Index des cas cités1

n° 1 Antoine, un garçon de 13 ans : au cours de la psychothérapie familiale, sa mère déclare qu’elle ne l’a pas voulu, qu’il a été « méchant » dès la grossesse. Son évolution ultérieure justifie sa haine contre les hommes : elle est homosexuelle.

n° 2 Constance, bébé de 7 mois qui se tape la tête sur les murs. Compréhension paradoxale des paroles affectivement hostiles de la mère.

Cas

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Cas

Cas

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n° 3 G. avait à 7 mois de graves troubles de l’endormissement. Sa mère se piquait de méthodes modernes d’élevage : elle faisait le soir « du peau à peau ». En le portant, elle ne lui avait pourtant pas permis de faire d’elle sa mère : il ne pouvait pas la voir en train de le regarder.

n° 4 Un bébé de 3 mois est endormi par une mère aimante. Mais lorsqu’elle l’évoque adolescent, elle le serre et le fait se contracter. De fait ce bébé, quoique nourri au sein, est constipé.

n° 5 Un bébé de 9 mois, atteint de troubles de l’endormissement, gifle sa mère lorsqu’elle affirme se préoccuper plus de son propre confort que celui de son enfant.

1. Dans chacun de ces cas, nous avons préservé l’anonymat en évitant de donner tout détail trop précis ou en changeant certaines données.

Cas n° 6 Un bébé, porté sur le dos, est réveillé quand sa mère, épileptique, évoque le diable qui est entré en elle.

Cas n° 1    O., petite fille de 3 mois à laquelle la mère offre

une tenue médiocre. Elle force les observateurs à suivre son regard au loin.

Cas n° 8 Ce bébé d’une mère célibataire est capable de l’instituer comme mère, bien qu’elle ne le « tienne » pas et qu’elle n’agisse que par référence à ce qu’on attend d’elle comme mère.

Cas n° 9 M. porte le même prénom que son frère mort à 3 mois. Cette petite fille est un « médicament » antidépressif pour sa mère.

Cas n° 10    L., fille de deux parents déshérités, les revalorise.

Elle permet à la mère de justifier un peu mieux son rôle devant un père qui veut montrer ses capacités maternelles. Avec l’appui des techniciens, L. a pu permettre à ses parents de la garder.

Cas n° 11 O. petit garçon serre ses poings « contre son père » : il comprend le sens que sa mère veut donner à ce geste, comme s’il le faisait pour la satisfaire. On se demande s’il ne pourrait pas être perturbé par la haine que sa mère lui fait ressentir contre son ami, son père et les hommes en général.

Cas n° 12 Un petit garçon souffre de troubles de l’endormissement. Il est conduit à s’apaiser en réalisant la continuité de son Soi à travers un jeu de cache-cache et l’organisation d’une scène primale dans une situation de transfert partagée avec sa mère.

Cas n° 13 Une mère se sert de ses tendances obsessionnelles pour écarter son bébé, une petite fille, de son père.

Cas n° 14 Un enfant, né dans une famille algérienne, obtient le regard glacé de sa mère lorsqu’elle le fait fils du mari méprisé par son père à elle. Le père tire sa revanche d’attitudes maternelles, mais « il ne grandit pas », vis-à-vis de son beau-père.

Cas n° 15 Une petite fille, E., est suivie depuis les essais de premières tétées ; celles-ci ont conduit la mère à éprouver sa grande maladresse. Le père a une phobie de la mort de ce bébé qui le dégoûte et qui réveille son homosexualité psychique. Il attend la guérison du petit garçon qui va naître.

Cas n° 16 Une mère de trois enfants méprise les hommes.

Elle délègue les fonctions maternelles — et paternelles — à son fils aîné.

Cas    n°    17    La mère de ce bébé songe à son fils aîné en prison.

Le père déchu parce que harki essaye en vain de faire mieux que son épouse dans sa conduite maternante. De l’effet positif de caresses plutôt vives !

Cas    n°    18    Cindy est une petite fille qui a moins de 15 jours ;

elle est née dans des conditions matérielles accablantes qui rendent les interactions avec sa mère particulièrement pauvres. L’enfant imaginaire, cette mère la voit « courir », comme elle.

Cas    n°    19    Le petit garçon a un père plutôt psychopathe qui,

pourtant, joue un rôle calmant, mais la mère, de temps à autre, condamne son mari en lui retirant les enfants et en allant se plaindre de lui.

Cas    n°    20    Un bébé d’une mère célibataire. Il évoque pour

elle la mort de sa grand-mère. Elle peut parler de lui quand il est dans ses bras et elle peut être traitée dans le cadre de cette interaction.

1

Actuellement cette recherche est financée dans la Recherche coordonnée, n° 133020.

   C’est ainsi que se formule la pulsion de mort envisagée par S. Freud dans Au-delà du principe de plaisir (1920).

2

Grand Larousse encyclopédique, Paris, Larousse, 1962.

3

   A. Bourguignon, « Fondement neurobiologique pour une théorie de la psychopathologie : un nouveau modèle », in Psychiatrie enfant, XXIV, s, 1981, 445-540-

4

   J--P. Changeux, A. Dauchin, « Apprendre par stabilisation sélective des synapses », in E. Morin et Platteli, M. Palmorini (édit.), L’unité de l’Homme, Paris, Le Seuil, 1974, pp. 330-357.

5

   A. Bourguignon, loc. cit., note 6.

6

   N. Sillamy, Dictionnaire de psychologie, 2 vol., Paris, Bordas, 1980.

7

   P. Watzlawick et J. H. Weakland, Sur l'interaction, The International View, N. W. Norton, 1977 (trad. franç.), Paris, Le Seuil, 1981.

8

Le proton pseudos fait l’objet d’une communication à Fliess (Standard Edition, vol. I, 352-359) dans le chapitre (4) du projet pour une psychologie scientifique. Le schéma explicatif que j’ai présenté ici est simplifié pour les besoins de l’explication. Dans sa démonstration explicitée par un schéma,

S. Freud introduit deux complications :

—    l’une est celle de la séduction passive subie par la petite fille et réactivée sur

le port de vêtements excitants par la jeune fille qu’elle est devenue ;

—    l’autre est qu’à l’époque initiale, la détente sexuelle, impossible, s’est transformée en anxiété. Cette dernière a provoqué et provoquera ultérieurement

la fuite. C’est donc la répétition de l’affect qui donne un sens à l’événement.

9

L. von Bertalanffy, Théorie générale des systèmes, trad. franç., Paris, Dunod, 1973.

10

P. Watzlawick, cf. supra, loc. cit., note 10.

11

S. Lebovici, « La relation objectale chez l’enfant », in Psychiatrie enfant, i960, 3, 147-226.

12

S. K. Escalona, The roots of individualité, Chicago, Alidne Publishing Comp., 1968.

13

S. Lebovici, « Névrose infantile et névrose de transfert », Revue franç. de

14

psychanalyse, 5-6, 1980, 743-857.

15

Dans le travail cité en note 1, j’ai proposé, en tenant compte de l’homonymie sémantique et du conjointement de sens, de distinguer, lorsque cela est

16

   Souligné par nous.

17

   Souligné par nous.

18

   S. Lebovici, « La relation objectale chez l’enfant », in Psychiatrie enfant, VIII, 1, i960, 147-226.

19

S. Freud, « Les deux principes du fonctionnement mental », 1911, Standard Ed., XII. (La traduction française actuelle de cet article propose un titre plus conforme au titre allemand. Il s’agit de formulations sur les deux principes du cours de la vie psychique.)

20

   On pourra lire à ce propos le chapitre intitulé « Le nécessaire recours à la métapsychologie » de notre livre avec M. Soulé, La connaissance de l’enfant par la psychanalyse, Paris, puf, 3e éd., 1977.

21

   M. Klein,« En observant le comportement des nourrissons », in Développements de la psychanalyse, 1962 (trad. franç. W. Baranger, Paris, puf, 1966). Dans ce travail, M. Klein remarque que la familiarité des psychanalystes avec l’inconscient facilite l’observation qu’elle rend plus aiguë. L’article est plutôt consacré à l’observation de l’influence des facteurs constitutionnels dans le comportement des très jeunes bébés : l’expérience de la naissance, d’être alimenté, soigné, etc. M. Klein remarque que les attitudes inconscientes de la mère agissent puissamment sur les processus inconscients du bébé et ceci dès les premiers jours. C’est pourquoi, selon elle, les processus constitutionnels et les facteurs de milieu entrent en interaction. L’observation soigneuse des bébés

22

   S. Freud, « Deuil et mélancolie », 1915, Stand. Edit., 14, (trad. franç. J. Laplanche et J.-B. Pontalis), Paris, Gallimard, 1977.

23

   Le terme d’amphimixie désigne, en biologie, le processus qui fait passer de deux à un, comme lorsque l’œuf initial naît de deux gamètes. Dans le chapitre a de Thalassa (note 17), S. Ferenczi décrit le coït comme« un processus amphimic-tique ». L’éjaculation conduit, selon lui, à un déplacement amphimictique et le coït reproduit, de ce fait, l’histoire de l’humanité. Toutes les tensions sexuelles qui se localisent au niveau des zones auto-érotiques se concrétisent dans l’éjaculation de l’homme qui se confond avec les sécrétions de la femme. Les Moi se fusionnent pour retourner à l’état de calme océanique. Dans cette thèse, tout désir, même évolué, est volonté d’aboutir à cette fusion caractéristique.

24

   K. Abraham, « Examen de l’étape prégénitale la plus précoce du développement de la libido », 1916, Œuvres complètes, II (trad. franç. I. Barande), Paris, Payot, 1966. Dans l’Adresse présidentielle au Congrès international de Psychanalyse (Jérusalem, 1977), j’avais tenté de montrer que cette approche conduit plutôt à déceler des fantasmes essentiels à la condition de l’homme ; l’envie cannibale est une manière dont la mère peut utiliser ses fantasmes pour ses transactions avec son bébé (S. Lebovici, « Presidential Address in honour of the Centenary of the birth of Karl Abraham », Int. J. of Psychoanal1978, 59, 2-3 » "3-144)-

25

A. Freud, « Child Observation and prédiction of development », The Psychoanalytic Study of the Child, 13, 1958, 92-1 :6. Cet article, publié à l’occasion d’une cérémonie à la mémoire d’E. Kris qui venait de mourir, représente un ensemble théorique très cohérent qui part des recherches d’E. Kris sur la prédiction (cf. E. Kris, « Notes on the Development and on Some current Problems of Psychoanalytic Child Psychology », The Psychoanalytic Study of the Child, 5, 1950, 24-46). Il est publié en français dans Anna Freud, L’enfant dans la psychanalyse (trad. franç. D. Widlôgher), Paris, Gallimard, 1976.

Dans son article, A. Freud reconnaît d’abord que l’observation directe, contrairement à ce qu’elle pensait d’abord, est une méthode scientifique qui peut conduire à des découvertes et dont les ambitions doivent dépasser la confirmation des reconstructions psychanalytiques, surtout si elle est prolongée dans le temps. La combinaison de l’observation directe et de la reconstruction donne, selon elle, son plein pouvoir à la cure psychanalytique des enfants. De ce fait, la psychanalyse est aidée par la connaissance préalable de la vie de l’enfant ou de ce qu’on peut en apprendre par l’analyse de sa mère. Critiquant les notions de bonne et de mauvaise mère, telles qu’elles sont théorisées par M. Klein, A. Freud préfère parler de l’ambivalence pulsionnelle et ajoute que les parents jouent un rôle direct dans le développement de l’enfant par les modifications de leurs attitudes en corrélation avec ce dernier. Elle estime également que les travaux de Spitz sur la dépression anaclitique permettent de comprendre les effets de séparations moins importantes. Elle dresse, en somme, le tableau d’une psychologie psychanalytique du développement.

26

31. M. Kris, « The use of prédiction in a longitudinal Study », The Psychoanalytic Study of the Child, 12, 1957, 175-189.

27

« M, Mahler, Symbiose humaine et individuation : I », Psychose infantile, 1968 P. (trad. franç. et J. Léonard), Paris, Payot, 1973.

28

   H. Segal, « Early infantile development as reflected in the psychoanalytic process », Int. J. Psychoanal., 1982, 63, 1, 15-22.

29

   A. J. Solnit, « Early psychic development, as reflected in the psychoanalytic process », Int. J. Psychoanal., 1982, 63, 1, 23-38.

30

   E. et J. Kestenberg, « Contributions à la perspective génétique en psychanalyse », R. franç. Psychan., 1966, 30, 5-6, 569, 713.

31

   D. Anzieu,« Le moi-peau », Nouvelle Revue de Psychanalyse, 1974,5,195-204.

32

Le mot« self » répond chez Winnicott à une conception très différente de ce qui sous-tend cette notion dans l’école hartmannienne de psychanalyse (cf. note 24). Winnicott définit par là une expérience vécue et non une organisation topique au sens de la théorie psychanalytique. Bien entendu, pour lui, cette expérience organise un certain type de fonctionnement que rend possible la good enough motker, c’est-à-dire une mère, non pas suffisamment bonne, mais plutôt « relativement assez bonne », comme le fait remarquer J. McDougall dam les Théâtres du Je, Paris, Gallimard, 1982. Une mère trop bonne devient, selon Winnicott, une mère infirmière qui exige qu’en retour son bébé dépende d’elle et« le faux-self » de ce dernier est là pour lui donner satisfaction.

33

J. Bowlby, L’attachement, 1969 (trad. franç. J. Kalmanovitch), Paris, puf, 1969.

34

J. Bowlby, cf. supra note 1.

35

7- « La carence de soins maternels, réévaluation de ses effets », Cahiers de Santé publique, 14, Genève, Organ. mondiale de la Santé, 1969.

36

K. Lorenz, L'agression, une histoire naturelle du mal, 1963 (trad. franç.

37

V. Fritsch), Paris, Flammarion, ig6g. Des exemples de l’application de la théorie de l’imprégnation pourraient être abondamment fournis. Je rappellerai seulement ici une élégante expérience de Lorenz : les oies s’occupent de leurs oisillons quand elles sont stimulées par leurs cris. Si l’on coupe les cordes vocales de ces derniers, elles les attaquent. Il suffit de reproduire mécaniquement le son des bébés pour que le comportement d’attaque cesse et que les soins reprennent. Ces comportements d’imprégnation sont généralisés au monde animal et existent chez les insectes. P. Jaisson (communication inédite) étudie les séquences comportementales dans l’élevage des fourmis : elles sont d’abord non spécifiques (par exemple, l’inactivité suivie d’une « toilette » individuelle et sociale), puis marquées par la division du travail. A ce niveau, la succession correcte des séquences de comportement dépend de la masse de stimulation sociale fournie par la colonie. Si une catastrophe survient, par exemple, si la colonie fait scission, le programme séquentiel de division du travail est perturbé et les individus s’en tiennent à un comportement peu spécifique. L’empreinte est donc ici l’effet d’un corps social.

38

L. Goodall, J’ai vécu avec des chimpanzés.

39

   La néoténie est un terme d’anatomie comparée qui définit le quotient du temps de développement jusqu’à la maturité par rapport au temps de la vie. Il est très spécifique chez l’homme où la croissance s’étale sur un tiers environ de la durée totale de la vie.

40

   R. A. Hinde, Animal Behaviour : A synthesis of Ethology and Comparative Psychology, New York, McGraw-Hill, 1966.

41

J. Bowlby, « L’éthologie et l’évolution des relations objectales », R. franç. Psychan., 1961, 15, 4-5-6, 623-631.

42

J. Robertson, Un enfant de deux ans va à l’hôpital, film scientifique produit en 1952 pour la Tavistock Clinic de Londres.

43

R. Zazzo, L'attachement, Neuchâtel, Delachaux & Niestlé, 1974.

44

   M. H. Klaus et J. H. Kennell, Maternal-infant bonding, Saint-Louis, Mosby, 1976. Il m’a semblé que ce terme de bonding n’est pas sans intérêt en raison de son pouvoir métaphorique. Il rappelle, en effet, les fers du forçat. De même, le scaffolding de Brazelton implique la notion d’échafaudage et conduit à l’image d’un immeuble qu’on est en train de construire et où l’armement du ciment constitue un élément essentiel de consolidation.

45

   S. Brody, « The concepts of attachment and bonding », J. Am. Psychoanal. Assoc., 1981, 29, 4, 815-830.

46

S. Brody et S. Axelrad (1970), Anxiety and Ego Formation in Infaney, New York, Int. Univ. Press.

47

Ibid.

48

   J. Bowlby, « Psychoanalysis as a natural science », Int. Rev. Psychoanal. (1981), 8, 243.

49

   S. Freud, « Une étude autobiographique », 1925, Standard Edition, go.

50

   S. Lebovici, Une lecture en 1981 de l’article de S. Freud : « Une difficulté dans la psychanalyse » (1917), Rev. franç. Psychanalyse, 6, 1981.

51

   P.-L. Assoun, Introduction à l’ipistémologiefreudienne, Paris, Payot, 1981.

   W. W. Meissner, « Metapsychology — Who needs it ? », J. Amer. Psycho-anal. Assoc., 1981, sg, 4, 921-938.

52

   R. R. Holt, « A review of some of Freud’s biological assumptions and their influence on his theories », in Psychoanalysis and Current Biological Thought, Madison, Univ. Wisconsin Press, Ed. N. S. Greenfield & W. C. Lewis, p. 93-234,

>965-

53

   G. S. Klein, Psychoanalytic Theory : an exploration of Essentials, New York, Int. Univ. Press, 1976.

54

   R. Schafer, A New Language for Psychoanalysis, New Haven, Yale Univ. Press, 1976.

55

R. Schafer, « The relevance of the “ Here and now ” transference interprétation to the reconstruction of early development », Int. J. Psychoanal., 1982, 63, 1. 77-82.

56

   D. Widlôcher, « L’étude des déterminismes des comportements humains », à paraître dans Psychiatrie enfant.

57

   D. Widlôcher, « Genèse et changement », Revue franç. Psychanalyse, 45, 4. 889-976.

58

S. Lebovici, « A propos du rapport de D. Widlôcher », Revue franç. Psychanalyse, 1981, 45, 4, 1048-1056.

59

   J. B. Pontalis,« La chambre des enfants », Nouvelle Revue de Psychanalyse, r979> 19, 5-ia.

60

   A. Green, « L’enfant modèle », Nouvelle Revue de Psychanalyse, 1979, 19, 27-48.

61

R. N. Emde, « Changing Models of Infancy and the Nature of Early Development : Remodeling the Foundations », J. Amer. Psychoanal. Assoc., 1981, 29, I, 179-220.

62

S. Freud, « Les deux principes du fonctionnement mental », 1911, Standard Ed., m.

63

Le terme de compétence est trompeur : en anglais, il indique non seulement une aptitude, mais la capacité probable que le sujet compétent a de l’utiliser dans des conditions favorables que l’environnement peut lui procurer.

64

Cette première section de la troisième partie a été rédigée par Serge Stoleru.

65

   G. W. Greenman, « Visual Behavior in Newborn Infants », in Modem perspectives in child development, Ed. A. J. Solnit and S. A. Provence, New York, Hallmark, 1963.

66

   R. L. Fantz, « Pattern Vision in Newborn Infants », Science, 1963, 140, 296-297.

67

   H. Haynes, B. L. White et R. Held, « Visual Accomodation in Human Infants », Science, 1965, 148, 528-530.

68

   « Regarder, chercher... découvrir », entretien avec M. Haith, in L'Aube des Sens, E. Herbinet et M.-C. Busnel (Ed.), Paris, Stock, 1982.

69

   M. Hershenson, H. Munsinger et W. Kessen, « Preference for Shapes of Intermediate Variability in the Newborn Human », Science, 1965, 147, 630-631.

70

   A. Macfarlane, « Olfaction in the development of social preferences in the human neonate », in ParentInfant Interaction, Ciba Foundation Symposium 33, Amsterdam, Associated Scientific Publishers, 1975.

71

   R. M. Bradley et C. M. Mistretta, « Fetal sensory receptors », Physio-logkal Reviews, 1975, 55, 352-382 ; A. W. LiLEY,« The foetus as a personality », Australian and New Zealand Journal of Psychiatry, 1972, 6, 99-105.

72

   A. Kobre et L. P. Lipsitt, « A negative contrast effect in newborns », Journal of Expérimental Child Psychology, 1972, 14, 81-91.

73

Y. TanAka et T. Arayama, « Fetal responses to acoustic stimuli », Practica oto-rhino-laryngologica, 1969, 31, 269-273.

74

   B. Birns, M. Blank et W. H. Bridger (1966), « The Effectiveness of Various Soothing Techniques on Human Neonates », Psychosomatic Medicine, s8, 316-322.

75

   P. H. Wolff, « Observations on the Early Development of Smiling », in B. M. Foss (Ed.), Déterminants of Infant Behaviour, II, New York, Wiley, 1963.

76

   P. D. Eimas, E. R. Siqueland, P. Jusczyk et J. Vigorito, « Speech perception in infants », Science, 1971, 171, 303-306.

77

   P. H. Wolff, « Observations on newborn infants », Psychosom. Med., 1959, si, 110-118.

78

   P. H. Wolff, « The causes, Controls, and organisation of behaviour in the neonate », Psychological Issues, 1966, 5, 7-11.

79

   P. H. Wolff, « The development of attention in young infants », Annals of the New York Academy of Sciences, 1965, 118, 815-830.

80

   T. B. Brazelton, « Neonatal Assessment », in The Course of Life, Vol. I : Infancy and Early Childhood, S. I. Greenspan et G. H. Pollock (Eds.), us Department of Health and Human Services, dhhs Publication No (adm) 80-786, 1980.

81

   Ibid.

82

   A. F. Korner et R. Grobstein, « Visual Alertness as Related to Soothing in Neonates : Implications for Maternai Stimulation and Early Deprivation », Child Development, 1966, 37, 867-876.

83

   A. F. Korner et E. B. Thoman, « Visual Alertness in Neonates as Evoked by Maternai Care », Journal of Expérimental Child Psychology, 1970, 10, 67-78.

84

   W. H. Bridger, « Sensory Habituation and Discrimination in the Human Neonate », American Journal of Psychiatry, 1961, 117, 991-996.

85

   T. Engen et L. P. Lipsitt, « Decrement and Recovery of Responses to Olfactory Stimuli in the Human Neonate », Journal of Comparative and Physio-logical Psychology, 1965, 55, 312-361.

86

U.S. Friedman, G. C. Carpenter et A. N. Nagy, « Decrement and Recovery of Response to Visual Stimuli in the Newborn Human ». Proceedings, 78th Annual Convention, American Psychological Association, 1970, 5, 273-274.

87

   L. Sander, « Issues in early mother-child interaction », Journal of the American Academy of Child Psychiatry, 1962,1, 141-166 ; S. I. Greenspan, R. S. Lou-rie et R. A. Nover, « A Developmental Approach to the Classification of Psychopathology in Infancy and Early Childhood », in The Basic Handbook of Child Psychiatry, Vol. 2, J. Noshpitz (Ed.), New York, Basic Books, 1979.

88

   Sander, L., op. cit.

89

   Greenspan, Lourie, Nover, op. cit.

90

   Cf. note 4, p. 105.

91

En ce sens, la question de la rigidité des horaires des repas peut s’interpréter ainsi : les horaires rigides visent à compter sur les capacités intrinsèques du bébé ; les horaires souples accentuent l’influence homéostatique de la mère.

92

P. Bergman et S. Escalona, « Unusual sensitivities in a very young child », The Psychoanalytic Study of the Child, 1949, 3I4, 333-352-

93

S. Freud, « Au-delà du Principe de Plaisir », in Essais de Psychanalyse, Paris, Payot, 1951.

94

L’origine des différences individuelles constatées entre les nouveau-nés reste relativement peu explorée. On peut supposer qu’elles sont liées à des différences de leur équipement génétique, mais elles soulèvent aussi la question si importante de l’influence de la vie intra-utérine ; il est de plus en plus clair que l’environnement intra-utérin est lui-même très variable et que le foetus peut être soumis, non seulement à des agressions infectieuses, à des carences nutritionnelles, ou des agents toxiques, mais également à des influences tenant à l’état émotionnel de la mère. Enfin, les différences individuelles dépendent également de l’expérience de la naissance ainsi que des premiers jours de la vie extra-utérine.

95

a. A. F. Korner, « Individual Différences at Birth. Implications for Child Care Practices », in The Infant at Risks, D. Bergsma (Ed.), 1974.

96

H. A. Moss et K. S. Robson, The rôle of protest behaviour in the development of the mother-infant attachment. Presented at a symposium on attachment behaviours in humans and animais, 76th Annual Convention of the American Psychological Association, San Francisco, 1968.

97

   Nous verrons plus loin que le facteur cris doit être étroitement associé avec le facteur « consolabilité » et qu’il n’exerce pas son influence de manière indépendante par rapport aux autres caractéristiques des conduites néo-natales.

98

   B. Birns, M. Blank, et W. H. Bridger, « The Effectiveness of various Soothing Techniques on Human Neonates », Psychosomatic Medicine, i966, 28, 316-322.

99

   A. F. Korner, op. cit.

100

   T. B. Brazelton, « Psychophysiologic reactions in the neonate. I : The value of observation of the neonate », J. Pediat., 1961, 58, 508-512.

101

   H. F. R. Prechtl, « The mother-child interaction in babies with minimal brain damage », in B. M. Foss (Ed.), Déterminants of Infant Behavior, Vol. 2, 53-59, London, Methuen & Go. Ltd and New York, John Wiley & Sons, Inc., 1963.

102

   A. F. Korner, op. cit.

103

   T. B. Brazelton, « Observations of the neonate », Journal of the Academy of Child Psychiatry, 1962, 1, 38.

104

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105

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106

   B. Birns, « Individual Différences in Human Neonates Responses to Stimulation », Child Development, 1965, 36, 249-256.

107

   R. E. Kron, J. Ipsen et K. E. Goddard, « Consistent Individual Différences in the Nutritive Sucking Behavior of the Human Newborn », Psycho-somatic Medicine, 1968, 30, 151-161.

108

   A. F. Korner, « Visual Alertness in neonates : Individual différences and their correlates », Percep. Motor Skilîs, 1979, 31, 499-509.

109

   A. F. Korner, op. cit.

110

   A. F. Korner, op. cit.

111

   T. B. Brazelton, « Assessment as a method for enhancing infant development », Zéro to Three, 1981, s, 1-8.

112

   T. B. Brazelton, « Neonatal Behavioral Assessment Scale », Clinics in Developmental Medicine, n° 50, London, William Heinemann Médical Books, Philadelphia, Lippincott, 1973.

113

L’habituation est définie comme une adaptation graduelle à une irritation, adaptation qui, dans les cellules nerveuses, se signale par une cessation ou une réduction de la production d’influx nerveux. S. Rose, Le Cerveau conscient, Paris, Le Seuil, 1975.

114

M. H. Klaus et J. H. Kennel, Matemal-Infant Bonding : The Impact of Early Séparation or Loss on Family Development, Saint Louis, Mosby, 1976.

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   A. Leiff.r, P. Leiderman, C. Barnett et J. Williams, « Effects of mother-infant séparation on maternai attachment behavior », Child Development, 1972, 43, 1203-1218.

120

   Kennel, op. cit., cf. n. 5, p. 134.

121

   D. Hales, B. Lozoff, R. Sosa et J. Kennel, « Defining the limits of the sensitive period », Developmental Medicine and Child Neurology, 1977, 19, 454.

122

   P. Klopfer,« Mother love : what turns iton ? », Am. Sri., 1971,5g, 404-407.

123

   G. C. Bibring, T. F. Dwyer, D. S. Huntington et A. F. Valenstein, « A study of the psychological processes in pregnancy and of the earliest mother-child relationship : I. Some propositions and comments ; II. Methodological considérations », The Psychoanalytic Study of the Child, 1961, 16, 7-92.

124

Ann Oakley, Becoming a Motker, Oxford, Martin Robertson & Company, Ltd, 1979.

125

lbid.

126

Ibid.

127

Ibid.

128

D. W. Winnicott, « Creativity and its Origins » et « The Use of an Object », in Playing and Reality, Londres, Tavistock Publications, 1971.

129

   L. W. Sontag, « Implications of fetal behavior and environment for adult personalities », Armais of the New York Academy of Sciences, 1965, 134, 782-786.

130

   M. H. Klaus, M. A. Trause et J. H. Kennel, « Does human maternai behaviour after delivery show a characteristic pattem ? », in Parent-Infant Interaction, Ciba Foundation Symposium 33 (new sériés), Amsterdam, Oxford, New York, Associated Scientific Publishers, 1965.

131

   W. S. Condon et L. W. Sander, « Neonatal movement is synchronized with adult speech : interactional participation and ianguage acquisition », Science, 1974, 183, 99-101.

132

   D. N. Stern, The Early Development of Schémas of Self, of Other, and of various experiences of « Self with Other ». Paper presented at : A Symposium on « Reflections on Self Psychology » at the Boston Psychoanalytic Society and Institute, Boston, 10/3-11/3/80. To appear in Reflections on Self Psychology,

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   J. F. Fagan, « Infant’s récognition meraory for faces », Journal of Expérimental Child Psychology, 1972, 14, 455-476.

137

   Citée in Robson, op. cit.

138

   Ibid.

139

D. W. Winnicott, « Mirror-role of mother and family in child development », in Playing and reality, London, Pélican Books, 1974 (traduction per-•onnelle).

140

B. M. Lester et P. S. Zeskind, A Biobehavioral Perspective on Crying in Early Infancy. Prepublication to appear in : H. E. Fitzgerald, B. M. Lester et M. VV. Yogman (Eds.), Theory and Research in Behavioral Pediatrics, New York, Plénum, 1981.

141

s. J. Bowlby, Attachment and Less. Vol. I : Attachment, New York, Basic Books, 1969.

142

   L. Sander et H. Julia, « Continuous interactional monitoring in the neonate », Psychosomatic Medicine, 1966, 28, 822-835.

143

   Un spectrographe sonique est un analyseur d’ondes qui permet d’aboutir à un enregistrement graphique de la distribution des différentes fréquences, et ceci selon la durée. Le terme « fréquence fondamentale » se réfère à l’événement physique qu’est la vibration des cordes vocales, tandis que le tenne« timbre » se réfère à notre perception de cette fréquence fondamentale. H. M. Truby et J. Lind,« Cry sounds of the newborn infant », in J. Lind (Ed.), Newborn infant cry, Acta Paediatrica Scandinavie, Supplément 163, 1965.

144

   O. Wasz-Hôckert, J. Lind, V. Vuorenkoski, T. Partanen et E. Valanne, « The Infant Cry », Clinics in Developmental Medicine, sg, Spastics International Médical Publications, Lavenham Press, England, 1968.

145

   F. Rebelsky et R. Black, « Crying in Infancy », The Journal of Genetie Psychology, 197a, isi, 49-57-

146

   D. Formby,« Maternai récognition of infant’s cry », Developmental Medicine and Child Neurology, 1967, g, 293-298.

147

   V. Vuorenkoski, O. Wasz-Hôckert, E. Koivisto et J. Lind, « The effect of cry stimulus on the temperature of the lactating breasts of primiparas : a thermographie study », Experimentia, 1969, 25, 1286-1287.

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   P. S. Zeskind et B. M. Lester, « Acoustic features and auditory perceptions of the cries of newboms with prénatal and périnatal complications », Child Development, 1978, 4g, 580-589.

149

   A. M. Frodi, M. E. Lamb, L. A. Leavitt et W. L. Donovan, « Fathers* and mothers’ responses to infants’ cries and smiles », Infant Behaviour and Development, 1978, 1, 187-198.

150

M. L. Lounsbury, Acoustic properties of and maternai réactions to infant cries as a function of infant temperament. Unpublished doctoral dissertation, Purdue University, Lafayette, Indiana, 1978.

151

ia. J. E. Bâtes, C. A. Freeland et M. L. Lounsbury, « Measurement of infant difficultés », Child Development, 1979, 50, 794-803.

152

S. M. Bell et M. D. S. Ainsworth, « Infant crying and Maternai Re« -ponsivcness », Child Development, 197a, 43, 1171-1190.

153

T. B. Brazelton, E. Tronick, L. Adamson, H. Als et S. Wise, « Early Mother-Infant Reciprocity », in Parent-Infant Interaction, Ciba Foundation Symposium 33 (new sériés), Amsterdam, Elsevier Scientific Publishing Company, 1975-

154

   H. Als, E. Tronick et T. B. Brazelton, « Stages of Early Behavioral Organization : the Study of a Sighted Infant and a Blind Infant in Interaction with their Mothers », in High-risk Infants and Children, Adult and Peer Interactions, T. M. Field, S. Goldberg, D. Stern et A. M. Sostek (Ed.), New York, Académie Press, 1080.

155

   Ibid.

156

   T. B. Brazelton et H. Als, « Quatre stades précoces au cours du développement de la relation mère-nourrisson », Psychiatrie de l’Enfant, 1981, 24, 397-418.

157

   E. Tronick, H. Als, L. Adamson et T. B. Brazelton, « The Infant’s response to entrapment between contradictory messages in face-to-face interaction », Journal of the American Academy of Child Psychiatry, 1978, 17, 1-13.

158

   D. N. Stern, « The goal and structure of mother-infant play », J. Am. Acad. Child Psychiatry, 1974, 13, 402-431.

159

Stern, op. cit.

160

D. N. Stern, Mère-Enfant. Les premières relations, Bruxelles, Pierre Mardaga, 1981 ; D. N. Stern, « The Infant’s Stimulus World during Social Interaction : A study of Caregiver Behaviours with particular reference to Répétition and Timing », in H. R. Schaffer (Ed.), Studies on Interaction in Infancy, London, Academic Press, 1977.

161

D. N. Stern, Mire-Enfant. Les premières relations, Bruxelles, Pierre Mar-daga, 1981.

162

R, J. Almansi, « The Face-Breast Equation », J. Am. Psychoanal. Assoc.. i960, 8, 43-70.

163

Les mobilisations ludiques du corps du bébé par la mère, les contacts tactiles dans le jeu représentent dans ce contexte des communications intermédiaires entre des stimulations corporelles concrètes et des messages plus distanciés par rapport au corps du bébé.

164

D. N. Stern, The Early Development of Schémas of Self, of Other, and of various experiences of « Self with Other ». Paper presented at : A Symposium on « Leflections on Self Psychology » at the Boston Psychoanalytic Society and Institute, Boston, 10/3-11/2/80. To appear in Reflections on Self Psychology,

S. Kaplan et J. D. Lichtenberg (Eds.), International Universities Près ».

165

Les observateurs de l’interaction parent-nourrisson rencontrent souvent un obstacle théorique dans le postulat freudien selon lequel le plaisir est lié à une décroissance de l’excitation et le déplaisir à un accroissement de l’excitation. En effet, l’observation des interactions parent-nourrisson montre que le bébé recherche activement des sources de stimulation. Probablement, la contradiction n’est-elle qu’apparente : la formule freudienne s’applique aux pulsions du bébé ; tandis que la recherche de stimulations s’applique en fait aux tout premiers essais d élaboration de l’excitation pulsionnelle au cours desquels la communication ne se fait pas seulement sous la forme de décharges pulsionnelles mais sous la forme d’échanges de signaux et par le détour de la communication distalc qui, peut-être de manière indirecte, réduisent en dernière analyse le niveau d’excitation pulsionnelle.

a. R. Emde, T. J. Gaensbauer et R. J. Harmon, Emotional Expression in Infancy. A Biobehavioral Study. Psychological Issues, A Monograph Sériés, Inc., vol. 10, n° 37, New York, International Universities Press, 1976 ; R. A. Spitz, avec la collaboration de W. G. Coblinbr, De la Naissance d la Parole. La première année de la vit, Paris, puf, 1968.

166

   Emde, op. cit.

167

   P. Ekman,« L’exprewion des émotions », La Recherche, n, 1408-1415, 1980.

168

Spitz, op. cit.

169

10. Emde, op. eit.

170

J. Bowlby, L’attachement, 1969 (trad. franç. J. Kalmanovttch), Paris, PUF, 1969.

171

a. M. D. S. Ainsworth, « Object relations, dependency and attachment : a theoretical review of the infant-mother relationship », Child Development, >969, 40, 969-1025.

172

M. Greenberg et N. Morris, « Engrossment : The Newborn Impact upon the Father », American Journal of Orthopsychiatry, 1974, 44, 520-531.

173

L. Brudal, Communication personnelle.

174

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176

   M. Lamb, cité in R. D. Parke, Fathers, Cambridge, Harvard University Press, 1981.

177

   K. A. Clarke-Stewart, « The Father’s Contribution to Children’s Cognitive and Social Development in Early Childhood », in Pedersen (Ed.), The Father-Infant Relationship.

178

   T. B. Brazelton, « Behavioral Compétence of the Newborn Infant », Seminars in Perinatology, 1979, 3, 4a.

179

   J. S. Kestenberg, H. Marcus, K. M. Sossin et R. Stevenson, « The Development of Patemal Attitudes », in Father and Child (1981), op. cit.

180

   L’apparente contradiction entre cette description et celle de Yogman tient au fait que ce dernier a étudié les parents dans une situation de jeux en face à face ne leur permettant pas de tenir leur bébé dans les bras. De plus, les âges des bébés étudiés par ces deux auteurs sont sensiblement différent ».

181

Kestenberg, op. cit.

182

   R. D. Parke et R. B. Sawin, « The Family in Early Infancy », cité in R. D. Parke, Fathers (1981), op. cit.

183

   Kotelchuk, « The Infant’s Relationship to the Father ; Power and Parke, Play as a Context for Early Learning », op. cit.

184

   J. Rubin, F. J. Provenzano et Z. Luria, The Eye of the Beholder : Parent’s Views on Sex of Newboms, American Journal of OrthopsycHatry, 1974, 43, 720-731.

185

   F. A. Pedersen, J. Rubinstein et L. J. Yarrow, « Infant Development in Father-Absent Families », Journal of Genetic Psychology, 1979, 135, 51-61.

186

   M. Kotelchuk, cité in R. D. Parke, Fathers (1981), op. cit.

187

F. A. Pedersen, J. L. Rubinstein et L. J. Yarrow, Infant Development in Father-Absent Families, Journal of Genetic Psychology, 1979, 135, 51-61.

188

S. I. Greenspan et A. F. Lieberman, « Infants, Mothers and their Interaction. A Quantitative Clinical Approach to Developmental Assessment, in The Course of Life, vol. 1, S. I. Greenspan et G. H. Pollock (Eds.), us Department of Health and Human Services, dhhs Publication n° (ADM) 80-786, 1980.

189

Le lecteur trouvera plusieurs systèmes d’évaluation dans : T. M. Field, D. Stern et A. M. Sostek (Eds.), High-Risk Infants and Children, Adult and Peer Interactions, New York, Academic Press, 1980.

190

   D. N. Stern, « A mîcro-analysis of mother-infant interaction. Behavior regulating social contact between a mother and her 3 i month-old twins », Journal 0/ the American Acaiemy of Child Psychiatry, 1971, 10, 501-517.

191

   Les jumeaux dizygotes, à la différence des jumeaux monozygotes, ne se développent pas à partir du même œuf, mais à partir de deux œufs différents. Leurs équipements génétiques sont donc aussi différents que le sont ceux de frères et sœurs non jumeaux.

192

   L. F. Kubicek, « Organization in two Mother-Infant Interactions Invol-ving a Normal Infant and his Fraternal Twin Brother who was Later Diagnosed as Autistic », in T. M. Field, S. Goldberg, D. Stern. A. M. Sostek (Eds.), High-Risk Infants and Children, Adult and Peer Interactions, New York, Academic Press, 1980.

193

H. N. Massie, « The Early Natural History of Childhood Psychosis. Ten Cases Studied by Analysis of Family Home Movies of the Infancies of the Children », Journal of the American Academy of Child Psychiatry, 1975, 14, 683-707 ;

H. N. Massie,« Pathological Interactions in Infancy », in T. M. Field, S. Gold-berg, D. Stern, A. M. Sostek (Eds.), High-Risk Infants and Children, Adult and Peer Interactions, New York, Academic Press, 1980.

194

P. Watzlawick, J. Helmick-Beavin, D. Jackson, Une logique de la communication, Paris, Le Seuil, 1972.

195

S. Stoleru, « Sept jours dans la famille d’un patient psychotique », L’Évolution psychiatrique, 1979, t. XLIV, fasc. III, 537-561.

196

D. W. Winnicott, « Mirror-role of Mother and Family in Child Development », in Playing and Realüy, London, Tavistock Publications, 1971. Traduit en français : Jeu et Réalité, Paris, Gallimard, 1975.

197

D. N. Stern, Min-cnfant, les premiires nlations, op. cit.

nour — 8

198

D. N. Stern, « The goal and structure of mother-infant play », J. Am. Aead. Child Psychiatry, 1974, 13, 402-431.

199

H. Als, B. M. Lester, E. C. Tronick, T. B. Brazelton, « Towards a Research Instrument for the Assessment of Preterm Infants’ Behavior (apib) », à paraître dans : H. E. Fitzgerald, B. M. Lester et M. W. Yogman (Eds.),

200

Theory and Research in Behavioral Pediatrics, vol. i, New York, Plénum Publisher, 1980.

201

Ibid.

202

S. Goldberg, S. Brachfeld, B. Divitto, « Feeding, Fussing and Play : Parent-Infant Interaction in the First Year as a Function of Prematurity and Périnatal Médical Problems », in T. M. Field, S. Goldbero, D. Stern, A. M. Sostek (Eds.), High-Risk Infants and Children, Adult and Peer Interactions, New York, Academic Press, 1980.

203

Md.

204

   E. Elmer, G. S. Gregg, « Developmental characteristics of abused children », Pedialrics, 1967, 40,596-602 ; E. Goldson, N. J. Fitch, T. A. Wendell, G. Knapp, « Child abuse : its relationship to birthweight, Apgar score, and developmental testing », American Journal of Diseuses of Childhood, 1978, 133, 79°"793 » M. Klein, L. Stern, « Low birthweight and the battered child syndrome », American Journal of Diseases of Childhood, 1971, 122, 15-18 ; E. Shaheen,

D. Alexander, M. Truskowsky, G. Barbero, « Failure-to-thrive : a rétrospective profile », Clinical Pediatrics, 1968, 7, 255-261.

205

   Goldberg et coll., op. cit.

206

   J. V. Hunt, C. Rhodes (1977), « Mental development of preterm infants during the first year », Child Development, 48, 204-210.

207

   I. Lézine, « Le devenir de l’ancien prématuré », in Le devenir de la prématurité, sous la direction de E. Kestemberg, Paris, pot, 1977.

208

   A. J. Sameroff et M. J. Chandler, « Reproductive risk and the conti-nuum of caretaking casualty », in F. D. Horowitz, E. M. Hetherington,

S. Scarr-Salapatek et G. M. Siegel (Eds.), Review of Child Development Research, v°l. 4, Chicago, University of Chicago, 1975.

209

S. J. Pawlby, F. Hall,« Early Interactions and Later Language Development of Children whose Mothers come from Disrupted Families of Origin », in T. M. Field, S. Goldbero, D. Stern, A. M. Sostek (Eds.), High-Risk Infants and Children Adult and Peer Interactions, New York, Academic Press, 1980.

210

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a. S. K. Escalona, The roots of individuality : normal pattems of development in infancy, Chicago, Aldine Publishing Company, 1968.

211

   W. S. Condon et L. W. Sander, « Neonate movement is synchronized with speech. Internai participation and languagc acquisition », Science, 1974, *83, 99-iot.

212

   M. PiSol-Douriez, Expérience individuante et émergence des représentations (l’économie interactionnelle de la première année), thèse d’Ètat, Paris, 1982. Cet important travail qui doit être publié comporte une remarquable étude des premières interactions, matrice des futures représentations. J’ai largement utilisé les données accumulées dans ce travail et leur très intéressante représentation. Je tiens à indiquer ici la dette dont je suis redevable à Mme Pinol-Douriez.

213

   J. de Ajuriaouerra, F. Cukier-Memeury et I. Lézine, Les postures de l’allaitement au sein chez les femmes primipares, Psychiatrie Enfant, 1979, ss, a, 503-518.

214

   L’identification hystérique désigne un degré de participation au-delà de l’empathie : il s’agit dans les cas pathologiques d’une véritable sexualisation de la conduite comme chez l’hystérique qui prend la place que son interlocuteur attend de lui. Il s’agit donc d’une situation limite dans le champ de l’observation.

215

   D. W. Winnicott, 1951, trad. fr. C. Monod, « Objet transitionnel et phénomènes transitionnels », in Jeu et réalité, Paris, Gallimard 1975.

216

   M. Pinol-Douriez, loc. cit.

217

   Pare-excitation : c’est un terme employé par Freud (en allemand : Reizschutz) : il désigne, selon le modèle neurophysiologique de l’Esquisse les fonctions qui consistent à protéger l’organisme contre les excitations extérieures destructrices... Dans Au-delà du principe du plaisir, S. Freud (Standard Edition, 18, 1920), représente l’organisme psychique comme une vésicule qui doit être protégée contre les excitations extérieures. Le traumatisme est alors décrit comme une effraction de ce système. Dans Le bloc magique (Standard Edition, ig, 1925), Freud décrit sous la couche protectrice une deuxième couche réceptrice, celle de la perception-conscience. Ce schéma explique comment la mère peut être décrite comme l’incarnation de cet appareil pare-excitation. Elle protège son bébé tant que le système homéostatique des défenses ne fonctionne pas encore. Les travaux actuels sur les interactions témoignent du fait que l’enfant, en se réfugiant dans le sommeil, contribue à établir sa barrière de protection pour se ravitailler, selon l’heureuse expression de B. Brazelton.

218

   M. S. Mahler, La naissance psychologique de l’être humain, 1975, trad. fr., par J.-G. Léonard, Paris, Payot, 1980.

219

   G. Lévi-Strauss, « Du Chrétien de Troyes à Richard Wagner », L’Avant-seine, 1982, 38-39, 8-15.

220

   L’après-coup désigne le fait que des événements ne prennent leur sens qu’à travers leurs répétitions et leur élaboration psychique : l’interprétation psychanalytique à travers le « ici et maintenant » qui se manifeste dans la cure en est un exemple.

221

A. Green, Le Discours vivant, Paris, puf, 1973.

222

   R. N. Emde, Towards a psychoanalytic Theory of Affect. I : The Organizational Model and its Propositions, II : Emerging Models of Emotional Development in Infancy, The course of Life : Psychoanalytic Contributions towards Understanding Personality Development, Vol. I : Infancy and Early Childhood, S. I. Greenspan et G. H. Pol-lock (Eds.), Adelphi, nimh, 1980.

223

   Darwin, L'expression des émotions chez l’homme et l’animal, 1872.

224

   C. Izard, The face of émotion, New York, Meredith, 1971.

225

   P. Ekman et W. Freisen, Unmasking the face, Englewood Cliffs, NJ, Prentice Hall, 1975.

226

   C. Brenner,« On the nature and development of affects unified theory », Psychoanalytic Qjtarterly, 1974, 43, 532-556.

227

   J. Rabain-Jamin, Travail en cours, encore inédit.

228

   L. Kreisler et C. Cramer, « Sur les bases cliniques de la psychiatrie du nourrisson », Psychiatrie Enfant, 1981, 14, 1, 223-263.

229

   J. Bruner, Development of langUage in New Frontiers in Infant Psychiatry,

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230

   P. Bresson, « Développement moteur et organisation de l’espace » in Naissance du cerveau, Monaco, 4, 1982.

231

J. de Ajuriaguerra (Travaux divers effectués sous la direction de), dans la RCP 472 du CNRS. Les références concernant ces divers travaux seront indiquées dans le chapitre II de la Section II de la 3* partie de l’ouvrage.

232

D. W. Winnicott, De la Pédiatrie à la Psychanalyse (trad. franç. J. Kalma-novitch), Paris, Payot, 1969.

233

   D. W. Winnicott, loc. cit. (n. 1 ) : La notion de holding est souvent évoquée dans cet ouvrage. En 1956, dans son article intitulé « La préoccupation maternelle primaire », Winnicott s’exprime ainsi sur l’état presque parfait de la mère : « Je ne pense pas qu’il soit possible de comprendre l’attitude de la mère au début de la vie du nourrisson, si l’on n’admet pas qu’elle soit capable d’atteindre ce stade d’hypersensibilité — presque une maladie — pour s’en remettre aussi... Tout ceci est contenu dans le terme « dévoué » que j’emploie quand je parle « d’une mère normalement dévouée à son enfant » (p. 170). Mais, en même temps, dans son travail intitulé La haine dans le contre-transfert (1947), il écrit : « Permettez-moi de donner quelques-unes des raisons pour lesquelles une mère hait son petit enfant, même un garçon : l’enfant n’est pas sa propre conception (mentale). L’enfant n’est pas celui du jeu de l’enfance, l’enfant du père, l’enfant du frère, etc. L’enfant n’est pas produit par magie. L’enfant est donc un danger pour son corps pendant la grossesse et pendant la naissance » (p. 56). En s’opposant à Freud qui estimait que l’amour de la mère pour son garçon était dépourvu d’ambivalence, Winnicott ajoute encore : « Que le bébé est cruel et qu’elle doit pourtant l’aimer “ lui, ses excréments, et tout... ” » Ainsi, cette mère normalement dévouée est une good enough mother, ce qu’on traduit généralement en français par « mère suffisamment bonne ». J. McDougall (Théâtres du Je, Paris, Gallimard, 1982) estime qu’il s’agit là d’une erreur de traduction et qu’en tenant compte de ce qui a été rappelé plus haut, on devrait plutôt dire : « Mère relativement bonne. »

234

   B. Brazelton, Communication personnelle, 1982.

235

Le rooting désigne un comportement programmé chez les nourrissons, les mammifères et l’homme. Chez les bébés humains, il est caractérisé par le fait que l’enfant, tenu dans les bras, contre la poitrine d’un adulte, tourne sa tête à la recherche du mamelon, la séquence suivante aboutissant au tétage. René Spitz (La première année de la vie de l’enfant, de la naissance à la parole, 1965 ; trad. franç. L. Flournoy, Paris, puf, 1969) attache une grande importance à ce réflexe ou comportement archaïque qui persiste chez les enfants séparés de leur mère et atteints de dépression anaclitique sous forme de nutation de la tête. Par ce mouvement, le bébé réactive les traces engrammées de plaisir et met en jeu l’ensemble des zones auto-érotiques de la « cavité primitive ».

236

D. W. Winnicott (cf. n. 4).

237

D. Fernandez, L’arbre jusqu’aux racines (Paris, Bernard Grasset, 1972, « Psychanalyse et création »). Michel-Ange constitue le sujet d’une des trois études. Il faut rappeler qu’il a été élevé par une belle-mère, avant d’avoir été mis en nourrice chez la femme d’un tailleur de pierre, après la mort de sa mère. Cette nourrice a remplacé la mère et le père. On sait le rôle qu’ont joué pour Michel-Ange les héros paternels : « Car, de Ghirlandaio à Politien, ces personnages qui ont relayé Ludovico ne sont pas présentés comme des substituts affectifs de la figure paternelle (s’ils ont joué ce rôle, on ne se le demande même pas) mais, pareillement à la nourrice de Settignano, comme des substituts culturels » (p. 110).

238

L. Kreisler, B. Cramer, « Sur les bases cliniques de la psychiatrie du nourrisson », Psychiatrie Enfant, 1981, 14, 1, p. 223 à 263.

239

Ces observations appartiennent à notre recherche qui porte sur l’étude des enfants menacés par des dangers, sociaux, somatiques et psychiques, sélectionnés à partir de leurs certificats de santé à la naissance et à 9 mois. Elle est actuellement subventionnée par I’inserm (PRC 8133020). La collaboration des services de la pmi de la Seine-Saint-Denis nous est particulièrement précieuse. Je tiens à remercier ici vivement le Dr Annie Piquart qui a bien voulu me confier les documents qu’elle a été chargée de rédiger par l’équipe de cette recherche.

240

B. Brazelton, in La dynamique du nourrisson, Paris, esf, 1982.

241

14. W. R. Bion, L'attention et l’interprétation (trad. franç. J. Kalmanovitch) , Paris, Payot, 1970.

242

   S. Lebovici, « Névrose infantile, névrose de transfert », R. franç. Psychan., 1980, 44, 733-1112.

243

   D. Anzieu, Le « moi-peau », Nouvelle Revue de Psychanalyse, 1974,9, 195-208.

244

   P. Aulaonier-Castoriadis, La violence de l’interprétation, Paris, puf, 1975.

245

M. Fain, Prélude à la vie fantasmatique, R.franç. Psychan., 1971, 35.

246

Les soins et les fonctions maternels sont difficiles à nommer. Il est à la mode de parler de soins parentaux. Tout ce que j’ai dit me conduit à ne pas utiliser ce mot qui n’a de valeur que pratique. P. C. Racamier propose le terme de « maternalité ». Il s’agit plus pour lui d’une fonction que d’une activité ; c’est la raison pour laquelle je vois difficilement comment on éviterait les termes que j’ai moi-même utilisés dans ce chapitre.

247

D. W. Winnicott, « Le rôle du miroir de la mère et de la famille dans le développement de l’enfant », 1967 (trad. franç.), Nouvelle Revue de Psychanalyse, 1974.    79-86.

248

a. H. Searles, Lt contre-transfert, 1979 (trad. franç. B. Bost), Paris, Gallimard, 1981.

249

M. Pinol-Douriez, Expérience individuante et émergence des représentations, thèse d’État non publiée, Paris, 198a.

250

L. Kreisler, L'enfant du disordre psychosomatique, Toulouse, Privât, 1981.

251

   M. Malher, F. Pine, A. Bergman, 1975 (trad. franç. J. Garon-Léonard) , Pari », Payot, 1980.

252

   E. Vurpillot, 1981, cité dans la thèse de M. PiSol-Douriez.

MOUR — IO

253

H. Papousek, in Psyckological development from infancy : from image to intention, édité par M. H. Bornstein, W. Kessen, New York, Wilcy, 1979.

254

B. Brazelton : a) Neonatal behavioral assessment scale, Clinics in Developmental Medicine, Londres, Heinemann Médical Books, 1973, n° 50 ; b) Early mother-infant reciprocity in Parent-Infant interaction, Amsterdam, Elsevier, 1975 ;c)« Comportement et compétence du nouveau-né », Psychiatrie Enfant, 1981, 24, 2, 375-395 ; d) « Qjiatre stades précoces au cours du développement de la relation mère-nourrisson », Psychiatrie Enfant, 1981, 24, 2, 397-418 ; e)« Le bébé : partenaire dan » l’interaction », in La dynamique du nourrisson, Paris, es r, 1982.

255

P. Aulagnier-Castobiadis, La violence de l’interprétation, Paris, puf, 1975.

256

F. Cukier-Mémeury, I. Lézine et J. de Ajuriaguerra, « Les postures de l’allaitement au sein chez les femmes primipares », Psychiatrie Enfant, 1979, si, a, 503-518.

257

   S. Escalona, The roots of individuality : normal patterns of development in infancy, Chicago, Aldine Publishing Company, 1968.

258

M. David, G. Appell, « La relation mère-enfant », Psychiatrie Enfant, 1966, 9, a, 445-532.

259

B. Brazelton, « Le bébé : partenaire dans l’interaction », in La dynamique du nourrisson, Paris, esf, 198a.

260

   Les mots classés entre crochets modifient légèrement la traduction publiée de l’article original de Brazelton. Nous avons souligné le mot incorporation pour témoigner du fait que cet auteur utilise là un terme psychanalytique, sans qu’il en soit évidemment tout à fait conscient.

261

   A. Green,« L’enfant modèle », Nouvelle Revue Psychanalyse, 1979, 19, 27-48.

262

   B. Grunberoer,« Etude sur la relation d’objets anale », R.franç. Psychanal., 1980, 14, 3, 137-168.

263

   S. Freud, « Les trois essais sur la théorie de la sexualité », 1905, Standard Edition, y.

264

   D. Josse, M. Robin, « A propos du contenu du langage maternel », à paraître dans Psychiatrie Enfant.

265

B. Cramer, « La psychiatrie du bébé », in La dynamique du nourrisson, Paris, ESP, 198a.

266

   S. Lebovici,« Névrose infantile, névrose de transfert », R.franç. Psychan., 1980,5-5,733-1112.

267

   S. Lebovici, « L’après-coup et l’organisation de la névrose infantile », in Traumatismes et apris-coup, édité par J. Guillaumin, Toulouse, Privât, 1982.

268

Par hystérisation, nous entendons désigner un processus qui naît chez le psychanalyste lorsque ses capacités d’identification abolissent ou diminuent la secondarisation de sa pensée et qui lui donne un pouvoir intuitif dont il ressent pleinement la validité.

269

« L’insight » est l’état qui désigne la prise de conscience ou plutôt la vue en perspective sur et dans les phénomènes psychiques. Chez le psychanalyste, il met fin au processus « d’hystérisation » que nous venons d’évoquer.

270

R. Spitz, De la naissance à la parole, 1965 (trad. franç. L. Flournoy), Paris, puf, 1968.

271

Les phobies d’impulsion définissent la crainte angoissante d’avoir envie d’accomplir une action ; dans ces cas, il s’agirait d’agressions contre les bébés.

272

ao. S. Lebovici,« Névrose infantile, Névrose de transfert », R. franç. Psyckan., 1980, 3-6, 733-1 na.

273

   M. L. Aucher, « Les maternités chantantes », propos recueillis par M.-C. Busnel dans le même numéro des Cahiers du nouueau-ni.

274

   J. Mehler, J. Bertoncini, M. Barrière et D. Janik-Gerschenfeld, Infant récognition of mother's voice, Perception, 1978, 7, 491-497.

275

   B. Grunberoer, Le narcissisme, Paris, Payot, 1971.

276

   O. Rank, Le traumatisme de la naissance, 1931 (trad. franç. Jankélévitch), Paris, Payot, 1968.

277

   S. Freud, « Inhibition, symptôme et angoisse », 1926, Standard Edition, 20.

278

   S. Ferenczi, Thalassa (trad. franç. Dupont et Samama), Paris, Payot, 1962.

279

   P. U. Ployé, « Does prénatal life exist ? », Intem. J. Psychoanal., 1973, 54,

2, 241-246.

280

   S. Freud, « Le problème économique du masochisme », 1924, Standard Edition, ig.

281

Cf. S. Bécache, La maternité et son désir, Thèse d’Etat, Lyon, 1982.

282

B. Bettelheim, Les blessures symboliques, 1954 (trad. franç. C. Monod), Paris, Gallimard, 1971.

283

R. A. Spitz, De la naissance à la parole, 1965 (trad. franç. L. Flournoy), Paris, puf, 1968.

284

Le ralenti dans l’examen des documents magnétoscopiques comporte un risque de surinterprétation. Mais il a un avantage : celui d’attirer l’attention sur des interactions très courtes et invisibles. Stern a raconté l’histoire du regard d’un père qui porte son nouveau-né qui semble accablé et paraît se réveiller tout à coup. On s’aperçoit dans l’examen au ralenti du film que le père a regardé alors deux fois le bébé : « Je suis là, semble-t-il lui dire ; même si je m’intéresse à ceux qui m’écoutent, j’ai entendu ta détresse » (communiqué par G. Rimbault à Monaco IV, Symposium sur la naissance du cerveau, Paris, Guigoz, 1982).

285

Le petit Hans développa sa phobie des chevaux lorsque naquit la petite sœur Anna qui prit sa place auprès de sa mère. Certes, il souhaitait la mort de son père et avait peur de cette envie. Mais en n’osant plus s’agiter comme les chevaux tombés et en n’osant plus regarder de sa fenêtre la rampe de la gare de marchandises, où il avait observé cet accident, il manifestait aussi sa peur de s’identifier à sa mère accouchant, comme lui lorsqu’il faisait « ses loumfs », c’est-à-dire lorsqu’il déféquait. S. Freud, « Un cas de phobie chez un garçon de cinq ans », 1909, Standart Ed., g.

a. St. J. Suomi, « Expérience précoce et développement social du singe rhésus », Psychiatrie Enfant, 1976, ig, i, 279-303.

286

Cette description de M. est tout à fait dans la ligne de ce qui avait été décrit au test de Brazelton, à sa naissance (S. Stoléru). A 2 mois et demi, on notait de très longs échanges de regard entre la mère et le bébé ; mais dans les bras de sa mère, l’enfant ne paraissait jamais pouvoir complètement se détendre. Elle-même restait quasiment immobile et ne s’adaptait jamais à la position de son fils.

287

S. Freud, « Totem et Tabou », 1913, Standart Ed., 13.

288

La recherche transdisciplinaire n’est pas définie seulement par une approche multidisciplinaire. Elle signifie que les chercheurs acceptent de considérer que le domaine étudié n’est pas de leur compétence, mais que celle-ci permet d’aider à la découverte dans un champ nouveau. L’éthologie s’occupe du comportement animal, les psychologues ne peuvent étudier que des comportements du bébé et en inférer à sa vie psychique. Les psychanalystes ne peuvent qu’utiliser leur connaissance des fantasmes de la mère et leur construction, proposée au cours de cures psychanalytiques. Le champ interactif est de toute façon nouveau et défini comme un système.

289

S. Lebovici, « A propos des thérapeutiques de famille », Psychiatrie Enfant, 1981, 24, a, 543-582.

290

E. Gillerion,« Traitement de famille et psychanalyse », Dialogue, 1980,70.

291

A. Ruffiot, « Le groupe famille en analyse » in Thérapie familiale psychanalytique, D. Anzieu et R. Kaes (édit.), Paris, Dunod, 1980.

292

   M. C. Ortigues et E. Ortigues, L’Œdipe africain, Paris, Pion, 1973.

293

   J. Rabain, L'enfant du lignage (Du sevrage à la classe d’âge), Paris, Payot, 1979.

294

S. Falade, Le développement du jeune Africain originaire du Sénégal, Paris, R. Foulon, 1955.

295

Des travaux nombreux sont consacrés à ces études comparatives, mais nous visons plutôt ici à comprendre la nature des interactions précoces chez l’homme, en fonction de l’organisation de ses conflits psychiques, modulés dam l’équilibre intrafamilial qui dépend évidemment de l’ordre social.

296

Le Pica désigne aux États-Unis les états toxiques que les pédiatres décrivent chez les enfants des familles défavorisées qui avalent en particulier des débris de tuyaux altérés de plomb.

297

M. David et M. Lamour, Les effets de la surstimulation et de h sous-stimulation chez les enfants de mères psychotiques. Recherche inserm-atp n° 66-78-98, étude non publiée, rapport dactylographié, 1980.

298

Des services à temps plein pour l’hospitalisation simultanée de la mère et du bébé, des services à temps partiel et de jour pour permettre leur accueil thérapeutique, des structures intermédiaires du type des appartements thérapeutiques se mettent en place actuellement.

299

   F. Tustin, Autisme et psychose de l'enfant, 1972 (trad. franç. M. Davidovici), Paris, Le Seuil, 1975.

300

   D. Meltzer et al., Exploration dans le monde de l’autisme, 1975 (trad. franç.), Paris, Payot, 1980.

301

M. Rutter, Déficits cognitifs dans la pathogenèse de l’autisme, 1982. Conférence présentée au Congrès international de Psychiatrie de l’Enfant, Dublin, à paraître dans L’Enfant dans sa famille, édité par E. J. Anthony et C. Chiiand.

302

D. Winnicott a le premier utilisé ce terme, mais le sens donné à cette situation est plus large que celui de la consultation de psychiatrie de l’enfant, D. Winnicott, La consultation thérapeutique et l'enfant, 1971 (trad. franç. C. Monod), Paris, Gallimard.