Post-scriptum

Il existe un stade dans le développement des êtres humains qui se situerait avant l’apparition de l’objectivité et de la perceptibilité. On peut dire qu’au point de départ théorique le bébé vit dans un monde subjectif ou conceptuel. L’évolution de ce stade primaire à celui où la perception objective devient possible n’est pas qu’une question de processus de croissance inhérent ou héréditaire, mais exige un apport minimum de l’environnement. Cette évolution relève du vaste thème concernant le parcours qui conduira progressivement l’individu de la dépendance à l’indépendance.

Cet écart conception-perception nous fournit un riche matériel d’étude. Je fais l’hypothèse d’un paradoxe essentiel, que nous devons accepter et qui n’est pas destiné à être résolu. Ce paradoxe fondamental dans ce concept, il nous faut l’autoriser et l’autoriser pendant toute la période où des soins sont prodigués à l’enfant.