Remerciements

Une première et brève version de cet ouvrage a été publiée en français en 1957. Il s’agissait surtout d’un rapport succinct, d’un rapide passage en revue des résultats de mes recherches, observations et découvertes concernant plusieurs centaines de nourrissons. Aujourd’hui, mes recherches sont en cours depuis près de trente ans. Une entreprise de cette envergure ne peut être réalisée ou délimitée par un seul individu. Je n’aurais pu faire les observations et les expériences, classer les données obtenues par l’observation directe et les films et m’en servir pour établir des statistiques, enfin coordonner mon approche qui englobe plusieurs disciplines sans l’aide de mes nombreux, capables et dévoués collaborateurs. Je désire leur exprimer ici mes remerciements bien que je me trouve dans l’impossibilité de mentionner la contribution personnelle de chacun d’entre eux.

En premier lieu, je veux dire ma gratitude au Département de Psychiatrie de l’Université du Colorado et en particulier à son chef, le professeur Herbert S. Gaskill. C’est grâce à l’amitié et à la compréhension qu’il m’a constamment témoignées, à sa générosité lorsqu’il s’agissait de m’octroyer l’aide et les moyens qui m’étaient nécessaires pour mon travail ou l’espace dont j’avais besoin pour classer la masse des films et des archives sur lesquels s’appuie ce livre, qu’il m’a été possible de poursuivre et de conclure le présent ouvrage.

Pendant ces dix dernières années, W. Godfrey Cobliner, Ph. D. a été mon adjoint le plus proche dans le cadre de ce travail. Je lui exprime toute ma reconnaissance et ma gratitude. Il a participé à la préparation de ce livre en rédigeant un dernier chapitre – monographie érudite consacrée à Piaget et à l’école genevoise, à ses rapports avec le système des propositions psychanalytiques d’une part, avec mes propres observations et conclusions d’autre part. Mais la contribution du Dr Cobliner à cet ouvrage est plus étendue et plus significative encore. Depuis les modestes débuts de la première édition, l’édition française, à laquelle il a participé en contribuant à l’élaboration de la bibliographie et à l’amélioration de certaines formulations en les discutant avec moi, il a enrichi son apport au cours de ces dernières années par sa critique patiente, éclairée et rigoureuse des

éditions ultérieures en différentes langues. Je tiens encore à souligner avec reconnaissance sa réelle participation à l’élaboration de ce livre.

Je me dois de rappeler ici également la mémoire de Katherine M. Wolf, Ph. D. qui a collaboré avec moi pendant les premières années de mes recherches. Sa mort prématurée est une perte pour la science et plus particulièrement pour la psychologie et la psychanalyse. L’aide qu’elle m’apportait lors de mes observations et de mes expérimentations, son intuition et son génie ont été d’une stimulation constante pendant les huit ans de notre collaboration. Mes publications datant de ces années portent la marque de ses contributions.

Mes remerciements d’adressent aux directeurs des institutions qui m’ont généreusement permis d’y conduire mes recherches, aux parents qui m’ont laissé suivre et filmer leurs enfants, à mes collaborateurs et à mes aides qui m’ont assisté dans mes observations et mes expérimentations, le classement des données, l’élaboration des graphiques, des courbes et des profils, la dactylographie, la lecture et la correction des épreuves, les prises de vue, le développement, le découpage, le montage et le classement de mes films. Voici leurs noms par ordre chronologique :

Alexandra Hendee Eva Gruening Paul R. Polak, M. D. Robert N. Emde, M. D. Sally Bondy Elisabeth Root Laura Powell

Annemarie von Leutzendorff Josef Bohmer

Margarete Dengler, Ph. D.

Gilbert Haak Rose Laub Coser, Ph. D.

Anneliese Riess, Ph. D.

Lilly Bernstein, Ph. D.

Angela Yaron

Je suis également profondément reconnaissant à Mlle Henrietta Additon, directrice d’un pénitencier pour femmes, dont la compréhension et l’humanité nous ont permis, à mes collaborateurs et à moi-même, de conduire librement nos recherches dans ses salles au cours de plusieurs années.

Et c’est avec un sentiment de gratitude tout particulier que je m’adresse enfin à Mme Lottie Maury Newman. C’est elle en définitive qui m’a permis d’achever ma tâche alors que je vivais des moments personnellement pénibles, ceci grâce à son amitié et à ses encouragements, à la sagesse de ses conseils.