Chapitre XII. Déviations et perturbations des relations objectales

Dans les chapitres précédents, j’ai tenté de présenter ce qu’on pourrait appeler une psychologie psychanalytique de la première année ; et ce sont dans cette présentation les aspects génétiques et du développement qui ont été plus particulièrement soulignés. Par la force des choses, une telle présentation doit être basée sur la fiction de l’enfant « normal » et de son développement « normal ». La « normalité » n’est bien sûr qu’une vue de l’esprit, pour ainsi dire inexistante dans la vie réelle. J’ai toutefois tenté quelque chose qui tiendrait de l’approximation et qui est basé sur deux propositions. La valeur pratique de l’une a été démontrée par la psychologie académique, l’autre entraîne un postulat méthodologique bien enraciné dans la théorie et la pratique psychanalytiques.

La première de ces propositions est qu’il est possible de « mesurer » le progrès du développement d’une façon absolue et d’une façon relative, à différents stades de la première année, et d’en présenter les résultats sous forme de données numériques. Comme je l’ai déjà mentionné, nous utilisons ces résultats numériques non en tant que mesures standards réelles, mais en tant qu’indications ordinales. Le corollaire de cette approche est l’établissement de normes du développement moyen et d’un progrès moyen dans le développement. Les détails de cette méthode ont été indiqués dans le chapitre IL

La deuxième proposition est bien en accord avec la pensée fondamentale de Freud : c’est en étudiant les déviations et les perturbations qu’on peut déduire ce qu’est un fonctionnement « sain » de l’organisme. Cette idée nous vient traditionnellement de la neurologie. Nous postulons qu’un développement normal peut être reconstitué par une approche clinique.

Dans le présent ouvrage, nous sommes partis des données fournies par notre observation des relations objectales pour arriver à nos propositions. Nous avons tacitement postulé qu’un enfant ayant de bonnes relations objectales avec sa mère – tout en présumant qu’il soit somatiquement sain – se développe de manière « normale ».

Ces deux suppositions gouvernent tout ce qui concerne les progrès du développement. Leur utilité sera maintenant rigoureusement mise à l’épreuve puisqu’elles devront être en mesure d’expliquer tous les phénomènes rencontrés au cours de notre examen des conditions pathologiques. S’il est possible de relier les phénomènes pathologiques de l’enfance – présentés sous forme de tableaux, graphiques et indices – à des désordres spécifiques de la relation dyadique mère-enfant, notre méthodologie et nos propositions auront rempli leur rôle.

Avant de porter notre attention sur la pathologie, il est nécessaire de dire au moins quelques mots sur ce que nous, les psychologues psychanalytiques du nourrisson, considérons comme des relations objectales normales.

Relations objectales normales

Comme je l’ai déjà mentionné, mensurations et indices constituent une des façons d’aborder la question du développement du nourrisson ; pour ce qui est des performances de l’enfant à un niveau d’âge donné, ce qui est normal est décrit en termes de moyennes. J’ai pris soin de souligner que les performances de chaque niveau d’âge varient considérablement, présentant sur la moyenne des écarts allant jusqu’à deux mois d’avance ou deux mois de retard. Ce qui est en effet considérable en ce qui concerne la première année de vie puisque cela peut couvrir la plus grande partie de l’âge effectif du nourrisson.

Dans le cadre de cette moyenne statistique, ce qui est normal peut aussi être défini suivant un autre critère. Les tests classent les réalisations et les accomplissements du bébé pendant sa première année en six secteurs. Il est caractéristique du développement infantile appelé « normal » que le nourrisson progresse à différents rythmes dans chacun de ces secteurs pendant la première année. En conséquence, la relation entre les scores obtenus dans chaque secteur varie de mois en mois.

Dans un certain nombre de cas toutefois – et je reviendrai là-dessus par la suite – nous avons pu observer que cette moyenne demeurait relativement invariable de mois en mois chez un même enfant. Ce qui indique que le développement tel qu’il est exprimé par les rapports réciproques des scores obtenus dans les six secteurs (et qui normalement varie au cours de la première année) est tombé sous quelque influence qui freine (ou dans d’autres cas provoque) les variations. Cette influence provient surtout des relations mère-enfant et sa présence devrait nous inciter dans chaque cas précis à l’examiner attentivement.

Voilà pour les critères statistiques. En dépit de la facilité et de la clarté avec lesquelles ils peuvent être obtenus et interprétés, j’estime qu’ils ne font simplement que compléter le tableau clinique. Mais comment décrire ce tableau clinique ?

Je commencerai par dire qu’un enfant normal est un individu d’apparence saine, actif, qui dans l’ensemble donne l’impression d’être heureux et occasionne peu de soucis à ses parents. Il mange bien, dort bien, pousse bien ; son poids croît régulièrement de même que sa taille, il devient de mois en mois plus éveillé, plus actif et se conduit de plus en plus comme un être humain. Émotionnellement, il goûte toujours plus la compagnie de ses parents et de son entourage et ceux-ci, à leur tour, tirent de sa présence de plus en plus de plaisir.

Déjà ces mots si simples nous montrent à quel point il est difficile de décrire ce qui est normal. Toutefois, la dernière phrase de cette description nous a rapprochés d’un critère psychanalytique. Que les parents aient du plaisir avec leur enfant et que ce dernier en ait avec eux, c’est là la description des relations objectâtes par un profane. Ces relations objectales doivent dans une certaine mesure être examinées du point de vue de ce qui est normal. Dans le chapitre premier, j’ai mentionné que les relations mère-enfant engagent deux individus totalement dissemblables, et que ce qui satisfait la mère est complètement différent de ce qui pourrait satisfaire l’enfant. Il est cependant fondamental, en ce qui concerne notre concept de relations objectales normales, que celles-ci soient satisfaisantes en même temps pour tous les deux.

Commençons par la mère : sa satisfaction provient de ce que porter, avoir et élever un bébé peut représenter de satisfaisant pour sa propre personnalité. On ne devrait pas oublier que la relation mère-enfant diffère de toute autre au monde puisque ce même bébé que la mère tient à présent dans ses bras faisait très récemment encore partie intégrante de son propre corps. À cette époque, l’attachement qu’elle portait à son bébé ne se distinguait pas de celui qu’elle portait à son corps à elle. Le fœtus était investi du narcissisme que l’on réserve généralement à son propre corps. Lorsque après l’accouchement le nouveau-né devient distinct d’elle, elle doit vivre ce processus de séparation, de renoncement au sentiment que le bébé est encore identique à elle. Ceci se fait graduellement. Pendant longtemps, toute réalisation du bébé sera la sienne propre, tout défaut de l’enfant son propre échec. Le psychanalyste qui a eu l’occasion d’avoir en analyse une femme enceinte ou ayant accouché depuis peu connaît fort bien les sentiments multiples et contradictoires qui l’animent. Que la grossesse ait été cause d’inconfort, l’accouchement de douleur, l’allaitement de sacrifices et de joies, tout ceci participe directement ou indirectement à ses sentiments pour le bébé. Que l’un quelconque de ces facteurs puisse représenter un atout ou un inconvénient est déterminé moins par ce que nous considérons comme sa réalité physique que par sa réalité psychologique, par ce qu’il signifie pour la personnalité de la mère en termes de dynamique de sa propre histoire émotionnelle. Il n’est donc pas très surprenant que l’enfant qui a causé à sa mère plus de souffrance, plus d’angoisse que les autres puisse facilement devenir le mieux aimé.

Quand on examine de plus près ces sentiments de la mère, on découvre qu’un nombre croissant de facteurs complexes entrent en ligne de compte : le sexe du bébé ; sa personnalité ; sa place parmi ses frères et sœurs ; l’âge de la mère ; ses relations avec ses parents ; et on pourrait continuer à l’infini cette énumération. Mais je laisserai à l’imagination du lecteur le soin d’envisager ces innombrables possibilités et limiterai ma discussion à un seul aspect de la question : le lecteur s’est sûrement demandé pourquoi je n’ai pas mentionné le fait que le bébé a aussi un père ; et la mère un mari !

Après tout, le père de l’enfant constitue le summum ultime des premières relations objectales de la mère. Il est l’ultime produit des vicissitudes subies par les relations objectales de la mère, des premières relations préobjectales au sein à la formation de l’objet libidinal en la personne de sa propre mère, puis au stade œdipien en la personne de son père, enfin pour couronner sa destinée en la personne de son amant et mari, le père de son enfant. Est-ce que l’enfant lui ressemble ? Sont-ils en compétition ? Le fait que j’ai surtout parlé jusqu’à présent de la façon dont le nourrisson sent et répond au cours d’échanges circulaires dans le cadre des relations objectales, de la manière dont elles le façonnent dans l’établissement de son objet libidinal, ne devrait pas nous faire oublier ou omettre de noter que le bébé est pour sa mère un objet d’amour tout particulier ; et comme pour tous les objets d’amour, il est avant tout pour elle source de satisfaction.

Ces satisfactions sont à la fois narcissiques et objectales. En termes structuraux, on pourrait dire que la mère obtient de son enfant des satisfactions pour son ça, son moi et son surmoi. Il s’ensuit que la satisfaction que toute mère peut tirer de ses relations avec son enfant est déterminée par un certain nombre d’éléments : a) Par la nature des éléments qui constituent sa personnalité ; b) Par la transformation que subissent ces éléments jusqu’après l’accouchement ;

c) Par la manière dont un enfant donné, en vertu de son outillage congénital, est capable d’opérer la synthèse des divers éléments qui constituent la personnalité de sa mère, et en même temps de s’intégrer dans la réalité extérieure.

Les besoins du nourrisson que les relations objectales sont appelées à satisfaire sont tout différents. Pour commencer, l’organisme de l’enfant suit un processus d’épanouissement et de développement rapide. La nature même de ce qui peut le satisfaire subit par conséquent des changements rapides. Il s’ensuit donc que la nature et la forme de ses satisfactions changent progressivement à chaque niveau successif de développement. Au niveau le plus primitif alors que le moi n’est pas encore entré en fonctions, c’est la satisfaction des besoins qui constituera des relations satisfaisantes, plus près de la physiologie que de la psychologie. Ces satisfactions offrent au nourrisson la sécurité, lui permettent de décharger la tension provoquée par ses besoins et, éventuellement, le soulagent d’une tension de déplaisir. Après l’apparition du moi, les satisfactions requises par le nourrisson ne peuvent l’être que par une relation qui devient progressivement plus variée et plus complexe. Pour suivre ses progrès, les réponses de la mère aux initiatives de l’enfant doivent rendre possible la satisfaction des pulsions libidinales et agressives sous forme d’interactions circulaires. Ces interactions se réfléchissent entre mère et enfant et deviennent avec le temps de plus en plus ramifiées et diversifiées. Les réponses maternelles aux actions du nourrisson facilitent et rendent possible l’intégration de ses processus de maturation. Elles instaurent une complexité croissante dans la structure du moi de l’enfant et conduisent à la formation de systèmes multiples. En même temps, cette complexité croissante du moi élargit l’éventail des satisfactions que l’enfant exige à présent des relations objectales.

Je me rends bien compte que ma tentative de définir les relations objectales normales est vague, tâtonnante et provisoire. Il est difficile, si ce n’est impossible, de trouver une formule capable d’exprimer le flux et le reflux silencieux et multiforme, les marées invisibles et muettes, puissantes tout autant que subtiles qui envahissent ces relations. On ne saurait assez répéter et souligner que ces relations objectales s’établissent sous forme d’une interaction constante entre deux partenaires très inégaux, la mère et l’enfant ; que chacun d’eux provoque les réponses de l’autre ; que cette relation interpersonnelle crée un champ de forces en mouvement constant. On pourrait peut-être dire que les relations objectales qui satisfont et la mère et l’enfant sont des relations où un jeu de forces travaille de façon à les compléter l’une l’autre, de sorte que d’une part elles offrent une satisfaction aux deux partenaires, et que d’autre part le fait même que l’un d’eux obtienne une satisfaction en provoque une chez l’autre également. Le lecteur averti n’aura pas manqué de remarquer que cette dernière déclaration constitue aussi la description parfaite d’une relation amoureuse et même celle des sentiments mutuels qui animent l’homme et la femme dans l’acte sexuel. Mais après tout comme je l’ai dit plus haut, qu’est-ce qu’une relation d’amour si ce n’est le couronnement des relations objectales ?

La perfection même d’une relation entre deux êtres qui vibrent à ce point à l’unisson et sont liés par tant de facteurs tangibles et intangibles sous-entend la possibilité de désordres sérieux en cas de disharmonie. Il n’est même pas nécessaire qu’il y ait disharmonie entre la mère et l’enfant, il suffit que l’un des partenaires de la dyade – et ce sera surtout le cas de la mère – ne soit pas en accord avec son entourage. Son influence formative rend inévitable la réflexion de son propre désaccord sur le développement de l’enfant, réflexion amplifiée comme dans un miroir déformant. Les troubles dans la relation mère-enfant nous apportent donc beaucoup d’informations aussi bien en ce qui concerne la pathologie et son étiologie qu’en ce qui concerne le développement normal. Dans les pages suivantes, je décrirai certaines formes du développement infantile qui s’écartent de la normale et exposerai dans la mesure où il m’a été donné de les observer la nature des relations objectales qui prévalent dans de tels cas.

Facteurs quantitatifs et qualitatifs dans les relations objectales perturbées

Dans la relation mère-enfant, c’est la mère qui constitue le partenaire dominant et actif. L’enfant, tout au moins au début, reçoit passivement. Ce qui nous conduit à notre première proposition : les troubles de la personnalité maternelle se réfléchiront dans les désordres de l’enfant. Si nous limitons les influences psychologiques qui se font sentir pendant l’enfance à la relation mère-enfant, nous en arrivons à notre deuxième hypothèse : pendant l’enfance, les influences psychologiques nuisibles sont la conséquence de relations insatisfaisantes entre la mère et l’enfant. Ces relations insatisfaisantes sont pathogènes et peuvent être divisées en deux catégories : a) Relations mère-enfant inappropriées ; b) Relations mère-enfant insuffisantes. Autrement dit, dans le premier cas les relations objectales perturbées sont la conséquence d’un facteur qualitatif, alors que dans le deuxième cas elles sont dues à un facteur quantitatif.

Relations mère-enfant inappropriées

Ces relations inappropriées entre mère et enfant peuvent provoquer des troubles divers chez l’enfant. Il m’a été possible d’en distinguer plusieurs tableaux cliniques : chacun d’eux semble lié à une relation mère-enfant spécifique et inappropriée ; en effet, le tableau clinique semble être la conséquence d’un schéma donné du comportement maternel. Certains de ces tableaux cliniques ont été décrits dans la littérature pédiatrique. Je ne prétends pas que l’étiologie psychogène de ces maladies ait été démontrée de façon satisfaisante du seul fait que j’aie réussi à établir un lien entre des désordres spécifiques dans les relations objectales et des tableaux cliniques donnés. En fait, dans certaines de ces maladies, on peut démontrer la présence d’éléments congénitaux spécifiques qui semblent également jouer un rôle étiologique. Toutefois, ni le seul facteur psychologique, ni le seul élément congénital ne conduiraient au déclenchement de la maladie en question – mais uniquement leur conjonction.

Les tableaux cliniques que nous avons observés chez un nombre statistiquement significatif de nourrissons dans un milieu donné se rapportent en partie à des maladies physiques et en partie à des schémas de comportement anormaux. Nous avons pu démontrer dans l’étiologie de ces tableaux cliniques l’existence de facteurs psychogènes dérivant de relations mère-enfant. Nous avons été guidés dans cette recherche par une déclaration de Freud (1911) : «… la forme prise par la maladie subséquente (le choix de la névrose) dépendra de la phase spécifique du développement du moi et de la libido dans laquelle l’inhibition du développement prédisposante est apparue. Ainsi, une signification inattendue s’attache aux éléments chronologiques des deux développements (qui n’ont pas encore été étudiés), et aux variations possibles dans leur synchronisation » (p. 224 s.) ; (souligné par moi).

Notre travail s’est spécifiquement limité à l’étude des deux développements mentionnés ci-dessus. Toutefois, nos découvertes ont été faites dans des milieux culturels donnés de l’hémisphère occidental. Leur validité devra être vérifiée en ce qui concerne d’autres milieux semblables (et peut-être culturellement différents) avant qu’il ne soit permis de se livrer à des contre-validations généralisatrices sur la psychologie du nourrisson dans des cultures différentes.

Pour en revenir au sujet qui nous occupe, c’est-à-dire les relations mère-enfant inappropriées, j’ai déclaré plus haut que par la force même des choses, c’est la personnalité de la mère qui domine la dyade. Nous pouvons donc supposer que, lorsque des relations mère-enfant inappropriées prévalent, c’est que la personnalité de la mère l’empêche d’offrir à son enfant une relation normale, ou qu’en raison de cette personnalité elle est amenée à perturber la relation normale qu’une mère a généralement avec son bébé. Dans les deux cas, nous pouvons dire que la personnalité de la mère agit comme agent provocateur du trouble, comme une toxine psychologique. Pour cette raison j’ai appelé ce groupe de désordres des relations objectales, ou plutôt leurs conséquences, affections psychotoxiques de l’enfance. Il m’a été donné de distinguer une série de schémas nocifs du comportement maternel dont chacun semblait lié à un trouble psychotoxique spécifique chez le nourrisson. Ces schémas sont les suivants :

a) Rejet primaire manifeste j

b) Sollicitude primaire excessive et anxieuse ;

c) Hostilité déguisée en anxiété ;

d) Oscillations entre les cajoleries et l’hostilité ;

e) Sautes d’humeur cycliques (catathymiques) de la mère ;

f) Hostilité consciemment compensée.

Relations mère-enfant insuffisantes

Priver des nourrissons de relations objectales pendant leur première année constitue un facteur nocif de premier ordre qui conduit à des troubles émotionnels graves. Les enfants dans ce cas présentent un tableau clinique frappant : ils donnent l’impression d’avoir été privés de quelque élément vital de survie. Lorsqu’on prive un nourrisson de ses relations avec sa mère sans lui fournir un substitut adéquat qu’il est en mesure d’accepter, nous le privons de ses provisions libidinales. Dans le cas d’une privation partielle, il n’obtient qu’un apport insuffisant de provisions libidinales. L’analogie avec l’avitaminose s’impose. J’ai donc appelé cette seconde catégorie,

Tableau IV. – Classification étiologique des maladies psychogènes de l’enfance correspondant aux attitudes maternelles

Facteur étiologique fourni

par les attitudes maternelles Maladie de l’enfant

Coma du nouveau-né (Ribble).

Colique des trois mois.

Eczéma infantile. Hypermotilité (balancement).

Jeux fécaux.

Hyperthymie agressive (Bowlby).

Dépression anaclitique. Marasme.

Psychotoxique Rejet primaire manifeste,

(facteur qualitatif)

Indulgence primaire excessive et anxieuse.

Hostilité déguisée en anxiété.

Oscillations entre les cajoleries et l’hostilité.

Sautes d’humeur cycliques (catathymiques).

Hostilité consciemment compensée.

Déficience Privation affective partielle,

(facteur quantitatif) Privation affective complète.

affections de carence psychogène, ou encore affections de carence affective. Les conséquences de la carence affective peuvent être classées en deux subdivisions selon la mesure de la privation de l’enfant en apports libidinaux : a) Carence partielle ; et h) Carence totale. Il s’agit dans tous les cas seulement de carence en apports libidinaux ; nourriture, hygiène, chaleur, etc., doivent toujours être fournis au nourrisson si l’on ne veut pas sa mort.

Le tableau IV indique la relation qui existe entre les attitudes maternelles et les troubles émotionnels correspondants.