8° La question des délires collectifs est étroitement liée a celle des mécanismes générateurs des psychoses (1)

Présentation de malade 1924

Frère et sœur habitant ensemble. Sœur, 42 ans, ouvrière à domicile ; frère, 39 ans, représentant de commerce. Tous deux dégénérés débiles : taille exiguë, stigmates anatomiques et fonctionnels ; chez la sœur, dysthyroïdie, hypertrichose, nasonne – 14

ment ; chez le frère, cyphose, zézaiement, chuintement, congesti-vité très marquée.

Frère et sœur célibataires, habitant ensemble, ne s’étant jamais séparés, sortant peu et ne recevant personne. Le frère seul circule. Grande solidarité morale, mais caractères très différents (voir plus loin). Élevés dans l’Amérique du Sud, où leurs parents avaient émigré ; revenus à Paris depuis vingt ans. Depuis un an, le frère, sans raisons définies, avait cessé de travailler.

Amenés à l’Infirmerie spéciale près la P. P., le 11 novembre 1924, à la suite d’une démarche au commissariat faite par la sœur. Examinés par le Dr Logre, certifiés par le Dr Heuyer, présentés au cours par le Dr de G…, le 13 novembre.

Interrogatoire de la sœur. – Je me suis aperçue de quelque chose en mai dernier (1924). J’étais réveillée à chaque instant, je ne dormais plus, j’avais les yeux brûlés, j’étais forcée de me lever. À peu près à la même époque, j’ai entendu qu’on racontait tout ce que je faisais dans ma cuisine ou dans ma chambre, enfin partout. Ils discutaient si j’étais bien ou mal faite (ici réticence manifeste) ; tout ce qu’ils racontaient ne pourrait pas être répété. J’entendais une voix de femme très nette qui me débitait des absurdités en séries, si bien que j’ai pensé qu’elle allait devenir folle (sic). On nous a appelés boches. On nous envoie des rayons blancs, bleus, violets et rouges ; le rayon rouge est le plus brûlant ; le rayon rouge s’accompagne parfois d’une voix qui, à chaque coup de rayons, prononce « la vache, la vache ». La voix et le rayon vont ensemble. Ce sont des cambrioleurs. Ils cherchent à donner des maladies. J’ai perdu l’appétit et je me suis soignée à l’alcool de menthe. Mon frère a été sceptique au début ; mais en septembre, ayant reçu une projection en pleine figure, il a bien été converti. Depuis lors, nous nous barricadons. Pour ne pas être compris par ceux qui nous écoutent, nous ne causons plus qu’en espagnol. Ils lisent le journal avec moi. On surprend nos voix et nos gestes, mais on ne lit pas dans mes pensées, on ne connaît ma pensée que quand je parle. »

Mémoire rédigé par le frère. – « Projections par projecteurs périscopes, le rayon faisant fonction de téléphonie sans fil. Rayons X ou ultra-violets.

« Ces projections lumineuses commencèrent vers le début de mai 1924. Les premières furent aperçues par ma sœur, quand elle faisait sa cuisine et son ménage, les opérateurs espionnaient ses faits et gestes et se les communiquaient entre eux… Ils furent observés par moi, pour la première fois, vers le mois de juin (lapsus : exactement septembre). Un soir, en me réveillant, je vis un rayon rouge traversant le rideau, qui me fixait obstinément : je croyais rêver, mais peu après, ayant soulevé le double rideau, je vis ce rayon remonter jusqu’au cinquième étage sur cour. Ces rayons sont projetés par la fenêtre entr’ouverte du locataire du 5e sur cour, dans une caissette qu’on aperçoit en se plaçant rue F., près du marchand de légumes ; de là, on voit descendre les rayons vers mes fenêtres. Il y a plusieurs projecteurs : un en forme de lampe, un autre en forme de tuyau. L’appareil, dont dessin ci-joint, doit avoir des verres prismatiques et fonctionner avec un petit moteur électrique ; le tout, en cas de visite, doit se cacher dans un meuble, ou être glissé par une corde, de fenêtre à fenêtre, chez le voisin. Il n’y a pas un seul coin que ces rayons n’atteignent, pas un seul mouvement qu’ils ne voient. La nuit, ils voient plus facilement si on garde une lampe allumée que dans l’obscurité totale. Je pense qu’une personne habillée doit être vue nue, et que les rayons doivent traverser les os entièrement. Les rayons font fonction de téléphonie sans fil, et il faut avoir l’ouïe très fine pour en saisir les sons ; les mots de leur vocabulaire sont : « G… « c… vache, mec, fou, cochon, m…, alors », et autres. Ils passent toutes les nuits à nous faire des projections…

« Après l’espionnage par rayons sont venus les rayons dans les yeux, sur la poitrine, les genoux, les pieds, causant des brûlures dans le genre de coups de soleil et de clous. Dans les yeux, brûlures et picotements comme par présence de petits insectes ; vue troublée, titubations… vide dans la tête, brûlures aux tempes, au cœur, à la poitrine ; saignement de nez, vomissements, perte de l’appétit ; douleurs aux articulations, boiteries, le tout disparaissant après quelques heures de grand air. Au lit, les projections m’énervaient et me faisaient transpirer pendait des heures… Dans votre prison j’ai peur de devenir anémiqie, tuberculeux, le régime des fous m’est très funeste. J’ai pris plusieurs médicaments. En juin 1924, j’ai eu des démangeaisons du genre gale, que je croyais alors naturelles ; c’est seulement depuis septembre, en réfléchissant bien, que j’ai compris d’où elles me venaient.

« Pour arrêter les rayons, au début je leur ai opposé 3 feuilles de papier de soie blanc, puis du papier à vitraux et des doubles rideaux qui ne résistèrent que quelques heures… l’électricien fit quelques retouches et intensifia ses rayons. Je mis des volets en bois de sapin, 4 feuilles superposées de papier goudronné, plusieurs pardessus en laine noire, des planches de diverses épaisseurs, un buffet en chêne rempli d’assiettes posées debout ; j’ai cessé reconnaissant toute défense inutile : les rayons traversaient un mur. J’ai fait des démarches auprès de la concierge et du propriétaire, j’ai fait venir deux fois un témoin qui n’a pu voir que de légers brouillards grisâtres, les projections ont repris de plus belle aussitôt mon témoin parti ; la police a refusé de m’envoyer un agent pendant la nuit.

« Tout cela est réel. Je ne crois pas aux sorciers ni aux hallucinations. Je demande une expertise par plusieurs aliénistes, et une autre par un ingénieur. Il s’agit là d’une invention nouvelle, employée durant la dernière guerre contre les Allemands, très utile aujourd’hui pour les cambrioleurs, et que la police aurait le devoir de contrôler. Si on ne met pas la bride à mon électricien, tous les électriciens de Paris s’amuseront aux dépens des gens, et on aura de la pèine à trouver le mot de l’énigme ; je l’ai trouvé par beaucoup de recherches et de travail.

« Le point de départ de ces menées est que plusieurs locataires désirent mon logement, en particulier un agent de la Préfecture de Police qui est de connivence avec une bande organisée pour me représenter comme un fou et un bandit. Étant locataire d’avant guerre et ayant obtenu une prorogation devant le Tribunal, tous mes déboires viennent de là. Avant l’arrivée du locataire électricien les mauvaises langues fonctionnaient déjà. Les locataires disaient entre eux que ce que le propriétaire seul n’avait pas obtenu devant le Tribunal, ils l’obtiendraient tous réunis. »

Interrogatoire du frère. – J’ai aperçu le rayon en septembre 1924 ; je l’ai pris tout d’abord pour un rayon de lune. En juin 1924, j’avais déjà eu sur tout le corps des picotements intolérables, mais je ne les rapportais pas à leur cause, j’ai craint la gale, puis j’ai conclu à des punaises ; cela a passé pour reprendre sous d’autres formes en septembre ; alors j’ai compris la vraie cause. Au début, on ne s’aperçoit de rien ; cela doit même marcher depuis le mois de mai. Le rayon fait de la T. S. F. Par le rayon ils savent ce que je dis et ce que je fais, mais je ne crois pas qu’ils sachent ce que je pense. Si je lis une lettre, ils veulent savoir ce qui est dans la lettre, et ils la lisent ; lorsque je lis le journal, ils le lisent en même temps que moi. Ils lisent sur la page même, et non dans mon esprit, car je ne crois pas au spiritisme ; ils voient de loin comme on voit de près ; c’est l’effet du péricospe. C’est à ma sœur qu’ils ont appliqué le périscope en premier lieu ; ce sont ses gestes qu’ils ont énoncé en premier lieu ; moi j’ai cherché à découvrir le moyen dont ils se servaient, et j’ai trouvé. De nous deux c’est ma sœur qui entend le mieux parce qu’elle a l’oreille plus fine ; mais lorsque ma sœur est absente, j’entends encore. J’ai été longtemps sans entendre ; longtemps j’ai senti des piqûres sans comprendre d’où elles provenaient. En réfléchissant, j’ai trouvé que cela devait marcher depuis le mois de mai. »

Commentaires

I. – Nos délirants sont d’intelligences inégales et de caractères très différents. La sœur, débile, craintive, inexpérimentée et inerme, aurait passivement supporté les tracasseries, sans recherche des causes et sans révolte, si elle avait déliré seule. À fInfirmerie spéciale, elle supporte aisément la claustration, n’a de réticence que sur le chapitre sexuel et se confie à notre protection. Légèrement susceptible, elle n’est pas rancunière ; taquinée par nous sur les thèmes sentimentaux, elle pleure et se déclare offensée, mais le lendemain elle revient aimable et expansive.

« Je suis tranquille dans votre maison ; les projecteurs n’y parviennent pas ; je veux bien y rester le temps qu’on fera une enquête chez nous. » Elle n’est pas ou n’est que faiblement paranoïaque ; elle n’a aucune hypertonie ; ses émotions dans notre Service sont dépressives et de peu de durée.

Son frère se montre très différent : hypertonique et irascible, pénétré d’indignation contre le passé et le présent, d’une part il nous exprime son peu de confiance en nous, d’autre part, malgré lui, il s’épanche. Présenté au cours de l’Infirmerie spéciale ({13 novembre), il expose son cas avec conviction, proteste contre sa claustration, rectifie constamment nos dires, prend en mauvaise part des phrases neutres, déélare que nous nous moquons de lui. Gomme nous soulevons les hypothèses d’hypnotisme et de spiritisme, il s’en irrite, comme nous rappelons ses démarches au commissariat, il s’écrie avec véhémence : « Je ne pouvais pourtant pas les tuer. »

La genèse du codélire est claire : la sœur a eu l’idée première d’hostilité, puisée dans un automatisme mental bien plutôt que dans des faits réels ; après plusieurs mois de résistance (quatre ou cinq mois), le frère s’est rallié à cette idée. Il s’y est rallié à la suite de pseudo-observations objectives (lumières quelconques) et de pseudo-observations subjectives (malaises divers) ; une expectation inconsciente avait vraisemblablement préparé les pseudo-observations, tant objectives que subjectives. Une tendance hypocondriaque toute personnelle a donné aux pseudoobservations subjectives une importance sans laquelle la notion de persécution n’aurait peut-être jamais été acceptée. Des illusions auditives ont suivi. Nous ne pouvons garantir les hallucinations.

Une fois la collaboration établie, le frère et la sœur ont fait des apports différents au codélire, apports conditionnés par leurs particularités sensorielles, intellectuelles ou affectives. La sœur a apporté les données de l’automatisme mental et peut-être l’idée du rayon. Le frère a appliqué à ces données la curiosité de son intellect, la force de son raisonnement, l’ardeur de son indignation, et l’énergie de son caractère. Il a trouvé la source du mal, la forme et le siège de la machinerie employée, a précisé les responsabilités, interprété des faits anciens, organisé l’explication systématique, bref forgé sur la portion roman du codélire, avivé chez sa sœur les inquiétudes et stimulé la cogitation, enfin apporté la tendance aux réactions. En cela, il s’est montré plus chercheur, plus instruit, plus exercé à la vie sociale, plus viril, et aussi plus paranoïaque, bien que ne l’étant pas extrêmement.

IL – Nos sujets ne présentent pas de signes nets d’éthylisme ; cependant, le soupçon de subéthylisme s’impose. Il a été trouvé à leur domicile quatre bouteilles remplies de rhum, et tous les deux ont abusé de l’alcool de menthe. Que les quantités ingérées ne fussent pas très élevées, cela est possible, elles ont trouvé une susceptibilité spéciale chez des sujets dégénérés affectés de troubles endocriniens.

Le fait d’un point de départ ou d’un appoint toxique ferait supposer la présence d’illusions visuelles ; il n’y aurait pas eu, dans ce domaine, que des pseudo-observations.

Get élément toxique expliquerait aussi trois traits particuliers rie l’Automatisme Mental constaté chez la sœur : 1° un développement rapide ; 2° le caractère d’emblée objectif et thématique des voix, autrement dit l’absence de l’écho de la pensée ; cet écho nous semble faire défaut bien plus souvent dans les A. M. subéthyliques, maniaques et autres, que dans les A. M. des psychoses chroniques et insidieuses, surtout de l’âge mûr (voir psychoses hallucinatoires chroniques, S. G. M. M., décembre 1923 et janvier 1924) (1) ; 3° la rétrocession partielle du processus hallucinatoire en très peu de temps. En effet, à l’asile Sainte-Anne, notre maître, le Dr Sérieux, note, dans le certificat de quinzaine : « Automatisme Mental, hallucinations auditives et visuelles. Amélioration des troubles sensoriels. »

Ghez le frère, le môme usage de rhum et de l’alcool de menthe aurait causé ou aggravé les troubles de la sensibilité générale (et en particulier, le prurit), les troubles gastriques, l’irritabilité, Le Dr Sérieux a noté « hallucinations épisodiques », par conséquent, il ne croit pas à un Automatisme Mental.

Dans leurs réactions au toxique, nos sujets auraient différé : la sœur, plus affectée de troubles endocriniens, aurait seule fait un automatisme mental ; le frère aurait fait des troubles banals ; en outre, chacun aurait gardé son caractère original ; l’une résignée et l’autre irritable ; leurs interréactions seraient donc restées les mêmes que sans alcool.

Réunis et interrogés avant la séance, le frère et la sœur protestent contre leur séquestration, elle mollement, lui très fermement. Ils disent que leurs ennemis les ont rejoints à l’asile ; l’internement ne les protège pas, mais réjouit leurs ennemis. Ils consentent à être présentés à des médecins, mais assurent qu’ils ne parleront pas ; en tout ceci, la sœur n’est que l’écho du frère. 15

Devant l’auditoire, la sœur renseigne avec aisance, sourit souvent, ne s’aperçoit pas de ce que son frère la surveille avec inquiétude, mais se tait dès que son frère parle ; il se complaît à exposer l’instrumentation employée par ses ennemis. Il critique tous les exposés ou commentaires faits par le présentateur, réplique incoerciblement sur un ton toujours sarcastique, bref, donne des marques d’hypertonus et de combattivité.

Discussion

Les lois de Lasègue-Falret se vérifient dans notre cas. Un trait fréquent et non suffisamment noté, croyons-nous, est celui-ci : le couple délirant était, dès avant, tout délire, un couple d’isolés, presque reclus, unis par la peur de la vie en général ; un tel cas est réalisé pour certaines familles, celles surtout où l’élément féminin domine, lorsque le chef vient à manquer.

Dans notre cas, le sujet le plus débile a été le promoteur du délire ; mais il a vite cessé d’en être le conducteur.

Notre cas montre bien la Division du Travail pratiquée dans les codélires par les facultés dissemblables des délirants. Le n° 1 a apporté certaines données, le n° 2 les a fait valoir et les agence, en apporte d’autres, introduit la haine et l’ardeur, en même temps que la rumination, dans le psychisme commun. Dans un cas publié par l’un de nous avec Guiard (Archives de Neurologie, 1902) (1), sur trois sœurs, l’une personnifiait la méfiance, l’autre l’imagination, la troisième la crédulité ; dans un cas plus récent, présenté par nous (2) (S. C. M. M., 1923, mère et fille), les rôles étaient de même partagés, et nous avons parlé, alors de la Division du Travail comme d’une chose habituelle entre les codélirants.

S’agit-il dans notre cas de Psychoses simultanées ou de Délire communiqué ? Régis a montré des coïncidences chronologiques entre psychoses autonomes complètes, survenant chez de proches parents (psychoses familiales) ; des auteurs anglais ou américains ont rapporté des cas de psychoses gémellaires exactement synchrones et identiques survenant chez des sujets entièrement séparés. La distinction sus-mentionnée a un intérêt pronostic ; dans le cas de Psychoses simultanées le sujet qui paraît passif (et qui n’est que le moins actif) ne guérit pas du fait de la séparation ; telle, dans notre cas de 1902, l’imaginative 16 qui, une fois séparée de la paranoïaque, continua son délire sous forme mégalomane. Dans le cas présent, devons-nous admettre comme Psychoses simultanées deux Automatismes Mentaux ? ou bien, d’une part un Automatisme Mental, et d’autre part, un Délire Interprétatif, avec illusions auditives très accusées ?

Il semble bien que la Sœur soit atteinte d’un Automatisme mental véritable, d’origine soit vésanique, soit toxique. Par contre, la psychose chez le frère, pourrait bien n’offrir de l’A. M. que l’apparence, sans en avoir le substratum : l’apparence d’A. M. lui viendrait du fait d’avoir été calquée sur un A. M.

Cette distinction a une grande portée doctrinale. Nous admettons, en effet, que les délires (autrement dit les convictions et sentiments) se transmettent, mais non les psychoses (autrement dit les mécanismes génétiques de ces délires). Devons-nous admettre que l’A. M. soit un mécanisme génétique susceptible d’être transmis et de prospérer ultérieurement ? il pourrait alors, être un produit de suggestion, c’est-à-dire d’auto-suggestion ? Nous en doutons. Nous connaissons les A. M. semi-physiplogiques de la Manie, et les A. M. fonctionnels de l’Hystérie et des états d’exaltation ; ceux de la manie nous semblent complexes et durables. Les médiums présentent un langage factice ou une écriture subconsciente acquis graduellement en peu de mois par l’exercice ; mais ces automatismes sont très partiels, non extensifs ; rien ne prouve qu’ils aboutissent à la chronicité, ils doivent être encore fonctionnels ; les délires spirites permanents consécutifs aux pratiques spirites doivent n’être que des coïncidences ; l’un de nous a agité cette question, ici-même, à propos d’une voyante célèbre (S. G. M. M., 1920) (1).

Cette discussion toute théorique, ne tirerait de notre cas aucun argument, si chez ; le second délirant il y avait soit de simples apparences d’A. M., d’origine toxique ; or, ces deux éventualités sont l’une probable, l’autre possible.

À Sainte-Anne, les hallucinations de ce second délirant ont paru n’être qu’épisodiques, alors que chez la première l’A. M. était bien vérifié (Dr Sérieux).

Si les deux psychoses sont également d’origine toxique, il y aura bien eu encore Psychoses simultanées, mais d’une simultanéité sans intérêt doctrinal. Toutefois, dans ce cas même les différences de modalité et les interréactions méritaient d’être présentées.

On voit que la question des Folies collectives est étroitement liée à l’étude des mécanismes générateurs des Psychoses. 17