour, le scepticisme à l’égard des incertitudes de l’existence, l’habitude, quand il voulait mettre en valeur quelque donnée morale, de l’illustrer par une anecdote juive, son libéralisme et sa libre pensée.

De sa mère, a-t-il confié, il tenait sa « sentimentalité », mot ayant en allemand un sens assez ambigu. Sans doute, Freud voulait-il définir ainsi le tempérament qui le rendait capable d’éprouver des émois passionnés. L’orgueil et l’amour que Sigmund inspirait à sa mère devaient laisser sur l’esprit de l’enfant une trace profonde et indélébile ; comme il l’écrivit plus tard : « Quand on a été sans conteste l’enfant de prédilection de sa mère, on garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance de succès qui, en réalité, reste rarement sans l’amener. »

Ainsi que nous le verrons plus loin, Freud découvrira au cours de son auto-analyse à la fois le désir sexuel qui le portait vers sa mère et l’ambivalence qu’il éprouvait à l’égard de son père. Il se souviendra également d’un sentiment humiliant : à l’âge de 7 ou 8 ans, ayant uriné volontairement dans la chambre à coucher de ses parents, son père, après l’avoir réprimandé, s’exclama : « On ne fera jamais rien de ce garçon-là ! » Freud raconte l’événement en ajoutant que cette phrase dut profondément le blesser, car, écrit-il, « dans mes rêves, cette scène se répéta très souvent, toujours accompagnée d’une énumération de mes travaux et de mes succès, comme si je voulais dire : “Tu vois, je suis quand même devenu quelqu’un” ».

Autre souvenir douloureux : enfant, son père l’avait emmené en promenade et, afin de lui démontrer combien les temps nouveaux étaient meilleurs que le sien, il lui avait raconté un incident de sa propre jeunesse. Bien habillé et coiffé d’un imposant bonnet de fourrure, il se promenait dans Freiberg, lorsque survint un chrétien qui d’un coup envoya son bonnet dans la boue en criant : « Juif, descends du trottoir ! » Inquiet de connaître la réaction de son père, Sigmund éprouva la plus vive déception lorsque ce dernier lui avoua qu’il était descendu du trottoir pour y ramasser son bonnet.

Cet incident, banal et bouleversant, Freud le rapporte dans L’interprétation des rêves (1900) non seulement comme l’un des événements les plus marquants de sa jeunesse, mais à plus de 40 ans comme une cause toujours actuelle de chagrin.

Le conflit entre deux cultures

La psychanalyse est née peu après la mort de Jacob Freud et peut-être grâce à lui. C’est tout au moins la thèse que soutient Marthe Robert dans un ouvrage admirable, D’Œdipe à Moïse3, au cours duquel elle s’attache à faire revivre ce père, justement persuadée que si la psychanalyse, en tant que science, traite du général, elle n’a été rendue possible que par l’auto-analyse de son créateur, et que la figure centrale de cette expérience inédite n’est pas un père indéterminé, mais nécessairement Jacob Freud qui, d’après ce que nous savons de son lieu d’origine et de son temps, a dû laisser son fils en suspens entre deux histoires, deux cultures, deux formes difficilement conciliables de pensée.

Selon Marthe Robert, ce conflit entre deux cultures, la juive que Freud, bien qu’athée, ne renia jamais, et la germanique, la classique, symbolisée par Rome et Athènes, c’est-à-dire l’« autre côté », serait au cœur même de la psychanalyse.

Ce qui est certain, c’est que jusqu’à la fin de sa vie, Freud n’eut de cesse de se délivrer de ce père juif, médiocrement doué et médiocrement loti, dont l’ombre s’étend sur la part la plus autobiographique de son œuvre : L’interprétation des rêves (1900), Totem et Tabou (1911), et enfin Moïse et le monothéisme (1938), principaux jalons de son « roman familial ».

Mais pourquoi ce besoin, cette nécessité intérieure, d’en découdre avec son père ? C’est que ce père, comme celui de Kafka, est doublement coupable : à la fois d’être ce qu’il est, c’est-à-dire juif, et de ne pas l’être vraiment, ou pas assez ; ballotté entre deux cultures et se leurrant sur sa propre duplicité, note Marthe Robert, il ne pouvait léguer à ses enfants que des bribes de folklore assaisonnées de souvenirs humiliants. Cet homme faible, en outre, aggravait encore son cas aux yeux de l’intransigeant petit Sigmund – qui rêvait, lui, de la scène où Hamilcar fait jurer à son fils Annibal de le venger – en l’exhortant à profiter des temps meilleurs dus au libéralisme tout neuf instauré par l’« autre côté ».

L’enfance de Sigmund, effectivement, se déroula dans une Vienne où triomphait le libéralisme politique. Dans L’interprétation des rêves, il dit se rappeler que « tout petit juif laborieux portait alors un portefeuille ministériel dans son sac d’écolier » et qu’un poète errant du Prater, le célèbre parc d’attractions viennois, lui avait prophétisé qu’il serait un jour ministre d’État. Avec l’accord de son père, le jeune Freud projetait d’étudier le droit – voie royale pour la politique.

Finalement, il optera pour la science, c’est-à-dire d’une certaine manière pour l’« autre côté »4, oscillant cependant toujours entre son état de « vieux juif misérable », comme il se dépeint à son ami Wilhelm Fliess, et son désir d’obtenir de l’« autre côté » la première place. Or, comme le relève Marthe Robert, dans sa situation il n’y a ni choix possible, ni compromis vraiment viable, car d’un côté il est juif, et à cet état se rattache tout un réseau de sentiments, de désirs, de coutumes, dont il n’est pas en son pouvoir de se libérer par un simple effort de volonté ; mais de l’autre, il est devenu un intellectuel autrichien, fils spirituel de « pères » étrangers qui s’appelleront tour à tour Brücke, Helmholtz, Meynert et Charcot ; « il est, poursuit Marthe Robert, par sa culture le fils de Goethe, de Schiller, de Virgile, de Sophocle, de Shakespeare, et pour en finir – c’est une fin, en effet, ou plutôt un mémorable commencement – il se découvre une parenté secrète avec le fils fatal du vieux roi Laïos, ce qui l’élève non seulement à la gloire tant désirée, mais bientôt à une sorte de royauté ».

Ainsi, avec la découverte de la psychanalyse, avec la légende d’Œdipe, avec Moïse dont il dépossède les juifs dans son testament spirituel, Moïse et le monothéisme, en en faisant un Égyptien, Freud, au moment de quitter la scène où il a si vaillamment tenu son rôle, pourra dire, selon. Marthe Robert, « qu’il n’est plus juif, ni Allemand, ni quoi que ce soit qui puisse encore porter un nom : il ne veut être que le fils de personne et de nulle part, le fils de ses œuvres et de son œuvre qui, à l’instar du prophète assassiné, laisse les siècles perplexes devant le mystère de son identité ». En tuant son père en effigie, Freud a brisé la chaîne des générations, s’affranchissant à jamais de tous les pères, parents et ancêtres qui renvoient chacun aux scandaleuses limitations de l’être.

Auto-analyse et introspection

Dans une lettre à son ami berlinois Wilhelm Fliess, datée du 3 septembre 1897, Freud écrit : « Depuis que j’ai entrepris d’étudier l’inconscient, je m’apparais à moi-même très intéressant. Dommage qu’il faille toujours avoir la bouche cousue pour ce qu’il y a de plus intime. » Et Freud de citer le Faust de Goethe : « Le meilleur de ce que tu peux savoir, tu ne dois pas le raconter à ces garnements. » Cette citation reviendra souvent sous la plume de Freud. Lorsqu’il recevra, en 1930, le prix Goethe, il la commentera ainsi : « Goethe ne fit pas seulement, en tant que poète, de grandes confessions, mais il demeura aussi, malgré la profusion de ses notes autobiographiques, un grand dissimulateur. »

Pourtant, ainsi que le note Didier Anzieu, dans sa remarquable étude sur L’auto-analyse de Freud5, malgré d’apparentes et bien humaines réticences, malgré des précautions d’ailleurs tissées de failles, Freud au fond de lui a tout fait pour que nous parvienne la divulgation de soi la plus extrême à laquelle un homme se soit livré.

Dans une autre lettre à Fliess, Freud écrira : « C’est un bon exercice que d’être tout à fait sincère envers soi-même. » Freud devine là l’essence de la névrose : la vérité méconnue, et celle de la psychanalyse : la vérité retrouvée.

L’auto-analyse de Freud, qu’il poursuivra jusqu’à sa mort en 1939, culmine entre 1895 (il a 39 ans et il commence sa crise du milieu de la vie) et 1900. Deux livres, essentiellement, recueilleront les fruits de cette quête de l’homme intérieur : L’interprétation des rêves (1900) et Psychopathologie de la vie quotidienne (1901).

Un des plus beaux exemples d’auto-analyse se trouve dans la célèbre lettre à Romain Rolland – intitulée « Un trouble de mémoire sur l’Acropole », que Freud envoya pour son soixante-dixième anniversaire à l’illustre écrivain français qu’il tenait à honorer de son amitié.

Lorsqu’il écrit « Un trouble de mémoire sur l’Acropole », en 1936, Freud a dix ans de plus que Romain Rolland, 80 ans donc, et ce qui lui revient en mémoire, c’est une expérience qu’il a faite en 1904, expérience qu’il est resté longtemps sans comprendre et qu’il se décide enfin à analyser.

Le trouble est le suivant : pendant l’été 1904, Freud, après bien des hésitations, se rend à l’improviste à Athènes avec son frère Alexandre qui, notons-le en passant, a comme Romain Rolland dix ans de moins que lui. Parvenu sur l’Acropole, au lieu de l’admiration escomptée, il est saisi d’un étrange sentiment de doute. Il s’étonne que cette chose apprise à l’école puisse exister réellement. Il se sent divisé en deux personnes, l’une qui constate sensoriellement qu’il est bien sur l’Acropole, l’autre qui ne peut y croire, comme si elle niait l’existence réelle de l’Acropole.

Ce sentiment d’étrangeté, d’irréalité, Freud va donc tenter dans ce texte – modèle d’auto-analyse – de l’élucider. Il va montrer que le voyage à Athènes, comme précédemment celui de Rome, était l’objet d’un désir mêlé de culpabilité. Désir, car, dès son enfance, ses rêves de voyage exprimaient la volonté d’échapper à l’atmosphère familiale, à l’étroitesse et à la pauvreté des conditions de vie qu’il connut dans sa jeunesse. Culpabilité, car aller à Athènes, c’était pour Sigmund Freud aller plus loin que son père, trop pauvre pour voyager, trop inculte pour s’intéresser à ce lieu. Monter sur l’Acropole, c’était définitivement le surpasser, chose précisément interdite à l’enfant. Mais, laissons la parole à Freud :

« Et si nous nous demandons pourquoi nous nous étions gâché dès Trieste le plaisir d’aller à Athènes, nous touchons à la solution du petit problème. Il faut admettre qu’un sentiment de culpabilité reste attaché à la satisfaction d’avoir si bien fait son chemin : il y a là depuis toujours quelque chose d’injuste et d’interdit. Cela s’explique par la critique de l’enfant à l’endroit de son père, par le mépris qui a remplacé l’ancienne surestimation infantile de sa personne. Tout se passe comme si le principal dans le succès était d’aller plus loin que le père, et comme s’il était toujours interdit que le père fût surpassé. »

L’auto-analyse, en ouvrant la porte aux esprits, aux fantômes, aux revenants, c’est-à-dire aux personnages qui ont marqué ses désirs, ses angoisses et ses hontes d’enfant, révélera à Freud sa problématique œdipienne. Elle l’éclairera, comme nous l’avons dit, sur son ambivalence envers son père (Jacob Freud meurt le 23 octobre 1896) ; elle prolongera le travail du deuil et facilitera la lutte contre l’angoisse dépressive.

Par contre, comme l’écrit Anzieu, « elle lui fait seulement entrevoir la relation duelle du nourrisson à la mère, l’importance redoutable de l’imago de la mère phallique, l’identification au sein idéalisé comme tout-puissant. Pour Freud, c’est le père qui, tel Kronos, est dévorateur ; la mère n’est menaçante que dans la mesure où elle est désirable et interdite ».

Cette quête de l’homme intérieur, de la face nocturne, rêvée, de son être évoque les paroles de saint Augustin dans ses Confessions : « Ne cherche pas au-dehors ; tourne-toi en toi-même ; la vérité habite dans l’homme intérieur. »

Il n’est peut-être pas inutile de distinguer brièvement auto-analyse et introspection. L’introspection s’inscrit dans une tradition latine d’élucidation du moi par lui-même qui remonte notamment au célèbre examen de conscience et à l’illustre autobiographie spirituelle de saint Augustin. Au contraire, l’auto-analyse appartient à une tradition germanique de dévoilement des profondeurs grâce à la puissance d’une méthode fondée sur les renversements conceptuels. Pour reprendre une comparaison de Pierre Fougeyrollas6, disons que l’introspection observe l’ombre qui entoure la zone lumineuse de la conscience, alors que l’auto-analyse, à la manière des romantiques allemands, cherche à trouver dans la réalité nocturne les fondements des apparences diurnes.

Une madone lointaine

Dans son auto-analyse, Freud mentionne à peine sa mère, Amalie, dont il était l’enfant préféré. Cette dernière mourra en septembre 1930, neuf ans seulement avant son fils. Curieusement, dans le mythe d’Œdipe, Freud minimisera le rôle de Jocaste. En mettant en avant très clairement la conduite parricide et les désirs incestueux de son héros, Freud présente Œdipe comme se sentant coupable et comme étant le seul coupable.

Sur ce point, nous suivons tout à fait Matthew Besdine7 lorsqu’il explique que c’est un reste de paternalisme victorien qui empêcha Freud de procéder à une évaluation critique de la sexualité de Jocaste, de son désir, de sa profonde solitude. En faisant de Jocaste l’objet passif de la convoitise sexuelle de son fils, Freud inscrivait l’expérience de sa propre vie et ses sentiments de culpabilité dans l’histoire d’Œdipe. Comme Michel-Ange, il fut obsédé par le caractère exclusif de sa propre culpabilité et identifia les femmes à des madones lointaines. Étant donné sa personnalité et le puritanisme de son époque, il ne put voir que Jocaste portait une responsabilité égale à celle de son fils dans la tragédie de Sophocle, Œdipe-Roi. L’unidimensionnalité de l’Œdipe de Freud, si exclusivement coupable, n’est justifiée ni par le texte des versions les plus anciennes du mythe, ni par la version de Sophocle dans sa pièce. Dans celles-là comme dans celle-ci, la responsabilité de Jocaste est clairement établie et elle subit un châtiment plus terrible encore que son fils.

Dans Un destin si funeste8, le psychanalyste François Roustang observe que Freud ne cesse de revenir sur l’idée que la relation mère-fils « donne le plus pur exemple d’une tendresse inaltérable et troublée par nulle considération égoïste ». De telles affirmations répétées sont pour le moins bizarres. Comme si, poursuit Roustang, le désir de la mère n’était pas à la fois ce qui peut soutenir le désir de son fils et ce qui peut en même temps l’étouffer. Que la relation mère-fils soit exceptionnelle, certes, mais son ambiguïté l’est aussi. Il est tout à fait remarquable, écrit encore Roustang, que Freud ait cherché à préserver la mère en la gardant toute pure, toute tendre, sans trouble et sans égoïsme. Comme si le fondateur de la psychanalyse qui a tant fait pour démystifier l’idéologie parentale et l’innocence enfantine, tenait à sauvegarder un petit coin de rêve, permettant ainsi à tous les petits garçons de rêver à sa suite, de leur mère inaltérable.


3 Éd. Calmann-Lévy, 1974.

4 Sur ce point, on lira avec profit l’excellente étude de C. E. Schorkse, Freud et la politique, parue dans l’ouvrage Freud, jugements et témoignages puf, 1976.. C. E. Schorkse, dont les vues sont assez proches de celles de Marthe Robert, encore que plus radicales, estime que « la science devait vaincre la politique et conjurer le fantôme paternel »

5 puf, 1975.

6 Pierre Fougeyrollas, La révolution freudienne, Éd. Denoël, 1970.

7 Matthew Besdine, Complexe de Jocaste, maternage et génie, Psychanalyse du génie créateur, Éd. Dunod, 1974.

8 Éd. de Minuit, 1977.