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(■) On trouvera dans ce répertoire, mélangées à des travaux récents et signalées par un astérisque, les références qui avaient échappé à notre première moisson et que j’ai par conséquent glanées. Plusieurs se rapportent à des ouvrages traduits en français depuis peu.

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1

Rapport présenté au 29e Congrès des Psychanalystes de langues rorpÈines^S' Lisbonne, le 2-11-1968, à titre d’introduction au Colloque sur la Psychapàbtsp^ues, Psychoses.

2

M. Foucault, « Histoire de la folie à l’âge classique ». Plon, Paris, 1960,672 pages, pp. 610 et s.

3

4

S. Freud. Cf. « Formulations sur les deux principes du fonctionnement mental », 1911. « Prédispositions à la névrose obsessionnelle », 1913. « Les pulsions et leur destin », 1915. « Au-delà du principe du plaisir », 1920.

5

S. Lebovici, H. Diatkine, et H. Danon-Boileau, « Psychodrame et traitement des psychotiques », Évolution psychiatrique, 1958, II, pp. 499-521.

(5) S. Lebovici, R. Diatkine, Intervention sur le rapport de Ch. Muller. Rev. Française de Psychanalyse, juil-oct. 1958, XXII, n° 4-5, pp. 621-627.

6

Texte présenté dans une version préliminaire au Colloque sur la psychanalyse, les psychoses et les organismes de soins psychiatriques, organisé à Lisbonne (novembre 1968), dans le cadre du 29e Congrès des psychanalystes de langues romanes.

7

Celle-ci n’est officiellement acquise que depuis le début de 1969, et elle ne l’a pas été sans peine et sans protestations.

8

Cf. Racamier, 1967.

Racamier. – Le Psychanalyste sans divan. 5

9

Pour le ch. V-l.

(3) Pour la collecte de certaines données bibliographiques.

(3) Nos recherches, par exemple, n’ont pas porté sur moins d’une quarantaine de revues scientifiques différentes.

10

En revanche on ne saurait guère s’étonner que l’auteur principal de cette revue bibliographique n’omette pas de mentionner ses propres travaux, effectués seul ou en collaboration : il en possède tous les textes, et ne voit pas de raison de les passer aux oubliettes. La référence à ces travaux personnels sera, dans le texte, réduite aux initiales et au millésime abrégé (par exemple : B. 58, pour : Bacamier, 1958).

11

Ces expériences ont été poursuivies depuis, et sont évoquées plus loin (Note 1969).

12

On a parfois qualifié ainsi les malades psychotiques ou marginaux qui se livrent avec efficacité à des agissements continuels que le terme d’acting-out définit mal, car chez eux l’acting-out ne constitue pas l’écart qu’il est par définition, mais une ligne directrice et la forme privilégiée de la relation d’objet.

13

En admettant que j’eusse été assez habile pour poser d’emblée le diagnostic de la structure fondamentale, et que j’eusse pratiqué d’entrée le jeu des électrochocs, je ne crois pas du tout qu’ils se fussent montrés d’une pareille efficacité. Il importait que le noyau dépressif fût préalablement ravivé. Par ailleurs je ne doute guère que le noyau dépressif eût pu être résolu par des moyens purement psychothérapiques ; mais avec beaucoup de peine incontestablement.

Si j’ai cité assez longuement cette observation, parue dans une publication courante mais peu lue, c’est parce qu’elle constitue un exemple thérapeutique d’intégration ou de « relais psychobiologique ».

14

Les millésimes seront seuls indiqués dans les citations qui vont suivre.

Car il y a source de conflit, ce serait vain de le nier, et pour celui qui, psychanalyste, reste psychiatre, le conflit ne cesse pas ; il ne serait pas non plus réaliste de croire que ce conflit soit sans solutions possibles.

Devant le phénomène médicamenteux plusieurs voies d’abord s’ouvrent à la réflexion psychanalytique ; l’une est de chercher à eon-Rac. mier. – Le Psychanalyste sans divan.

17

18

Le soulignement est de notre (ait.

19

ne s’agit pas ici de refaire l’histoire de la psychiatrie française du fond des temps jusqu’à la dernière guerre. Mais puisque Pinel a rendu possible Esquirol et que celui-ci est utile à notre propos, parlons de Pinel !

Nous sommes en 1793. Pinel prend possession de son service de Bicêtre. Son surveillant Pussin l’encourage à délier ses malades. C’est l’époque des phrases historiques. À en croire un historiographe (Semelaigne), au conventionnel Couthon qui l’apostrophe : « Ah ça citoyen est-ce que tu es fou toi-même de vouloir déchaîner de pareils animaux », Pinel : répond « Citoyen, j’ai la conviction que ces aliénés ne sont si intraitables que parce qu’on les prive d’air et de liberté ». La psychiatrie est née, estime H. Ey (1955), de ce mouvement libérateur qui confère aux aliénés leur statut médical de « malades ». Il faut noter, en passant, la remarque intéressante qu’il fait au sujet des conditions de cette naissance : celles-ci ne sont pas à rechercher dans une Histoire de la Médecine, conçue comme satellite des événements contemporains, mais bien dans l’Histoire tout court. Pinel, pense B. Muldworf (1957), est le généreux et actif médiateur de l’humanisme de 1789. Au « traitement moral » (1801), ne sont étrangers ni les encyclopédistes, ni une admiration fervente pour J.-J. Rousseau, (et les rapports de ceux-ci avec la Révolution française), ni, bien sûr, l’organisation inhumaine des Hospices pour aliénés.

20

21

Respectivement, en anglais : Community Psychiatry et Therapeutic community, deux notions qui ne se confondent pas.

22

Cette notion de feed-back polyvalent est une des plus originales de celles qu’utilise l’auteur ; elle désigne la réverbération des tendances propres, diverses, contradictoires ou complémentaires du malade à travers les réactions elles-mêmes complémentaires qu’elles suscitent chez les différents membres de l’équipe traitante ou du groupe communautaire.

23

Cette crainte résulte d’un mécanisme projectif : les malades sont ressentis comme d’autant plus agresseurs qu’on se refuse à s’éprouver soi-même agressif ; mais ce mécanisme projectif n’empêche pas, au contraire, que dans la structure institutionnelle décrite, il nous paraît prévisible que les malades aient en effet présenté beaucoup de comportements inquiétants.

24

24) Travail cité avec la date de l’exposé. Racamier. – Le Psychanalyste sans divan.

25

Par simplification nous utiliserons le terme soit au masculin, soit au féminin, sans qu’en général ce choix constitue une exclusion de l’autre sexe.

26

Le contact médical étant toutefois maintenu par téléphone et par visites.

27

vaut mieux envisager plus simplement l’évolution psychologique des soignants dans leur ensemble et sans chercher à distinguer des cas cliniques. Or ce point est en pratique très important car on peut observer qu’il n’est pas rare que les soignants souffrent psychologiquement beaucoup dans les organismes où l’optique psychanalytique est introduite d’une façon sauvage et sans les précautions qui seront étudiées plus loin. Il suffit en effet de dévaloriser les compétences techniques

(') C’est là un point dont il sera traité dans un chapitre ultérieur.

28

Et pourtant, il y en a, qui préfèrent l’ombre à la proie.

29

Nous n’ignorons pas que les remarques de S. Nacht (cf. Nacht, 1963) s’appliquent à l’exercice psychanalytique, mais nous croyons qu’elles s’étendent au-delà de ce strict cadre et nous rappelons qu’elles concernent principalement des sujets à tendance psychotique. Au reste il faut lire ou relire les textes de l’auteur pour ne point se méprendre sur sa pratique et sa pensée.

30

Ou bien la pire preuve de non-présence.

31

La rassurance porte sur les capacités du moi du patient. L’institution s’en porte garante.

32

Ce qui n’entraîne aucunement que des malades, eux, ne courent pas de risques (à commencer par celui de ne pouvoir pas évoluer).

33

ne serait pas nécessaire d’en dire plus pour faire sentir que le soin institutionnel, selon nous :

— est d’une très grande importance, influe sur tous les traitements, exige des méthodes, mais ne s’assimile pas lui-même à une méthode thérapeutique au sens strict du terme ;

— doit s’inspirer de la connaissance psychanalytique des malades et des groupes, mais ne constitue pas lui-même une méthode psychanalytique soit-elle collective, et aussi « variante » qu’on voudra.

Ces précisions pourraient sembler restrictives. Elles ne le sont pas à nos yeux. Nous souhaitons seulement préserver une tâche importante des enflures qui sous le couvert de la rehausser ne sauraient en définitive que la tourner en dérision. Ce n’est pas en essayant de faire passer du pain pour de la brioche qu’on rend hommage et à l’un et à l’autre.

(h Quand ce n’est pas tout bonnement par le besoin personnel inconscient du sujet desdits mouvements.

34

Au sens, préconisé par S. Lebovici, de fantasme conscient ou subconscient.

(34) Pour une plus ample information au sujet des parents, voir notre travail, déjà cité, sur ce sujet.

35

Sauf lorsque le malade reproduit une provocation systématique, ce qui demande que le groupe entier, spontanément ou d’après une indication d’un leader ou d’un soignant, se désintéresse de la manœuvre.

36

On voit là l’une des principales différences entre le soin institutionnel et le traitement psychothérapique.

(’) Ce principe technique a déjà été dégagé par l’un de nous (Racamier, 1965).

37

Dans ce qui suit nous parlerons pour simplifier du leader, mais nous pensons autant et plus encore au groupe dirigeant (au moins deux personnes).

38

38) Une des questions d’une enquête que nous avons menée demandait aux infirmières si elles estimaient avoir (quelquefois – jamais – souvent) influencé les médecins quant au travail et aux malades. La majorité des réponses fut positive, et de la part des infirmières actives elle le fut toujours. Une de celles qui donnèrent une réponse négative signala que là était justement son problème personnel.

(2) À moins, certes, que ses motifs ne soient essentiellement alimentaires, ce qui pose une fois de plus le problème des débutants évoqué dans un chapitre introductif.

39

Mais serait-il, alors, psychanalyste ? Il faut en douter.

40

On reviendra sur ce point (Essais… 4e Partie).

41

Elle l’a été dans une conférence faite en 1965 à l’Université de Louvain et restée inédite.

(’) Nous nous rapportons ici à plusieurs observations institutionnelles, dont nous dégageons les points communs.

42

E. et J. Kestemberg, « Contribution à la perspective génétique en psychanalyse ». Revue fr. Psychanal., 1966, 30, 5-6. p. 569-774.

43

Voir pour une étude plus générale : IV, ch. 2, § 3.

44

De soignant à soigné, bien entendu. Faut-il dire que ce sont des relations malheureuses ? Ajoutons que nous ne croyons pas que ce qui précède s’applique aux infirmières en soins physiques.

45

Nous avons eu l’occasion d’observer, sans l’avoir expérimentée nous-mêmes, que cette recette est aussi efficace qu’on peut l’imaginer.

46

s’agit de tout autre chose que de la prise de conscience de l’utilité d’une cure psychanalytique personnelle.

En général – et c’est ainsi qu’elle revêt un caractère pathologique – la demande de soins psychothérapeutiques est larvée et indirecte ; jamais dite, mais fortement agie, elle est adressée personnellement au (x) psychiatre (s) – analyste (s) responsable (s).

Responsable est bien le » mot qui convient, car ici le psychanalyste est implicitement tenu pour responsable du malaise où l’on est ; aussi lui revient-il de le réparer. À lui de dispenser la protection parentale, la compréhension merveilleuse et la puissance magique dont il a été investi et dont il s’est parfois de surcroît plu à se parer.

Car ce n’est pas une cure en bonne et due forme qui lui est demandée, mais la prise en charge, à la place de soi, des conflits et difficultés personnellement éprouvés et rencontrés.

Nous pouvons très bien comprendre par quels mécanismes de répétition de son passé personnel, de recherche de protection contre une activité professionnelle parfois éprouvante, d’évitement de relations et satisfactions plus autonomes, et ? parfois aussi de prise au piège d’attitudes infantilisantes de la part de l’institution et de ses responsables, nous pouvons donc bien comprendre par quelles voies le soignant en arrive au désir obscur et dépendant d’être soigné sans l’être.

47

48

Conférence présentée à Montréal le 4-10-1968.

49

est donc parfaitement possible que le médicament soit présent comme facteur technique, voire comme objet de médiation dans la relation médecin-soignant-malade, sans devenir pour autant un instrument d’occultation. C’est de la politique thérapeutique de base et de l’organisation institutionnelle qui en découle et qui la concrétise qu’il dépend que le médicament soit porté par les relations thérapeutiques ou bien qu’au contraire il les commande, les absorbe et finalement les ferme.

L’exemple suivant illustre le genre de problèmes qu’il s’agit d’affronter.

Paul est un schizophrène influencé qui se défend des contacts autant qu’il les redoute. Il parle très peu, ne demande rien et refuse tout, sauf les médicaments. Lors d’une entrevue à plusieurs, lui, le soignant et le médecin, on le mobilise pour qu’il exprime avec enfin de l’affect le sentiment qu’il a (et qu’il nourrit) qu’on ne l’aime pas, qu’on ne s’occupe pas de lui, et qu’on le repousse (en vérité c’est lui qui repousse autrui). Cette protesta-

50

51

La dynamique du processus de chronicisation avait été étudiée également par Soûlairac, Shentoub et al. (1966).