Index des sujets

Acrophobie, 154.

« Acting-out », 164, 174, 202, 219, 240, 247 ;

— alloplastique et – autoplastique, 164-165.

Activités :

— de l’analyste, voir : Analyste ;

— artistiques, 321-322 ; – asociales, 201 ; – athlétiques, 270-272 ; – intellectuelles, 287 ; – physiques, 261 ; – sociales, 137.

Admiration, 148, 281.

Adolescence, 51-52, 78, 128, 148, 274 ; – et expériences de création, 326 ; – et sublimation, 395.

Affect, 204.

Agression :

— non neutralisée, 34 ; rôle de F –, 7 ; – tournée vers l’objet, 60.

Agressivité, 249.

Voir aussi : Colère, Hostilité, Rage.

« Aha Erlebnis », 330.

Alliance thérapeutique, 37-38, 97, 103, 217, 305.

Amour :

accroissement de F—, 309-311 ; composante idéalisante de F—, 83 ;

— objectai, 14, 16, 60, 83, 101, 115, 132, 230-312, 303 ; – œdipien, 156 ; perte de F—, 27-29, 234, 239, 271.

Anale :

phase –, 132-133.

Analyste :

abandon interne de F—, 176 ; activités de F—, 166, 176 ; admiration pour F—, 36, 129 ; appareil psychique de F—, 277 ; attention de F—, 36, 129 ; attitude d’acceptation de F—, 188 ; attitude juste de F—, 96 ; bienveillance de F—, 192 ; comportement inhabituel de F—, 97 ; compréhension de F—, 108, 161 ; compréhension intuitive de F—, 71, 243 ; contre-transfert de F—, 148, 273, 275, 285 ; créativité chez F—, 332-333 ; déception de F—, 157 ; défaut d’empathie de F—, 51 ; départ de F—, 89 ; désinvestissement de F—, 88 ; empathie de F—, 69, 100-101, 130, 146, 221, 279, 289 ; erreur de F—, 96, 148, 275 ; estime de soi de F—, 103, 277 ; établissement d’un lien thérapeutique avec F—, 37 ; expérience de F—, 31, 119 ; fonction de F – dans l’analyse du transfert en miroir, 185-200 ; fusion avec F—, 198, 255 ; – idéalisé, 70, 75, 85-86, 92, 94,98,100,147,150,173-174, 231 ; image de F—, 215 ; inattention de F—, 286 ; inhibition de F—, 293 ; interactions réelles entre – et patient, 97 ; interprétations de F—, 96, 103, 130, 137, 147, 160, 170, 203, 238, 240, 246, 264 ; interventions de F—, 166, 187, 215, 274 ; lien réel avec F—, 218-220 ; neutralité de F—, 97 ; neutralité bienveillante de F—, 101 ;

passivité de F—, 174 ; perception de F—, 279, 281, 284 ; personnalité de F—, 233, 283 ; présence de F—, 129, 141, 249 ; rapport non spécifique non transférentiel du patient avec F—, 38 ; réactions de F—, 9, 36, 169, 239, 278, 281 ; réactions de F – au transfert idéalisant, 273-282 ; réactions de F – au transfert en miroir, 283-308 ; réactions au retour de F—, 89-90 ;

— réfléchissant le soi grandiose, 124 ; rejet de F—, 86 ; relation réelle avec F—, 38, 122 ; relation de transfert à F—, 13 ; représentation préconsciente de F—, 38 ; représentation psychique de F—, 36, 39 ; retrait narcissique de F—, 170 ; sentiment d’agacement de F—, 119 ; séparation d’avec F—, 18, 99, 101, 103, 106, 136, 140, 167, 177, 182, 244, 256, 264 ; tension narcissique de F—, 277 ; working through et attaques dirigées contre F—, 281-282.

Angoisse, 25, 103, 137-138, 241 ;

— d’un déséquilibre psychoéconomique, 253 ; – et désir d’empathie, 29 ; – de l’enfant et empathie, 291 ; – et établissement du transfert en miroir, 200 ;

— et excitation, 158 ; – de la mère, voir : Mère ; – œdipienne exprimée par des symboles préœdipiens, 162-163 ; – et résistance, 144 ; – et structure narcissique, 161. Voir aussi : Peur.

« A potiori », définition, 33, 131.

Appareil psychique, 6 ;

— de l’analyste, voir : Analyste ; consolidation de F—-, 51 ; structuration de F—, 295.

Association libre, 125, 147, 298.

Attention, 133 ;

métapsychologie de F—, 276-277.

Attitude contre-phobique, 334. Autisme, 229.

Auto-analyse, 278, 297-298.

Auto-érotisme, 14, 37, 39, 94, 107, 145,225-231, 266. Voir aussi : Corps-Esprit-Soi.

Autonomie, 89-90, 224 ;

— primaire, 57 ; – secondaire, 217.

Ça, 6-7, 56 ;

— et moi, 190 ; – et surmoi, 190.

Cas limite, 166 ;

— comparé aux troubles spécifiques de la personnalité, 9-26 ; définition du –, 28 ; psychopathologie du –, 10-25 ; symptomatologie du –, 26-27 ; traitement du –, 38-39.

Castration (angoisse de —), 27-28, 95, 133. 156, 161-162 ; déni de –, 155 ; – élaborée de façon régressive, 163 ; – symbolique, 154.

Clivage horizontal, voir : Psychisme.

Clivage vertical, voir : Psychisme.

Colère, 84, 89, 219, 242, 245 ; voir aussi : Rage.

Communication ï

— et acting-out, 240 ; – disjointe, 247 ; – endopsychique, 90 ; – non verbale, 287-288 ; – verbale, 133.

Compulsion, 29.

Configuration narcissique, voir : Narcissique.

Conflit, 14, 100, 205 ;

— archaïque entre mère et nourrisson, 295 ; – centré sur l’imago paternelle, 33 ; – inconscient, 86, 289 ; – interne, 95 ; – interne et externe, 55 ; – portant sur l’affirmation phallique, 95 ; – social, 272 ; – structural, 27.

Congénitale :

faiblesse –, 60.

Contre-transfert, 9, 37, 148 ;

— de l’analyste, voir : Analyste ; – et transfert idéalisant, 273, 277-278 ; – et transfert en miroir, 285, 289-291, 294, 299, 303 ; – et résistance, 301.

Corps, 151, 125-127, 256 ;

contrôle de l’adulte sur son propre –, 98 ; préoccupations du –, voir : Hyponchondriaques, Préoccupations ; sensations du – hallucinatoires, 10 ; stimulation du –, 108.

Corps-Esprit, 162.

Corps-Esprit-Soi î

— confirmé par l’admiration accompagnée de bienveillance de l’analyste, 192 ; – fragmenté, 19-21, 145 ; noyau autonome du –, 268.

Corps-Soi î

— fragmenté, 161.

Créativité, 23, 84, 209, 321-338 ;

— chez l’analyste, voir : Analyste.

Culpabilité, 28, 86, 119, 228, 244.

Défense ï

activité de – au commentaire du contrôleur, 288 ; – et activité de sublimation, 334 ; – chronique, 246 ; – contre rétablissement d’un transfert idéalisant, 281 ;

— et expériences de télescopage, 61 ; interprétation des –, 152 ; – et rejet par l’analyste du transfert idéalisant, 280 ; – et résistance au travail analytique, 98 ; – et retrait de la libido idéalisante, 281 ;

— schizoïde, 19-20 ; – et structure narcissique, 161.

Délinquance, 77, 120-121,164-165, 167, 172.

Délire, 16, 18, 33 ;

— du paranoïaque, 33.

Déni, 83, 155, 185-186, 208.

Dépersonnalisation :

— des aspects introjectée de l’imago d’objet, 58.

Déplacement, 150 ;

— de la créativité à celle d’œuvre d’art, 336 ; – d’investissements, 144, 221, 225 ; – d’investissements narcissiques, 98, 227 ;

— psychologique, 271 ; – de la relation narcissique de la mère, 267.

Dépression, 9, 24-28, 71, 93-94, 186-192, 262, 272 ; position dépressive, 216.

Désinctualisation, 109.

Désinvestissement, 92, 221 ;

— de l’imago parentale idéalisée, 197 ; – des imagos d’objet, 57.

Désir ï

— d’admiration pour l’analyste, 279 ; – et fantasmes transférentiels, 301 ; – de fusion et besoin de contact, 329 ; – infantile et insight, 304 ; intensité du –, 331 ;

— objectai, 32 ; – œdipien, 208 ;

— oral-tactile, 280 ; – de recevoir un apport de force, 331. Voir aussi : Fantasme.

Développement :

aspect d’une phase primitive de – psychique durant l’analyse, 45-47 ; – chez la fille et le garçon, 153-157 ; – et idéalisation, 47-48 ; – et imago parentale idéalisée, 86-87 ; premiers stades du—, 45 ; – et télescopage d’expériences génétiquement analogues, 61-66 ; vulnérabilité du –, 52-53.

Dieu, 158, 170 ;

croyance en –, 114-115.

Don Juan (type de —), 128.

Drogue, 53-54.

Ejaculation précoce, 180-183, 203. Elaboration :

— constante temporaire d’une imago parentale idéalisée, 92 ; – endopsychique, 226.

Elation, 201, 296.

Empathie, 16, 20, 101, 133, 158, 313-321 ;

— de l’analyste, voir : Analyste ;

— de la mère, voir : Mère ; – et observation, 316 ; – et régression, 156 ; troubles de 1’ –, 30, 54, 68-74, 313-321.

Enfant :

— aveugle, 126 ; capacité d’empathie de 1’—, 291 ; – narcissique, 202 ; organisation psychique de 1’—, 290. Voir aussi : Développement, Mère, Père.

Environnement, 19, 22, 46-47 ;

— de l’enfant, 115, 267-268 ; relation du soi grandiose à 1’—, 41 ; – social, 60.

Esthétique, 20, 94.

Etat amoureux, 63, 83.

Exhibitionnisme, 33, 76, 115, 122-124, 132, 137-139, 149, 153, 155, 181,184-185, 188, 190,201,261 ;

— archaïque, 13, 143, 270 ; – de l’artiste, 323 ; besoin narcissique de 1’—, 300 ; définition de 1’—, 35 ; – infantile, 243, 286 ; – phallique, 161 ; réaction de l’analyste à F—, 283-308 ; – et sentiment de grandeur, 301 ; – du soi grandiose, 150, 178.

Estime de soi, voir : Soi.

Fantasme :

— de l’absence du père, 91-92 ;

— et acte pervers, 30, 55, 139 ; – avec un alter-ego ou jumelage, 124 ;

— concernant la relation en miroir, 124-125 ; – concernant l’objet archaïque, 119 ; contrôle progressif des –, 132 ; – d’être dieu, 158 ;

— de donner ou recevoir un enfant, 84 ; – exhibitionniste, 124, 137, 158-159 ; – de fusion, voir : Fusion ; – de grandeur, 13, 34, 115, 120, 143, 153-154, 158, 261 ;

— homosexuel, 65, 67, 79-80 ; – idéalisant, 91-92 ; – inconscient, 91 ; – inconscient de fellation, 80 ; – inconscient de grandeur, 280 ; – narcissique, 159, 164, 179, 235, 281 ; – d’objet idéalisé, 118 ;

— œdipien, 76, 198 ; – d’omnipotence, 119, 320 ; – du père tout-puissant, 92 ; – sexuel, 80-81 ; – du soi-objet omnipotent idéalisé, 154 ; – du soi grandiose, 186 ; – de vol, 107, 117, 153, 157.

« Faux-pas », 242-244.

Fétichisme, 87, 186, 254.

Fixation (point de —), 11, 301 ;

— à un besoin archaïque, 160 ;

— d’une figure idéale préstructurale, 70 ; – à une image archaïque du soi, 220 ; – sur l’imago parentale idéalisée, 172 ; – narcissique, 62-63, 72-74, 87, 90, 93, 109, 202, 234, 260, 266, 268, 270, 274 ; – sur l’objet idéalisé, 63 ; – sur des objets sexuels anciens, 115 ;

— de l’Œdipe, 76 ; – pathogène, 82, 87, 90, 93, 302 ; – pathogno-mique, 143 ; – permanente, 92 ;

— phallique, 155-156 ; – prénarcissique, 226, 269 ; – de prestige, 121 ; remobilisation de –, 271 ;

— au soi, 179 ; – au soi-objet idéalisé, 115 ; – spécifique de l’analyste, 289 ; – traumatique, 62.

Formation réactionnelle, 83, 314-315.

Fragmentation, 12-16, 19, 27, 88, 107 ;

— auto-érotique, 19, 107 ;

crainte de –, 127 ; – dans les jeux, 126-127 ; – fugitive, 137-138 ; – régressive, 36, 137, 224 ; sensation de –, 136 ; – du soi, voir : Soi ; – temporaire, 27. Voir aussi : Corps, Soi corporel, Corps Esprit-Soi.

Freud, S. :

— et l’analyse des phobies, 167-168 ; – et le contre-transfert, 279-280 ; – et le moi, 197 ; – et les pulsions libidinales, 31 ; – et les pulsions sexuelles, 31 ; – et le rapport approprié, 96 ; – et le style et la forme de certaines reconstitutions, 235 ; – et le transfert, 31, 216.

Frustration, 133, 197 ;

— de la libido objectale, 144 ;

— narcissique, 148 ; – de l’objet œdipien, 55 ; – optimale, 55, 72, 208 ; – traumatique, 275.

Fusion, 143, 154 ;

— avec l’analyste, voir : Analyste ; – archaïque, 122, 168-169 ;

— avec dieu, 162 ; fantasme de –, 145, 170 ; – au moyen de l’extension du soi grandiose, 122-123 ; sentiment de –, 140 ; – avec le soi-objet idéalisé, 154 ; – transférentielle, 131-132, 141, 168-169, 201, 214, 231, 255, 262-265, 271-272, 293, 329, 331.

Génétique, 65 ;

erreur –, 33 ; expérience –, 260 ; facteur –, 139 ; modèle –, 66 ; point de vue –, 35, 267 ; racine –, 146 ; reconstitution –, 238 ; reconstruction –, 144.

Grandiose, définition, 33.

Groupe « à deux », 85.

Hallucination, 18.

Homosexualité (préoccupations homosexuelles), 65, 77-78, 140, 179.

Honte, 28, 75, 103, 145, 153, 157-158, 162, 172, 201, 275 ;

— et angoisse, 242 ; – et culpabilité, 244 ; tendance à la –, 94, 190-194, 253-255.

Hostilité, 20, 122, 145 ;

— et idéalisation, 83-84, 279-280. Voir aussi : Colère, Rage.

Humour, 117, 158, 209, 247, 250, 276, 338-342.

Hypocondrie (préoccupations hypocondriaques), 28, 30, 67, 75-

76, 94, 101, 103, 129, 137, 145-146, 153, 158, 172, 190, 201, 225, 227, 256, 266.

Hystérie, 11, 29, 194-195, 247.

Idéal du moi, 49, 85, 174, 190-191 ;

— et l’analyste, 170-171. Voir aussi : Idéaux.

Idéalisation, 82-83, 85, 93, 147, 170, 275, 279 ;

— archaïque, 48-49 ; – de l’analyste, voir : Analyste ; – courte, 255, 263-264 ; développement de 1’—, 48-51 ; distinction entre transfert idéalisant et formes évoluées d’—, 82-86 ; formes d’—, 92-94 ; – narcissique, 91 ; – des parents, voir : Imago parentale idéalisée ; réponse de l’analyste à F—, 236-237 ; – du surmoi, voir : Surmoi.

Idéation, 244.

Idéaux, 30, 91, 138, 150, 248, 338-339.

« Idée fixe », 269.

Identification, 116 ;

— à l’agresseur, 103, 276 ; – à l’analyste, 38, 176, 250 ; – et autonomie, 58 ; forme archaïque de F—, 107 ; – introjective, 222-224 ; – massive à l’analyste, 173-176, 334, 341-342 ; – au père, voir : Père ; – primitive, 145 ; – projective, 222-224 ; – temporaire et focale, 85.

Identité, 5-6 ;

— primaire avec l’objet, 123-214 ; trouble de 1’—, 142.

Imago, 156 ;

— de l’analyste, voir : Analyste ; – archaïque, 73, 161 ; genèse de 1’—, 6 ; – idéalisée, 93 ; – de la mère idéalisée, 63 ; – œdipienne, 84 ; – paternelle idéalisée, 69-70 ; – du soi-objet idéalisé, 52.

Imago parentale idéalisée, 15-19,

22, 33-37, 40-41, 65, 81-82, 109, 150, 170, 270-279 ;

aspect œdipien, 196, 312 ; aspect préœdipien, 312 ; création de 1’—-de l’enfant, 149-150 ; définition de 1’—, 33 ; – et délinquance, 170-171 ; – et désintégration, 135 ; idéal du moi et –, 170 ; – et intégration fonctionnelle au moi et au surmoi, 311 ; intériorisation de F—, 150, 196 ; investissement de F—, 184 ; perte de F—, 119 ; recherche de F—, 119 ; refoulement de F—, 91-92 ; – et relation mère-enfant, 314 ; remobilisation thérapeutique de F—, 277 ; retrait de l’investissement de F—, 87 ; – et soi grandiose, 150, 196, 213, 215 ; – et soi-réalité, 162 ; transformation thérapeutique de F—, 150.

Individuation, 229.

Inhibition, 24, 29-30,160, 294, 315.

« Insight », 21-22, 37-38, 79, 81,

101, 135, 146, 160, 192, 233-

234, 243, 249-250, 297, 317.

Intériorisation, 79-80, 150-151 ;

— au cours de l’analyse, 177 ;

— œdipienne, 56 ; – préœdipienne, 56 ; processus d’—, 47 ; renforcement des –, 182 ; – structurante, 36, 57-58, 70, 73, 91, 109, 114-115.

Interprétation, 38 ;

— de l’analyste, voir : Analyste ;

— centrée sur des transferts narcissiques, 231-232 ; – concernant la séparation, 101 ; – du contenu des manifestations du soi grandiose archaïque, 146 ; – directe, 79 ; direction des –, 29 ; – dynamique, 276 ; – et états traumatiques, 244-245, 249-250 ; – et expansion du moi, 334 ; – génétique, 265, 276 ; – et introjection, 227-228 ; – et mobilisation des désirs transférentiels, 304 ; – et mouvement régressif, 106, 227 ; – du narcissisme infantile remobilisé, 286 ; – de la perte du soi-objet idéalisé, 100 ; – prématurée, 307 ; – et projection, 227-228 ; – et reconstitution, 308 ; – des résistances, 285 ; – des tendances inconscientes de l’objet, 152 ; – du transfert, 96, 239, 304 ; – du transfert idéalisant, 239 ; – du transfert en miroir, 239.

Introjection, 215, 225, 227-228, 294-295.

Intuition et empathie, 315-316.

Investissement ;

— idéalisant, 50, 87, 95, 173, 282 ; – instinctuel, 6, 12, 34, 47, 60, 103, 156 ; – instinctuel du soi grandiose, 125 ; – libidinal, 40-41, 281 ; – libidinal objecta), 83 ; – narcissique, 11, 14, 27, 73, 90, 94, 123, 140, 150, 184, 201, 214,267 ; – narcissique archaïque, 38, 240 ; – narcissique exhibitionniste, 72 ; – narcissique de l’image de soi, 141 ; – narcissique de l’objet œdipien, 56 ; – narcissique du soi grandiose, 296 ; – d’objet, 39, 217, 239 ; – d’objet incestueux, 102, 152.

Isolation, 97, 159, 162, 193, 200, 239, 262, 269, 295, 330, 335.

Jeu, 127.

Jumelage, voir : Transfert à

« Yalter ego ».

Langage :

dégénérescence du –, 15 ; – régressif, 75, 247. Voir aussi : Communication.

Latence (période de —), 47, 51-52, 56, 63, 68, 79, 121, 133 ;

— et sublimation, 334-335.

Libido, 21 :

— de l’artiste, 325-326 ; – exhibitionniste, 13, 162, 312 ; – idéalisée, 62, 69, 86, 91, 108, 161, 275 ; – narcissique, 34, 39, 41, 48-49, 72, 84, 103, 106, 127-128, 131, 136, 140, 151, 153, 161, 166, 170, 188, 200, 223, 249, 253, 256, 262, 272, 282 ; – objectale, 266, 310.

Machine à influencer, 16-17. Masochisme, 191.

Masturbation, 78, 80, 107, 244,

269 ;

fantasme de –, 178. Mégalomanie, 7, 160.

Mère :

ambition de la –, 190 ; angoisse de la –, 293 ; attitude de la –, 245 ; capacité qu’a la – de répondre aux besoins de l’enfant, 69 ; défaut d’empathie de la –, 296-297 ; dépression de la –, 296-297 ; – dévalorisée, 155 ; échec de la – en tant que miroir, 132 ; empathie de la –, 68, 73, 89, 93, 146 ; imago de la –, voir : Imago ; – narcissique, 73-75, 153, 190-192, 260, 265 ; personnalité de la –, 74, 250, 266, 290 ; réactions de la –, 74 ; rejet de la –,

148 ; relation--enfant, 5, 23, 72,

125-126, 130, 230-231, 260-261, 314 ; retrait de la –, 260 ; – schizophrène, 270 ; système défensif de la –, 156.

Métapsychologie, 5, 11, 31, 105,

214-218, 228-235, 251-258.

Miroir :

fonction de – de l’analyste, 136 ; image en – du soi grandiose, 79, 173 ; rôle du –, 126 ; stade du –, 133.

Moi :

affaiblissement du –, 25 ; angoisse du –, 27, 155 ; asservissement du –, 77 ; – autonome, 128, 197 ; – et ça, 190 ; centre organisateur des fonctions du –, 129 ; clivage thérapeutique du –, 217 ; concept du –, 5 ; – et contre-phobie, 201 ; contrôle du –, 38 ; – et contrôle des pulsions, 113-114 ; déséquilibre du –, 247-248 ; dissociation du –, 161 ; domination du –, 33, 50, 102-103, 120, 167 ; domination du –, et perception empathique, 290 ; domination du – et réalisme, 178 ;

— et fantasme de grandeur, 117 ; fonction d’observation dans le –, 24 ; fonctionnement du –, 127 ; idéal du –, 170-171 ; – et inhibition, 108 ; – et insight, 167 ; intégrité du –, 141 ; – et intégrité du soi, 128, 138 ; – et libido narcissique, 128 ; maîtrise du –, 108, 120, 217 ; – idéal, 29 ; organisation du –, 153 ; peur primitive du –, 162 ; plaisir du—,35,114 ; – préconscient, 259 ; prédominance du –, 197 ; – et préoccupations hypochondriaques, 161 ; processus cognitif du –, 6 ; processus secondaire du –, 167 ; réactions du – à la perte de l’objet, 103 ; – et reconstruction, 21 ; – renforcement du –, 146 ; résistance du –, 95 ; – et sentiment de grandeur, 240 ; – et soi, 141 ;

— et soi grandiose, 121, 183, 240 ;

— et soi-objet idéalisé, 240 ; structure fondamentale du –, 55-56 ;

— et sublimation, 181 ; – et surmoi, 86, 186, 190 ; – et tension œdipienne, 248 ; – et transfert, 108, 237 ; – visées syntones du –, 35, 115.

Moi-réalité, 11, 87, 92, 103, 121, 153, 157, 188-189, 195, 199 ;

— et estime de soi, 254 ; – et exhibitionnisme, 154 ; – et fantasme de grandeur, 154 ; – et intégration du soi grandiose, 186 ;

— et mécanisme de défense, 165 ;

— et refoulement, 116.

Mysticisme, 93.

Narcissique : blessure –, 73 ; configurations narcissiques, 252-253 ; – archaïques, 15-16, 196, 238 ; intériorisation structurante des –, 91 ; mobilisation des –, 105 ; – nucléaires, 20 ; point de vue génétique des –, 135-136 ; remobilisation des –, 105 ; – des troubles, 39 ;

déficience –, 29 ; équilibre –, 80, 93, 98, 100, 307 ; équilibre – primaire, 71 ; expérience –, 6, 336 ; gratification –, 284 ; position—,277 ; psychopathologie –, voir : Psychopathologie ; relation archaïque – et attention de l’analyste, 288 ; revendication –, 308 ; structure – et affaiblissement des investissements idéalisants, 282 ; tension –, voir : Tension ; vulnérabilité –, 71, 278, 281.

Narcissisme î

— et auto-érotisme, 225-226 ; – défensif, 238 ; définition du –, 33 ; développement du –, 34, 48-51, 59, 229-230 ; formes de –, 223, 271 ; – et hostilité, 83-84 ; intégration du –, 311-342 ; métapsychologie du –, 277 ; transformation thérapeutique du –, 277.

Négation, voir : Déni.

Neutralisation, 109, 182-183, 218, 311-312, 321-324 ; structure fondamentale de –, 241. Voir aussi : Sublimation.

Névrose obsessionnelle, 132, 193 ;

— compulsive, 315.

Névrose de transfert, 12, 14, 26-30, 32, 38-39, 60, 94-97, 115, 124, 144, 258, 330 ;

comparaison du transfert en miroir à l’action thérapeutique dans les –, 152, 165 ; – et contre-transfert, 280 ; – et élans ins-tinctuels dirigés vers l’objet, 288 ; estime de soi dans les –, 27-28 ; idéalisation dans les –, 62-63, 82-84 ; progrès thérapeutique, de la –, 115 ; réactions de séparation de la –, 99-100 ; – et transfert idéalisant, 115 ; – et working through, 216-217.

Objet î

abandon de 1’—, 102 ; – d’amour, 62, 84, 155, 184, voir aussi : Amour ; – archaïque, 11-12, 27, 54, 59, 62, 103, 175 ; constance de 1’—, 127, 134 ; – idéalisé, 46, 48-49, 54, 60, 96, 98, 172, 186 ; – instinctuel, voir : Investissement ; – narcissique, 39, 95 ; – œdipien, 51-52, 55, 58, 302 ; – omnipotent, 17 ; activation thérapeutique de 1’ – omnipotent, 45-109 ; – omniscient, 144 ; – parental, 48 ; perte de 1’—, 14, 16, 53, 158, 200 : de F – idéal, 99, voir aussi : Peur, Séparation ; – préœdipien, 51, 55-56, 58, 182 ; – réel, 40, 59 ; représentation de F—, 5-7, 84, 103.

relation d’— :

— des délinquants, 172 ; – narcissique, 21-22, 132, 200, 239 ;

— et personnalité schizoïde, 19-21 ; structure et –, 57-58, voir aussi : Imago parentale idéalisée ;

— et tension narcissique, 269 ; résurgence thérapeutique de F—,

94 ; soi – dédifférenciation, 295 ; substitut de F—, 54 ; – transférentiel, 131 ; – transitionnel, 133.

Observation « directe », 59.

Obsession, 29.

Œdipe, œdipien :

angoisse—, 162 ; complexe d’—, 162 ; conflit –, 164, 248 ; manifestation—,279 ; période—, 51-52, 55-56, 154-155, 161-163, 198 ; stade –, 64, 83.

Omnipotence, 16-17.

Omniscience, 16, 48, 117, 314.

Oral :

phase –, 161 ; pulsions –, 161. Orgasme, 78-79, 183.

Paranoïa, 10, 146, 321, 338 ;

— de Schreber, 270.

Paranoïde :

attitude –, 146 ; méfiance –, 10 ; position –, 216.

Parents î

absence d’un –, 90 ; comportement des –, 50 ; disparition réelle des –, 91 ; – narcissiques, 290 ; personnalité des –, 19, 73-75, 113, 267-268 ; psychopathologie des –, 87-91, 153, 267-270 ; relation – – enfants, 48-49, 88, 133-134, 197. Voir aussi : Mère-enfant, relation, Père idéalisé, Imago parentale idéalisée.

Pensée, 15 ;

— et action, 153 ; contrôle de la –, 159 ; – verbale, 257.

Perception, 37, 57.

— de l’analyste, voir : Analyste ;

— animiste, 315-316 ; – et empathie, 290-292, 313-315 ; – et investissement libidinal, 40-41 ; – de l’objet narcissique, 284 ; – régressive, 177.

Père ï

— dévalorisé, 155 ; – fantasmé, 91 ; – idéalisé, 91, 148, 261, 270 ; identification au –, 149 ; imperfections réelles du –, 91 ; manque de force et d’efficacité du –, 66-67 ; – narcissique, 169 ; personnalité du –, 74, 268 ; – réel, 118 ; relation œdipienne au –, 70.

Personnalité :

— adulte, 11, 35, 197 ; – des aînés, 121 ; •— de l’analyste, voir : Analyste ; concept de –, 6 ; – des parents, voir : Parents ; – phallique, 155 ; – prépsychotique, 16 ; – schizoïde, 20-22.

Perversion, 23-24, 55, 77,193, 238 ;

activités perverses, 24, 107-109, 130, 139-140, 167, 239, 328-329.

Peur, 241 :

— archaïque d’une dissolution dans la fusion, 307 ; – archaïque du père, 334 ; – d’un déséquilibre psychique, 335 ; – des exigences du soi grandiose, 189 ; – de fragmentation auto-érotique, 163 ; – de frustration, 172 ; – de la fusion, 293 ; – homosexuelle, 78 ; – de l’intrusion, 162 ; – irraisonnée des hauteurs, 154 ; – de l’isolement, 162 ; – de l’orgasme, 183 ;

— de la passivité, 320 ; – de la perte de l’admiration de l’objet, 29 ; – de la perte de l’amour de l’objet, 28-29 ; – de la perte de contact avec la réalité, 143, 163 ;

— de la perte du transfert narcissique, 333 ; – primitive du moi, voir Moi ; – de la punition, 29 ; – de la régression, 95, 143 ; – de la stimulation, 143.

Phallique :

affirmation –, 95.

Phobie, 29-30, 164. Voir aussi : Peur.

Plaisir, 115,127, 153, 177-178,198, 209, 244 ;

— syntone au moi, 312. Pollution nocturne, 183, 336. Préconscient :

angoisse du –, 162-163 ; attitude du –, 32 ; connaissance du –, 20 ; expérience du –, 6, 152, 218 ; pensée du – 37 ; poussée du –, 31 ; représentation du –, 37.

Prénarcissique (stade —), 21.

Préœdipienne (prégénitale) :

phase –, 48-49, 55, 63, 78, 113, 181-182, 197.

Processus primaire, 158.

Processus secondaire, 61, 158, 167, 290, 292.

Projection, 204, 227-228, 294-295 ;

— et introjection, 215, 225 ; – du surmoi, 86. Voir aussi : Identification projective.

« Pseudologia fantastica », 117-121.

Psychanalyse :

— didactique, 120, 176, 317-318, 332-333 ; phase terminale de la –, 18, 102, 175, 177, 315, 333, 342, 348.

Psychanalytique :

abstraction –, 7 ; diagnostic –, 29 ; formation —. Voir : Psychanalyse didactique.

processus –, 10, 239, 264, 276 ; – et attaques contre l’analyste, 282 ; – et auto-analyse, 297 ; – et besoins infantiles mobilisés, 207-208 ; – d’introspection, 125 ;

mouvement du – et rôle du transfert en miroir, 202 ; – et retrait du transfert idéalisant, 144 ; – et transfert narcissique central, 189 ;

situation –, 93, 119, 123, 166, 198, 220-222, 226, 247 ; thérapeutique, 21, 31, 82 ; traitement, 31,97, 118, 172 ;

travail –, 13, 163, 169, 202, 237 ; – et position du soi grandiose préphallique, 156 ; – et retrait du transfert narcissique, 146 ; – et structure psychique verticale, 193.

Psychisme, psychique :

clivage horizontal du –, 187, 208, 238, 252-253 ; clivage vertical du –, 91, 186, 208, 248, 252-253 ; déséquilibre interne du –, 250 ; développement du –, 11 ; organisation du –, 11, 35, 270 ; représentation du – de l’analyste, voir : Analyste ; structure –, 36, 40, 47, 196.

Psychonévrose, 100.

Psychopathe, 269.

Psychopathologie :

— de l’analyste et créativité scientifique, 332 ; – et cas limites, 10-25 ; – chronique, 92 ; forme de –, 294 ; formes mixtes de –, 26 ; – narcissique, 30 ; —• et psychose, 10-25 ; structure de la –, 270-271.

Psychose, 128, 167, 224-225, 232, 268-270 ;

— comparée aux troubles narcissiques de la personnalité, 128 ; métapsychologie des –, 14 ; régression de la –, 227 ; symptomatologie des –, 25-26 ; traitement des –, 128. Voir aussi : Schizophrénie.

Psychothérapie, 21-22, 85 ;

— des personnalités schizoïdes, 22-24.

Puberté, 43 ;

Voir aussi : Adolescence.

Pulsions :

— anales, 146, 161 ; – anales-sadiques, 133 ; contrôle des –, 50, 55, 92, 109, 132, 311 ; fonction de canalisation et de neutralisation des –, 56 ; fonction de régularisation d’intégration et d’adaptation des –, 59 ; – incestueuses, 167 ; – d’incorporation, 167 ; – instinctuelles objectalcs, 304 ; – libidinales, 31, 33 ; – libidinales et agressives, 27 ; maturation de l’équipement des –, 46 ; – du moi, 46 ; – narcissiques, 244 ; neutralisation des –, 182-183 ; – orales, 161 ; – orales-sadiques, 133 ; – préphalliques, 163 ; – sexuelles, 196 ; structure régulatrice des –, 103.

Rage, 97-98, 135, 243 ;

— narcissique, 83, 277 ; – orale-sadique, 88-89. Voir aussi : Colère.

Réaction :

— tactile, 125 ; – thérapeutique négative, 118.

Réalité ï

— adulte, 272 ; – analytique, 221-222 ; annulation de la –, 242 ; contact avec la –, 84 ; – et empathie, 281 ; épreuve de la –, 281 ; existence physique de la –, 107 ; – et fantasme de grandeur, 120 ; – incomplète du soi, 220 ; – du monde extérieur, 220 ; négation de la –, 248 ; – et processus secondaire, 292 ; – psychique, 193 ; restauration secondaire de la –, 14 ; sens de la –, 127, 247, 299 ; – et sentiment d’incertitude, 296 ; – au soi-objet idéalisé, 113.

Reconstitution, 21-22, 40, 63, 66,

71, 133, 195, 233-234, 250, 265,

295-296, 307-303.

Refoulement, 87, 186-188, 202 ;

état de –, 32, 254 ; exhibitionnisme archaïque et –, 270 ; – de l’imago parentale idéalisée, 91-92 ; – des poussées agressives et

libidinales, 102 ; – et resexualisation, 302 ; – du soi grandiose, 153, 178.

Régression î

— amorcée par la situation analytique, 93 ; – dans l’analyse, 10-12, 14-15, 133, 145-146, 168 ;

— correspondant au transfert en miroir, 168 ; défense contre la –, 20-22, 156 ; – et détérioration des normes scientifiques, 314 ; – aux fixations pathogènes, 166 ; – hypnagogique, 257 ; – et idéalisation de l’analyste, 173 ; – de l’investissement narcissique, 266 ; – du langage, 75 ; – de la libido narcissique, 259 ; mouvement typique de –, 144 ; – narcissique, 32, 94, 100, 225 ; – pathognomonique, 96, 199, 244 ; – de la pensée, 75 ; – psychologique, 134-135 ; – psychotique, 227 ; – des pulsions, 77 ; – religieuse, 162 ; – et résistance, 95, 157 ; – spécifique, 94 ; surinvestissement et – temporaire, 68 ;

— vers des tensions corporelles, 256 ; – thérapeutique, 36, 94, 100, 151, 161, 200, 257 ; – thérapeutique pathognomonique, 99, 122-124, 221 ; – et transfert, 105.

Réintériorisation, 50, 87, 113.

Rejet, 86, 139, 148, 170, 242, 311 ;

— de l’analyste, voir : Analyste ;

— de la mère, voir : Mère.

Répétition, 154, 216 ;

— transférentielle, 142, 150.

Résistance, 34,38, 95-96,144, 237 ;

— et angoisse, 144 ; – du ça, 102 ; – à la communication, 169 ;

— et complexe d’Œdipe, 161 ;

— et contre-transfert, 332 ; – et déséquilibre psychoéconomique, 320 ; – et exhibitionnisme, 243, 284 ; – et facteur génétique, 319 ;

— et fantasme de grandeur, 160 ;

— et imago parentale idéalisée, 316 ; – et instauration d’une attitude intégrée d’idéalisation, 278 ; – et interprétation, 119, 264, 285 ; – aux interprétations de l’analyste, 306 ; – du moi, 95, 102-103, 139 ; – narcissique, 103, 331 ; – et omniscience d’un soi grandiose archaïque, 316 ; – et rejet de la compréhension de l’analyste, 320 ; – et sentiment de grandeur, 243 ; – et sentiment de honte, 157-158 ; – et soi grandiose, 164 ; – spécifique, 190 ; – superficielle, 259 ; – du surmoi, 103 ; – à un transfert instinc-tuel objectai, 199 ; – transférentielle, 92, 106, 165, 276, 304 ; – et transfert narcissique, 175, 208 ;

— transitoire, 221 ; – au travail analytique, 98 ; – et working through, 304.

Rêve :

— d’angoisse, 95, 245 ; – de balançoire, 12-13 ; – de canalisations électriques, 255-258 ; – de chute, 143, 200 ; contenu manifeste du –, 179 ; – en couleur, 179-180, 335-336 ; – d’être dieu, 158 ; – de fusée, 12-13 ; – homosexuel, 177 ; – d’idéalisation 147 ; – de machines, 255-258, 264, 271 ; métapsychologie du –, 259-260 ; – d’être pêcheur, 320-321 ; – philosophique, 96 ; – d’être prêtre, 274-275 ; – de production artistique, 335-336 ; – religieux sur l’existence, la vie et la mort, 96 ; – de roues tournant à vide, 255-258 ; – sexuel, 183 ;

— de violence, 136 ; – de vol, 154, 178-179.

Sagesse, 338-342.

Schizophrénie, 9, 13, 26, 33.

Sentiment de grandeur, 76, 80,154-

160,178-179, 185, 188, 236-238 ; – angoissé, 28 ; – archaïque, 16, 37, 243 ; – conscient, 188 ; – et éléments de contrôle magico-sadique, 159 ; – et exhibitionnisme, 149, 154, 157, 178, 185 ; intégration du –, 160 ; – et moi-réalité, 157 ; – œdipien, 156 ; – et perte de l’objet, 158 ; – phallique, 155, 161 ; – structuré, 238. Voir aussi : Fantasme.

Séparation, 136 ;

— d’avec l’analyste, voir : Analyste ; angoisse de –, 127 ; – d’avec l’objet, 131.

Séparation-individuation, 230-231.

Sexualisation, 71, 177, 319.

— des constellations narcissiques, 71, 77 ; – de l’imago paternelle, 79 ; – de la perturbation narcissique, 77.

Sexualité, sexuel, 33 ;

acte –, 128, 180-181 ; excitation –, 128 ; troubles –, 135-136. Voir aussi : Ejaculation précoce ; type de Don Juan –, 128.

Silence, 145.

Situation analytique, voir : Psychanalytique.

Soi :

— alter-ego, 132 ; – archaïque, 11-12 ; cohésion du –, 12 ; concept du –, 5 ;

— corporel : – archaïque, 257 ;

— auto-érotique, 94, 98, 272 ; intégrité du –, 136 ; investissement narcissique du –, 126 ; noyau du –, 191-192 ; rejet du –, 191-192 ; représentation du –, 259 ; stade primitif du –, 315 ;

constance de –, 127 ; désintégration permanente du –, 13 ;

estime de –, 29, 35, 70, 76, 79, 88, 115, 124, 149-150, 153, 160, 172, 188, 258, 272 ; – de l’analyste, voir : Analyste ; déficience de 1’—, 30 ; diminution de 1’—, 256 ; inaptitude du psychisme à régler 1’—, 29 ; manque d’—, 253, 265 ; perturbation de 1’—, 100 ;

— réaliste, 198 ; régulation interne de 1’—, 80 ; renfort extérieur et –, 326 ; source extérieure de 1’—, 25 ; surinvestissement mental de F—, 226 ; vulnérabilité de F—, 66 ;

expérience de –, 88 ; exhibitionnisme du –, 238 ; fragmentation du –, 14, 22, 27, 128-129 ;

— grandiose, 15, 32, 34-35, 39-41, 99, 101, 106, 113-209 ; – archaïque, 11,17, 22, 25, 37, 71, 100, 146 ; – archaïque refoulé, 189 ; déficience d’intégration du – à l’appareil psychique, 122-124 ; extension du –, 122-124 ; fragmentation du –, 139 ; intégration du –, 147 ; jumelage du –, 18 ; mobilisation thérapeutique du –, 93, 125, 131, 142, 154, 161, 165, 173, 183, 185, 251-253, 263, 270 ;

— nucléaire, 137 ; – phallique, 155 ; – préphallique, 156 ; pression du –, 120 ; – remobilisation du –, 95, 123-124, 134, 141-142, 144, 271 ; – et comportement de l’analyste, 283 ; – réactionnelle du –, 142, 144-147 ; résurgence thérapeutique du –, 46 ; revendication exhibitionniste du –, 148 ; worhing through et –, 137.

— idéal, 190 ; intégration du –, 39 ; intégrité du –, 134 ; investissement du –, 6, 129 ;

— objet, 6, 11, 13, 16, 34, 37 ; absence du –, 107, 109 ; – archaïque, 27, 40, 54, 57-58, 98,143 ;

— idéalisé, 89, 92, 94, 154, 172, 218 ; développement du –, 54 ; étape du –, 50 ; formation du –, 50 ; – nucléaire, 19 ; perte du –, 52-53, 63 ; réinvestissement du –,

102 ; union narcissique avec le –, 106 ;

— narcissique, 13, 34, 60 ; – omnipotent, 154 ; – préstructural,

103 ; reviviscence du –, 179 ; – transitionnel, 33, 36, 40, 45-47.

perception de –, 10, 15 ; réalité et imago parentale idéalisée du –, 162 ; représentation de –, 7.

Soins maternels, 32.

Solitude, 29, 133.

Soumission, 219.

Souvenir :

— d’enfance, 64-67, 133, 168-169 ; – et idéalisation, 147-148 ;

— se rapportant à la naissance d’un frère, 266 ; – et reconstitution, 243 ; – susceptible d’être verbalisé, 62 ; télescopage des –, 307 ; – et transfert, 106-108.

Stress î

— émotionnel, 281 ; expérience de –, 182 ; situation de –, 289.

Structure :

édification des – psychologiques, 250 ; – endopsychique, 59 ; formation des – psychiques, 57, 60, 91-92, 108 ; – interne, 72 ;

— narcissique archaïque, 39 ; – nucléaire, 51 ; – psychologique déficiente, 54. Voir aussi : Appareil psychique, Narcissique, Configuration.

Sublimation, 23, 29, 76, 108, 125, 261, 270, 334 ;

— artistique, 140, 145, 326, 330, 335. Voir aussi : Neutralisation.

Surmoi, 6-7, 55, 58-59, 70, 190 ; analyste idéalisé et –, 85-86 ;

— archaïque, 85 ; – et ça, 186 ;

— et conflit structural, 118 ; – du début de la période de latence, 52 ; fonction d’approbation et de désapprobation du –, 56 ; formation du –, 47 ; – idéalisé, 35, 48, 56, 61-62, 84, 86, 92, 113, 119, 150, 172, 223, 244 ; formation du –, 82 ; insuffisance du –, 63, 69, 165 ; renforcement du –, 184 ; – et moi, 190 ; – nucléaire, 50 ; projection du –, 130 ; – et pulsion, 197 ; visée positive du –, 59.

Symbiose, voir : Fusion.

Symptôme, symptomatologie, 10-

12, 238 ;

— perverse, 77 ; – psychonévrotique, 29 ; – des psychoses, 25-26.

Syndrome :

— pathologique, 11 ; – pseudologique, 119.

Technique active, 170.

« Télescopage d’expériences génétiquement analogues », 61, 64,

66, 93, 304-306.

Tension, 29, 72, 122, 189-190, 250, 264 ;

— auto-érotique, 164, 266 ; – hypochondriaque, 107, 153 ; – idéalisante, 84 ; – narcissique, 164, 172, 277-278, 337-338 ; neutralisation des –, 246 ; – et réaction défensive, 278.

Toxicomanie, 77.

Transfert,

— à Valter ego, 18, 122-124, 131-132, 143, 199, 209, 264, 335 ; – et fusion avec l’analyste, 132, 231, 263 ; – et working through, 265 ;

— archaïque, 100 ; concept du –, 31-32, 214-215 ; développement du –, 174 ; étude du –, 9 ;

— idéalisant, 36, 40, 45-110, 142, 193 ; aspects cliniques et thérapeutiques du –, 82-109 ; dissolution du –, 280 ; et interprétation du –, 147 ; réaction de l’analyste au –, 144 ; – et régression, 131, 151 ; – et situation analytique, 278 ; – et working through, 94-109, 151, 218, 280-281 ;

— par insight, 331 ; – en jumelage, voir : Transfert à « Valter ego » ; – à la mère narcissique, 271 ;

— en miroir, 36, 98-99, 252,262 ; exemples cliniques de –, 134-141, 203-206 ; – et exhibitionnisme, 76 ; – incontrôlé, 165 ; – primaire, 142-144, 151, 184 ; processus thérapeutique du –, 152-209 ; réaction de l’analyste au –, 283-308 ; – et remobilisation du soi grandiose, 95, 277 ; rôle du –, 200-206 ; – secondaire, 142, 147-151, 184, 262 ; – in sensu striction, 169 ; – et sentiment de grandeur, 76 ; types de –, 113-151 ; – et working through, 105-106, 125, 151-154, 183-185, 200-206, 218, 263, 271, 281-283.

— et mobilisation du soi grandiose, 120, 283 ;

— narcissique, 10, 12-13, 16, 24, 101, 185 ; – et acting out, 164-178 ; considérations cliniques du –, 231-241 ; dissolution du –, 334 ; – et états traumatiques, 241-251 ; exemples cliniques de –, 251-272 ; principe psycho-économique de –, 105 ; – et relation d’objet, 40 ; – spécifique, 88-89 ; théorie du –, 213-231 ; types de –, 95-96 ; version sexualisée de –, 18-19 ; – et working through, 215, 238 ;

— négatif, 333 ; – au père narcissique, 271 ; – positif, 63, 85, 97, 215, 217 ; – thérapeutique, 66.

Transformation thérapeutique, 309-342.

Trauma, événement traumatique,

35, 60-62, 73, 147, 256 ;

— et absence de l’analyste, 89 ; déception, 238, 241-250 ; – de l’enfant, 93 ; expériences, 52-53 ; génétique, 87.

Travail :

— de l’artiste, 323-326 ; inhibition au –, 24, 29, 160 ; – scientifique, 323-326.

Troubles végétatifs, 30.

Vide (sensation de —), 135-137, 172.

Vision, 107, 125-126. Voir aussi :

Voyeurisme.

Voyeurisme, 23, 107-108, 139, 145, 167, 327.

« Working through », 2, 39, 60,

253 ;

— et attaques dirigées contre l’analyste, 281-282 ; – et capacité d’amour, 310 ; – et domination du moi, 306 ; – et exhibitionnisme du soi grandiose archaïque, 150 ;

— et flambées d’activités artistiques et scientifiques, 325-328 ; – et imago parentale idéalisée, 280 ;

— et mobilisations des positions narcissiques, 194, 309-319 ; – et névrose de transfert, 206-207 ; – et résistance, 304 ; – et sentiment de grandeur, 150 ; – et soi corporel, 192 ; – et soi grandiose nucléaire, 137 ; – et transfert à Valter ego, 265 ; – et transfert idéalisant, 94-109, 151, 218, 310 ;

— et transfert en miroir, 105-106, 125, 151-154, 185, 200-206, 218, 263, 271, 280-282 ; – secondaire, 158 ; – et transfert narcissique, 215, 238, 312.

1

De tous les patients mentionnés dans ce livre un seul (G…) était psychotique. Tous les autres étaient relativement bien adaptés d’un point de vue social et semblaient fonctionner de façon adéquate. Leurs troubles de personnalité cependant nuisaient plus ou moins gravement à leur capacité de travail, à leur bien-être et à leur sérénité.

2

Soulignons que la nature de la psychopathologie n’est pas nécessairement reliée à la gravité des perturbations. Ainsi il existe des conditions cliniques qui constituent de véritables handicaps (telles que des états de fugue hystérique de proportions psychotiques) et qui sont occasionnées par l’intrusion massive d’investissements d’objets infantiles qui submergent le moi-réalité ; comme il y a de brefs moments de fonctionnement défectueux du moi dans des secteurs bien circonscrits de son action (par exemple, certaines parapraxis) qui sont dus à l’action d’investissements narcissiques. Voir Kohut (1970a) pour un saisissant exemple d’une semblable parapraxis.

3

Bien qu’en français l’adjectif « grandiose * soit utilisé de plus en plus rarement et dans un sens toujours plus restreint, il a semblé souhaitable de le conserver pour traduire grandiose self sans rien perdre du sens que l’auteur donne à cet aspect du soi.

L’expression dont se sert Maupassànt dans l’un de ses contes («… de ces personnes qui… prennent… des airs grandioses… * [Pierrot]) traduit bien cet état du soi glorifié devenu objet d’observation du moi. (N.d.T.)

4

Voir Arlow et Brenner (1964) pour une étude récente sur la métapsychologie des psychoses. Contrairement à la thèse avancée ici, ces auteurs croient que les psychoses (et donc aussi, par implication, les troubles narcissiques de la personnalité) peuvent être élucidées de manière adéquate en expliquant les symptômes et les troubles de comportement du patient psychotique comme étant le résultat de ses conflits et de ses défenses, c’est-à-dire en les faisant entrer dans le cadre de référence de la métapsychologie des névroses de transfert.

5

Voir la « Concordance des cas », qui indique où se trouve étudié dans la présente monographie le cas de chaque patient.

6

L’exposé qui précède était centré d’abord et avant tout sur la différenciation des troubles narcissiques analysables d’avec les psychoses schizophrènes (non analysables) et tout particulièrement d’avec les cas limites qui sont des manifestations voilées de ces derniers troubles.

On ne trouvera pas ici de comparaison détaillée entre troubles narcissiques analysables et psychose maniaco-dépressive non analysable, bien que certaines oscillations au cours de l’analyse de troubles narcissiques puissent à vrai dire être considérées et étudiées comme étant des répliques mineures et transitoires de psychose maniaco-dépressive. Mais là aussi, de la même façon que dans la comparaison avec la schizophrénie et les cas limites, la capacité du patient de maintenir un transfert narcissique est en corrélation avec le fait que son exhibitionnisme archaïque et son sentiment de grandeur demeurent largement intégrés à l’intérieur de la structure totale de son soi grandiose lui-même intégré et que, de la même façon, la toute-puissance archaïque du soi-objet agrandi et transitionnel demeure en grande partie intégrée dans la structure totale de l’imago parentale idéalisée aussi intégrée. Les oscillations entre l’excitation hypomaniaque et un état dépressif, qui surviennent en réaction aux vicissitudes du transfert thérapeutique, ne sont, en conséquence, que temporaires et le précédent équilibre narcissique est rapidement rétabli. Dans la psychose maniaco-dépressive, cependant, les deux structures narcissiques de base ne sont établies que de façon précaire et tendent à s’écrouler sous le choc de traumas variés. Elles deviennent alors incapables de contenir les investissements archaïques : l’exhibitionnisme et le sentiment de grandeur du soi grandiose se mettent donc à envahir le moi (manie) et la toute-puissante agressivité de l’imago parentale idéalisée détruit l’estime de soi réaliste du patient (dépression).

7

Voir le chapitre II pour la différenciation entre soi-objet archaïque (un précurseur de structure psychique), structure psychique et objet véritable.

8

On peut dire que dans certains cas ce n’est pas la perte de l’amour de l’objet qui est responsable de la diminution chez le patient de l’estime de soi, mais bien plutôt la perte de l’admiration reçue de cet objet.

9

Pour une étude des aspects théoriques de ces questions, voir Kohut (1959), Kohut et Seitz (1963). Pour une étude des rapports entre ces mêmes considérations théoriques et la clinique, voir le chapitre IX et en particulier le cas de M. K…

10

Il n’est pas facile de préciser la connotation que le terme a potiori avait pour Freud quand il expliqua pourquoi il avait fait allusion aux forces libidinales comme étant des forces sexuelles. Parmi les nombreuses significations que revêt le terme potior, « plus important » est sans doute celui qui convient le mieux à ce contexte. Autrement dit, Freud a utilisé le terme « sexuel » non seulement pour désigner la sexualité génitale mais aussi pour parler de ces précurseurs de la sexualité génitale que sont les tendances prégénitales, la sexualité génitale étant la plus importante et donc la plus connue de ces deux groupes connexes de phénomènes.

11

Voir Langer (1957, p. 248) pour une excellente définition du terme et du concept d’ « erreur génétique ».

12

Rappelons qu’au début ces processus sont préverbaux et préconceptuels et que de semblables exemples ne doivent avoir qu’une valeur d’évo-cation, comme c’est le cas pour les célèbres énoncés de Freud sur les mécanismes actifs dans la paranoïa (1911, p. 63). La description appropriée des mécanismes centraux qui déterminent les deux principaux courants du développement du narcissisme ne peut être que métapsychologique. Néanmoins, il peut être utile de mentionner que le soi grandiose (qui correspond jusqu’à un certain point au moi-plaisir purifié de Freud [1915a]) a des analogues dans l’expérience adulte, comme l’orgueil national et les préjugés raciaux (ce qui est plaisant est « dedans », ce qui est déplaisant est « dehors ») ; de même que la relation à l’imago parentale idéalisée peut trouver un parallèle dans la relation (y compris la fusion mystique) du vrai croyant à son Dieu.

13

Voir, dans ce contexte, au chapitre II, les commentaires sur l’intériorisation structurante.

14

Je ne tiens pas compte ici des résistances qui s’opposent à l’établissement des transferts narcissiques, me proposant d’en traiter plus tard.

15

Si l’on désire mettre l’accent sur la capacité inhérente de progresser vers l’unification et la cohésion, on pourrait parler ici, en utilisant une variation de la terminologie de Glover (1943), d’un stade des noyaux du soi (Gedo et Goldberg, 1969).

16

Il faut noter que le patient use de termes négatifs pour décrire une expérience de fragmentation de ce genre. Ainsi, ses lèvres ont quelque chose de « curieux » ; il sent son corps comme « étranger », sa pensée est « bizarre », etc. On voit par ces termes que les modifications régressives sont, par essence, en dehors de l’organisation psychologique du patient. On peut donc affirmer que, du point de vue génétique, ces fragments sont pré-psychologiques.

17

La caractérisation de l’imago parentale idéalisée en tant qu’objet transitionnel ne doit être comprise que dans un sens relatif : elle n’est transitionnelle que par comparaison avec le soi grandiose et son investissement libidinal. Pour être plus précis disons qu’à l’intérieur des étapes de développement qui vont 1) du soi-objet archaïque en passant par 2) la structure psychique vers 3) l’objet réel (voir le chapitre II), l’imago parentale idéalisée tombe clairement dans la catégorie du soi-objet archaïque (un précurseur de la structure psychique) puisqu’il accomplit des fonctions dont le psychisme de l’enfant se chargera plus tard. En d’autres termes, l’imago parentale idéalisée est encore loin d’être perçue comme un objet indépendant. En comparaison avec le soi grandiose, cependant, elle peut être considérée comme présentant des restes de traits d’objet puisqu’elle est investie de libido idéalisante. Toutefois, comme on le dira aux chapitres IV et XII, la libido idéalisante est aussi employée (bien que dans un rôle subalterne) par le psychisme parvenu à maturité dans l’investissement libidineux d’objets réels en s’amalgamant aux poussées libidinales-objectales pleinement développées.

La célèbre description par Winnicott (1953) des attitudes internes de l’enfant envers des objets transitionnels (comme des chiffons, des couver-

18

Mon utilisation des termes libido instinctuelle-objectale et libido narcissique ne renvoie pas à la cible de l’investissement instinctuel ; ce sont des abstractions se rapportant à la signification psychologique de l’expérience essentielle. Ainsi les objets qui forment la base des relations transférentielles dont il est ici question sont investis de libido narcissique. Par ailleurs (voir le chapitre I) le soi peut à l’occasion être l’objet d’un investissement instinctuel-objectal, par exemple : a) au cours d’une évaluation objective du soi, on b) dans la schizophrénie latente lorsque, se regardant dans un miroir, le patient a l’impression d’y voir un visage étranger.

19

Selon moi, le « soi idéal » tel que formulé par Sandler et al. (1963) appartient à ce contexte : il est l’idéal de ce que l’enfant devrait être, idéal proposé par les parents et accepté par l’enfant. Voir également Lagache (1961), qui distingue entre l’idéal du moi, le moi idéal et le surmoi ; voir aussi Nunberg (1932), qui distingue entre un Idealich et Ylchideal.

20

J’utilise dans cet ouvrage des termes comme libido idéalisante, investissement idéalisant, narcissisme idéalisant et idéalisation du surmoi pour traduire, de manière aussi condensée que possible, les relations complexes dont il est question ; ainsi, dans le paragraphe qui précède, le terme de libido idéalisante traduit la qualité essentielle de l’expérience psychologique. Autrement dit, ce terme se rapporte exclusivement à la manière subjective dont un objet extérieur (l’objet idéalisé) ou les fonctions d’une instance psychique (le surmoi idéalisé) sont perçus ; il n’implique naturellement pas l’existence objective de figures parfaites et omnipotentes ou d’instances psychiques au-dehors de la réalité psychique du sujet percevant.

21

Voir deux articles de K. R. Eissler (19636, 1967) pour un exposé à la fois convaincant et émouvant d’exceptions à la règle générale.

22

Des perturbations très précoces dans la relation à l’objet idéalisé semblent conduire à une faiblesse générale

23

Au sujet de ces formulations, voir Loeyvald (1962) et, pour ce qui concerne le point 3), la communication (non encore publiée) de Loewald (1965) telle que citée par Schafer (1968, p. 10 n.). 23

24

Voir, dans ce contexte, la conception théorique générale de Schafer quant aux problèmes de l’intériorisation, dans un ouvrage très érudit publié récemment (1968), et en particulier les derniers mots de la définition très élaborée qu’il donne [p. 140] : « Une identification peut acquérir une autonomie relative quant aux objets dynamiquement importants d’où elle tire ses origines. »

25

Bien qu’il y soit apparenté, ce concept diffère du « télescopage des événements » (Greenacre, telle que citée par Kris, 1950 ; Kris, 1956a) qui renvoie spécifiquement à des souvenirs-écrans.

26

Dans une certaine mesure, la capacité de régler la température de la peau et de maintenir une sensation de chaleur semble devoir être acquise de cette manière. Les individus dont le narcissisme est perturbé tendent à être incapables de se réchauffer ou de conserver leur chaleur. Ils dépendent des autres pour leur fournir non seulement la chaleur émotionnelle, mais aussi la chaleur physique. Leur système vasculaire superficiel est souvent déficient et ils souffrent d’une sensibilité anormale aux abaissements subits de température (« courants d’air »). Même des personnes qui ne souffrent pas d’une vulnérabilité narcissique excessive ont tendance, à la suite de blessures narcissiques et une fois apaisée leur réaction immédiate de honte (apparition soudaine d’investissements exhibitionnistes désorganisés), à réagir par une vaso-constriction de la peau et des muqueuses et sont, peut-être à la suite de ces conditions, plus susceptibles d’infections et particulièrement de rhume.

27

Voir au chapitre IV un épisode de l’analyse du patient G… pour une autre illustration clinique du surinvestissement réactionnel du soi grandiose archaïque.

28

Voir Eissler (1963, p. 73 sq.) pour l’exemple d’une coopération apparemment bénéfique apportée par un adulte au fantasme de grandeur d’un enfant.

29

On pourrait fort bien supposer ici la présence d’un fantasme inconscient de fellation dans lequel le fait d’avaler la semence magique tient lieu d’intériorisation et de formation structurale. Cependant, ce fantasme ne devint jamais conscient probablement parce que l’exercice d’un contrôle actif (sadique) avait tendance à prédominer sur les solutions psychologiques passives (masochistes) même lorsque le patient était dans un état de grande tension émotionnelle.

30

Il arrive fréquemment que ce qui persiste de l’imago parentale idéalisée archaïque et préstructurale non seulement soit refoulé (séparé du moi par une coupe horizontale dans le psychisme) mais demeure à l’intérieur du domaine du moi, à la façon de ce que Freud (1927) a décrit au sujet du fétichiste (séparé du moi-réalité par une scission verticale au sein du moi). Cette question sera traitée plus à fond au chapitre VII où sont étudiés les concepts de scission « verticale » et « horizontale » au sein du psychisme.

31

Le concept d’une alliance thérapeutique (Zetzel, 1956 ; Gkeenson, 1967) a été pour nombre d’analystes un heureux rappel du fait que les structures psychologiques servant de base au travail analytique méritent l’intérêt et l’attention de l’analyste. Il a contribué à chasser cette idée que la neutralité de l’analyste doit être comprise dans un sens plus physique que psychologique – comme bien sûr elle doit l’être – et a démontré qu’elle n’est pas incompatible avec la capacité de réagir humainement et de façon prévisible. Demeurer silencieux quand une question vous est posée, par exemple, n’est pas faire preuve de neutralité mais d’impolitesse. Il va sans dire que – en certaines circonstances cliniques particulières et après avoir donné des explications appropriées – l’analyste ne cherchera pas à répondre aux requêtes pseudo-réalistes du patient mais insistera plutôt sur l’investigation de leur signification transférentielle.

Dans ce contexte, il faut cependant ajouter qu’une concentration sur les interactions réelles entre analyste et patient peut devenir pour certains une voie d’évasion du travail analytique : l’intérêt porté aux interactions actuelles peut servir de (contre)résistance à l’investigation du matériel psychanalytique central, c’est-à-dire du transfert. (Pour des remarques additionnelles sur ce sujet, voir au chapitre VIII un exposé sur le soi-disant « transfert positif » ou « rapport » de l’analysé à l’analyste.)

32

On trouvera la brève description de cet épisode dans une publication antérieure, et, en particulier, Timmédiate réaction onirique du patient, illustrant sa déception face à l’objet idéalisé doué d’une empathie infinie, l’analyste, devenu dans le rêve un sein fait de caoutchouc (Kohut, 1959, p. 471).

33

Je ne tiens pas compte ici des régressions temporaires, caractéristiques du début de la phase terminale de l’analyse des névroses de transfert, régressions au cours desquelles le patient réinvestit ses revendications auprès des objets transférentiels incestueux avant de se résigner à admettre leur inaccessibilité.

34

De semblables résistances du moi, narcissiques et non spécifiques, ont tendance à survenir dans les débuts d’analyses, qu’il s’agisse de névroses de transfert ou de troubles narcissiques. En voici un exemple typique. Après une séance au cours de laquelle j’avais démontré au patient O… qu’il réagissait à une séparation imminente par un abaissement de ses normes esthétiques et morales et une négligence à l’égard de son soi corporel, le patient se mit, au cours de la séance qui suivit, à critiquer ma technique, le choix de mes termes, etc., sur un ton de supériorité mais aussi avec finesse et objectivité, usant d’une perception réaliste de mes défauts pour des fins défensives spécifiques. (Mentionnons ici qu’une analyse précédente semble avoir échoué parce que cette résistance ne fut pas analysée mais devint plutôt l’objet d’exhortations amicales, de remontrances, probablement dans le but de maintenir l’alliance thérapeutique.) Mais un progrès put être fait dans la levée de la résistance (et les premiers éléments d’un important matériel génétique simultanément obtenus) quand – après que j’eus admis avec toute la bonne grâce dont je me sentis capable les aspects réalistes de la critique faite par le patient – la tentative du patient de blesser l’estime de soi de l’analyste put être expliquée comme étant un « passage du passif à l’actif » ou une sorte d’« identification à l’agresseur ». Le patient démontrait par son comportement (et l’examen de sa méthode permit une meilleure compréhension de ce qu’il éprouvait) qu’il ressentait mes interprétations (et, essentiellement, tout le processus de l’analyse) comme un douloureux affront, comme une blessure narcissique presque intolérable.

35

Ces deux importantes configurations narcissiques de l’enfance peuvent être comparées (bien que n’étant en aucune façon identiques à ces phénomènes) à des manifestations qui apparaissent à des stades plus avancés de l’existence : 1) le phénomène du préjugé social, national ou racial dans lequel le groupe privilégié est le centre de toute perfection et de tout pouvoir et correspond au soi grandiose alors que toute imperfection est assignée au groupe rejeté (voir Kaplan et Whitman, 1965 ; Whitman et Kaplan, 1968) ; 2) la relation du vrai croyant à son Dieu (voir Jones, 1913), dans laquelle la personne du Dieu parfait et tout-puissant avec laquelle souhaite fusionner l’humble et faible croyant correspond au soi-objet omnipotent ancien, à l’imago parentale idéalisée.

36

Faire la comparaison avec l’étude portant sur les conditions analogues relatives à l’imago parentale idéalisée au chapitre IV, n. 1, p. 87.

37

Voir le cas de M. E… qui en offre un exemple clinique très frappant.

38

Voir dans ce contexte E. Jacobson (1964) qui parle du « développement de la constance du soi et de la constance de l’objet » (p. 55).

39

L’activité sexuelle, elle aussi, allant de certains types de pratiques masturbatoires auxquelles ont recours des enfants qui souffrent de carence narcissique chronique jusqu’au besoin d’exploits sexuels continuels par lesquels cherchent à se rassurer certains types de don Juan, a pour but de lutter contre un sentiment d’épuisement du soi ou de prévenir le danger de la fragmentation du soi. Une grande partie de l’activité sexuelle des adolescents qui, particulièrement au cours de la phase plus avancée de cette période de transition, sont exposés à la reviviscence d’inquiétantes expériences enfantines d’épuisement du soi et de fragmentation du soi, sert principalement des buts narcissiques ; même des adolescents relativement stables y ont recours, en grande partie pour rehausser leur estime de soi.

40

Voir Kohut (1970a) pour des commentaires additionnels sur l’influence réciproque de l’efficacité des fonctions du moi et de l’intégrité du soi.

41

Voir les commentaires sur ce sujet au chapitre III ; voir aussi le cas de M. G… au chapitre IV.

42

L’analyste était un étudiant « senior » de l’Institut de Psychanalyse de Chicago, sous le contrôle de l’auteur.

43

ne sera pas nécessaire, dans le contexte qui nous intéresse, d’étudier en détail la mobilisation réactionnelle du soi grandiose, en dépit de la grande importance pratique qu’elle revêt. La position qu’elle occupe, en tant qu’étape ou que charnière dans les mouvements typiques de régression qui surviennent au cours de l’analyse de troubles narcissiques, a été illustrée dans le schéma du chapitre IV (position 2A, schéma 2) et ses manifestations au cours du traitement sont illustrées par des exemples cliniques (voir les cas G… au chapitre IV et L… au chapitre X) qui illustrent quelques-unes des conséquences provenant de réactions fautives de l’analyste au transfert idéalisant.

Le retrait d’un transfert idéalisant pour passer à une mobilisation (réactionnelle) du soi grandiose a trait à un détail tactique du processus analytique ne différant pas essentiellement des régressions temporaires qui nous sont familières et qui suivent certaines frustrations de la libido objectale dans l’analyse des névroses de transfert. Ces déplacements typiques d’investissement se produisent

44

Elle peut constituer une épreuve spécifique que le patient fait subir à l’analyste au début de leur relation (voir le chapitre X).

2. On peut en tirer un pronostic favorable puisque dans ces cas le processus de working through rend deux voies accessibles aux investissements narcissiques remobilisés : a) il permet la transformation thérapeutique du sentiment de grandeur et de l’exhibitionnisme du soi grandiose archaïque en ambitions conformes au réel et en estime de soi ; et b) il permet la transformation thérapeutique d’une imago parentale idéalisée en idéaux intériorisés au cours de phases tardives du traitement alors qu’une idéalisation renouvelée de l’analyste (transfert idéalisant secondaire) a remplacé le transfert en miroir (secondaire).

45

La peur irraisonnée des hauteurs (acrophobie) n’est pas, du moins dans certains cas, comme j’ai pu le constater dans deux cas d’observation psychanalytique, constituée selon le modèle d’un symptôme psychonévrotique (en tant qu’angoisse de castration symbolique en réaction à la mobilisation d’un désir incestueux [dans ce contexte, voir Bond, 1952]), mais est due à la mobilisation de la croyance mégalomaniaque infantile dans sa capacité de voler. Disons pour préciser que le soi grandiose non modifié incite le moi à se jeter dans le vide pour planer ensuite dans l’espace. Le moi-réalité réagit cependant avec angoisse aux autres parties de lui-même qui tendent à obéir à ces demandes mortellement dangereuses.

La psychopatbologie essentielle de ces cas à'acrophobie est parallèle à celle qui forme le substrat métapsychologique de certains cas de mal de mer (de l’air, de la route) (voir Kohut, 1970a). Autrement dit, la propension à ces malaises qui est propre à certains individus n’est pas constituée selon le modèle d’un symptôme hystérique. En effet, le symptôme ne vient pas de ce qu’un mouvement rythmique ressuscite une expérience infantile prohibée de stimulation sexuelle, mais survient plutôt à la suite de la répétition d’une perturbation de la fusion confiante avec le soi-objet idéalisé – par exemple, sous la forme d’une expérience réelle (comme d’être dans la voiture d’un chauffeur dépourvu d’empathie), expérience qui rappelle la manière non empathique dont l’objet idéalisé transportait dans ses bras l’enfant qui tentait par une fusion avec lui d’acquérir la sécurité et la stabilité psychologique.

46

On trouvera une étude générale de la genèse et du rôle des « fantasmes de grandeur et d’omnipotence * disséminée dans de nombreux essais de J. Lampl-De Groot (1965, partie, p. 132, 218, 236, 269, 314, 320, 352 sq.). Au sujet de fantasmes typiques, en particulier celui de voler, voir également Kohut (1966a, p. 253 sq. et p. 256 sq.) pour un exemple d’un fantasme de vol éventuellement intégré dans un comportement adapté au réel.

47

Voir Kohut (1964, p. 200) pour une étude des changements subis par les fantasmes inconscients en voie de devenir conscients, de même que pour une indication de la possibilité que les fantasmes non altérés de processus primaires soient « hors de portée pour la conscience (organe sensoriel), comme les rayons ultraviolets pour l’œil *.

48

Ce personnage d’un conte des frères Grimm, un gnome convaincu que tous ignorent son nom, a promis à la reine de la relever de l’obligation de lui livrer son enfant premier-né à la condition qu’elle devine ce nom. (N.d.T.)

49

Cette analyse fut conduite par un collègue en consultation régulière avec moi.

50

Paul Tolpin (1969) nous fournit un exemple particulièrement instructif de l’angoisse spécifique provoquée par l’expérience orgastique chez une personne dont la structure psychique de contrôle et d’élaboration des pulsions est établie de façon précaire. Le patient de Tolpin décrivit l’expérience de tension sexuelle croissante dans le moi endormi menant à une pollution nocturne dans un rêve où il se trouvait à bord d’un train voyageant à grande vitesse. Il quitta son siège et se dirigea vers l’avant du train, passant d’un wagon à l’autre. Lorsqu’il se rendit compte qu’il avait laissé ses livres à la place qu’il avait occupée, il voulut retourner les chercher. Mais il était trop tard : il réalisa avec un sentiment d’horreur que la partie du train où il se trouvait maintenant s’était détachée de celle où il avait laissé ses livres. Ce rêve illustre l’expérience d’une tension sexuelle croissante (marcher de wagon en wagon) et la reconnaissance anxieuse du fait que le moi est maintenant dominé de façon irréversible par l’expérience sexuelle, que le moi n’a plus accès aux processus secondaires (les livres) de contrôle et d’élaboration des pulsions. Le fait que le symptôme principal de ce patient ait été l’éjaculation précoce est, naturellement, tout à fait conciliable avec la déficience de sa structure psychique dans la neutralisation et l’élaboration des pulsions.

51

Dans ce contexte, voir Koff (1957, partie, p. 430 sq.). Le fait pour l’analyste d’être « volontairement une extension du patient * y est décrit comme étant au service de l’établissement d’un « rapport ». (Voir l’étude sur la distinction entre « rapport » et « transfert narcissique * aux chapitres I et VIII).

52

Voir la note 1 au chapitre IV, p. 87, pour une comparaison avec les conditions similaires qui prévalent quant à l’objet idéalisé. Basch (1968), en examinant la relation qui existe entre la réalité externe et le déni, a étudié la position importante qu’occupe le déni parmi les mécanismes de défense.

53

Le fétiche du fétichiste doit lui aussi être vu comme étant le contenu psychique d’un secteur du psychisme scindé (verticalement) en profondeur. La part qui appartient au moi dans ce secteur scindé du psychisme du fétichiste est sous l’influence de la partie qui appartient au ça avec laquelle elle se trouve toujours en contact. (Voir dans ce contexte Schafer [1968, p. 99] qui parle de « sous-organisations incluant des éléments des systèmes du ça et du surmoi de même que du système du moi ».) En accord avec ces relations structurales, le résultat manifeste n’est donc pas une franche conviction que les femmes possèdent un pénis. Plutôt, le fétichiste éprouve des désirs conscients qui sont en harmonie avec la conviction de l’existence d’un phallus féminin, conviction qui se situe à des couches profondes (inconscientes) du secteur scindé du psychisme.

54

Il va sans dire qu’il existe un troisième mode de distribution du narcissisme dans la personnalité, approchant des conditions optimales, et dans lequel le sentiment de grandeur et l’exhibitionnisme ne sont ni refoulés,

55

De légers signes (subliminaux) de honte jouent un rôle dans le maintien d’un équilibre narcissique homéostatique entre le surmoi et le moi ; les processus fondamentaux entre le ça (le soi grandiose inconscient) et le moi auxquels est attribuable la production de pénibles sentiments de honte, peuvent être utilisés secondairement par des cultures entières (Bene-dict, 1934) et par des éducateurs individuels (parentaux), (Sandler et al., 1963) au service de valeurs qui deviennent intégrées dans le surmoi. On

56

Le pouvoir de communication que détiennent de semblables remarques est égalé par leur capacité de servir en tant que foyers rétrospectifs d’insights péniblement acquis. Malgré leur usage répétitif, ils ne sont pas vides et défensifs comme des clichés mais ont tout au contraire l’aspect chaleureux et la signification profonde d’une « plaisanterie de famille * (E. Kris tel que cité par M. Stein [1958] dans son important essai sur le cliché en analyse). Voir également Kris (19566).

57

Voir, par exemple, un peu plus loin dans ce chapitre, la description du transfert à Valler ego du patient C…

58

On donnera au chapitre IX une présentation plus élaborée d’un cas de transfert en miroir (correspondant au cas de M. A…, chap. III, qui a servi d’exemple de la mobilisation de l’imago parentale idéalisée dans un transfert idéalisant).

59

Anna Freud, commentant la présente étude dans une communication personnelle, exprima cette idée de la façon suivante : « Dans ces cas, le patient se sert de l’analyste non pour ressusciter des pulsions dirigées vers l’objet mais pour l’inclure dans un état libidinal (c’est-à-dire narcissique) auquel il se trouve soit régressé, soit fixé. On peut nommer cela un transfert ; ou on peut nommer cela une sous-espèce de transfert… Vraiment, la chose n’a guère d’importance. Ce qui compte, c’est de comprendre que le phénomène ne se produit pas en investissant l’analyste de libido objectale. »

60

Comme l’on sait, la situation analytique consiste en une alliance que nous établissons avec le moi de la personne sous traitement de façon à soumettre des parties du ça qui échappent au contrôle – autrement dit, pour les inclure dans la synthèse du moi… Le moi, pour qu’il nous soit possible de conclure avec lui un pacte semblable, doit être un moi normal. Mais un moi normal est… une fiction idéale… Tout être humain normal en réalité n’est que relativement normal. Son moi se rapproche de celui du psychotique en telle ou telle de ses parties… ; et le degré de son éloignement par rapport à une extrémité de la série de même que celui de sa proximité à l’autre nous fournissent une mesure provisoire de « l’altération du moi » (Freud, 1937, p. 235).

61

Les modifications qui se produisent dans le moi à mesure que l’on se tourne vers la pièce sur laquelle le rideau va bientôt se lever (désinvestissement de la réalité présente et abandon au monde de l’imagination et des souvenirs élaborés dans la création artistique) sont magnifiquement exprimées dans Zueignung, le poème qui sert de dédicace au Faust de Gœthe, c’est-à-dire à la plus importante et à la plus personnelle de ses créations. Si on ne tient pas compte de certaines contradictions mineures, on peut dire que ce poème est une description parfaite de l’état mental que suscite chez l’analysé le déplacement des investissements de même que de la résonance empathique qu’ils éveillent chez l’analyste. Les deux derniers vers en particulier (c’est le Dr Richard Sterba qui a attiré sur eux mon attention en les citant dans un contexte analogue [1969]) s’appliquent non seulement à l’état mental suscité par la confrontation à une œuvre d’art, et surtout à une pièce théâtrale, mais aussi à celui qui caractérise la mise en route du processus analytique alors que revit pour le patient son passé et que son présent recule à l’arrière-plan :

Was ich besitze seW ich wie im weiten,

Und was verschwand wird mir zu Wirklichkeiten.

(Ce que je possède me paraît lointain,

Et tout ce qui n’est plus devient réalité.)

62

La même chose est vraie de l’analyse de la composante agressive du stade de différenciation préobjectale de l’organisation psychologique ; autrement dit, le phénomène de la « rage narcissique » peut être étudié du point de vue de sa maturation, de son développement et de son éventuelle importance économico-dynamique, si l’on tient compte du rôle et de l’importance qui lui appartiennent à certains stades du développement.

63

L’étude, qui suit immédiatement, de la différenciation entre le fonctionnement de mécanismes psychologiques isolés et l’activité de configurations psychologiques intégrées n’est cependant pas sans rapport avec cette question, le système théorique kleinien tendant, selon moi, à effacer cette importante distinction.

Dans ce contexte, voir au chapitre I les grandes lignes du diagnostic différentiel des psychoses d’avec les perturbations narcissiques.

64

Voir dans ce contexte la précieuse contribution de Nagera (1964).

65

Voir, par exemple, Mahler (1952, 1968), Mahler et Gosliner (1955), Mahler et La Perrière (1965).

66

Les études de Thérèse Benedek (1949, 1956, 1959), qui a contribué à frayer la voie dans ce domaine, appartiennent, bien qu’elles n’aient pas été faites dans le cadre d’une observation méthodique directe de l’enfant, comme celles de Mahler, au domaine conceptuel d’un interactionalisme psychanalytique. Ce système théorique est défini par la position de l’observateur qui, équidistant des deux parties en présence, occupe un point imaginaire à l’extérieur de l’individu qui vit l’expérience. Le domaine essentiel de la métapsychologie psychanalytique se définit cependant (voir Kohut, 1959), par la position de l’observateur qui occupe un point imaginaire à l’intérieur de l’organisation psychique de l’individu, à l’introspection duquel il s’identifie avec empathie (introspection vicariante).

67

L’estimation qui est faite de l’influence exercée par la personnalité du thérapeute acquiert une importance particulière dans l’évaluation des résultats thérapeutiques de la psychothérapie des psychoses et de ce qu’on nomme les cas limites (A. Stern, 1938). On ne peut douter de l’apport fourni à la thérapie étonnamment réussie d’adultes ou d’enfants profondément perturbés par la ferveur quasi religieuse ou les exigences intérieures de sainteté d’un thérapeute (voir, par exemple, Gertrude Schwing, 1940, p. 16). L’influence exercée peut émaner directement du thérapeute charismatique ou être transmise par l’intermédiaire de l’équipe thérapeutique qu’il dirige. (Comment ne pas songer ici à C. G. Jung dont l’imposante personnalité exerça sans aucun doute une influence profonde sur ses collègues et par extension sur les patients profondément perturbés de cette communauté thérapeutique.) En dernière analyse, nous traitons ici d’une cure par l’amour – bien que d’un amour hautement narcissique ! – apparentée à l’attitude à laquelle s’opposa Freud lorsqu’il fut confronté avec les dernières expériences thérapeutiques de Ferenzci. (Voir la lettre du 13 décembre 1931 de Freud à Ferenzci telle que citée par Jones [1957, p. 113].) La personnalité sainte ou messianique du thérapeute n’est cependant pas seule à sembler jouer un rôle actif dans l’obtention d’un succès thérapeutique ; l’histoire de sa vie compte également et le mythe qui consiste à avoir été – comme le Christ – ressuscité d’entre les morts pour parvenir à la suprématie d’un amour qui s’engendre lui-même et donne la vie semble parfois faire partie d’un charisme efficace (voir dans ce contexte Victor Frankl [1946, 1958], dont la survie au camp de concentration – camp de la « mort * (!) – devient un aspect central et de sa personne dans son rôle de thérapeute et de son attitude thérapeutique). Bien sûr, personne

68

En français dans le texte.

69

On trouve fréquemment une tendance complémentaire à une sensibilité extrême et à une attitude exagérément critique à l’égard du comportement déplacé, réel ou imaginaire, d’autres personnes (comme des tentatives d’attirer l’attention ou le port de vêtements voyants) chez des personnes dont l’intégration du sentiment de grandeur et de l’exhibitionnisme est demeurée imparfaite.

70

Voir l’interprétation de Freud (1900, p. 264 sq.) ; voir également Jones (1910).

71

Ce rapport clinique est présenté comme un exemple du type de cas dans lequel c’est spécifiquement la mobilisation thérapeutique du soi grandiose qui est en corrélation avec la psychopathologie prédominante du patient. Contrairement aux nombreux exemples déjà donnés, qui

72

Durant les premiers temps de l’analyse, le patient avait donné des signes de la plus grande admiration à l’endroit de l’analyste et de sa compétence professionnelle. Cette attitude (un transfert idéalisant) s’établit rapidement, persista durant plusieurs semaines puis fut progressivement remplacée par le lien, plus discret mais

73

Le patient C…, dont il est parlé dans un contexte différent (voir chapitre VII), se rappelait avoir eu, à une semblable époque au cours de son enfance, le fantasme que le nouveau bébé (qu’il imaginait d’avance comme un jumeau) serait un compagnon de jeu et servirait alors en quelque sorte à rétablir son équilibre narcissique gravement perturbé par la grossesse d’une mère avec laquelle il partageait des liens intensément narcissiques, et qui maintenant s’écartait de lui.

74

Voir au chapitre VII l’étude des résistances rencontrées dans ces cas au cours du processus de working through.

75

Comme j’exprime ici ma préférence pour l’opinion qui veut que l’investigation de facteurs objectivement vérifiables de l’environnement de l’enfant n’appartienne pas au domaine strict de la psychanalyse, je dois préciser qu’il ne s’agit pas là d’une préférence arbitraire mais d’un choix fondé sur ce que je juge être une distinction utile entre : a) le point de vue génétique qui constitue l’une des approches essentielles de la métapsychologie psychanalytique (voir Hartmann et Kris, 1945), et b) les investigations étiologiques (qui se font à l’aide d’instruments conceptuels et techniques appartenant à un certain nombre de disciplines voisines les unes des autres comme la biologie, la biogénétique, la sociologie et la psychologie sociale pour n’en nommer que quelques-unes). L’approche génétique ou psychanalyse

76

En français dans le texte.

77

Dans ce contexte, voir les remarques sur l’analogie entre l’expérience que fait l’adulte de son corps et de son esprit, de même que de leurs fonctions, et la perception de l’objet narcissique dans la variante en fusion du transfert en miroir (chap. V). On pourrait ajouter ici que tout comme on n’est pas, en général, spécifiquement conscient de son propre corps et de son esprit mais que l’on prend pour acquis et leur présence et leur fonctionnement, ainsi en est-il de la perception de l’analyste par le patient dans la fusion transférentielle. En général, ce n’est que lorsque apparaît une perturbation dans son fonctionnement physique et mental (ou, par analogie, lorsque l’analyste, dans la fusion transférentielle, s’en va ou que son empathie fait défaut) que l’on devient avec colère conscient du fait que quelque chose qui devrait fonctionner sans problème se refuse à le faire.

78

Extrait d’une lettre à Binswanger citée au chapitre précédent.

79

Naturellement, on trouve aussi dans les relations entre adultes des répliques de semblables situations fusionnelles bénéfiques. Ainsi, quand un individu entoure de son bras les épaules d’un ami bouleversé, il exprime son désir de le protéger mais il lui permet également de se fusionner temporairement, dans une régression volontaire, avec son propre calme intérieur.

80

Voir l’étude sur 1* « Ecole anglaise » de psychanalyse au chapitre VIII.

81

Des interprétations faisant allusion au transfert, particulièrement dans les premiers temps de l’analyse, qui ne viseraient pas à remettre en mouvement un processus analytique bloqué par des résistances transférentielles, seront avec raison perçues par le patient comme des prohibitions. Si amicalement que s’exprime l’analyste, le patient l’entendra lui dire : « Ne soyez pas comme cela – ce n’est pas réaliste, c’est infantile ! » et autres choses du même genre.

82

L’augmentation de la capacité d’amour objectai, que l’on rencontre couramment dans l’analyse de personnalités narcissiques, doit être considérée comme un résultat important mais non spécifique et secondaire du traitement. Généralement, l’amour objectai qui commence à émerger devient accessible au patient à la suite de la remobilisation de liens affectifs incestueux libidinaux-objectaux qui étaient jusque-là demeurés cachés derrière un narcissisme régressif, et n’étaient par conséquent pas disponibles au patient. Cela explique que l’accessibilité croissante d’investissements instinctuels-objectaux à mesure que l’analyse progresse n’indique habituellement

83

Dans le domaine de Yimago parentale idéalisée, les résultats thérapeutiques suivants sont obtenus grâce à l’intégration fonctionnelle de cette configuration narcissique au moi et au surmoi :

a) À mesure que les anciens aspects prêœdipiens (encore archaïques) de l’imago parentale idéalisée sont abandonnés, ils sont intériorisés sous une forme neutralisée pour faire partie de la structure fondamentale du moi chargée de contrôler et de diriger les pulsions. Autrement dit, le psychisme du patient s’empare progressivement (et silencieusement) des fonctions de neutralisation, de contrôle et d’orientation des pulsions que le patient ne pouvait auparavant exercer qu’aussi longtemps qu’il se sentait fusionné et attaché à l’analyste idéalisé.

84

Voir Freud (1915c) pour une étude des frontières entre le psychologique et le non-psychologique.

85

Pour une étude très fouillée des processus quasi artistiques utilisés dans quelques-unes des grandes découvertes de la physique, voir les écrits d’Alexandre KoyrÉ, et en particulier : Metaphysics and Measurement : Essays in Scientific Révolution in 17th Century Science (1968).

86

Ecrites de 1872 à 1874 (voir Freud, 1969). Voir également l’étude pleine de sensibilité qu’ont faite de cette correspondance Gedo et Wolf (1970).

87

Le phénomène apparenté qu’est le « Aha ! – Erlebnis » de la psychologie gestaltiste (voir Bühler, 1908 ; Maier, 1931 ; et Duncker, 1945) pourrait être évalué à la lumière des considérations qui précèdent. Noter également l’approche différente de Hendrick (1942) qui postule un « instinct de maîtrise * pour expliquer certaines expériences analogues.

88

Voir dans ce contexte les très intéressantes contributions de Székely (1968, 1970) sur la peur du nouveau et de l’inconnu chez des savants.

89

Voir dans ce contexte les remarques du chapitre IX sur le charisme messianique du père de Schreber et par extension sur celui d’autres personnalités comme celle de Hitler.

90

C’est le Dr Charles Kligerman qui attira mon attention sur ce document lorsque, parlant d’un « transfert narcissique sous forme de fusion », il le cita à la table ronde sur la résistance narcissique (1969, p. 943). Pour une étude plus étendue de la relation narcissique entre Melville et Hawthorne et de l’influence de ses vicissitudes sur la capacité de créer de Melville, voir Kligerman (1953).

91

Voir Kohut, 19706, pour une étude de ces questions. Consulter également les Minutes of the Meeting of the Ad Hoc Committee on Scientific Activities of May 4. 1967.

92

Que le rêve ait été en couleur (particulièrement, dans les tons artificiels de technicolor de la fin), trahit le fait que le moi du rêveur était incapable de parvenir à intégrer complètement les nouvelles expériences et qu’il était également incapable d’absorber l’intensité et le contenu des exigences pulsionnelles. (Voir chapitre VII pour des considérations sur la signification des rêves en couleur.)