Index des auteurs cités

Abraham (K.) : 10, 15, 109, 123. Ackerman (Nathan W.) : 188. Aichhorn (A.) : 184.

Amado (G.) : 217.

Anzieu (D.) : 215.

Aubry (Jenny) : 132.

Aulagnier (Piera) : 102, 120, 185-186. Bargues (Raymonde) : 132.

Bernfeld : 44.

Binswanger (L.) : 16.

Bleuler (E.) : 99, 123.

Bleuler (M.) : 99.

Bonnafe (L.) : 234.

Burlingham (Dorothy) : n, 57. Buxbaum (E.) : 56.

Debacker (F.) : 8.

Daumezon (G.) : 215, 234.

Decroly : 196.

Diatkine et Stein : 99.

Dolto (Françoise) : 28-30.

Erikson (E. H.) : 19, 22-23, 37-45, 188.

Esquirol : 193.

Ferenczi (D.) : 85.

Foucault (Michel) : 193.

Fraiberg (Selma) : 65, 68, 71.

Freud (Anna) : io-ii, 14-15, 22, 28, 56.

Freud (S.) : 7-16, 19-23, 27-28, 30, 32-33 » 35-36, 43, 45-47. 55, 61, 78-79, 83-84, 96-97, 109-110, 184, 188, 193-196, 240.

Green (André) : 121.

Grinberg (Léon) : 94.

Helman (lise) : 46, 58.

Heuyer (G.) : 100, 199. Hug-Hellmuth (H.) : 8, 10-11.

Itard : 196-198, 239.

Klein (Mélanie) : 10, 14-16, 23, 44,

94, 97, 102, 109, 152, 186, 205 207.

Kraepelin : 99, 123.

Kut (Sara) : 65.

Lacan (J.) : 14, 16, 19, 24, 44-45, 48 49, 54-55, 59, 61-62, 64, 78-79, 95

97, IOO, IO5, 107, I18-II9, 121

184, I90, 205.

Laing : 16-19, IOO> I®9-Laing et esterson : 100, 189, 231. Lang (J.-L.) : 100.

Lebovici et Me Dougall : 50. Leclaire : 79, 107.

Ledaire et Laplanche : 79. Lowenfeld (Margaret) : 22.

Dell Lebo : 22.

Malson (Lucien) : 196.

Mannoni (O.) : 43, 96, 233, 239. Michaud (Ginette) : 239.

Oury (F.) : 236.

Oury (J.) : 234, 238.

Pavlov : io.

Pfister : 10, 13.

Piaget : 10, 196.

Pichon-Rivière (A.-A.) : 56, 94. Pinel : 193, 197.

Raimbault (Ginette) : 132.

Rosenfeld : 117.

Rosolato et Widlocher : 15. Safouan : 118, 232. de Saussure : 79.

Stern (A.-L.) : 121, 132.

Szasz (Thomas) : 230.

Tosquelles (F.) : 215, 217, 234. Tuke : 193.

Vasquez (Aida) : 225, 236. Winnicott (D. W.) : 15.

Woltmann (Adolf G.) : 22. Zacchias : 193.

Zazzo : 201.

1

S. Freud, L’Analyse d’une phobie chez m garfon de ; ans, in Cinq Psychanalyses, P.U.F.

2

Hug Hellmuth.

3

Cité par Freud, La Science des rives (Club français du livre), chap. vm, p. 318. Freud cite la thèse de médecine soutenue en 1881 par Debacker : il y est question d’un garçon de 13 ans qui a, depuis l’âge de 11 ans, des nuits agitées, des terreurs nocturnes, des hallucinations. Le diable lui apparaît en rêve, seul ou avec d’autres, et lui crie : « Nous t’avons, nous t’avons. » A cet instant, l’enfant sent une odeur de bitume et de soufre, le feu brûle son corps mis à nu. Il se met à crier : « Non, ce n’est pas moi, ce n’est pas moi, je n’ai rien fait » ; ou encore : « Laissez-moi, laissez-moi, je ne le ferai plus. » Il refuse de se déshabiller de crainte de se faire dévorer par le feu. Les adultes envoient l’enfant à la campagne pendant un an et demi. Albert en revient apaisé, mais garde le souvenir des terreurs passées. Devenu pubère, il donne de sa maladie l’explication suivante : « Je n’osais pas l’avouer, mais j’éprouvai* continuellement des picotements et des surexcitations aux parties ; à la fin cela m’énervait tant que plusieurs fois j’ai pensé à me jeter par la fenêtre du dortoir. » Freud souligne le lien des différents symptômes avec le désir réprimé de masturbation : « La crainte du châtiment, voire la lutte contre un désir ressenti comme coupable se serait, nous dit-il, transformé en angoisse. » Or Debacker avait simplement diagnostiqué un trouble cérébral.

4

Les linguistes opposent la parole au langage ou à la langue, comme dans l’expression « prendre la parole ». Ici, le mot est pris dans le sens où il s’agit de la parole dite ou non dite, qui a marqué, ou dont l’absence a marqué, le sujet entendant. Cette marque se retrouve dans le symptôme, qu’il soit psychologique ou somatique.

5

Il suppose que c'est en fonction de lois précises qu’apparaissent dans le discours du sujet les effets des mécanismes de déplacement et de condensation. C'est ce déchiffrage du discours inconscient qui sera utilisé dans la Science des rives et dans l’analyse de l'Homme aux rats. Nous sommes ainsi introduits à la leéhire du symptôme (obsessionnel ou hystérique) que le sujet nous livre.

6

tement conduite, doit permettre de dégager l’exactitude des bases théoriques sur laquelle l’analyse est fondée.

7

« Bien avant que tu fusses né… je savais », etc.

8

a. Autour de signifiants : le nom du Pire, le phallus, etc.

9

Du désir du père de Hans pour Freud, et de l’intérêt théorique que son « cas » représente pour les recherchés de Freud.

10

La mère en rejetant, dans le réel, son fils (et ensuite tous les hommes), signait son impossibilité à renoncer à l’objet imaginaire que constituait pour elle son enfant en tant que substitut phallique.

11

Vau (Wunsck, Wish). Freud distingue dans la Traumdeutung le désir de la tendance : le désir s’oppose au besoin et révèle ce qu’il y a de trompeur dans l’envie. Il montre que le vau ou souhait exprimé dans un rêve peut renvoyer à un désir qui s’articule en un discours trompeur, farceur, mystifiant. Il prend comme exemple le rêve d’une hystérique révélant une envie de caviar, et nous fait voir que ce vœu de caviar renvoie le rêveur, par un jeu de déplacements, au désir d’avoir un désir insatisfait. Lacan relie le désir à la marque du langage, il en fait la spécificité de l’inconscient freudien (Écrits, p. 620).

12

Mélanie Klein décrit comment c’est à la pointe du complexe d’Œdipe que l’enfant projette son agression sur le parent qui, dans son fantasme, devient un ogre introjecté et comme tel forme son sur-moi. Elle distingue deux étapes importantes dans la vie de l’enfant : la position paranoide schky>fdt, qu’elle situe dans les premiers mois de la vie et qui se caractérise par une anxiété persécutive, et la position dépressive dont le point culminant se situerait au milieu de la première année. L’anxiété dépressive normale semblerait être le résultat d’une sorte de synthèse du sujet, cherchant à sortir d’une situation d’alternative sans issue (traduit dans le langage kleinien sous forme de bons et mauvais objets). Les réactions pathologiques s’expriment sous la forme de défenses maniaques, à moins que le sujet ne retourne à une position persécutive plus précoce. Ces repères vont servir de guide à Mélanie Klein dans la conduite de ses cures, particulièrement avec les psychotiques.

13

J. Lacan, séminaire du 28 janvier 1959 (inédit), et du 17 juin 1959 (inédit).

14

S. Freud, An Outlint of psychoanalysis, in International Journal of psycho-analysis, XXI.

15

z. Erik H. Erikson, Childbood and Society, W. W. Norton, New York, 1963.

16

Lacan aborde ce problème comme le rapport du sujet au signifiant.

17

S. Freud, Tbe poet and dayireaming, colleSed papers, vol. IV, p. 174.

18

S. Freud, Au-delà du principe de plaisir, in Jîssais de psychanalyse, Payot.

19

Cf. les travaux de Adolf G. Woltmann in Cbild Psychotherapy, Basic Books, 1964.

20

Dell Lebo, in Cbild Psychotherapy, p. 430.

21

Adolf G. Woltmann, Varieties of play techniques in Cbild Psychotherapy, Basic Books, 1964.

22

Symbolique : Lacan distingue, comme on sait, le symbolique, de imaginaire et du réel. La relation imaginaire à l’autre se déroule dans une situation duelle, éminemment narcissique. Ce qui domine à cette étape, c’est l’agressivité et l’identification à l’image de l’autre. L’élément symbolique est l’élément tiers qui intervient pour rompre une relation imaginaire sans issue. Cet élément ders, l’enfant le rencontre à sa naissance : il entre dans un monde où règne un ordre de la culture, de la loi et du langage. Il est ainsi enveloppé dans cet ordre symbolique. (Le sens de symbolique est ainsi tout i fait différent de celui de Jung.) Enfin, Lacan distingue l’Autre, lieu du code, de l’autre imaginaire.

23

Cf. F. Dolto, Hypothèses nouvelles concernant les réallions de jalousie i ta naissance d’un puîné, in Psyché, n0> 7, 9, 10, 1947.

24

x. Prononcé par un enfant de 5 ans, rapporté par F. Dolto.

25

S. Freud, Cinq Psychanalyses, P.U.F., 1954. Ces réflexions que je livre sur U petit Hans sont directement inspirées d’un travail original présenté par F. Dolto à on groupe d’études de l’Ecole freudienne en mai 1965.

26

A la naissance d’un puîné, l’enfant ne sait pas s’il peut continuer à grandir ou s’il lui faut rester petit pour être conforme au désir de l’adulte.

27

hans : Alors c’est moi qui descendrai coucher avec Mariedl.

maman : Tu veux vraiment quitter ta maman et aller coucher en bas ?

hans : Oh, je remonterai demain matin pour mon petit déjeuner et pour aller aux cabinets.

maman : Si tu veux vraiment quitter papa et maman, prends ton manteau et ta culotte… et adieu 1

Hans prend ses vêtements et gagne l’escalier, afin d’aller coucher avec Maiiedl, mais bien entendu on le ramène.

28

Erik H. Erikson, Childbood and Society, Norton & Cie, New York, 1963.

29

Gtntil en français se trouve réunir les acceptions de gmtilt et good en anglais, ce qui rend la traduction équivoque.

30

Cf. O. Mannoni, Je tais bien… mais quand mime, in Les Temps modernes, janvier 1964.

31

Bemfeld.

32

lise Helman, Ptycboamtytic fludy of tbt child, vol. XV ; E. Buibaum, Psy-cboanalytic Hudy of tbt child, vol. IX.

33

S. Freud, 1896, ColltSed Paptrs, vol. X.

34

J. Lacan, séminaire du Ier juillet 1959 (inédit).

5. Paru in Revue de psychothérapie institutionnelle, n° 4.

35

L’enfant est autorisé à emporter chez lui ce qu’il a dicté à l’analyste – cc texte devient ainsi un écrit « donné » aux adultes pour qu’ils en parlent entre eux.

36

« Il c§t possible d’admettre que Sammy se représente par la souris, animal avec lequel les chats jouent. On peut également supposer que la psychanalyste est représentée par la bouteille… L’enfant introduit alors un taureau qui est évidemment une représentation symbolique de l’image paternelle. L’introduôion de ce symbole du père a, à la fois, un caractère rassurant devant les exigences de la petite souris vis-à-vis de la mère, bouteille de lait, puisque le taureau sépare les deux images du sujet et de sa psychanalyste… Cette situation œdipienne, pour compréhensible qu’elle soit à l’observateur, n’en avait pas moins un caractère très primitif et très bizarrement symbolique, le patient étant représenté par une souris et la psychanalyste apparaissant comme l’objet des pulsions orales dont on verra toute l’importance chez Sammy. »

37

Les difficultés commencent dès la naissance (le bébé refuse le sein). Il s’instaure entre mère et enfant une relation de rejet réciproque (qui s’exprime ensuite chez l’enfant par un besoin insatiable et toujours insatisfait d’amour). Jusqu’à 9 ans, nous dit-on, il se retranche dans son monde de rêves, vivant avec des personnages imaginaires, mais un jour, le père « pour son bien » l’oblige à « intégrer une réalité », c’est-à-dire à abandonner les récits fantastiques (à changer en fait quelque chose au niveau de la parole). L’enfant aimait

38

Sammy se demande ce que l’analyste va faire de ses dessins. L’analyste désire-t-elle qu’il lui en fasse don – ou l’analyse consiste-t-elle à intégrer ces dessins dans un discours qui appartient à l’enfant ?

z. L’enfant représente les humains par des croix. Pourquoi les vivants sont-ils représentés par quelque chose qui désigne leur effacement jusque dans la mort ? (Le père de Sammy est juif, mais l’enfant n’est jamais replacé dans son histoire.)

39

5. « Il y a un pénis qui a été oublié dans votre vagin.

40

— Non, lui répond l’analyste, je n’ai pas pris ton pénis. »

41

l’analyste entend comme un rapport du sujet à l’Autre, faussant ainsi le style de son intervention. Cf. J. Lacan, Du traitement possible de la psychose, Écrits, p. 549.) « Cela bouillait toujours, nous dit Sammy, le soleil approchait, approchait ; bientôt, tout n’était que mort, rien que la terre continuait à tourner toute seule. Tout n’était que mort. Rien que la terre qui brûlait et les eaux qui bouillaient. Et la terre devint de plus en plus petite, jusqu’à boum, boum, boum. La terre tamponna le soleil et éclata avec une explosion terrible. Il ne restait rien de vivant. Ce qui restait de la terre venait maintenant du soleil, rien que des cendres. Et ceci fut la fin de la terre. Et autour du soleil, il n’y avait maintenant que huit planètes au Heu de neuf. Ce qui était arrivé à la terre était très triste. Il n’y avait qu’un tout petit peu de musique. Même le visage magique était mort… » A mes questions, dit l’auteur, il répond : « Vous voulez trop en savoir. Que feriez-vous si la terre explosait vraiment ? » Il refuse de dire, ajoute l’analyste, ce qu’il pense que lui ou moi ferions dans une telle situation. (Or Sammy, même en disant vous, ne s’adressait pas à l’Autre, mais bien à l’autre.)

42

Le médecin se satisfait d’un rapport au réel qui par moments apparaît comme une auto-justification.

43

Suivant en cela Lacan.

44

U faut se garder d’interpréter à un niveau génital un matériel oral, car on renforce alors les défenses du sujet, ce qui s’est passé dans le cas de Sammy.

45

Le fantasme est une histoire bien précise qui ne peut sortir que de l’angoisse et implique pour le sujet une menace venant de l’Autre, doublée d’un danger d’atteinte corporelle.

46

C’est-à-dire quitter le discours impersonnel pour devenir le sujet d’un discours.

47

E. Buxbaum, Technique of child therapy, Psychoanalytic Study of the child, vol. IX.

48

Le lien fantasmatique inconscient de la mère à l’enfant est clairement entrevu, mais n’est pas exploité dans la cure. Il n’est pas tenu suffisamment compte de la parole maternelle (et de ce qu’elle implique comme sens dans des registres différents).

i. Dorothy Burlingham, Alice Goldberger, André Lussier, Simultamous « nalytit of mother and child, Psychoanalytic Study of the child, vol. X.

49

J. Lacan, Le désir et son interprétation, bulletin de Psychologie, janvier i960.

50

Science des Rêves, IV.

51

J. Lacan, L, a direction de la cure et les principes de son pouvoir, in Écrits, p. 585. « Cela veut dire qu’aux effets qui répondent chez un sujet à une demande déterminée, vont interférer ceux d’une position par rapport à l’autre (à l’autre, ici son semblable) qu’il soutient en tant que sujet. » Qu’il soutient en tant que sujet « veut dire que le langage lui permet de se considérer comme le machiniste, voire le metteur en scène de toute la capture imaginaire dont il ne serait autrement que la marionnette vivante ».

52

J. Lacan, « éminaire du ij mai 1959 (inédit).

53

Communication à la Scbwehçeriscbe Gtsellscbaft der psychotberapeuten für Kinder und Jugendlicbe, Zurich, 29 janvier 1966. Paru in Revue de psychologie et des sciences de l’Éducation, préface de A. De Waelhens, vol.I, n°4, Louvain, 1965-1966.

54

Selma Fraiberg, Clinical notes en the nature of transference, psychoanalytic Study of tbe tbild, vol. VI.

55

Dottie amène une suite de thèmes, dont celui de la sorcière : « Une méchante reine se débarrasse de son enfant, qui se sauve avec sa jumelle qui lui cause des ennuis. Les enfants s’enfuient, avec la reine à leur poursuite. Us trouvent finalement refuge auprès d’une vieille femme recevant beaucoup d’enfants… » interdit sexuel apparaît sous la forme suivante : « Un garçon et une fille marchent dans la forêt avec l’inscription « Ne touchez pas ». Us touchent et sont changés en statue. Un prince les sauve – mais la sorcière intervient à nouveau : en rentrant chez eux, les enfants voient des petites statues d’enfants changés en candy. Les enfants mangent le candy et la sorcière menace de les manger – elle se reprend, ne les mange pas, mais oblige les enfants à rester là pendant un an. Au bout de l’année les enfants jettent la sorcière au feu. » S. F. voit dans ce conte la confirmation qu’il s’agit bien d’elle-même. L’enfant, commençant à aborder les problèmes sexuels, cherchait à fuir l’analyse et avait demandé à son père pour combien de temps elle en aurait encore. Celui-ci avait répondu : « Pour un an. » L’enfant, ajoute S. F., semble craindre que quelque chose de terrible ne lui arrive si l’analyste est au courant de ses jeux sexuels.

56

Le danger apparent de meurtre cache en fait un danger de suicide chez le parent.

57

Signifiant (unité du code) : Terme emprunté à de Saussure dans une conception où Ton tient l’inconscient pour hostiructuré comme un langage (Lacan). Un aspect du discours inconscient (comme Freud Fa souligné) veut que ce soit en fonction de lois précises qu’apparaissent dans le discours du sujet les effets des mécanismes de déplacement (Verscbiebung) et de condensation (Verdicbtung). Tout un jeu du sens et de la lettre est livré au niveau du discours inconscient. Les associations d’idées se font selon une double voie, la voie littérale, dite « signifiante », et la voie du sens, dite significative (cf. J. Laplanche et S. Leclaire, L’Inconscient, in Temps modernes, juillet 1961). Le mécanisme de condensation est le résultat de la substitution d’un signifiant à un autre signifiant (et il produit un effet métaphorique). Le déplacement marque au contraire la connexion d’un signifiant à un autre signifiant, et produit un effet métonymique. Dans le déroulement de toute analyse, apparaissent des « signifiants clés » (la mort, le phallus, le nom du père), etc.

58

Que représente pour elle le signifiant « enfant » et le signifiant « enfant malade » ?

59

Lorsque je fais référence à des cures personnelles, le diagnostic a toujours été établi par un, voire deux ou trois neuropsychiatres. Les enfants me sont « dressés par le.médecin en fonction du diagnostic établi.

60

Ce qui est extrait de l’objet partiel (nez, oreilles, intestins), c’est l’orifice en tant que tel, conçu comme le représentant de la fonction maternelle (c’est dans ce sens que je le dis symbole).

61

Pour Freud, ce qui est mis à jour, ce sont les paroles maternelles et le poids du non-dit sur une destinée, ainsi que la façon dont se constitue précocement chez l’Homme-aux-loups la forclusion de toute curiosité sexuelle (c’est-à-dire toute la position du sujet face au désir). L’Homme-aux-loups est pour sa vieille Nania le remplaçant d’un fils mort en bas âge. C’est en ressemblant à cet enfant mort qu’il se maintient dans son désir. Il se heurte à un père dépressif et à une mère préoccupée par ses douleurs abdominales : « Je ne peux plus vivre ainsi. » Il ne rencontre chez l’adulte aucun désir de vivre. Et il est désiré sans désirs par l’Autre. C’est entre 4 et 5 ans qu’il va se figer dans le non-désir.

62

La débilité mentale en quefiion, Appendice du présent volume. Léon isolé dans un non-sens à l’état pur ne peut matérialiser son émotion que dans un équivalent épileptique. Marqué par le drame maternel, il reste seul avec son image, en proie à la panique la plus totale, faute d’un Autre à qui se référer.

63

Traumatisme : Intervention dans le réel d’un événement pénible dont le surgissement absurde laisse le sujet dans l’impossibilité de dégager un sens sur un plan symbolique (métaphorique), faute d’être passé par les voies signifiantes (cf, D. Ferenczi : The psychic conséquences of a « caHration », in Furtber Contributions).

64

Dimension imaginaire : Le processus identificatoire étant inconscient, le sujet ne peut savoir à qui il s’identifie. Sa question sur ce qu’il est, c’est du lieu de l’Autre qu’il la pose. C’est le regard de l'Autre qui lui renvoie l’image de ce qu’il est. Il y a perte de repères identificatoires lorsque l’enfant ne peut se saisir dans le regard de l’Autre parce que le désir inconscient de l’Autre qui sous-tend ce regard est ressenti comme un désir de mort. Le sujet e§t dès lors en difficulté à pouvoir établir une relation imaginaire. C’est l’absence de la dimension imaginaire que nous retrouvons dans certaines formes de psychose.

65

Je veux dire que mon but n’est pas de normaliser la relation de l’enfant à ma personne, mais, pour ainsi dire, sa relation au langage.

66

Tabou anthropophagiqm : Si à l’étape œdipienne, il y a le tabou de l’inceste qui joue son rôle structurant dans l’évolution du sujet, avant l’Œdipe, le tabou anthropophagique (interdiction de parasitage) joue ce même rôle structurant. Cela implique d’ailleurs une référence implicite à un tiers, c’est-à-dire à la Loi du Père. Cette notion est capitale à mettre en lumière dans la conduite des cures de psychotiques.

67

l’impensable d’une naissance. Sophie se sent soit aimée comme manquant à la mère (et il lui est impossible d’être), ou bien elle existe mais risque l’exclusion (et ne peut se soutenir qu’au niveau de la fugue, de l’absence épileptique ou de la destruction radicale de tout ce qui l’entoure).

68

Cf. les cas d’Émile, Christiane, Sophie, Léon ainsi que l’étude faite sur les réactions des trois éducatrices à l’agressivité d’une enfant démente.

69

L’analyse déloge l’enfant de la place qu’il occupe dans le réel (il est, dans le réel, le fantasme maternel ; c’est ainsi qu’il bouche l’angoisse ou remplit le manque de la mère) et cela ne peut se faire qu’en aidant le parent pathogène à qui l’enfant est lié.

70

J. Lacan, séminaire du 10 juin 1959 (inédit).

71

Si les analystes de Joy et Dottie ont compris que le transfert supposait une opposition de l’imaginaire au réel, la conviction qu’il y a dans l’analyse un caractère adaptatif ne leur a pas permis de saisir ce qui était en jeu dans les plaintes de l’enfant et des parents. C’est la dimension symbolique d’une situation qui leur a échappé.

72

Ce que j’ai développé à propos des patents d’enfants en analyse.

73

Soit parce qu’il prend pour danger réel ce qui est fantasme (Dottie), soit parce qu’il ne comprend pas ce qui est en jeu chez le parent, provoquant ainsi dans le réel une interruption de cure, faute d’avoir, en parole, pu donner un sens à la résistance.

74

Freud appelait Fliess son autre lui-même et écrivait pour lui ce qu’il jugeait ne pouvoir destiner au public. Ce compagnon imaginaire s’imposait à lui dans ses écrits, il était l’allié et l’obstacle de ses travaux, témoin nécessaire et sans cesse discuté de sa propre psychanalyse – ceci jusqu’au jour où Freud émit l’hypothèse que l’obstacle ne se trouvait pas tant dans l’Autre réel qu’en lui-même. « Quelque chose venu des profondeurs abyssales de ma propre névrose s’est opposé à ce que j’avance encore dans la compréhension des névroses et tu y (tais, j’ignore pourquoi impliqué. L’impossibilité d’écrire qui m’affecte semble avoir pour but de gêner nos relation » » 7 juillet 1897).

75

C’est la place du désir que Lacan fait surgir au-delà des relations objectales.

76

Cf. l’étude de Faergeman, in Psychogetiic Psychoses, p. 34, Buttenvonhs, 1963.

77

E. Bleuler, Dementia Praecox oder Gruppe der Schi^ophrenien, Deuticke, Leipzig, 1911.

78

M. Bleuler, Bugen bleuler's conception of schi^ophrenia, an hiliorical sketch, Bull. Isaac Ray med., Libr 1 47 60 34. La position classique s’est en fait cristallisée autour des travaux de Lutz (Zürich) parus en 1937. Il distingue une forme de schizophrénie délirante à base organique, d’une forme de schizophrénie infantile authentique.

79

lions psychotiques de l’enfance, caractérisées pat une perturbation évolutive massive. 2°) Les états prépsychotiques ou prénévrotiques ; ces états sont vus comme des dysharmonies évolutives risquant de compromettre toute révolution du sujet. 3°) La schizophrénie précocement constituée en tant que démence précoce ; la position de ces auteurs va dans le sens des travaux de Heuyer dont les conceptions sont très proches de celles de Lutz (Zurich, 1937)

80

J. L. Lang, L’abord psychanalytique des psychoses chez V enfant, in La Psychanalyse, n° 4, P.U.F. L’auteur s’est interrogé sur la validité des explications données pour cerner le fait schizophrénique. Ne pourrions-nous, dit-il, concevoir la Structure paranoïaque, comme répondant très exactement au caractère aliénant de la phase du miroir, la structure schizophrénique comme caractérisant un conflit permanent entre un moi tyrannique et un je en puissance ? La structure cyclophrénique représenterait, d’après Lang, un conflit déjà plus évolué à un moment où le je recule périodiquement vers le moi aliénant sous la pression d’un sur-moi naissant résolvant à l’inverse du névrosé son conflit d’angoisse. Il se demande si le déséquilibre psychopathique ne serait pas la résultante des déformations du moi imaginaire au moment où tente de s’instaurer le je. Dans ce travail, l’auteur reproche aux analystes de ramener leur technique à une forme de psycho-pédagogie.

81

Laing et Emerson, Sanity, madness and tbe family, Taviock, 1964. Dans la famille Abbotts (la jeune fille a été hospitalisée pendant dix ans pour schizophrénie paranoïde) les entretiens donnent ce qui suit : « La jeune fille situe l’origine de ses difficultés à l’âge de 8 ans. Ceci est démenti par les parents :

82

Cf. Piera Aulagnier, Remarques sur la flrufiure psychotique, in La Psychanalyse, n° 8, P.U.F.

83

Position schizo-paranoîde dans les trois premiers mois de la vie. Position dépressive à une phase ultérieure.

84

Cf. J. Lacan, Les complexes familiaux dans la formation de l’individu, tome VIII de 1’ ‘Encyclopédie française sur La vie mentale.

85

L’enfant ne pouvait se supporter dans le miroir, puisque le sens du spectacle de lui vu par un autre, le renvoyait aux vœux de mort de l’adulte.

Plus-value phallique : L’enfant réel symbolise pour la mère le phallus. Dans son évolution, l’enfant doit prendre à son compte le phallus, mais ceci n’est possible qu’à partir du moment où il a acquis une image spéculaire de lui-même. Il faut que la mère puisse se saisir comme lieu de manque pour que l’enfant se réalise indépendamment d’elle (qu’il devienne la « plus-value phallique » et non le phallus de la mère).

86

Le délirant respecte les lois du langage. Le schizophrène use d’un langage perturbé.

87

Les mots soulignés sont les mots prononcés sur une note grave.

88

Il n’eél pas coupé du corps maternel et la réalité n’est pas coupée de son corps à lui.

89

2. Touchant à la sévérité sur-moîque.

Cf. chapitre sur le transfert.

90

H. Rosenfeld, Notes on tbe psychoanalysis of tbe superego conflit in an acute ttbkppbrenicpatient, in New directions in Psychoanalysis, igj5.

91

M. A. Sechehaye, Psychothérapie des schizophrènes, P.U.F.

92

Développé par J. Lacan, in séminaire 1956-1957.

93

Développé par M. Safouan, Le phallus dans le rapport mire-infant (inédit).

94

L’interprétation correcte aurait d’ailleurs pu se faire sous la forme interrogative : « A qui veux-tu donner du plaisir ? »

95

André Green, L’objet (a) de J. Lacan, in Cahiers pour l’analyse, n°).

96

A. L. Stern, Qu’est-ce gui fait consulter pour un enfant f Journées d’études des centres psychopédagogiques, mai 1966.

97

Je ne déchiffre pas des enregistrements : je suis comme analyste à l’écoute d’un drame. Les propos recueillis portent la marque de mon écoute, c’est-à-dire de la façon dont j’ai pu supporter d’être interpellée à travers la déchirure du discours de l’Autre.

98

E. Bleuler, Dementia pratcox or tbi group of ttbrçpphrmias, International Universities press, New York, 1966, p. 471.

99

Comme en témoignent les recherches entreprises sous la direction de Mme Aubry (par R. Bargues, A. L. Stern, G. Raimbault, etc.).

100

La parole du médecin est facilement déformée par la famille. Nous assistons alors aux effets produits par cette déformation.

101

La mère croit qu’il lui faut « donner » cette enfant, qu’elle se sent coupable d’avoir « repris » à ses propres parents.

102

L’enfant désigne ainsi les flocons de neige.

103

Appel muquant en fait le désarroi du père.

104

Ce terme est employé pour faire écho à la manière dont l’enfant se situe comme objet, au lieu même de la mère.

Le père est un haut fonctionnaire dans la Police.

105

Développé par P. Aulagnier, Sur le concept d’identification (inédit), cours à Sainte-Anne, service du Dr Daumezon, mars 1-964.

106

Cf. mon analyse des travaux de D. Burlingham et André Lussier.

107

Erik H. Erikson, Childbood and Society, Norton, 1963.

108

« Nous répétons que, quant à nous-mêmes, nous n’employons pas le terme schizophrénie pour indiquer quelque considération reconnaissable que nous penserions exister « dans » une personne. Toutefois, pour autant que le terme résume un ensemble de jugements cliniques portés par certaines personnes sur l’expérience et la conduite de certaines autres, nous conservons ce terme pour désigner cette série de jugements. Nous mettons entre parenthèses toute décision en ce qui concerne la validité ou les implications d’une telle série de jugements. » Cependant ces auteurs se placent dans une perspeétive différente (phénoménologique ou existentielle).

109

Ce que le sujet rencontre c’est le signifiant de l’Autre.

110

N’oublions pas qu’au sein de la psychose, l’arriération mentale avait à un moment sa place.

111

Lucien Malson, Les enfants sauvages, mythe et réalité, suivi de Ÿittor de l’Aveyron par Jean Itard, Collection 10-18.

112

Il s’agit d’une autre marionnette.

113

Cf. Lacan et le stade du miroir.

114

Jeu de mots sur Mme Mannoni.

115

Voir Maud Mannoni, Problèmes posés par la psychothérapie des dihiles, in Sauvegarde de l’enfance, janvier 1965.

116

Cf. Mtntal Hospitat.

117

Georges Amado, Douze ans de pratique médico-pédagogique, in La psychiatrie de l’enfant, vol. IV.

1. « Tel il sera avec ses collaborateurs, tels ceux-ci se montreront avec les enfants… tels seront les enfants entre eux, et tel sera chaque enfant avec lui-même… Si l’on veut que les enfants éprouvent une certaine sécurité dans un climat de compréhension, il est nécessaire que le personnel se sente lui-même assuré et qu’il ait l’impression que ses besoins essentiels sont compris. »

118

Il n’est pas rare dans les entretiens individuels avec l’analyste qu’un éducateur fasse spontanément le rapprochement entre les difficultés qu’un enfant soulève en lui, et sa propre problématique œdipienne abordée à travers le problème de la mort.

119

2. Maud Mannoni, cf. chap. II : Le transfert en psychanalyse d’enfants.

120

Certains enfants particulièrement réfractaires à toute scolarisation paraissent accessibles à une formation professionnelle précoce, elle ne peut malheureusement leur être donnée que de façon tout occasionnelle.

121

Dans une série de classes de perfectionnement de la région parisienne. Cf. thèse de Aida Vasquez, juin 1966, sur la Pédagogie infiitutiomuHe.

122

Cf. les différents numéros de la Revue de psychothérapie institutionnelle.

123

Laing et esterson, Sanity, madmss and tbt family, Taviock, 1964.

124

Extrait d’un article publié en commun avec M. Safouan dans un n° spécial de Recherches, septembre 1967 « Enfance aliénée » (travaux préparatoires à un colloque international sur les psychoses, Paris, octobre 1967). Notre expérience des éducateurs, nous la devons aux éducateurs eux-mêmes : Mmes Dubois, Marteau, Raynaud, Hamele ; M. Billiet et Brochard.

1. J. Danos, 6 octobre 1966, intervention au cours d’une réunion de travail consacrée à la pédagogie des psychotiques.

125

O. Mannoni, intervention à la réunion de travail d’octobre 1966 sur la pédagogie des psychotiques.

126

Cf. thèses de G. Michaud, Aymé, Racine, Colmin, etc.

127

Maud Mannoni, Bilan en E. M. P., in n° spécial de la revue de neuropsychiatrie infantile, appendice 2 du présent volume.

128

C’est là que réside l’intérêt de l’apport de techniques éducatives comme celles de Freinet, étudiées et appliquées notamment par F. Oury, Aida Vasquez (thèse sur la Pédagogie institutionnelle, juin 1966). Consulter aussi vers une pédagogie institutionelle, Maspero, janvier 1967.

129

Jean Oury, intervention à une réunion de travail sur les problèmes institutionnels, Ier décembre 1966.

130

Ginette Michaud, intervention à une réunion du 1er décembre 1966 sur les problèmes institutionnels.

1. O. Mannoni, Itard et son saunage, in les Temps Modernes, octobre 1965.

131

Je remercie Marie-Antoinette Poisson d’avoir bien voulu se charger de la confection de l’index.