III. La formation du caractère au stade « génital » du développement

Dans les deux stades du développement dont nous avons discuté jusqu’ici, nous avons pu reconnaître des formes archaïques du caractère. Elles représentent, dans la vie de l’individu, une répétition des conditions primitives que l’espèce a parcourues au cours des étapes de son développement. Comme pour l’ensemble de la vie organique, l’expérience confirme que le développement de l’individu répète sous une forme abrégée celle de ses ancêtres. Ainsi, dans des circonstances normales, ces stades précoces de la formation du caractère seront-ils traversés dans un laps de temps relativement court. Nous ne retracerons ici qu’à grands traits comment le caractère définitif de l’homme s’échafaude sur cette base.

On définit habituellement le caractère comme la direction d’ensemble des impulsions volontaires habituelle à un homme. Il n’est pas dans le propos de notre étude de nous attarder davantage à préciser ce concept. Mais il sera opportun de ne pas mettre trop l’accent sur l’« habitude » d’orienter dans un sens défini les impulsions volontaires. Car les considérations qui précèdent nous ont déjà démontré les vicissitudes du caractère. Nous ferons donc mieux de ne pas ériger au rang de signe distinctif capital la pérennité des particularités de caractère. Il nous suffira de dire du caractère qu’il comprend la totalité des réactions pulsionnelles de l’individu à la vie sociale.

Nous savons d’expérience que l’enfant, au début de la vie, réagit au monde extérieur d’une manière purement instinctuelle. Ce n’est que peu à peu qu’il surmonte une partie de ses tendances égoïstes et de son narcissisme et progresse vers l’amour objectal. On le sait, l’atteinte de ce but de l’évolution coïncide avec un second processus important : l’accès au plus haut degré d’organisation libidinale, que nous désignons par le terme de stade génital. En soulignant que l’origine des traits de caractère remonte à certaines sources pulsionnelles, nous supposons, par le fait même, que la formation du caractère ne sera achevée qu’une fois la libido parvenue au stade ultime de son organisation et à la constitution de l’amour objectal. Et il est certain que tous les faits confirment la théorie de Freud, aux termes de laquelle le comportement sexuel de l’individu servirait de prototype à l’ensemble de ses comportements psychiques.

Nous avons déjà montré en détail dans le premier des trois articles présentés qu’une adaptation parfaite de l’individu aux intérêts de la collectivité n’est possible qu’une fois atteinte l’étape génitale de l’évolution libidinale. Mais nous n’avons pas encore étudié pour lui-même le processus qui comprend le passage du second stade au stade définitif de la formation du caractère.

La contribution de cette troisième étape à la formation du caractère consiste naturellement surtout en un dépassement des vestiges des stades antérieurs du développement, dans la mesure où ils nuisent aux comportements sociaux. Pour en donner un exemple, une conduite sociale de tolérance, faisant droit aux intérêts d’autrui, ne conquerra sa place qu’une fois dominées les pulsions destructrices, hostiles à l’objet, d’origine sadique, ou les mouvements d’avarice et de jalousie de provenance anale. Nous allons nous consacrer à la modification qui y préside.

Une abondance inépuisable d’observations attire notre attention sur les faits psychiques que nous avons coutume de désigner sous le terme de complexe d’Œdipe. Pour n’envisager que le comportement du garçon, son désir érotique pour sa mère et ses souhaits d’éviction de son père se rattachent aux sources affectives les plus puissantes de son enfance. La représentation de la castration est étroitement liée à ces manifestations chez le garçon. La maîtrise des pulsions correspondantes est d’une importance décisive pour l’élaboration du caractère. Je m’en tiendrai à une description succincte, en renvoyant aux exposés présentés par Alexander (Internationale Zeitschrift für Psychoanalyse, 1922) sur les rapports entre le complexe de castration et le caractère. De façon générale, on peut dire que la maîtrise du complexe d’Œdipe sous tous ses aspects constitue le pas décisif vers le dépassement du narcissisme originel et des tendances objectales hostiles de l’enfance ; mais en même temps elle rompt avec la dominance du principe de plaisir dans la vie de l’individu.

Nous approfondirons quelque peu l’étude d’un aspect de cette modification, car on n’a pratiquement pas tenu compte jusqu’ici de son rôle dans la formation du caractère.

L’attitude du garçon à l’égard de la féminité corporelle, essentiellement de celle de sa mère, va grandement se modifier. D’abord sujet de curiosité mêlée d’angoisse, donc d’ambivalence affective, l’objet d’amour sera progressivement investi de libido dans sa totalité qui inclut ce qui suscitait autrefois des mouvements contradictoires. Si cette transformation réussit, on voit s’élaborer dans la relation de l’enfant à l’objet d’amour, outre le désir érotique immédiat, des expressions libidinales « inhibées quant au but » : tendresse, attachement, etc. ; elles acquièrent même, pour la durée de la période de latence, une importance supérieure à celle des émotions « sensuelles » ; lorsque ces sentiments se sont créés vis-à-vis de la mère, en cas de développement normal, ils se reporteront sur le père. Peu à peu ils s’écouleront sous les espèces de l’amitié et de la sympathie, vers un cercle plus étendu, pour atteindre enfin la collectivité. Nous discernons là un fondement capital de la formation définitive du caractère. Cette transformation coïncide avec le dépassement de l’étape de développement libidinal décrite par Freud sous le nom de « phallique ». Elle signe l’accession à un stade des relations objectales où l’organe génital de l’autre sexe n’est plus l’objet d’ambivalence affective, mais est déjà reconnu comme élément d’une personne aimée dans sa totalité.

Alors qu’aux étapes précédemment décrites du développement du caractère, les intérêts de l’individu heurtaient ceux de la collectivité, le stade génital donne lieu à un état où les intérêts des deux parties se recoupent dans une certaine mesure.

Nous voyons en conséquence que la structuration définitive du caractère de tout individu dépend du destin de son complexe d’Œdipe, en particulier de la capacité acquise de reporter sur autrui ou sur la collectivité des sentiments de sympathie. Cet effet du développement vient-il à manquer, l’apparition des sentiments sociaux reste-t-elle insuffisante, il en découlera comme conséquence immédiate une perturbation nettement perceptible dans la genèse du caractère. Parmi les patients dont nous connaissons, au travers de la cure psychanalytique, la vie psychique sous tous ses aspects, il s’en trouve un grand nombre atteints de ces troubles à un degré plus ou moins prononcé. De l’histoire de leur petite enfance, nous apprenons à coup sûr que des circonstances données ont mis obstacle à la naissance de ces sentiments. Il nous est régulièrement possible d’établir que, chez eux, la vie sexuelle ne s’accompagne nullement de besoins de tendresse, et de voir comment dans la vie quotidienne ils ont aussi peine à parvenir à un contact affectif véritable avec d’autres êtres. La dépendance qui existe entre un aboutissement socialement réussi du développement du caractère et la formation des composantes de « tendresse » apparaît dans toute son acuité chez un groupe de sujets dont l’enfance a été particulièrement marquée par leurs origines. Ce sont les cas de naissance illégitime, dans des conditions de vie où la carence de sentiments de sympathie ou de tendresse manifestés par l’entourage s’est marquée très précocement. L’absence d’image de l’amour entravera chez l’enfant la production de ces sentiments ; mais, en outre, il ne réussira pas à écarter les mouvements pulsionnels primitifs qui se dirigeaient contre le monde objectal et risque un comportement asocial. Nous rencontrons souvent des phénomènes comparables chez ces névrosés qui, tout en ayant grandi dans des conditions banales de vie bourgeoise, ont senti n'être pas aimés, et se voyaient en « Cendrillon ».

Comme il s’agit ici du stade ultime de la formation du caractère, il ne sera peut-être pas superflu d’écarter un risque de malentendu. Il n’est pas question de cerner rigoureusement un caractère « normal ». La psychanalyse n’a jamais érigé de normes de ce genre, elle se borne à établir des faits psychologiques. Elle détermine jusqu’à quel point un individu, ou un groupe, est parvenu dans la courbe de son évolution, de sa forme d’organisation la plus précoce à la plus achevée. Or l’expérience psychanalytique enseigne précisément que le développement parachevé du caractère, au sens social également, ne signifie qu’un dépassement relatif des types d’organisation primitifs, et qu’il appartient aux circonstances individuelles extérieures et intérieures de fixer dans quelle mesure le but sera rejoint, ou, une fois atteint, sera conservé.

En 1913, Freud a attiré l’attention pour la première fois sur les manifestations régressives dans le caractère, telles qu’elles se déroulaient parallèlement à la naissance de symptômes névrotiques19, chez une patiente parvenue à la ménopause. Cette éclosion est, selon nous, le produit d’une régression psycho-sexuelle. L’apparition simultanée de symptômes névrotiques et d’une modification du caractère s’éclaire grâce aux recherches de Freud sur le thème commun de la régression. On a pu depuis lors confirmer à maintes reprises cette observation. Mais la dépendance qui lie les aspects du caractère au destin global de la libido ne se limite pas à une seule période de la vie ; elle a au contraire une valeur générale pour l’ensemble de l’existence. Le proverbe : « Jeunesse ne connaît pas la vertu »20 met le doigt sur l’inachèvement et le manque de fermeté du caractère avant l’âge de la maturité. Mais nous nous garderons de surestimer la stabilité du caractère, même plus avant dans la vie, pour garder toujours présents à l’esprit certains faits psychologiques dont il sera brièvement question ici.

C’est à Freud que revient le mérite d’avoir montré que des modifications importantes dans la constitution psychique de l’individu peuvent survenir en tout temps par le biais de l’introjection. La femme, en particulier, modèle son caractère sur celui de l’homme avec lequel elle vit. Un changement d’objet d’amour peut amener une nouvelle modification dans le caractère. Nous signalerons aussi l’assimilation réciproque des caractères chez des époux au cours d’une longue vie commune.

Il est courant de voir l’éclosion d’une névrose comporter également une transformation régressive sur le plan du caractère ; le thérapeute sait aussi que l’amélioration d’un état névrotique peut s’accompagner de changements de caractère au sens d’un progrès. J’ai indiqué récemment qu’on peut mettre en évidence chez les aliénés cycliques, lors des intervalles libres, une structure de caractère semblable à celle du caractère obsessionnel, qui, dans notre conception, correspond à une progression du stade oral vers le stade sadique-anal.

Il y a d’autres raisons encore qui s’opposent à l’établissement d’une norme dans la formation du caractère. Comme on le sait, il existe une extrême variété de caractères, en raison du niveau social, de la nationalité ou de la race. Il suffit de songer à quel point, chez divers peuples ou autres groupes humains, le sens de l’ordre, l’amour de la vérité, l’assiduité, et d’autres traits, sont marqués. Mais le comportement même d’un groupe humain donné varie dans le temps. Par exemple, les concepts de propreté, d’économie, de justice et autres, ont souvent changé au cours du temps au sein d’un peuple. L’expérience montre aussi que des modifications survenant dans les conditions de vie d’un peuple, dans une situation donnée, etc., peuvent entraîner de profonds bouleversements dans la structure du caractère ; les effets de la guerre mondiale en ce sens sont encore frais dans notre mémoire. Dans une collectivité nous retrouvons donc la même mobilité du caractère que chez l’individu, quand des bouleversements correspondants se sont produits, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs.

Les deux études qui précèdent ont permis de montrer que la forme tardive du caractère s’échafaude sur les stades antérieurs du développement et s’assimile une bonne part de leurs éléments. Nous avons vu toute l’importance qui revient aux divers destins du complexe d’Œdipe dans la formation du caractère. Vouloir dresser une norme rigide du caractère serait, dans ces conditions, nier aussi bien la variabilité que nous lui avons reconnue que notre science de la genèse de ces variations.

Au sens social du terme, nous considérerons comme normale une personne qui n’est pas empêchée, du fait de certains traits de caractère extrêmement accusés, de s’adapter aux intérêts de la communauté. Mais les limites ainsi tracées peuvent s’étendre et laissent une marge pour une multitude de variations. Tout ce qu’on peut demander du point de vue social, c’est que chacun des traits de caractère du sujet ne soit pas trop excessif, et qu’il parvienne à une sorte de moyenne, par exemple entre les extrêmes de la cruauté et de la bonté excessive, de l’avarice et de la prodigalité, etc. Il importe d’éviter l’erreur d’établir une norme quant aux relations réciproques dans la composition des divers traits de caractère. Il est à peine besoin de dire qu’on n’invite pas ici tout simplement à l’idéal de la « médiocrité dorée » dans tous les rapports de l’être à son milieu.

D’après ce qui précède, il est évident que les diverses formes du caractère ne sont pas nettement délimitées. En pratique, cependant, on trouve sans difficulté certaines lignes de démarcation.

Les patients qui se prêtent le mieux à l’observation en pratique psychanalytique, sont ceux qui sous les yeux du thérapeute troquent à l’occasion certains traits de caractère contre d’autres. Il en fut ainsi d’un homme encore jeune, dont le comportement social initial se modifia progressivement sous l’effet de la cure, à un point tel que certains traits précis, gravement asociaux, disparurent. Auparavant peu aimable, défiant, présomptueux, avare, bref doté de toute une série de traits caractériels oraux et anaux, il modifia avec le temps son comportement social. Mais, à intervalles irréguliers, de violentes résistances se faisaient jour, qui entraînaient à chaque fois une rechute au stade archaïque déjà partiellement abandonné de l’évolution de son caractère. Il reprenait un comportement haineux, hostile, un ton orgueilleux et méprisant. Au lieu d’une attitude aimable et courtoise, il devenait méfiant et irritable. Il renonçait à tout contact affectif amical avec autrui, son médecin compris, pour la durée de cette phase de résistance ; et, entre lui et le monde extérieur, il établissait un mode radicalement inverse de relations. Tandis qu’il réagissait à l’égard des personnes par la haine et le refus, il convoitait frénétiquement des objets inanimés. Il ne s’intéressait plus qu’à des achats. Ainsi intercalait-il entre le monde objectal et lui, dans le plus d’occasions possibles, un rapport de possession. Il souffrait alors de l’angoisse de la perte ou du vol de choses lui appartenant. Sa relation au monde objectal était donc dominée par le problème de la possession, du gain et de l’éventualité de pertes. Dès que les résistances du patient rétrocédaient, le trait oral de cupidité et le trait anal de ténacité à garder son bien s’effaçaient progressivement, tandis que se tissaient peu à peu avec autrui des relations personnelles, dotées d’affects normaux.

Les observations de ce genre sont très instructives, car elles ne se bornent pas à montrer le rapport de certains traits caractériels avec l’une ou l’autre des étapes d’organisation de la libido ; elles mettent sous nos yeux les vicissitudes du caractère, nous entendons son accession occasionnelle à un degré de développement supérieur, et sa rétrocession à un degré inférieur.

L’étape ultime de la genèse du caractère permet de reconnaître les nombreux rapports avec les phases antérieures. Elle leur emprunte ce qui lui est nécessaire à une attitude bénéfique envers les objets. À l’étape orale précoce, elle demande son énergie prospective ; à la source anale elle puise l’endurance, la persévérance, et d’autres traits encore ; enfin, à la source du sadisme, les forces exigées dans la lutte pour la vie. En cas de développement heureux l’individu parvient à éviter les excès pathologiques, tant du côté négatif que positif. Il arrive à dominer ses impulsions, sans tomber dans l’anxieuse négation des instincts que l’on connaît aux névrosés obsessionnels. Nous en donnerons comme exemple le sentiment de justice, qui ne dégénérera pas, en cas de développement favorable du caractère, en pédantisme et n’aura donc pas besoin de se donner en spectacle à des occasions insignifiantes. Il suffit de penser aux multiples actes accomplis par l’obsédé dans le sens de la « symétrie ». La main droite exécute-t-elle un mouvement ou effleure-t-elle un objet, il faut que la gauche agisse de même. On a déjà dit que les mouvements de bienveillance sont bien loin des excès névrotiques de bonté. Il doit être également possible de conserver un juste milieu entre hésitation et précipitation, entre orgueil pathologique et docilité exagérée. L’attitude d’appropriation est réglée de sorte que les intérêts d’autrui sont ménagés dans certaines limites, tout en garantissant l’existence de l’individu. Les pulsions agressives nécessaires à la conservation de la vie seront maintenues jusqu’à un certain point. Une bonne part des énergies pulsionnelles sadiques trouve à s’utiliser dans un sens non plus destructif mais constructif.

Dans l’ensemble, la modification du caractère telle que nous l’avons brossée ici en quelques traits, exprime le dépassement progressif du narcissisme qui régissait les premiers stades de la genèse du caractère. Dans sa forme définitive, le caractère de l’homme conserve quelques-uns de ces éléments ; car l’expérience nous apprend qu’aucune phase du développement organique n’est jamais radicalement ni dépassée ni effacée. Au contraire, tout nouveau résultat du développement porte en lui des signes émanant des étapes antérieures. Mais, même si les phénomènes primitifs d’amour de soi se maintiennent partiellement, nous pouvons considérer que l’étape ultime du caractère est relativement non narcissique.

Pour relatif qu’il soit également, le dépassement de l’ambivalence a une importance extrême dans la formation du caractère. Divers exemples nous ont montré comment le caractère, une fois le stade ultime de son développement atteint, reste à égale distance des extrêmes. Nous rappelons que la persistance d’un violent conflit d’ambivalence dans le caractère recèle et pour le sujet et pour son entourage le danger permanent d’une bascule d’un extrême à l’autre.

Une évolution aussi parachevée que possible du caractère, jusqu’à l’étape supposée par nous comme la plus élevée de développement, exige donc avant tout un degré suffisant d’affects tendres et amicaux. Elle va de pair avec le dépassement relatif du narcissisme et de l’ambivalence.

Nous avons vu que l’opinion courante sur la genèse du caractère ne donne pas un aperçu suffisant des sources de ce développement, dans sa totalité. La psychanalyse, au contraire, grâce à des recherches empiriques, dégage des liens étroits entre la formation du caractère et le développement psychosexuel de l’enfant, en particulier les stades d’organisation de la libido et l’établissement des relations libidinales objectales. En outre, la psychanalyse nous permet de voir que même une fois la période d’enfance révolue, le caractère de l’homme est le théâtre de progressions et de régressions.

Considérer le caractère comme étroitement et constamment lié à toutes les autres manifestations de la psycho-sexualité, et admettre l’existence de modifications, même au delà de l’enfance, conduit à envisager une psychanalyse normative des formations caractérielles pathologiques.. La pratique ne nous confronte pas seulement avec la tâche de traiter des affections névrotiques au sens strict. Il n’est que trop fréquent que nous ayons à soigner, outre celles-ci, ou même avant toute chose, des variantes pathologiques du caractère. Les expériences recueillies jusqu’ici dans ce domaine peuvent se résumer en ces termes : « l’analyse du caractère » appartient aux tâches les plus ardues exigées du psychanalyste, mais, pour un certain nombre de cas, c’est la plus profitable. Actuellement, nous ne sommes pas en mesure de porter un jugement d’ensemble sur les effets thérapeutiques de l’analyse du caractère ; des investigations ultérieures devraient y parvenir.