18. Le contre-transfert82 (1960)

Ce que je désire exprimer peut l’être brièvement.

Je suis d’avis qu’il serait temps de revenir à une utilisation du terme contre-transfert qui corresponde à son emploi original. Nous pouvons certes employer les mots à notre guise, surtout des mots artificiels tels que contre-transfert, ce qui n’est pas le cas pour un terme comme self qui, de par sa nature, dépasse notre connaissance, peut nous utiliser et être notre maître. Nous pouvons, par contre, asservir le terme contre-transfert ; en parcourant les écrits scientifiques, j’ai tout lieu de penser qu’il est en danger de perdre son vrai sens.

Il existe maintenant, autour de ce terme, toute une littérature que j’ai essayé d’étudier. Dans mon article : « La haine dans le contre-transfert », 1947 (qui concerne principalement la haine), j’écrivais que le terme de contre-transfert peut servir, entre autres, à décrire « la déviation des sentiments contre-transférentiels, et des relations établies et identifications, qui sont refoulées chez l’analyste. Dans ce cas, tout ce que l’on peut dire, c’est que l’analyste a besoin de poursuivre son analyse… »

Pour les besoins de l’article en question, je donnais alors deux autres significations possibles de ce terme.

Il est évident qu’une discussion basée sur les failles des analyses personnelles de l’analyste offre peu d’intérêt. En un sens, cela clôt le débat.

La signification du mot contre-transfert peut cependant être élargie ; c’est ce que nous avons fait d’un commun accord pour que nous puissions avoir l’occasion d’examiner notre travail d’un œil neuf. Je reviendrai toutefois à l’idée que j’ai exprimée plus haut, mais il me faut tout d’abord commenter une remarque faite par Michael Fordham au début de son article où il cite Jung, lequel proteste contre l’idée que le transfert est le produit de la technique psychanalytique. Jung met l’accent sur l’aspect général, transpersonnel ou social du phénomène. Mis à part le fait que je ne connais pas la signification du mot « transpersonnel », je crois que la confusion pourrait provenir ici d’une déformation de l’emploi du terme transfert tel qu’il fut, je crois, créé par Freud. La caractéristique de la technique psychanalytique est l’emploi du transfert et de la névrose de transfert. Le transfert n’est pas seulement une question de rapport ou de relations. Il concerne la manifestation répétée, dans l’analyse, d’un phénomène très subjectif. La psychanalyse est, en grande partie, la mise en place des conditions nécessaires au développement de ces phénomènes et à leur interprétation au moment voulu. L’interprétation établit un rapport entre le phénomène spécifique du transfert et une parcelle de la réalité psychique du patient et, dans certains cas, cela signifie parallèlement qu’elle le rattache à un fragment de la vie passée du patient.

Suivant un exemple classique, un malade en vient graduellement à exprimer des soupçons et de la haine dans sa relation avec l’analyste et on peut y voir une corrélation avec le risque de rencontrer un autre malade ou les interruptions causées par les week-ends et les vacances. Au moment voulu, une interprétation éclaire le sens de cette attitude non pas en fonction du présent, mais de la structure dynamique de la personnalité du patient. Ce travail effectué, le malade abandonne la névrose de transfert et commence à en élaborer une autre. (Souvent le travail ne s’effectue pas aussi clairement ; cet exemple pourrait cependant constituer, à des fins didactiques, une description juste d’un principe de base.)

Michael Fordham a donné un bon exemple de cette situation chez une patiente qui posait des questions. Elle lui dit un jour :

« Vous êtes comme mon père, vous ne répondez jamais aux questions. » Ainsi le malade fournit souvent des indices, ce qui permet à l’analyste d’interpréter utilement. Dans ce cas, cependant, une parcelle petite (mais importante) de l’interprétation fut fournie par la patiente et nul doute que l’analyste n’ait alors été capable de l’englober dans une interprétation plus complète.

Il est nécessaire que je m’étende un peu sur ce sujet parce que si nous ne sommes pas d’accord sur le terme transfert, il devient alors impossible d’étudier le contre-transfert.

A propos, puis-je me permettre de rappeler au Dr Fordham que quelques-uns des termes qu’il utilise n’ont pas de sens pour moi parce qu’ils appartiennent au jargon de Jung. (A son tour, il pourra m’indiquer lesquels ne lui conviennent pas chez moi.) Je citerai : transpersonnel, inconscient transpersonnel, idéal analytique transpersonnel, archétypique, les composantes contra-sexuelles de la psyché, les termes animus et anima et l’assemblage animus-anima.

C’est une langue que je n’entends pas. Pour quelques-uns ici, ce sont des mots familiers, mais pour les autres ils n’ont pas de signification précise.

Il nous faut également faire attention à l’emploi de termes tels que le moi, l’inconscient, de mots comme illusoire, syntonique (réagir de façon syntonique), analyse, etc., qui sont utilisés dans des sens différents suivant les groupes de chercheurs.

Je peux maintenant revenir sur le sujet des phénomènes de transfert et de contre-transfert et étudier ce qui se passe généralement dans la vie professionnelle. Et la vie professionnelle n’est-elle pas tout à fait différente de la vie ordinaire ?

Tout cela remonte à Hippocrate. C’est peut-être lui qui a posé les fondements d’une attitude professionnelle. Le serment du médecin fait apparaître l’homme ou la femme de la vie courante sous un aspect idéalisé. C’est pourtant ce que nous sommes dans notre vie professionnelle. Dans le serment est incluse la promesse que nous ne commettrons pas l’adultère avec notre malade. On ne saurait mieux reconnaître ainsi l’un des aspects du transfert, le besoin du patient d’idéaliser le docteur, de tomber amoureux de lui, de rêver.

Freud admettait dans la relation professionnelle toute une gamme de phénomènes subjectifs. L’analyse de l’analyste était, en fait, la reconnaissance que l’analyste est sous tension lorsqu’il adopte une attitude professionnelle. C’est à dessein que je m’exprime ainsi. Je ne dis pas que l’analyse de l’analyste doit le débarrasser d’une névrose ; elle doit accroître la stabilité de son caractère et mûrir sa personnalité – éléments qui forment la base de son travail professionnel et de son aptitude à entretenir une relation professionnelle.

Bien entendu, une attitude professionnelle peut s’édifier sur une base de défenses, d’inhibitions, de discipline obsessionnelle et je suis d’avis que c’est dans ce cas que le psychothérapeute est particulièrement sous tension parce que toute structuration de ses défenses du moi diminue son aptitude à faire face à la situation nouvelle. Le psychothérapeute (le psychanalyste ou l’analyste jungien) doit rester vulnérable tout en sachant conserver, au cours de ses heures de travail, une attitude professionnelle. Je suppose qu’il est plus facile de rencontrer un analyste à l’attitude professionnelle sans défaut qu’un analyste qui (tout en faisant preuve des mêmes qualités) a su conserver la vulnérabilité qui va de pair avec une organisation défensive souple (Fordham parle de la même idée dans son langage propre).

Les phénomènes de transfert sont utilisés bien plus complètement en psychanalyse que dans le travail social, par exemple ; ce qui donne à l’analyste un avantage thérapeutique sur le travailleur social. Il ne faut pas négliger cependant les avantages propres au travailleur social qui, praticien du « service individuel », est dans une meilleure position en utilisant les fonctions du moi du patient pour faire le rapport entre les besoins du moi de l’individu et ce que la société lui offre. En tant qu’analystes, nous sommes souvent gênés par cette situation, qui n’est pas de notre ressort.

Dans l’analyse, la névrose de transfert dérive du ça de façon caractéristique. Dans le travail social, il peut arriver que l’assistante sociale s’entende dire : « Vous me rappelez ma mère. » Elle n’a rien à faire à ce propos, sinon à y croire. Dans l’analyse, des indices apparaîtront à l’analyste si bien qu’il pourra interpréter non seulement le transfert de sentiment de la mère sur lui, mais aussi les éléments inconscients instinctuels sous-jacents, les conflits qui surgissent, les défenses qui s’organisent. De cette façon, l’inconscient commence à avoir un équivalent conscient, à devenir un processus vivant qui met en scène des personnes, à constituer un phénomène acceptable pour le patient.

Il est certain que le malade est confronté avec l’attitude professionnelle de l’analyste et non avec l’homme ou la femme inconstant que nous pouvons être dans la vie privée.

Je tiens à bien souligner cette observation malgré le fait que je serai amené, plus loin, à modifier ce que j’exprime.

Ce que je veux dire, c’est que l’analyste à l’œuvre se trouve dans un état particulier, c’est-à-dire que son attitude est professionnelle. Le travail est accompli dans la situation professionnelle. Dans ce cadre, nous supposons que l’analyste est libéré de désordres caractériels et personnels tels que la relation professionnelle ne pourrait être maintenue, ou seulement au prix de l’élaboration de défenses excessives.

L’attitude professionnelle est comparable au symbolisme en ce sens qu’elle suppose une distance entre l’analyste et le patient. Le symbole est dans la distance entre l’objet subjectif et l’objet qui est perçu objectivement.

On verra ici que je ne suis pas d’accord avec une déclaration de Fordham (bien qu’un peu plus loin il se trouvera que mes vues rejoindront les siennes). La déclaration avec laquelle je ne suis pas d’accord est la suivante : « Il (Jung) compare la relation analytique à une interaction chimique et il ajoute que le traitement ne peut “en aucune façon… être autre chose que le produit d’une influence réciproque dans laquelle toute la personnalité du thérapeute joue un rôle aussi bien que celle du patient”. » Plus loin, il insiste sur l’inutilité pour l’analyste d’ériger des défenses de nature professionnelle contre l’influence du patient et il ajoute : « Ce faisant, il se refuse l’emploi d’un élément d’information très important. »

J’aimerais mieux qu’on sache que, pour moi, entre le patient et l’analyste il y a l’attitude professionnelle de l’analyste, sa technique, le travail qu’il effectue avec ses facultés intellectuelles.

Je n’ai pas peur de le dire parce que je ne suis pas un intellectuel et, en fait, personnellement, je travaille surtout à partir du moi corporel, si je puis m’exprimer ainsi. Je considère cependant que je fournis dans mon travail analytique un effort mental, aisé, mais conscient. Des idées me viennent, des sentiments apparaissent ; ils sont étudiés et passés au crible avant qu’une interprétation ne soit faite. Cela ne signifie pas que les sentiments n’entrent pas en ligne de compte. Il se peut aussi que je souffre de l’estomac, ce qui n’affecte généralement pas mes interprétations, ou que je sois quelque peu stimulé, soit érotiquement, soit agressivement, par une idée évoquée par le patient, mais là encore ce fait n’affecte généralement pas mon travail d’interprétation, ce que je dis, comment je le dis et le moment où je le dis.

Pendant l’heure de consultation, l’analyste est objectif, d’humeur égale. Il n’agit pas en tant que sauveur, professeur, allié ou moraliste. A cet égard, l’analyse personnelle de l’analyste a eu pour effet de fortifier son propre moi si bien qu’il peut rester impliqué professionnellement sans que cela lui coûte un trop grand effort.

Dans la mesure où tout ce qui précède est juste, la signification du mot contre-transfert réside seulement dans les éléments névrotiques qui gênent l’attitude professionnelle et perturbent le cours du processus analytique tel qu’il est déterminé par le patient.

A mon avis, cette opinion n’est valable que dans les cas où le diagnostic relatif au patient répond à certaines données. Mon intention est maintenant de décrire les différents diagnostics qui, selon moi, modifient le problème et me font souhaiter tomber d’accord avec ce que je viens de réfuter. Nous parlerons maintenant du rôle de l’analyste, rôle qui doit forcément varier suivant le diagnostic du patient. Aucun des orateurs qui m’ont précédé n’a eu le temps d’examiner le problème du diagnostic : ils n’ont pu qu’y faire allusion, bien que Fordham ait cité Jung ainsi : « Il est clair cependant qu’il est persuadé que le patient peut avoir des effets désastreux sur l’analyste et entraîner ainsi chez ce dernier des manifestations pathologiques. D’après lui, ceci s’applique lors de traitements d’états à la limite de la schizophrénie », thème que Jung développe de façon intéressante.

C’est pourquoi je parlerai maintenant d’un point de vue différent, le changement provenant du fait que je me référerai au traitement de ces cas-limites pour lesquels le terme psychotique convient mieux que celui de névrotique. Mais la plupart des gens qui viennent à nous pour une psychanalyse ne sont pas psychotiques et il faut d’abord enseigner aux étudiants l’analyse des malades non-psychotiques.

Vous vous attendez peut-être à ce que j’utilise des mots tels que psycho-névroses, psychoses, hystérie, trouble affectif et schizophrénie, ce que je ne ferai pas dans la classification des cas nous intéressant ici.

Deux types de cas me semblent devoir modifier complètement l’attitude professionnelle du thérapeute. L’un est celui du patient qui a une tendance anti-sociale, l’autre, celui du patient qui a besoin d’une régression. Dans le premier cas, le patient faisant preuve d’une tendance antisociale plus ou moins accentuée réagit de façon permanente à une carence. Le thérapeute est obligé, par la nature de la maladie du patient (ou par ce qui dans la maladie lui permet un espoir), de remédier à l’absence de soutien du moi qui a altéré le cours de la vie du patient et d’y remédier sans cesse. La seule chose que le thérapeute puisse faire, sauf se laisser prendre au piège, c’est utiliser ce qui se passe pour parvenir à préciser la carence, ou les carences initiales, telles qu’elles furent perçues et ressenties par le patient lorsqu’il était enfant. Un travail avec l’inconscient du patient peut être nécessaire ou non. Un thérapeute qui s’engagerait exclusivement à soigner des patients faisant preuve d’une tendance antisociale ne se trouverait pas dans une bonne position pour comprendre la technique psychanalytique, ou le travail du transfert, ou l’interprétation de la névrose de transfert. Nous essayons d’éviter de donner à nos étudiants en psychanalyse des cas antisociaux, précisément parce que nous ne pouvons enseigner la psychanalyse à partir de ces cas. Il existe de meilleures façons de les traiter, bien que la psychanalyse puisse quelquefois être utile aussi. Je ne reviendrai plus maintenant sur ce sujet de la tendance antisociale.

Chez l’autre type de patient dont je veux parler, une régression est nécessaire. Si l’on veut arriver à un changement significatif, le patient aura besoin de traverser une phase de dépendance infantile. Il n’est pas possible, non plus, d’enseigner la psychanalyse à partir de ces cas, bien qu’on puisse la pratiquer avec des modifications. La difficulté, ici, réside dans le diagnostic, dans la localisation de la fausseté de la personnalité artificielle qui cache le vrai self immature. Si le vrai self caché doit se manifester, le patient dans un tel cas, traversera une période de dépression faisant partie du traitement et l’analyste devra être capable de jouer le rôle de la mère envers le patient redevenu nourrisson. Cela signifie qu’il faut apporter un soutien considérable au moi. Il faudra que l’analyste reste orienté vers la réalité extérieure tout en s’identifiant au patient et fusionnant même avec lui. Le patient doit devenir très dépendant, de façon absolue même et ces mots gardent toute leur valeur même dans le cas où il existe une partie saine de la personnalité qui agit tout le long du traitement en tant qu’allié de l’analyste et qui, en fait, lui indique comment se comporter.

Vous noterez que j’emploie maintenant des phrases qui sont en accord avec celles qu’utilise Fordham.

Là encore, les analystes qui traitent surtout des malades revenant à une dépendance aussi complète peuvent avoir du mal à comprendre et à apprendre la technique psychanalytique ; cette technique est fondée sur le travail qui s’effectue avec la grande majorité des patients, ceux dont la dépendance infantile a été traitée avec succès par leur père et leur mère. (Je ne saurais trop insister sur le fait que la plupart des gens, lorsqu’on les analyse, ont besoin de la technique psychanalytique classique, qui implique une attitude professionnelle entre l’analyste et le patient.)

L’analyste classique, par contre, celui qui a appris son métier et qui a confiance en sa capacité de traiter la névrose de transfert telle qu’elle se développe de façon répétée, a beaucoup à apprendre des analystes qui s’intéressent à la psychothérapie des patients ayant besoin de traverser les stades de développement affectif du domaine de la petite enfance.

C’est pourquoi, partant de ce point de vue différent, dans le cas d’un psychotique ou d’un schizophrène et lorsque le transfert est dominé par le besoin de régresser à une position de dépendance infantile, je trouve que je rejoins un grand nombre des observations du Dr Fordham, observations qu’il n’a pas reliées, je crois, à la classification des patients parce qu’il n’en avait pas le temps.

Le patient à la limite de la psychose brise graduellement ces barrières que j’ai appelées la technique de l’analyste et son attitude professionnelle ; il impose une relation directe, de nature primitive, qui va même jusqu’à la fusion. Cette situation évolue d’une manière graduelle et ordonnée et la guérison s’ordonne de façon correspondante, excepté là où la part de la maladie veut que le chaos règne suprêmement à la fois à l’extérieur et à l’intérieur.

Lorsque nous formons des psychanalystes, nous ne devons pas mettre les étudiants dans une position de relation avec les besoins primitifs des malades psychotiques parce que peu seraient capables de supporter la nature de cette relation et que peu pourraient tirer un bénéfice de cette expérience. Par contre, dans une clientèle psychanalytique convenablement choisie, il y a place pour quelques-uns de ces patients qui brisent la barrière professionnelle et de qui viennent ces mises à l’épreuve et ces exigences particulières que nous comprenons, semble-t-il, dans cette discussion, sous l’appellation de contre-transfert. Je pourrais aborder le sujet des réactions de l’analyste. En fait, je trouve difficile de ne pas saisir cette occasion pour discuter de toutes sortes de choses que j’ai vécues et qui me font rejoindre les idées avancées par le Dr Fordham. Par exemple, il m’est arrivé d’être frappé par une patiente. Ce que j’ai dit à cette occasion n’est pas publiable. Il ne s’agissait pas là d’une interprétation, mais d’une réaction à un événement. La patiente est allée au – delà de la barrière professionnelle et a obtenu un petit morceau de mon moi réel, qu’elle a senti réel. Une réaction, cependant, n’est pas un contre-transfert.

Ne serait-il pas mieux, au point où nous en sommes, de laisser le terme contre-transfert revenir à sa signification : ce que nous espérons éliminer par la sélection, l’analyse et la formation des analystes ? Cela nous laisserait libres d’étudier nombre d’expériences intéressantes que les analystes peuvent faire avec leurs malades psychotiques qui régressent temporairement et adoptent une position de dépendance. Nous pourrons, pour qualifier cet état, adopter l’expression de Margaret Little : la réponse totale de l’analyste aux besoins du patient. Sous cette appellation, ou une appellation similaire, il y a beaucoup à dire sur l’emploi que l’analyste peut faire de ses réactions conscientes et inconscientes à l’impact du psychotique, ou de la partie psychotique du patient, sur sa personnalité à lui, analyste, et ses répercussions sur son attitude professionnelle. Je suis l’un de ceux qui ont déjà écrit un peu, et dit beaucoup, sur ce sujet qui intéresse à la fois les disciples de Jung et de Freud. Cela pourrait, et devrait en fait, être le point de départ de futurs échanges de vues. Par contre, je pense qu’il ne peut résulter que de la confusion si l’on cherche trop à étendre ce que couvre le titre de ce colloque : contre-transfert.


82 Article lu au cours de la deuxième partie d’un colloque sur le contre-transfert organisé par la section médicale de la Société Britannique de Psychologie. Londres, 7 novembre 1959.