Appendice.

16° Délire de préjudice a thème diffus avec optimisme (1)

Présentation de malade 1921

Certificat d’internement (Infirmerie spéciale) (2)

Hélène-Marie-Jeanne P., 56 ans, femme B., sans profession (mari employé de chemin de fer retraité). Délire de Préjudice, Début ancien (vers 1910). Exacerbation rapide, peut-être du fait des circonstances, depuis 1914. Les marchands se concertent pour la surfaire, les clients simulent de payer des prix nouveaux ; on veut la ruiner. Son terrain sera exproprié. Conceptions optimistes récentes. Protections occultes, signes lui indiquant où acheter et engageant à ne pas la surfaire. Compensation sous forme d’une carte, la Carte d’Alimentation 1918, faveur personnelle et exceptionnelle, lui donnant le droit de tout acquérir sans payer et de voyager gratis. Reproches à son mari qui payait en sous-main ses emplettes. Scènes de violences sur les marchés (3 parapluies brisés, 2 sacs et un filet détériorés, contusions étendues). Arrêtée pour refus de payer dans un tramway. Interprétations très circonscrites. Possibilité d’extension, et en particulier de mégalomanie, dans l’avenir.

Signé : Dr de Clérambault, 4 mars 1921.

Le Délire de Préjudice actuel a été précédé d’une phase de méfiance générale, Mme B. était regardée de travers, on troublail sa tranquillité. Elle a reçu à cette date des lettres anonymes,

(1) Cf. Réf. Bibl., n° 64.

(2) Ce texte a sa place ici, conformément à l’indication du Maître. 11 était le huitième et dernier dans l’enveloppe contenant les tirages à part des Psychoses passionnellesy que le Maître remit avant de mourir à chacun de ses élèves.

plutôt ironiques qu’injurieuses : « souillon d’auberge, vieille folle, ta sœur est une soularde » ; ces lettres avaient certainement pour origine une certaine bizarrerie d’allures et des troubles du caractère chez notre malade. Le Délire Interprétatif a été toutefois peu intense. Il est encore assez restreint. Pas de machinations continues chez les voisins, pas d’attitudes spéciales chez les passants dans les rues de sa localité, elle n’est tracassée qu’au marché. Là, on la surfait, on la malmène ; on lui a brisé des objets, on lui a passé du saindoux sur la figure. Il y a eu réellement des altercations et des brimades, dues à ses récriminations ; elle a eu réellement des parapluies brisés, des sacs à provisions déchirés ; elle est rentrée chez elle couverte de contusions (qu’elle cherchait d’ailleurs à cacher) ; bien plus, par un hasard quelconque, une balle de revolver étant venue un jour casser un de ses carreaux, elle a bien dit que ce jour-là on voulait la tuer, mais sur l’ensemble de ces données, elle n’a pas construit un système interprétatif ; son délire reste confiné dans le périmètre du Préjudice.

De 1910 à 1915, elle ne se disait pas exploitée. Depuis 1915, on cherche à la ruiner. « J’ai depuis 7 ans une patience d’ange. Je ne dis pas qu’on se ligue contre moi, mais on me tracasse. On me vend tout très cher. On me vend 24 sous le litre de lait qui en vaut 4, 12 sous un œuf qui en vaut 2. Les clients font semblant de payer 24 sous quand je suis présente, en réalité, on ne leur retient que 4 sous. On me fait payer des prix factices. Tout le monde est au courant de l’affaire ; vous-même, docteur, vous êtes forcément au courant. J’avais économisé 22.000 francs, il ne me reste plus que 500 francs parce qu’on m’a surfaite dans le commerce. On m’a fait payer 10.000 francs une petite maison qui n’est rien ; encore on veut m’exproprier. »

Le mari de la malade déclare qu’elle exagère les pertes subies, et que celles-ci ont résulté simplement de la hausse générale de la vie, du prix de la vie. Quant aux craintes d’expropriation, elles ne sont aucunement fondées jusqu’à maintenant.

Notre malade, tout en restant persécutée, est optimiste. Elle perçoit autour d’elle des propos favorables, des regards sympathiques, des signes l’engageant à acheter en une bonne place.

Mais il y a plus. La Carte d’Alimentation qu’elle a reçue comme toute autre personne lui paraît être un privilège. Cette carte lui donne le droit de tout obtenir pour rien, et même de voyager gratis. Elle parlait constamment à sa famille de cette carte, qui devait lui permettre de tenir jusqu’à la fin de 1920, date à laquelle les prix baisseraient et toutes ses affaires s’arrangeraient. Cette carte lui était octroyée pour compenser les préjudices subis par elle ; elle le devait à la protection de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord (où son mari fut employé).

Actuellement, elle devient l’objet d’une bienveillance toujours plus grande. À proprement parler, on ne la vole pas. Les gens qui lui prennent de l’argent ne le gardent pas pour eux, cet argent lui reviendra plus tard, sous forme de rente. D’ailleurs mainte-liant, quand elle achète, les marchands ne lui demandent plus rien ; ils lui disent gentiment : « Votre mari paiera demain. >•> C’est elle qui est obligée d’insister pour payer.

Les propos optimistes se mélangent curieusement à ses propos de persécutée. « Je ne dis pas qu’il y a une ligue, mais on me tracasse. Oh ! Monsieur, il ne faut pas dire qu’on me persécute (sic) : au fond, toutes ces personnes m’estiment. Les marchands me supplient de venir acheter leurs produits, ils voudraient me les céder pour rien ; mais je leur garde rancune de leurs insultes et de leurs brutalités. »

Les sentiments affectifs se sont peu modifiés. La malade fait grief à son mari de ne pas la croire, et de vouloir payer ses emplettes ; il y a eu au début de nombreuses querelles de ce chef ; elle déclare son mari autoritaire et brutal, elle découvre qu’il n’est pas très intelligent (ce qui est extrêmement exact). – Son fils,, homme intelligent et correct, piqueur au Chemin de Fer du Nordy nous assure que sa mère a toujours été gaie, et que jamais, au temps jadis, il n’a remarqué qu’elle fût encline à l’avarice.

Notons que le début du délire a coïncidé avec la ménopause,, il y a 10 ans. La méfiance a été initiale, le préjudice consécutif. – L’optimiste ac tuel coïncide avec une forme d’idéation imaginative et une tendance mégalomane. L’internement a été facilement accepté et bien supporté, réaction tout à fait contraire aux habitudes des Ouérulants.

À la Séance de la Société Clinique, la malade se montre très aimable ; elle confirme les traits essentiels : préjudice organisé, protection occulte, pas de persécution générale, bel avenir.

Commentaires

Il y a une note d’actualité dans le thème essentiel du Délire, basé sur la cherté de la vie dans l’après-guerre ; mais ce trait n’est que psychologique et le commenter serait aussi superflu que facile.

Notre malade est peu interprétative, bien qu’au début elle l’ait été exclusivement. Actuellement, ses quelques interprétations sont limitées au domaine du Préjudice. Un travail imaginatif lui promet la compensation du Préjudice ; et ce travail imaginatif tend à devenir prédominant.

Le Délire de Préjudice présente dans notre cas des particularités.

Le Délire de Préjudice chez les sujets non séniles, a généralement un thème circonscrit, limité à un fait unique et à un point de droit. Il débute à une date précise, par un mouvement émotionnel qui se prolonge en un état passionnel ; il met en jeu immédiatement la volonté (revendication) ; tous ces traits sont d’ailleurs logiquement solidaires.

Ici le Préjudice est diffus ; il consiste en une série de torts minimes, dont la répétition importe seule ; l’injustice est rudimentaire et infime, mais universelle ; elle révolte certes un sentiment, mais sans déchaîner une passion ; l’avarice souffre, plutôt que le besoin de justice ; de là l’absence d’argumentation litigieuse et de protestation dans des formes solennelles (pas de démarches officielles, pas de graphorrhée) ; le thème initial est resté fixe comme toujours, mais en outre il est resté simple : il n’y a pas eu de cogitations effervescentes pour l’enrichir. Ce Délire et le Délire de Préjudice ordinaire présentent entre eux les mêmes différences qui existent entre un sentiment général et une passion ; c’est un simple Délire d’Avarice, non compliqué de Dépossession. Par cette mise en jeu de l’Avarice, notre Délire se rapproche des Délires des Vieillards. Or, notre malade n’a parlé d’un préjudice qu’à 50 ans, et elle ne présente aucun signe d’insénescence prématurée.

Le Préjudice à thème diffus est très fréquent chez les vieillards ; ils se déclarent volés sans cesse. Mais chez eux, l’humeur est profondément modifiée dans le sens de l’acrimonie, ils se plaignent de persécutions autres que le vol. Scrutons de plus près le mot vol : il implique soustraction d’objets concrets ou de valeurs déjà possédés et cachés, et non duperie dans les échanges. Notre malade n’est pas volée, elle est surfaite ; elle fait un délire d’avarice, et non à la fois d’avarice et de dépossession, comme les vieillards. Notons enfin que chez les vieillards on n’observe aucun optimisme, sinon par démence avancée.

Le début ancien de l’ensemble du Délire (10 ans), le caractère interprétatif de ses 4 premières années, le mécanisme imaginatif actuel, l’optimisme graduellement croissant semblent présager une évolution polymorphe. Le Préjudice n’aurait donc été qu’un épisode au cours d’un plus vaste Délire. Peut-être disparaîtra-t-il au profit d’autres conceptions.

L’assertion que la malade ne s’est jamais montrée avare avant le délire n’est pas tout à fait démontrée. Elle-même a plaisanté volontiers avec nous sa minutie en matière d’argent, qu’elle attribue, en y attachant beaucoup plus d’importance que nous, à son ascendance qui est normande.

La malade est restée amène, et ce trait pourrait faire illusion sur le degré de conservation de ses sentiments affectifs.

Le début du Délire a coïncidé avec la ménopause (vers 46 ans). Peut-être, peut-on le regarder comme présénile.

17° Suites à donner aux tentatives de suicide par dépit ipéca et mise en liberté (1)

Intervention 1927

Le titre de la communication de M. Courbon : « Suicide par dépit » conviendrait au cas d’un très grand nombre de jeunes filles de 16, 17, 18 ans, qui travaillent en collectivité, ou habitent des maisons populeuses. Ces jeunes filles, à l’occasion d’incidents sans grande importance, de réprimandes légères, quittent l’atelier ou la famille, en déclarant qu’elles vont se suicider ? et se dirigent vers le tramway ou vers la Seine. On les amène à l’Infirmerie spéciale du Dépôt, où je les garde pendant trois ou quatre jours. Je leur administre un vomitif assez actif, et, durant des heures, elles restent affranchies de toutes les préoccupations qui les affectaient ; leur organisme se répare et leur chagrin est oublié. On observe rarement des manifestations de ce genre chez les jeunes hommes. Entre ces tentatives de suicide par dépit, dont je viens de parler, et des états passionnels plus graves, il n’y a pas de limites précises. Dans les cas de ce genre* nous devons avoir le courage de prendre une décision ; nous devons garder contre son gré, au moins pendant quelques jours* un malade qui peut être momentanément dangereux pour lui-même, et quelquefois pour autrui. Les impulsions au suicide ne compromettent pas l’avenir des sujets qui les subissent. On trouverait facilement, dans la biographie des hommes de valeur* de nombreuses personnes qui, au cours de leur existence, ont pensé au suicide, sous l’influence de causes morales.

(1) Cf. Réf. Bibl., n° 107.

18° Le sympathique chez les passionnels (1)

Communication 1923

1. Nous avons pensé à interroger le Sympathique chez les Passionnels. En provoquant le Réflexe Oculo-Cardiaque chez une Érotomane, nous avons constaté, ainsi que nous l’attendions, un Hypertonus Sympathique.

Érotomane, 55 ans, amoureuse de prêtre, délire fixé depuis 37 ans, amenée pour la 4e fois dans notre Service ; calme. Premier jour : pouls 78, régulier avant l’expérience, et irrégulier pendant et après.

Deuxième jour : 80 avant l’expérience, 88 pendant et après ; en outre, irrégularité. Au total, à chaque expérience, accélération de 8 pulsations avec irrégularité.

Nous avons fait la même expérience chez une malade non plus strictement passionnelle, mais émotionnelle.

Psychose ancienne, thème additionnel fourni depuis 15 jours par un choc moral : enfant de 8 ans noyé ; la mère se refuse à admettre la mort, elle réclame et cherche l’enfant qu’on lui cache. Pour ce qui est de la Psychose ancienne : automatisme mental, polymorphisme, prédémence (néologismes) ; cependant, conservation des activités quotidiennes (travaux du ménage) et des sentiments familiaux ; à l’égard des voisins, hostilité, colères subcontinues. – Recherche du R. O. G., le deuxième jour de son observation, à l’état calme. Pouls, avant l’expérience, malgré un état de calme psychique, 106 ; par pression des globes oculaires énorme ascension, 136 ; en outre, irrégularité.

Ces résultats étaient bien ceux que nous attendions. Le Passionnel, même à l’état calme, recèle un type hypomaniaque, et d’autre part l’émotionnel est un Passionnel au début.

2. Évidemment, avant de conclure, il faut attendre les résultats d’une très longue série d’expériences. Les malades

(1) Cf. Réf. Bibl., n° 78 (extrait).

passionnels se trouvant dispersés dans les Services, nous invitons nos Confrères d’Asiles à reprendre nos investigations.

D’autre part, le test du R. O. C. ne peut dcnner que des renseignements très partiels, il est sommaire, tandis que les domaines nerveux interrogés sont infiniment compliqués. Mais le symptôme obtenu, si sa valeur propre est limitée, a au moins le mérite d’être le prototype des renseignements à obtenir pour démontrer les substratums physiologiques de l’idéation passionnelle.

Si ce signe, et d’autres du même genre, donnent des résultats persistants, la doctrine des Délires Passionnels, et leur reconnaissance clinique, auront fait un sensible progrès.

En effet, dans le domaine théorique, la différenciation des délires passionnels et des autres formes de délire sera démontrée, et le groupement de tous ces passionnels dans un même cadre sera justifié.

Dans le domaine pratique, pour un cas donné, le caractère incoercible de la passion sera plus facilement décelé ; dans les cas de guérison apparente, de rémittence ou de réticence, un signe d’alarme sera trouvé. Nous disposerions de tests physiques de l’émotivité latente.

3. Il existe chez tout passionnel un élément qui ne se rencontre pas, ou ne se rencontre que secondairement (et encore à titre passionnel), chez d’autres malades, c’est une ardeur à la fois psychique et physique, à forme de désir ou de haine. Cet élément est dominateur, car c’est lui qui, dans les cas purs, suscite intégralement les conceptions, et qui, dans les cas mixtes, les agrège (nous nous expliquerons sur ce point plus tard). Cet élément est directif, car il met en jeu la volonté, règle les actes, maintient l’espoir, prépare le dépit et la quérulance.

Cette ardeur psycho-physique a été maintes fois, et très justement, comparée à celle de la Manie. Les tests de la Passion seraient sans doute susceptibles de démontrer que les identités ne sont pas seulement superficielles, mais profondes ; bien entendu, il resterait comme différence que le mécanisme de déclenchement est, dans le cas de la Manie, tout organique, et, dans le cas de la Passion idéogène ; encore, faut-il considérer, pour la Passion, le facteur Imminence Morbide, et l’aptitude obsessionnelle, dont les conditions organiques sont évidentes.

4. Nous avons déjà concédé l’insuffisance d’un test schématique et unique. Ce test n’interroge qu’un des domaines du Sympathique, et n’enregistre qu’un seul effet. Mais les subdivisions du domaine sympathique sont nombreuses, et de même qu’en circulation il existe des pressions locales, il peut exister.

dans un réseau nerveux, des tonus locaux. De plus, le test en question mesure le tonus du S. non pas intrinsèquement, mais seulement par rapport à celui du nerf antagoniste, Le Vague. II faudrait pouvoir enregistrer séparément les deux tonus antagonistes. Tl se peut que tous deux à la fois soient exaltés. Il faudrait aussi pousser l’investigation dans bien d’autres régions nerveuses que le réseau vago-sympathique.

Mais restons dans ce seul réseau. Nous n’affirmons nullement que tout délire passionnel comporte la prédominance du Sympathique : il nous semble seulement qu’on trouvera constamment des désordres de l’Équilibre Vago-Sympathique. Il se peut qu’on y trouve des prédominances du vague soit continues, soit plutôt intermittentes, soit enfin partielles, c’est-à-dire localisées dans telle fraction du territoire, avec prédominance, inverse en d’autres fractions. On peut penser qu’en vie normale de telles inégalités se produisent dans les moments d’Excitation Coléreuse et d’Énervement ; dans le domaine clinique, elles doivent se rencontrer chez les Récriminateurs et les Jaloux, ainsi que chez les Erotoinanes dans les périodes de Dépit, et, dépassant notre horizon, chez quelques Anxieux surtout Séniles (mélancolia, agitata, vagabunda, errabunda, moestabunda). Ces inégalités seraient vraisemblablement oscillantes, et soumises à des paroxysmes d’oscillations.

La prédominance du vague, temporaire et peut-être partielle, s’observe déjà dans la Manie (1).

(1) Cf. VI® partie, 10e texte.

1

Cf. Réf. bibl., n° 2.

(2) Legrand du Saulle. Du Délire des persécutions, chap. VI, 1871.

(3) Lesègue et Falret. La Folie à deux ou folie communiquée (Archiver générales de Médecine, septembre 1877).

2

Baillarger. Société Médico-Psychologique, 30 juin et 28 juillet 1873, et Recherches sur les maladies mentales, t. I, p. 557. Quelques exemples de folie communiquée, 1890.

3

Régis, Thèse, Paris, 1880.

(2) Marandon de Montyel. Des Conditions de la contagion mentale morbide (Ann. Méd.-Psych., 1894, p. 266 et 487).

(3) Baillarger, loc. cit.

4

Régis, Thèse, p. 22.

5

Les lecteurs des générations plus jeunes auront besoin, pour comprendre le sens de ce mol dont l’emploi a passé, signification que l’auteur feint lui-même, d’ignorer, de conférer avec un passage de La Cousine Bette, des Illusions perdues ou de Splendeurs et Misères, ou Balzac nous révèle la synonymie de demi-castor avec loretle à propos des voûtes du Palais-Royal, dans les cintres desquelles se nichent des fenêtres donnant le jour par le bas à des réduits secrets et sombres, appelés par les architectes Castors, locaux propices à certain commerce, cependant souvent trop vastes pour un seul lit et partagés de ce fait en demi-castors ; femme et lieu de même nom dans la langue des connaisseurs. (J. F.).

6

— Dans la première observation, le délire est survenu simultanément chez ; trois sœurs, sous l’influence des mêmes causes ; mais la part de chacune d’elles dans l’association n’est pas égale. La cadette est manifestement la plus active, la plus soupçonneuse. Son esprit est toujours tendu et méfiant et il est

7

Marandon de Montyel, loc. cil.

8

Cf. Réf. Bibl., n° 4.

9

Deux sœurs, qui avaient passé dans notre Service comme de simples persécutées, ont présenté peu de mois après des idées de grandeur très marquées. On peut a posteriori, trouver le germe de ces idées mégalomaniaques dans ce fait que le secret de leur naissance les préoccupait depuis longtemps, qu’elles avaient peur d’être maudites, et que, sans s’expliquer le Sens du mot, elles pensaient être des « castors ».

Observation in Archives de Neurologie, 1902, Guiard et de Clérambault, et Thèse d’HALBERSTADT. « La Folie par contagion mentale », Paris, Baillière, 1906.

On trouvera dans cette thèse un historique de la question des délires – collectifs, un exposé de ses subdivisions actuelles, et une bibliographie étendue.

10

Cf. Réf. Bibl., n° G.

11

— Marie Forel a de tout ce roman une connaissance très imparfaite. Elle ne sait pas si on tracasse Mme Granet en raison de ses richesses, ou en raison de leur amitié, ou pour toute autre cause ; elle se rappelle mal la date des faits ; en les exposant, elle ne leur cherche pas de liaisons, elle ne s’anime pas, elle semble même se souvenir à regret ; ratiociner sur l’imbroglio n’est pas, pour elle, un travail familier et nécessaire. Elle rencontre rarement sur son chemin les chefs de ses persécuteurs, ce n’est pas elle qui les a reconnus, elle ne cherche pas à nommer leurs suppôts nombreux et obscurs, qui sont partout. Tous ces ennemis lui sont communs avec sa maîtresse et amie, un seul lui appartient en propre, et porte un nom, mais elle ne Va pas découvert (comte de Brinois). Les locataires de sa maison, à part ce comte, ne sont pas les auteurs certains des bruits et des menaces qui l’entourent. Bien qu’ils aient fait une pétition aux fins de lui voir donner congé, et qu’elle le sache, elle n’a contre eux aucune haine.

12

Cf. IV0 Partie, 1er texte et VIIe Partie, 4° texte.

13

Cf. Rcf. Bibl., n<> 98.

14

Publié sous le titre : Psychose simultanée ou délire communiqué. (Cf. Réf. Bibl., n° 99.)

15

Cf. Réf. Bibl., 84-88-89.

16

Cf. premier texte de cette suite.

(2) Cf. 6° texte de cette suite.

17

Cf. Réf. Bibl., n° 57.

18

Cf. Réf. Bibl., n<> 5.

19

20

Un de nos confrères de l’armée, le Dr Schmerber, anciennement médecin-major de la Légion Étrangère, nous a cité une anecdote où a peut-être été en jeu le type du délire ci-dessus décrit :

Un soldat de la Légion, ayant disparu de son Corps pendant deux ou trois jours, se rendit dans les douars voisins en se disant chargé d’une mission, et fit une réquisition de chameaux. On l’aperçut en tête de toute une caravane, marchant sans but. Au retour, il paraissait lucide. Nous ne savons pas qu’elle a pu être la durée exacte du délire, s’il y eut délire. La durée d’une journée serait déjà longue. Peut-être le thème délirant, suggéré d’abord par l’alcool, aurait-il été exploité, les heures suivantes, par fantaisie mythomaniaque. Nous ne sommes pas assez renseigné pour en juger. Il convient en tout cas de remarquer que l’âge des soldats de la Légion est en général beaucoup plus élevé que celui des soldats de l’armée métropolitaine, et que de plus beaucoup d’entre eux sont des dégénérés, alcooliques chroniques et socialement déchus, comme les malades qui ont fait l’objet de ce travail.

21

Cf. Réf. Bibl., n<> 32.

22

Cf. article précédent.

(2) Cf. Réf. Bibl., n° 60.

23

Publié sous le titre Fugue prolongée chez un fugueur d’habitude. Éthylisme. Dépression. Cas médico-légal. Cf. Réf. Bibl., n° 39.

24

Cf. Réf. Bibl., n° 41.

25

Cf. Réf. Bibl., n°* 16 et 17.

C.. DE C. LÊRAMBAULT. – I

26

Annales Médico-Psychologiques, 1889, t. I, p. 146 (Soc. Mèd.-Psych., 26 novembre 1888. Christian Ritti, Briand) et 1889, t. I, p. 146 (Soc. Méd.-Psych., 25 février 1889. Magnan, Saury, Séglas, P. Garnier, Pichon)^ Dans ce même, références aux travaux de Erlenmeyer (1886), Obersteiner*

27

Ramadier. Trouble spécial de la sensibilité (sensation de mouillure). Ann. Méd.-Psych., 1888, II, p. 30.

28

Saury. Premier Congrès français d’Aliénation mentale (Rouen), 1890. Annales Méd.-Psych1892, t. I, p. 505 (meurtre). – Conolly Norman, Journal of mental sciences, avril 1892, etc.

(2) Antheaume et Parrot. Le delirum Iremens chloralique. L’Encéphale, janvier 1906.

(3) Paul Heiberg (de Copenhague). Revue Nenrolo<jiqaei 1901.

29

Legrain. Les Poisons de l’intelligence. Annales Méd.-Psych., 1891 et 1892.

(2) Pouchet. Cours de la Faculté, 1899.

(3) Duhem. Progrès Médical, 1907.

(4) Kriïpelin. Psychiatrie, 6e éd. allemande, t. II, p. 112. – Chotzas. Allgemeine Zeitschrift fiir Psychiatrie, 1906. – Garnier. Passim, etc.

30

Au sujet des troubles physiques de chloralisme et de leur pathogenèse, consulter l’article fondamental de Rehm : Chronischer Chloralmissbranch, Archiv. fiïr Psychiatrie, 1886, t. I, p. 36. Voir aussi Lewin. Nebenvirkungen der Arzneimittel, 1899.

(2) Ballet et Delherm. Tremblement chloralique des muscles de la face et des membres rappelant la P. G. Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux, 22 mai 1902. – Antheaume et Parrot. Delirium tremens chloralique, Encéphale, 1906.

31

V. Raoul Leroy. Hallucinations lilliputiennes. Soc. Méd.-Pschy. Séance de juillet 1909 (Ann. Méd.-Psych., n° de sept. 1909, p. 278).

32

Notre ami regretté, le Dr G. Wallet, avait observé, chez une hystérique, un délire d’illusions visuelles avec interprétations cohérentes, constituant tout un scénario. Les meubles et les objets d’ornement, suivant leur forme et leur emplacement semblaient se regarder, s’isoler ou converser, « la théière regarde dans la tasse, etc. » Chaque mouvement, chaque pensée prêtée à un objet étaient, paraît-il, assortis étonnamment à ses contours.

33

Eug.-Bernard Leroy. Interprétation psychologique des visions intel-

34

Voir à ce sujet : Ivresse psychique avec transformation de la personnalité, d’après le Dr Garnier, par G.-G. de Clérambault, in Annales Méd.~ lJ<ych., 1907.

35

On en veut au porte-monnaie du malade. De même dans son délire chloralique confusionnel, René H… entendait des allusions à sa vie privée, plus désagréables que menaçantes. Peut-être la bénignité relative de l’anxiété, dans le chloralisme, favorisait-elle particulièrement l’utilisation des souvenirs réels ?

36

Kahle, Inaugural Dissertation Kônigsberg, 1879. Cité par Reiim.

(2) Mosso. La Peur, p. 95. Paris, Alcan.

37

Le delirium tremens alcoolique est, lui aussi, un état aigu sur base chronique. Les excès isolés donnent lieu à des ivresses pathologiques de formes diverses, et dans la forme délirante de ces ivresses le tableau d’un delirium tremens ne se présente jamais au complet.

38

Leroy. Les Hallucinations lilliputiennes. Soc. Méd.-Psych.. séance de juillet 1909 {Ann. Méd. Psych., septembre 1909 p. 278).

39

Antiieaume et Uariiot. Encéphale, 25 janvier I90G.

40

Dans un cas de délire par privation, observé par Ballet, il y a eu agitation assez vive, faciès vultueux, vibrations généralisées, éréthisme cardiaque ; mort au 6e jour (coma avec 42°5).

(2) Nous appelons spécialement l’attention sur cette distinction entre alcoolisme aigu simple et alcoolisme aigu confusionnel. Ces deux états sont généralement confondus dans la description du delirium tremens. L’alcoolisme confusionnel marque cependant une phase du délire qui est tardive, et peut ne pas se produire. La première phase (alcool, aigu simp.) dure souvent plusieurs jours, et elle est le plus agitée. Si l’on regardait agitation et confusion comme appartenant toutes les deux à tous les temps d’un même délire éthylique, nos parallèles entre chloralisme et éthylisme sembleraient inexacts. Rappelons que le delirium tremens alcoolique ne se manifeste que sur fonds tant soit peu chronique ; il en est de même du délire chloralique aigu, dans les cas où il se prolonge un tant soit peu. (Selon correction de Vauteur.)

41

Au cours du délire éthylique subaigu se montre souvent, avec l’insomnie, une excitation du genre maniaque (fébrilité, besoin de marcher, longues courses nocturnes, etc.) ; ce n’est pas d’elle que nous voulons parler.

42

G. Pichon. Les Maladies de Vesprit, Doin, 1888. ■— Folies Passionnelles. Dentu, 1891, p. 330-365.

Le dernier des trois cas observés par Pichon a présenté des hallucinations nettement chloraliques (apparitions à retours diurnes, etc.). L’état mental était aussi d’un chloralique, bien que l’auteur croie pouvoir l’attribuer, ainsi que les hallucinations, à la morphine (p. 360).

43

Kaiii.k. Inaugural Disseraiion. Kônigsi>er£f, 1871).

44

Rehm. Chronischer Chloralmissbrauch, Arch. /. Psych., 1886. Monographie extrêmement complète.

45

Ann. Mêd.-Psych., 1889, t. IX, p. 142 et 439.

46

Cf. Réf. Bibl., n° 26.

47

V. Beluze, Annales (THygiène et de Médecine légale, 1886. Article très documenté. Les buveurs exercés, pour éviter les inconvénients dus à la volatilité de l’éther et à son contact immédiat (déperdition, sensation de brûlure, gêne des fosses nasales et de la gorge, toux, dilatation stomacale et pyrosis, etc.), boivent de l’eau très froide, décomposent chaque dose en plusieurs prises, se pincent le nez en avalant, etc.

(2) De même, les pervertis sexuels, plus spécialement les fétichistes, aiment mieux pour excuser leurs délits invoquer un alcoolisme imaginaire, que de convenir de leurs habitudes et impulsions. Parmi les raisons de leur silence, le mobile indiqué ci-dessus doit figurer.

48

De nombreux cas nous ont été signalés, relatifs à des officiers de marine. Les étudiants anglais et américains, vers 1842, se réunissaient parfois dans le seul but de se livrer aux inhalations d’éther. Des cénacles de toxicomanes éthérophiles doivent exister aussi de nos jours ; l’absence d’incidents médico-légaux nous empêche seule de les connaître.

49

Nous l’y avons rencontré cependant ; il était très marqué chez un alcoolique assez atypique, au cours d’une période de neurasthénie, que suivirent des hallucinations et des idées de grandeur, sans anxiété.

(2) Une excitation maniaque durable a d’ailleurs été constatée à la suite d’une seule séance d’éthérisation pour extraction dentaire. (Annales Médico-Psych., 1893, II, p. 316, d’après American Journal of Insanity, avril 1890. Dr W.-A. Gordon, 2 cas.)

(3) Legrand du Saulle. Médecine légale, p. 644. – Christian. Annales Médico-Psych1886, II, p. 285.

[t) Annales Médico-Psych., 1872, I. p. 315 et Semaine Médicale, 3 avril 1889.

50

Cas de Ritti. Annales Médico-Psych.

(2) Il est à remarquer que ce collectionnisme est limité aux écrits du malado lui-même. La graphorrhée semble résulter à la fois de la fébrilité et de l’idéor-rhée. On rencontre quelquefois cette graphorrhée chez des hypomaniaques alcooliques ; nous l’avons vu se produire dans un cas, conjointement à do l’écriture subconsciente. «… Le collectionnisme incohérent, comme dans les états démentiels a été rencontré par nous chez un alcoolique de 45 ans, bachelier, socialement déchu, quelque peu anormal et, détail à noter ici* graphomane à un faible degré, mais très peu diminué intellectuellement.

51

Longet. Annales Médico-Psych.j 1847.

52

Grasset. Semaine Médicale, 1885.

53

Nous avons observé ce même phénomène dans le chloralisme. Cléram-bault. Du diagnostic différentiel des délires de cause chloralique. Annales Médico-Psych., 1909.

54

Leroy. Annales Médico-Psych., 1909. (Séance de la Soc. Méd.-psych., juillet 1909. Hallucinations lilliputiennes.)

55

Annales Médico-Psych., 1847, II, p. 467.

56

Garnihr. La Folie à Paris.

57

Christian. Annales Médico-Psych., 1886, II, p. 265.

(2) Annales Médico-Psych., 1891, I, p. 497. (Dr Ernest Hart, Brilish Med~ Journal, 18 oct. 1890.)

(3) Magnan. Recherches sur les centres nerveux, p. 67.

(4) Sommer. Neurologischen cenlralblall, XVIII, p. 194, 1899. Cet article' en annonçait un deuxième, dont nous n’avons pas connaissance.

(5) Pauchet. Journal des Praticiens, 1900, p. 107.

58

Magnan. Recherches sur les centres nerveux, 1893.

(2) Gerdy. Académie des Sciences, 18 janvier 1847. C. R. in Annale* Médico-Psych., 1847, I, p. 295.

(3) C. R. in Annales Médico-Psych., 1847, I, p. 295.

(4) Hart. Brilish Med. Journal, 18 oct. 1890. C. R. in Annales Médico-Psych., 1891, p. 497.

59

Longet. Annales Médico-Psych., 1847, I, p. 174.

(2) Duhem. Progrès Médical, 1907.

(3) Moreau de Tours. Union Médicale, 2 février 1847 et Annales Médico-Psych., 1847, II, p. 133.

60

Moreau de Tours. Union Médicale, 2 février 1847. C. R. in Annales Médico-Psych., 1847.

(2) Annales Médico-Psych., 1847. Voir aussi Lemaître. Acad, des Sciences., 10 mai. G. R. in Annales Médico-Psych., 1847.

61

Lenoblf,. Compte rendu de la Société de Biologie, 8 déc. 1894.

62

Margain. L’énervement. Thèse de Bordeaux, 1897. Progrès Médical, 31 déc. 1904 et 4 février 1905.

(2) American Journal of Jnsanity, 1890. C. R. in Ann. Méd.-Psych., 1894.

63

Longet. Annales Médico-Psych., 1847.

(2) Ritti. Annales Médico-Psych.

(3) Leblond (de Besançon). Bulletin de la Société de Médecine légale de France, VI, p. 294, 1881. – Barec. Archives de médecine navale, 1907.

64

Magnan. Recherches sur les centres nerveux.

65

Garnier. La Folie à Paris.

66

Antheaume et Parrot. U Encéphale, 1906, n° 1.

67

Clérambault. Du diagnostic différentiel des délires de cause chlora lique* Annales Médico-Psych1909.

68

Legrain. Les poisons et l’intelligence. Annales Médico~Psych.

69

Académie des Sciences, février 1907.

70

Voir à ce sujet le très intéressant article sur l’héroïne par Paul Duhem.

71

Progrès Médical, février 1907.

72

Les grandes dates de l’histoire de l’éther sont : 1842. Expérience de Jackson sur lui-même. – 1846. Première utilisation chirurgicale, par Morton. – 18 janvier 1847. Communication à l’Académie des Sciences. – En 1848, Wells, promoteur de l’anesthésie par le protoxyde d’azote (1844), se suicide par éthérisation et phlébotomie combinées.

Pour l’histoire de l’éthérisation, les Drs Cabanes, dans le Janus (1898). Cité par Dr Rieu-Villeneuve. Les Anesthésiques usuels. Paris, 1904.

73

Lors de sa communication à la Société Médico-Psychologique, j’ai signalé également à mon ami Leroy, l’alcoolisme, comme m’ayant fourni des cas d’hallucinations lilliputiennes. Depuis cette date, j’ai eu la surprise (d’ailleurs une surprise modérée), de constater que Lasègue en avait déjà publié ; plusieurs exemples, dans son étude sur l’alcoolisme subaigu (Arch. gén. de Médecine, 1868-1869 ; Études Médicales, 1884, t. II, p. 150, 151, 152 ; Délire alcoolique, ibid., p. 220 et Arch. gén. de Médecine, 1881). Toutefois Lasègue mentionne des silhouettes minuscules parmi beaucoup d’autres visions, sans faire de commentaire sur elles, sans leur donner de nom et sans leur accorder une place dans son résumé du sujet.

74

Depuis la séance de juillet, nous avons rencontré, à rinfirmerie spéciale,, un paralytique général halluciné non alcoolique, qui a vu au sommet de ses rideaux quatre petits hommes occupés à pousser vers lui un fil de fer noir, pour l’étrangler ; il les regardait avec une crainte très modérée.

Glérambault rappelle cette observation au cours de l’intervention de 1910 (cf. note précédente) : « J’ai constaté ces hallucinations, vers la même date, chez un paralytique général. Il avait aperçu dans l’angle des rideaux de son lit, près du plafond, de petits bonshommes qui, armés de spirales et de cercles en fil de fer, faisaient mine de vouloir l’étrangler. Malgré leur mimique menaçante, il les avait considérés, nous semble-t-il, sans émotion. Nous n’avons pu prouver qu’il fût alcoolique, il soutenait même être au régime de l’eau depuis quelque temps. »

75

Cf. Réf. Bibl., n° 34.

(2) Cf. Réf. Bibl., n° 35.

76

ne s’agit pas ici de simples malaises comme ceux qui précèdent si souvent les attaques ou séries d’attaques ; en particulier il ne s’agit pas de céphalée simple. Il s’agit d’une douleur frontale bien circonscrite, prédominant à la racine du nez, et persistant de 24 à 48 heures. Il s’agit donc d’une migraine type.

77

Cf. Réf. Bibl., n° 61.

78

Cf. article précédent.

79

Cf, Réf. Bibl., n° 79.

80

Cf. Réf. Bibl., n°» 22 et 31.

O. T>E CLÉRAMBAULT. – I

81

Publié sous le titre : Interprétations délirantes avec conscience de la maladie.Début ambitieux.Épisode amnésique.Traumatismes céphaliques dans Venfance. (Cf. Réf. Bibl., n° 47.)

82

Cf. Réf. Ribl., n° :>*.

83

Cf. Réf. Bibl., n° 62.

G. DE CLÉRAMBAULT. – I

84

Cf. Réf. Bibl., n° GO.

85

Cf. Réf. Bibl., n° 76.

86

Cf. Réf. Bibl., n<> 76.

87

Cf. Réf. Bibl., no 77.

88

Cf. Érotomanie pure persistant depuis trente-sept années.

89

Extrait de la communication « le Sympathique chez les passionnels ». Cf. Réf. Bibl., n° 78.

90

Texte inédit, selon des corrections de l’auteur.

91

Cf. Ré !. Bibl., n® 75 bis.

92

Cf. Réf. Bibl., n° 81.

(2) G’est en réalité au cours de la discussion de la communication suivante •de M. Capgras.

93

Publié sous le titre : Persécuteur hypocondriaque. Cf. Réf. Bibl., n° 82*