XIV. « Âmes examinées » ; leur destinée. – Vicissitudes personnelles, suite

[191] En dehors des événements rapportés au chapitre précédent, [supra], il se produisit encore au ciel certains changements dans la conjoncture, les uns à la même date, les autres un an ou deux après ; changements qui, pour être d’importance mineure en eux-mêmes, doivent toutefois être évoqués brièvement, ne serait-ce que pour être complet. Il s’agissait essentiellement du sort qui allait échoir aux « âmes examinées ». Comme je l’ai déjà dit, il se fit que, pendant tout un temps, celles-ci, du fait du processus de fractionnement, furent en foule. Une partie importante d’entre elles ne s’occupait pratiquement à rien d’autre qu’à participer aux « mouvements tournants », manœuvre imaginée par l’âme Flechsig, ou du moins par l’un de ses avatars majeurs, et dont le principe consistait à venir attaquer les rayons divins par derrière, s’approchant sans avoir l’air de rien, puis forçant ces derniers à se rendre. L’image de ce manège demeure encore en mon souvenir dans toute sa clarté ; il me faut renoncer à en rendre compte de façon plus précise avec des mots ; je ne suis d’ailleurs plus à même de dire avec certitude si tout cela se passait avant ou après l’époque de l’arrimage aux terres.

Quoi qu’il en soit, le grand nombre des âmes examinées avait fini par importuner la toute-puissance même de Dieu. De surcroît, après que pour ma part j’eus réussi à attirer à bas un nombre déjà assez considérable de ces âmes, la toute-puissance même de [192] Dieu orchestra dans leurs rangs une vaste razzia, en suite de quoi, depuis lors, l’âme Flechsig ne persista plus que sous une forme ou deux, tandis que l’âme von W. ne se maintenait, elle, que sous une forme unique. Cette dernière devait plus tard renoncer pour ainsi dire d’elle-même à l’arrimage ; elle s’acharna encore après moi pendant un temps – un an à peu près –, se tenant essentiellement dans ma bouche et dans mes yeux, ne me dérangeant d’ailleurs guère – à dire vrai, elle contribuait plutôt à m’apporter un certain divertissement, dans la mesure où j’entretenais avec elle une sorte d’échange d’idées, échange à l’occasion de quoi je faisais presque constamment figure de dispensateur et elle, figure d’obligé. Je me souviens encore, non sans amusement, de l’effet cocasse que me faisait cette âme qui avait fini par devenir totalement écervelée, réduite qu’elle était aux seules perceptions oculaires, et qui se mettait à chercher avec moi, c’est-à-dire à se servir de mes propres yeux en même temps que moi83 dès que je m’occupais de repérer un objet quelconque à proximité.

Au cours de l’année 1897, et d’une façon qui me fut insensible, l’âme von W. finit par disparaître complètement. Je m’étais à ce point habitué à sa société que, pendant tout un temps, je ne fis même plus attention à sa présence, et lorsque soudain un beau jour je me rendis compte de sa disparition, je me pris, pour lui rendre ce dernier hommage à l’occasion de son trépas, à jouer au piano la marche funèbre de l’Eroïca de Beethoven.

L’âme Flechsig, elle, subsiste toujours, misérable reliquat (arrimé quelque part) ; mais, ainsi que j’ai de bonnes raisons de le supposer, elle a perdu depuis longtemps toute intelligence supérieure ; elle en est arrivée à être complètement dépourvue de cervelle, de sorte que cette existence céleste qu’elle avait arrachée de haute lutte envers et contre la toute-puissance de Dieu, on peut douter qu’elle en puisse jamais tirer la moindre satisfaction – une confirmation de plus, et [193] des plus éclatantes, de l’ordre de l’univers, qui veut que rien de ce qui a été créé pour y attenter ne puisse se maintenir bien longtemps.

Ainsi, et à une exception près, mineure, disparurent depuis lors de la scène, sans avoir reparu à ce jour, les « âmes examinées » d’antan. Au moment précis où j’évoque le fait, je ne puis m’empêcher d’apporter encore quelques indications à propos des noms, étranges assurément à bien des égards, dont certaines d’entre elles furent affublées jusqu’à leur disparition. Si pour le lecteur tout cela ne présente probablement qu’un intérêt relatif, j’attache, quant à moi, du prix à ce que ces dénominations restent gravées dans ma mémoire et à ce que soient conservés vivaces à mon esprit les souvenirs de terreur et d’épouvante qui pour moi s’y rattachent.

L’opposition constituée par les fractions de l’âme Flechsig et de l’âme von W. et celles de leurs partisans (« Va-de-l’avant », etc.), se donna longtemps le nom global de parti du « Et alors ». Cette dénomination passablement inepte venait de ceci que, chaque fois qu’on posait la question de savoir comment toute cette « maudite histoire » allait finir (qu’il se fût agi d’une cause fondamentalement perdue, cela la toute-puissance divine paraissait d’ailleurs en être au moins clairement avertie), l’âme Flechsig avait accoutumé de répondre par un invariable « Et alors » persifleur et je-m’en-foutiste. Voilà encore une réponse hautement spécifique du caractère des âmes, car, par nature, les âmes ne connaissent pas le souci de l’avenir et s’en tiennent à la jouissance du moment. Transposé pour le commun des mortels, le « Et alors » de Flechsig voudrait donc dire quelque chose comme : « Du diable si je me soucie de l’avenir, alors que pour l’heure tout va bien pour moi. » Lorsqu’à la fin il ne resta plus que deux parties d’âme Flechsig, la fraction la plus lointaine prit le nom de « Flechsig postérieur », tandis que la plus proche, dont l’intelligence avait depuis un bon moment singulièrement décliné, conserva le nom de « Parti du Et alors ».

[194] S’agissant des parties d’âme von W., on a déjà fait allusion au « Von W. – pourriture-du-bas-ventre » ; ce dernier avait les nerfs les plus impurs assurément et de ce fait il témoignait à mon égard des dispositions les plus abjectes, tandis qu’il faisait montre dans le même temps à l’endroit de la toute-puissance de Dieu d’une insolence ingénue, qui se traduisait par certaines expressions classiques ne cadrant ni avec le mètre des vibrations modulées par mes nerfs ni avec les habitudes des rayons : « Ce n’est en quelque sorte plus supportable », « Veuillez me permettre », etc. (ceci lorsqu’il allait être expulsé de sa place). Il se tenait dans ma chambre à coucher, cependant que j’étais au lit, directement apparent, collé contre le mur d’en face. Pour ce qui est de la vulgarité du sentiment, le von W. dit « de midi » n’avait rien à lui envier, qui portait ce nom pour être réputé préparer les repas, notamment le repas de midi. C’est par un caractère tant soit plus décent et quasiment sensé, bien que par moment passablement versatile, que se signalaient deux autres des figures de l’âme von W. : le von W. « Assurément » et le von W. « Ah ! fichtre ! », ainsi nommés en raison des expressions qui leur étaient respectivement coutumières à l’un et à l’autre. L’expression « Ah ! fichtre ! » était, quant à elle, un reste de la langue fondamentale, dans laquelle les mots « Ah ! fichtre, c’est difficile à dire » venaient chaque fois que les âmes avaient pris conscience d’un phénomène incompatible avec l’ordre de l’univers ; par exemple : « Ah ! fichtre, il est bien difficile de dire que le bon Dieu se fait enc… »

Très menaçante pour moi fut pendant longtemps une certaine très petite partie de l’âme von W., qui tirait son nom de « von W.-au-fouet » d’un miracle dont elle avait l’exclusivité. Elle balançait dans mon crâne un petit fouet, ce qui y amenait de très sévères dégradations, et m’occasionnait parfois également des douleurs assez sensibles.

Lors de mon séjour dans l’établissement du docteur Pierson (la « cuisine du diable »), il existait encore une autre figure de l’âme von W. dont procédaient certainement à l’origine certains de mes nerfs, car elle était dite « petit von W.-Schreber ». Elle était de toutes la plus débonnaire ; son pouvoir miraculeux amenait certaines « gouttes d’or » – miracle par ailleurs uniquement pratiqué par la toute-puissance de Dieu et à l’occasion duquel je pouvais clairement sentir qu’un liquide, une sorte de baume, était versé sur les parties blessées de ma tête, les cranioles, etc. de sorte qu’il en résultait un effet curatif immédiatement apaisant.

Après le revirement évoqué au chapitre XIII, [supra], mon existence se déroula moins uniformément que pendant ma période de totale immobilité, mais néanmoins, comme cela va de soi s’agissant d’un séjour dans une maison de santé, elle présentait toujours relativement peu de diversité. Comme par le passé, j’occupais une grande partie de mon temps au piano et à jouer aux échecs ; ma collection de partitions s’enrichissait grâce aux présents que me faisaient mes proches, et devenait de plus en plus considérable.

N’ayant eu tout d’abord à ma disposition que quelques crayons de couleur, auxquels vinrent par la suite s’adjoindre quelques autres menus objets d’écriture, je m’étais mis à jeter sur le papier quelques notes ; ce dont je disposais pour ce faire était si misérable que je considérai longtemps une simple gomme à effacer comme un véritable trésor. Ces notes consistèrent d’abord en la transcription sans ordre de quelques idées et de quelques mots-repères ; plus tard – à partir de l’année 1897 –, je me mis à tenir un véritable journal en ordre, dans lequel je consignai toutes mes impressions ; avant cette date – c’était encore le cas en 1896 –, je devais me contenter de pauvres notules dans un petit agenda. Simultanément, je faisais déjà mes premiers essais d’un brouillon pour mes futurs Mémoires dont j’avais déjà conçu le plan. Tout cela se trouve dans un cahier brun intitulé Ma vie, et m’a été d’un grand secours dans l’élaboration des présents [196] Mémoires. Celui qui s’intéresserait de plus près à ce brouillon – sténographié –, y trouvera bien d’autres développements que je n’ai pas repris dans mes Mémoires, et qui pourront donner au lecteur l’indication de ce que le contenu des révélations que j’ai eues a été infiniment plus riche que ce que j’ai pu en présenter dans le cadre limité de ces Mémoires. Enfin, depuis l’automne 1897, j’ai consigné dans les carnets B, C et I, spécialement destinés à cet effet, des considérations ou petites études dont j’ai déjà fait état dans la note 61g'.

Depuis le début (et parfois aujourd’hui encore), j’avais éprouvé les plus grandes difficultés à prendre mes repas – jusqu’à Pâques de cette année, je les pris dans ma chambre. Nul ne peut avoir idée des obstacles que j’avais à combattre ; pendant que je mangeais, ma bouche était la cible de miracles incessants ; c’est ainsi que me harcelait sans relâche la question : « Pourquoi ne le dites-vous pas (tout haut) ?… », alors qu’il est parfaitement impossible à qui que ce soit de parler tout haut la bouche pleine. Mes dents étaient également grandement menacées ; il arrivait souvent que, par fait de miracle, quelques-unes de mes dents vinssent à casser alors que j’étais en train de manger. On m’appliquait souvent pendant les repas le miracle de morsure de la langue. Mes poils de moustache étaient régulièrement introduits par voie de miracle dans ma bouche pendant que je mangeais, en sorte qu’en août 1896, je dus me décider, n’eût-ce été que pour cette unique raison, à me faire raser la moustache complètement. Cette suppression de ma moustache fut toutefois motivée par bien d’autres raisons, qui durent l’emporter sur le déplaisir que me procurait – et que continue à me procurer – la vue, pendant la journée, de mon visage glabre. Compte tenu de l’état de choses qui a été exposé au chapitre XIII, [supra], il me faut – du moins la nuit – produire l’effet d’un être féminin, et naturellement une moustache eût mis à cette fiction un obstacle quasi insurmontable. Tant que j’ai mangé seul, il m’a presque toujours fallu, au beau milieu des repas, aller jouer du piano ou me mettre à lire, car en effet il m’était imposé par le Dieu qui est loin84, de devoir, même à ce moment-là, produire la preuve de l’intégrité de mes facultés intellectuelles ; au cas où je m’y serais [197] refusé, je n’avais pratiquement pour recours que de manger debout ou de tourner en rond.

Mes nuits, comme je l’ai dit, je les passais – ici aussi j’anticipe un peu – non pas dans la chambre qu’on m’avait attribuée avec son salon particulier attenant, mais dans l’une ou l’autre des cellules destinées aux déments, au rez-de-chaussée et au premier étage de l’aile ronde, et cela pendant deux ans et demi, de mai 1896 à décembre 1898. En fait, les raisons d’une pareille mesure me demeurent, aujourd’hui encore, impénétrables. Certes, il y eut des éclats, dans les premières années de mon séjour ici, entre les autres patients et moi-même, et quelquefois aussi des voies de fait de ma part sur des infirmiers. J’ai soigneusement noté chaque cas ; il y eut de dix à douze incidents, dont le dernier en date se produisit le 5 mars 1898 – d’ailleurs, dans mes heurts avec les autres patients, j’ai toujours été du côté de la victime.

[198] Sur les raisons profondes qui motivèrent ces scènes de brutalité, je trouverai plus loin l’occasion de m’étendre davantage. En tout cas, je trouve inadmissible que les médecins aient pu me considérer comme atteint de folie furieuse sur la base d’incidents au demeurant isolés, étant donné que, dans le même temps, ils avaient toute latitude pour constater que pendant la journée, que ce soit au piano, aux échecs, ou plus tard à la lecture de livres et de journaux, je m’occupais toujours dignement, tranquillement, d’une façon entièrement en rapport avec mon niveau de culture. Il a pu m’arriver une fois ou l’autre de parler tout haut pendant la nuit – ce à quoi j’étais parfois contraint pour les raisons qui ont été indiquées note 46, [supra, il doit plutôt s’agit de la note précédente, la 45 dans le manuscrit] —; il serait donc fort possible que des malades qui dormaient dans des chambres donnant sur le même couloir que moi se soient plaints. Mais, là non plus, il ne s’agissait nullement de tapage nocturne caractérisé ; de toute façon, du tapage nocturne, il y en avait toutes les nuits ou quasiment ; il n’était donc pas rare que j’eusse à supporter la réciproque de la part des autres patients, encore que ma chambre fût relativement isolée.

Ainsi me faut-il bien qualifier de mesure tout à fait exorbitante qu’à l’exception de quelques nuits, il m’ait fallu dormir deux ans et demi durant dans des cellules pour fous furieux où, en dehors d’un lit de fer, de la literie et d’un bourdalou, je ne disposais d’aucun objet personnel ; de surcroît, ces cellules étaient plongées dans une obscurité totale au moyen de lourds volets de bois. Je le répète, loin de moi l’idée de récriminer sur le passé il m’est permis simplement de supposer qu’une certaine force d’inertie a pesé, qui fit se prolonger un état de choses intolérable sans qu’on pense à s’interroger sur le point de savoir si les raisons qui avaient motivé son instauration persistaient [199] toujours réellement.

Je crois pouvoir affirmer tranquillement que rien d’approchant, même de loin, n’a été infligé à aucun des patients de l’établissement. Certes, il arrive dans des cas de folie furieuse périodique qu’on enferme certains patients dans des cellules, mais autant que je sache ils n’y restent tout au plus que quelques semaines. Aussi éloignée que soit de mes intentions l’idée de donner à la présentation qui va suivre un ton quelconque d’acrimonie personnelle, il est nécessaire, pour avoir un tableau complet de l’histoire de mes souffrances, de décrire celles, indicibles, que constituèrent mes passages en cellule.

Comme cela ressort de ce qui a été dit précédemment, mon sommeil dépend exclusivement des configurations de la conjoncture céleste : dès que Dieu se retire trop loin, ce qui, en règle, se produit à intervalles réguliers pour la demi-journée ou pour quelques heures, le sommeil devient pour moi purement et simplement impossible. Quand, dès lors, il me faut rester éveillé, le papotage insane des voix engendre dans ma tête des tortures spirituelles véritablement intolérables, à quoi s’ajoutent, depuis plus d’un an déjà, et avec plus ou moins d’intensité, les accès de hurlement sur lesquels je reviendrai et qui se manifestent dans la mesure où je ne suis pas à chaque instant à même de donner au Dieu qui est loin et qui considère que je suis devenu fou, la preuve du contraire.

Comment aurais-je pu m’y prendre pour la lui donner, cette preuve, pendant ces nuits d’insomnie où non seulement la lumière m’était ôtée mais également le plus minime objet approprié à une occupation, quelle qu’elle soit ? Il était tout bonnement impossible de rester au lit, et la perspective de me déplacer à tâtons dans la cellule plongée dans l’obscurité, pieds nus – car on me retirait également mes pantoufles – et vêtu de ma seule chemise, m’était à charge au-delà de toute mesure, le froid en hiver étant très sensible ; et de plus, cela n’était pas de tout repos, car des miracles risquaient de me faire [200] cogner la tête à la voûte trop basse. Nécessité est mère d’invention et c’est ainsi que, pendant toutes ces années, j’essayais tous les expédients possibles pour passer le temps par n’importe quel moyen supportable. Bien souvent, j’ai fait pendant des heures des nœuds aux quatre coins de mon mouchoir pour ensuite les défaire, j’ai déclamé à voix haute, tantôt de mon lit, tantôt en tournant en rond, les souvenirs de mon existence, ou alors je comptais tout haut, notamment en français – car en effet, sans relâche était posée la question de savoir si je parlais les langues étrangères –, ou alors j’essayais de rendre au mieux telle ou telle de mes connaissances en histoire et en géographie – par exemple réciter tous les gouvernements russes et les départements français, etc. Naturellement c’était contre mon gré que je me décidais à parler tout haut, puisqu’il me fallait alors renoncer au sommeil, mais bien souvent je n’avais pas d’autre recours. Il m’était très pénible de n’avoir pas de montre et de manquer d’allumettes, car, lorsque je me réveillais la nuit après avoir dormi plus ou moins longtemps, je ne pouvais savoir l’heure qu’il était ni ce que je devais faire le reste de la nuit.

Lorsque, vers la fin de cette période d’incarcération, on renonça à fermer les volets, je pus me livrer à la contemplation du ciel et des étoiles85 et, grâce à une carte du ciel que j’étudiais avec grand soin pendant la journée, j’arrivai à déterminer relativement facilement les heures de la nuit à la façon des peuples des premiers âges. À l’époque où les volets étaient fermés, je tambourinais parfois dessus avec les poings, au point de me blesser aux mains ; une fois je réussis à faire s’écrouler un des volets qu’un miracle avait déjà déverrouillé, de sorte que la traverse supérieure me fut miraculée sur la tête, et que ma [201] tête et ma poitrine furent inondées de sang. La situation s’améliora quelque peu les derniers temps de mes passages en cellule, grâce au fait que, chaque fois, j’emportais avec moi une petite boîte en fer blanc où je serrais quelques menus objets : crayons, pocket-chess boardh', etc., avec lesquels, dès le lever du jour, du moins l’été, je pouvais m’occuper quelque peu. Ainsi, pendant deux ans et demi, comme je l’ai dit, j’ai enduré cette condition pour la raison unique qu’on n’avait pas su reconnaître une situation d’ordre surnaturel.