Guide bibliographique

Comme il n’est pas possible aujourd’hui de présenter une bibliographie étendue sur une question qui est encore en plein développement, j’invite le lecteur qui m’a suivi jusqu’ici à m’accompagner dans une légère promenade parmi les travaux rencontrés en cours de route.

De Freud, il faut surtout relire les Trois essais, les Deux principes du fonctionnement mental, l’Introduction au narcissisme, Totem et tabou, La Négation, Névrose et psychose et les articles sur le clivage et le fétichisme. Mais je ferai confiance au lecteur pour connaître ou pour trouver ces références fondamentales.

Nicolas Abraham et Maria Torok ont publié L’Écorce et le noyau en 1978 à Paris chez Aubier.

Le Moi-peau de Didier Anzieu, toujours actuel, est de 1985, chez Dunod à Paris.

G. Assal avait écrit sur « L’inceste chez les psychotiques », en 1964 dans L’Évolution psychiatrique (t. 49, n° 1, p. 75-82).

« Le droit au secret : une condition pour penser », de Piera Aulagnier, se trouve dans L’Apprenti-historien et le maître-sorcier, paru en 1984 aux PUF à Paris.

De Gérard Bayle, l’un des premiers travaux sur le clivage (« Des espaces et des temps pour l’objet : clivage structurel et clivage fonctionnel ») a paru dans la Revue française de psychanalyse, en 1989 (t. 53, n° 4, p. 1055-1065). Mais nous attendons avec impatience son prochain rapport sur cette question.

De Jean Bergeret, La Dépression et les états-limites, a paru à Paris chez Payot.

L’article de M. Bourgeois (« Quelques données récentes sur l’inceste ») a paru dans L’Évolution psychiatrique, en 1978, t. 64, n° 4.

Jean-Pierre Caillot a travaillé et travaille beaucoup sur l’antœdipe et l’incestuel. Son dernier article, « Le sacrifice et l’envie », est dans Gruppo, n° 10, de 1994 (p. 41-57).

Quant à André Carel, il a écrit sur « L’intime, le privé et le public » dans Gruppo, n° 8, en 1992 (p. 39-44).

L’ouvrage de Didier Chartier auquel je me réfère à propos des iconoclastes a paru en 1989 à Paris par les soins de « Synapse » sous le joli titre : Les Créateurs d’invisible.

La Maladie d’idéalité de Janine Chasseguet-Smirgel a paru chez Payot à Paris.

« L’incestuel et le gémellaire dans une thérapie psychanalytique de couple » de Bernard et Jeanne Defontaine est dans Gruppo, n° 10, p. 58-80.

Quant à L’Enfant de Ça, de Jean-Luc Donnet et André Green, il est sorti à Paris, en 1973, aux Éditions de Minuit.

La Psychologie du moi et les psychoses, ouvrage capital de Paul Federn, a paru en allemand en 1939, à Londres en 1953 et à Paris, aux PUF, en 1979.

Fugitives of Incest est un ouvrage de R.C. Ganzarain et B.J. Buchele paru aux international universities Press, aux États-unis, en 1988.

Geneviève Haag a écrit pour Gruppo, n° 10 en 1994 : « Thérapie familiale psychanalytique autour d’un enfant autiste » (p. 97-102).

« Pacte dénégatif et alliances inconscientes » est de René Kaës ; cet important travail a paru en 1992 dans Gruppo, n° 8, p. 117-132.

C’est dans la Revue française de psychanalyse, en 1978, t. 42, n° 2, qu’avait paru « La relation fétichique à l’objet » d’Evelyne Kestemberg, qui m’a beaucoup stimulé.

« L’anti-narcissisme », de Francis Pasche est dans son livre fondamental, À partir de Freud, publié en 1964 à Paris par Payot.

Claude Pigott a rédigé en 1994 « Quand l’incestuel conduit au meurtre », travail dont je me suis inspiré, à paraître dans Groupal 1.

Quant à Harold Searles, on sait que son livre L’Effort pour rendre l’autre fou, traduction partielle de l’ouvrage d’origine, a été publié par Gallimard en 1988.

Leonard Shengold (qui nous a confié l’histoire de Marpessa) est l’auteur de « Child Abuse and Deprivation : Soul Murder », publié dans Journal of American Psychoanalytic Association, t. 27, n° 3, p. 533-559.

Simona Taccani et Anna Pandolfi ont écrit sur la violence pour Groupal 1.

Faut-il enfin rappeler que « La genèse de la machine à influencer » de Victor Tausk (et de 1919) est dans ses Œuvres complètes, chez Payot à Paris en 1975.

Quant aux Histoires de mon épilogue, Pierre Grimal a écrit Les Mémoires d’Agrippine, publiées chez de Fallois à Paris en 1992.

Nous terminerons ce parcours par lauteur de cet ouvrage.

« L’histoire de la maison du désert » avait été racontée à Lyon dans un de nos Congrès de thérapie familiale et a paru dans Gruppo, n° 8, en 1992.

Quant aux histoires de Périandre, de Ludovic et d’Héraclès, on les trouvait également relatées dans un numéro de Gruppo, le 7, consacré à l’inceste.

Le chapitre 2 du présent ouvrage constitue le développement que j’ai donné à l’entretien stimulant – en Congrès – publié dans Gruppo 10 (p. 81-90) avec Jean-Pierre Caillot et Jean Guillaumin : « Un concept : deux questions à Paul-Claude Racamier ».

Il me faut également citer mes propres sources.

Les premiers équivalents, le premier antœdipe et le premier incestuel sont apparus en 1978, dans Les Schizophrènes, publié en 1980 chez Payot, réédité en 1983 et 1993.

Pour la personnation, la maternalité psychotique et les frustrations narcissiques, il faudrait trouver De psychanalyse en psychiatrie, paru chez Payot en 1989.

Également chez Payot, mais en 1992 (puis 1995), Le Génie des origines renseigne en particulier sur la séduction narcissique, le deuil originaire, l’objet-fétiche, le figurant prédestiné, l’organe hypocondriaque de la famille, l’objet-non-objet, le clivage et ses suites, le déni et ses degrés, la perversion narcissique, la capacité du moi et l’ambiguïté, toutes notions que l’on a pu rencontrer ici.

Antœdipe et ses destins est une promenade dans les sphères antœdipiennes, publiée par Apsygée en 1989. (Personne n’a mieux compris ce concept général que René Angelergues : « Les fondements de la vie psychique », dans L’Évolution psychiatrique, 1991, t. 56, n° 4.) Quant au Cortège conceptuel, également édité par Apsygée en 1993, il rassemble une population de notions et de termes auxquels je me suis attaché.

Nous rattraperons pour finir trois travaux référés dans ce livre et qui ont échappé à cette liste d’ouvrages personnels.

« L’œdipe dans les psychoses », cette introduction, présentée en congrès à Lausanne, a été publiée dans la Revue française de psychanalyse, en 1966, t. 31, n° 5-6.

« La paradoxalité » a été présentée (en couple avec l’ambiguïté) en 1985 dans le n° 1 de Gruppo.

Quant aux orgasmes du moi, ils ont été pour la première fois évoqués en 1987 dans un article, « De la dépossession du moi à la passion délirante », publié dans un des Cahiers du Centre de psychothérapie et de psychanalyse, édités à Paris dans le cadre de « Santé mentale dans le 13e ».