Chapitre XXX. Système vital infantile et comportement névrotique

La psychologie et la pédagogie devraient aujourd'hui s'appuyer davantage sur les expériences de la neurologie et de la psychiatrie. Le psychothérapeute nous incite impérieusement à sonder la vie psychique de l'enfant. Je me suis efforcé de démontrer que les expériences de la vie, les données du passé, les espoirs concernant l'avenir se trouvent toujours conditionnés par le style de vie respectif façonné dans la première enfance. Il suffit alors d'un peu de complaisance pour faire ressortir plus tard, d'une façon ouverte ou cachée, les anciennes lignes dynamiques et pour extérioriser l'agression accentuée contre les exigences de la société. Si l'on veut remédier aux conséquences d'une telle vie, vécue plus ou moins en fonction de l'imagination, il faut réviser ce système vital infantile. J'ai insisté suffisamment sur la nécessité de voir l'indi­vidu dans son ensemble, où les symptômes, les traits caractériels, les états affectifs, l'auto-estimation de la propre personnalité, et les rapports sexuels, mais aussi la névrose et la psychose doivent être saisis dans leur totalité. Tous sont des moyens, artifices, aménagements servant le besoin du sujet de se hausser d'une situation inférieure vers une situation supérieure. En réalisant la destinée d'un malade, en se saisissant de son portrait psychique, le psycho­thérapeute constatera toujours la tension accrue du sujet, une sorte de ressentiment que le malade exprime vis-à-vis du monde, dont d'ailleurs il s'efforce de se rendre maître. C'est encore des situations infantiles que nous retraçons lorsque nous rapportons l'observation de l'âme enfantine, comment elle fait de sa peur une arme pour défendre son égocentrisme, et comment le sujet s'impose ses propres contraintes pour annihiler les contraintes extérieures de la société. Il en est de même de l'attitude hésitante en face d'une décision à prendre, de la réduction des rapports sociaux à un cercle très réduit, du refus de jouer avec d'autres, du besoin de se faire tout petit afin de se soustraire aux exigences de la vie, et des idées de grandeur. Il ne faut pas considérer ces manifestations dans leur ensemble comme étant de l'infantilisme. Nous comprenons que ceux qui se sentent faibles, l'enfant, le sauvage, parfois même l'adulte, se voient contraints de recourir à pareils stratagèmes. Ils proviennent de l'enfance individuelle d'un sujet, là où la victoire ne ressort pas de l'attaque directe ou de l'action mais de l'obéissance, de la soumission ou des aspects infantiles de l'opposition, tels que le refus de nourriture, du sommeil, l'indo­lence, la malpropreté et les innombrables modalités de la faiblesse ostensiblement démontrée.

Dans une certaine mesure toute notre civilisation ressemble parfois à une chambre d'enfants : elle accorde au faible des privilèges particuliers. Si la vie se représente comme une lutte perpétuelle telle que la ressent l'enfant névrosé en tant que puissante prémice de son attitude, chaque échec et chaque crainte d'une décision menaçante provoqueront une attaque nerveuse, attaque qui est l'arme de la révolte d'un homme qui se sent inférieur. Cette position de lutte du névrosé, qui lui donne ses directives depuis l'enfance, se reflète dans son hypersensibilité, dans son intolérance vis-à-vis de toute contrainte, même celle de nature culturelle, et nous le montre affrontant le monde entier dans sa position isolée. Dans cette position de lutte surgissent des exhortations l'inci­tant à surtendre les limites de son pouvoir, comme le fait l'enfant tant qu'il n'a pas ressenti la brûlure du poêle allumé ou qu'il ne s'est pas heurté contre la table. La position de lutte renforcée, le besoin incessant de mesurer et de comparer, d'élaborer des projets et de s'adonner à des rêveries, l'acquisition d'artifices techniques concernant le fonctionnement des organes ainsi que le dynamisme sadique, se retrouvent plus tard chez les enfants ayant grandi dans le sentiment insupportable de l'oppression, résultat d'une éducation trop douce ou d'un développement grevé par des déficiences physiques ou intellectuelles. Il en est de même pour ceux qui croient aux tours de magie ou qui se voient ressemblant à Dieu, ou encore ceux qui dans la crainte du partenaire sexuel se réfugient dans les détours de la perversion. Un dispositif de sécurité particu­lièrement efficace doit ouvrir le chemin vers le sommet, mettant le sujet à l'abri de tout échec ; voici que toutes sortes d'obstacles s'interposent, comme par miracle, entre le sujet et la réalisation de ses devoirs 91.

On ne peut nier que par cette recherche insatiable de succès, certains sujets réalisent parfois de grandes oeuvres ; à condition toutefois que, sans y prêter attention, le contact avec la société soit conservé. Ce que nous, médecins, voyons de ces dynamismes n'en est qu'une triste caricature, où le véritable sens a été altéré afin de pouvoir freiner tout mouvement. Toute fonction d'un organe peut être pervertie par le fanatisme du faible. Afin de se soustraire à l'exigence de la réalité et de s'assurer l'apparence d'une position de martyr, la pensée sera étouffée pour céder la place à des ruminations mentales stériles. Par un système ingénieux, le repos nocturne sera perturbé afin de préparer l'incapacité au travail par la fatigue du jour. Les organes des sens, la motilité, l'appareil neurovégétatif sont troublés du fait des représentations tendan­cieuses et des déviations imposées par un but incompris. La faculté de s'identifier à une situation douloureuse évoque la douleur, le rappel à la mémoire de choses ordurières donne la nausée. La tendance à éviter prudem­ment le partenaire sexuel, tendance étayée par des idéaux adéquats, des arguments et des exigences irréelles, réduit presque totalement la faculté d'aimer, faculté déjà amoindrie par notre civilisation.

Dans de nombreux cas la spécificité de l'individu exige une position si particulière vis-à-vis du problème de l'amour et du mariage que le type carac­tériel et le moment de l'éclosion de la névrose se trouvent presque déterminés d'avance. Les exemples suivants nous feront comprendre à quel point il est intéressant de remonter jusqu'à l'enfance du sujet pour y trouver les ébauches du façonnage du style de vie.

1er cas. - Une agoraphobique, âgée de 34 ans, aujourd'hui fortement améliorée, souffre encore de manifestations phobiques lorsqu'elle doit prendre le train. La proximité d'une gare lui donne des tremblements et l’oblige à faire demi-tour. On a l'impression qu'un véritable cercle magique empêche la malade d'avancer. Son premier souvenir lui rappelle une dispute avec sa sœur cadette à qui elle contestait sa place. Il est hors de doute que ce souvenir a une signification particulière. Si nous traçons une ligne allant de ce souvenir à sa phobie actuelle des trains, comme si elle voulait même contester sa place en chemin de fer, nous avons l'impression que cette malade évite les situations où sa volonté de puissance ne peut se réaliser. Pareille situation reflète sa position vis-à-vis de ses frères aînés qui l'obligeaient à leur obéir. Nous pouvons nous attendre à ce que cette femme s'efforce de dominer les autres femmes, mais qu'elle se soustraie à la volonté des hommes, du conducteur de locomotive, et que finalement elle fuit  l'amour et le mariage. Un détail significatif ressort d'un autre souvenir. Pendant très longtemps, étant adolescente, elle se promenait dans la propriété de ses parents, armée d'un fouet, et fouettait les domestiques masculins. Nous pouvons nous attendre à ce que dans d'autres situations elle ait également essayé de traiter l'homme en subordonné. Dans tous ses rêves les hommes apparaissent sous forme d'animaux qu'elle dompte ou qu'elle fuit. La seule fois où dans sa vie elle approcha un homme, de façon passagère, c'était (conforme à notre attente) un homme faible, homosexuel, qui, au moment de ses fiançailles, avoua son impuissance. Sa crainte des trains rappelle sa fuite devant le problème de l'amour et du mariage : elle ne peut se confier à aucune volonté étrangère.

2e cas. - On peut même retrouver le mécanisme de la «  protestation virile » pendant l'enfance. Elle existe chez les filles à des degrés très variables et se traduit par une tension dans leurs rapports avec l'entourage, tension particulièrement élevée, pouvant atteindre la mesure d'un véritable délire.

La crainte de la frustration développe régulièrement une attitude fanatique de faiblesse qui nous permet de comprendre les différents aspects de l'irritabilité, du négativisme et des arrangements névrotiques. Une fillette, âgée de trois ans, apparemment tout à fait saine, présentait les manifestations suivantes : un constant besoin de se mesurer avec sa mère, une extraordinaire sensibilité vis-à-vis de tous les aspects de la contrainte et des brimades, doublée d'un grand égocentrisme et d'un puissant sens d'opposition. Il s'y ajoute par moments un refus de la nourriture, de la constipation et d'autres manifestations de révolte contre l'ordre habituel. Le degré de son négativisme s'amplifiait parfois à un point tel, qu'il devenait insupportable. Un jour, au moment du goûter, sa mère entendit le monologue suivant : «  Si elle me propose du lait, je demande du café, et si c'est du café, je réclame du lait. » Son désir d'être pareille aux hommes s'exprimait fréquemment. Un jour, se trouvant devant la glace, elle demanda à sa mère : «  Aurais-tu voulu, toi aussi, être un homme ? » Plus tard, ayant compris le caractère immuable du rôle sexuel, elle proposa à sa mère de lui donner une sœur, et surtout pas de frère. Elle-même, une fois grande, se réservait l'avantage de ne donner naissance qu'à des garçons. C'est ainsi qu'elle trahit sa surestimation de l'homme.

cas. - Une fillette âgée de trois ans, psychiquement normale, aimait mettre les vêtements de son frère, jamais ceux de sa sœur. Un jour, à l'occa­sion d'une promenade, elle s'arrêta devant un magasin de confection pour garçons et voulut convaincre son père de lui acheter là ses vêtements. Lorsque le père répondit qu'un garçon ne porte pas non plus des habits de fille, elle montra dans la vitrine un manteau qui, à la rigueur, aurait pu être porté par une fille ; elle voulait au moins posséder ce vêtement. On peut réaliser dans ce cas l'évolution de la ligne dynamique en fonction du but final dicté par l'idéal masculin : la réalité étant refusée, l'apparence devrait suffire.

Dans les cas de ces deux fillettes, tout à fait typiques en ce qui concerne le mécontentement de leur rôle féminin, une question se pose . de quels moyens la pédagogie dispose-t-elle pour réconcilier cette moitié de l'humanité avec un état de choses immuable, qui lui déplaît. Il est certain que si nous n'y parvenons pas il s'installe chez ces sujets une disposition d'âme que j'ai décrite à plusieurs reprises. Un sentiment d'infériorité permanent déclenchera le mécontentement et donnera lieu à d'innombrables tentatives et artifices pour arriver malgré tout à la preuve de la supériorité personnelle. C'est ainsi que sont forgées les armes, en partie empruntées à la réalité, en partie de nature imaginaire, qui forment le tableau de la névrose. Que cet état puisse présenter des avantages, permettant un mode de vie plus intense et plus subtil, ne nous intéresse pas pour le moment, où nous nous préoccupons de trouver un remède aux innombrables désavantages résultant de cette situation. Cet état d'âme, défini par les deux pôles du sentiment d'infériorité d'une part, du désir d'égaler l'homme d'autre part, se trouve encore accentué là où la fillette est poussée à l'arrière-plan par rapport aux garçons, lorsqu'elle réalise les limites de ses possibilités d'épanouissement et qu'en plus ses règles, sa fonction de parturiente et la ménopause semblent la menacer de leurs inconvénients. On sait que ces étapes dans la vie d'une femme sont décisives pour la révolte névrotique, et elles nous paraissent déterminantes. Ayant ainsi saisi une racine du trouble névrotique on ne peut que regretter de ne trouver ni dans l'inventaire des moyens thérapeutiques, ni dans celui des mesures pédago­giques une possibilité de remédier aux conséquences de cette disposition d'âme. En ce qui nous concerne nous insistons sur la nécessité de définir et de faire comprendre assez tôt à l'enfant son rôle sexuel et son caractère immua­ble, tout en insistant sur ses innombrables possibilités dans la vie, où des difficultés peuvent être surmontées et compensées. De ce fait nous croyons pouvoir faire disparaître du travail féminin cette insécurité et cette résignation, ainsi que ce très grand besoin de valorisation, qui bien souvent montre la femme comme vivant dans des conditions psychosociales inférieures.

4e cas. - Il s'agit d'un garçon, âgé de dix ans, dont le cas nous montre comment cette «  contamination » de la protestation virile concernant le sexe féminin peut atteindre également le garçon et y provoquer les mêmes manifestations. Elles résultent de la situation actuelle, qui réserve à l'homme une place privilégiée, qui non seulement flatte le garçon mais aussi l'oblige. De ce fait sa tension intérieure augmente, amplifiant ses démonstrations de force dans ses rapports avec le monde extérieur. Mais le moindre obstacle, s'opposant à un épanouissement culturel, suffit alors pour faire surgir des attitudes hostiles, des ressentiments, des besoins de domination et donner libre cours à l'imagination. Le garçon craint encore de ne pas pouvoir tenir ses engagements, de ne pas pouvoir atteindre cette mesure de la valorisation qui lui paraît nécessaire pour atteindre le but de la perfection masculine. Chez ces sujets atteints d'infériorités organiques ou élevés dans une atmosphère opprimante ou trop tendre, on constate très tôt les signes de précipitation ou d'avidité, la constante préoccupation pour arriver malgré tout, à une supé­riorité entraînant une attitude hésitante, l'exploitation de leur faiblesse, la persistance dans des doutes et des ruminations mentales et un mouvement de recul. D'autres fois des révoltes ouvertes ou cachées se manifestent, ainsi qu'un refus très net de coopération. Ici nous touchons au terrain de la névrose et nous pouvons dresser la liste des dégâts.

Le cas suivant concerne un garçon très myope qui, malgré tous ses efforts, n'a pas pu égaler sa sœur, son aînée de deux ans. Son agressivité se manifeste par d'incessantes querelles. Sa mère également a peu de contacts avec lui, mais c'est la personnalité du père qui dépasse le petit cercle familial par son importance : père assez despotique qui vocifère souvent contre le «  gouverne­ment des femmes ». Le garçon se montre très influencé par la personnalité de son père mais, vu sa situation difficile, il n'a pas la certitude de pouvoir l'égaler un jour. Sa myopie l'empêchait de se joindre aux activités de groupe des autres garçons. Ayant une fois essayé de se servir de la machine à écrire de son père, ce dernier lui interdit sèchement cette occupation. Le père était un chasseur passionné et se faisait souvent accompagner à la chasse par son fils. Cette circonstance semble lui avoir permis d'affirmer son attitude virile, lui prouvant son égalité avec le père et sa supériorité par rapport à la «  gente féminine ». Car toutes les fois où le père ne l'emmenait pas à la chasse, le garçon présentait de l'énurésie, ce qui indisposa fortement son père. Plus tard l'énurésie nocturne s'installa toutes les fois où le père manifesta son autorité vis-à-vis du garçon. Ce rapport ressortit au bout de quelques conversations qui, en outre, nous permirent de comprendre comment, dans les visions du rêve, il se représentait les instruments habituels lui permettant de passer à l'acte de la miction. On pouvait facilement comprendre que son mal provenait de son désir d'accompagner le père à la chasse, de ne pas rester seul, et que dans le fond sa maladie traduisait sa révolte contre le père. Dans ces conditions il rêvait souvent que son père était décédé. Interrogé sur ses projets d'avenir il répond qu'il voudrait devenir ingénieur, comme son père, et qu'étant adulte il engagerait une gouvernante. Il disait que, contrairement à son père, il n'avait pas l'intention de prendre femme, car les femmes ne valent pas cher et ne s'intéressent qu'à des colifichets. On peut déjà deviner la position de ce garçon face à la vie et l'arrangement de son existence. S'il persiste sur cette ligne de la peur vis-à-vis de la femme, ligne qui se trouvera renforcée par certaines circonstances, on peut prévoir une attitude qui, du fait de l'exclusion de la femme, le mènera vers l'homosexualité.

5e cas. - Un garçon, âgé de huit ans, souffrant d'un état lymphatique avec léger retard physique et psychique, m'est présenté à cause de sa masturbation. Sa mère s'occupe exclusivement de ses frères et sœurs plus jeunes. Le père est un homme coléreux qui donne constamment des ordres. Le sentiment d'infériorité du garçon s'extériorise par un comportement timide et méfiant et par une attitude reconnaissante vis-à-vis de toutes les personnes s'occupant de lui. Sa tendance à la compensation avait trouvé un domaine de prédilection dans des tours de magie, domaine qui lui a été ouvert par la lecture de contes de fées et la fréquentation du cinéma. Fasciné par cette occupation beaucoup plus que la moyenne des enfants, il était toujours à la recherche d'une baguette magique pour se transposer dans quelque pays de rêves. Dans son idée directrice il poursuivait la facilité en toute chose, en évitant toutes les difficultés et en s'efforçant d'obtenir tout gratuitement. Semblable à son père qui mettait tout le monde à son service, il s'efforçait toutefois, sous une forme caricaturale, d'exploiter son entourage. Il ne pouvait poursuivre ce chemin qu'en persévérant dans son attitude maladroite. Il cultivait donc son incapacité et sa maladresse. Depuis que la mère avait découvert ses manœuvres mastur­batoires, elle recommença à s'intéresser au garçon. De ce fait il reprit de l'influence sur sa mère et sa valeur grandit. Afin de maintenir sa cote il fallait qu'il maintienne sa masturbation, ce qu'il fit d'ailleurs.

Son but d'égaler le père s'exprima aussi par un besoin presque impulsif de se coiffer de chapeaux appartenant à des adultes et de garder dans sa bouche des fume-cigarettes.

Avant de conclure je voudrais appliquer également à l'étude des débuts de l'histoire de l'humanité notre connaissance acquise par l'observation des artifices névrotiques exercés par l'enfant. La croyance en des forces magiques, autrefois excessivement puissante, persiste aujourd'hui encore en tant que prémice du comportement humain, traduisant une confiance insuffisante en ses propres possibilités, expression du sentiment d'infériorité. La crainte du névrosé vis-à-vis de son partenaire et son ressentiment à l'égard de la femme trouvent leur équivalent dans la chasse aux sorcières et leur extermination sur le bûcher. La crainte de la névrosée concernant l'homme, sa protestation virile se reflète dans la peur du diable et de l'enfer et dans la tentative de pratiquer la sorcellerie. Les rapports entre les partenaires souffrent du fait de la dépréciation de la femme. D'une façon générale les rapports amoureux et bien souvent aussi leur éducation tendent à remplacer le naturel de cette relation par la recherche d'une attraction magique mutuelle. Les efforts pour imposer l'autorité masculine de façon absolue favorisent peu l'hygiène mentale et fertilisent plutôt la pensée délirante.


91   Cf. «  Le problème de la distance », dans cet ouvrage.